PAP1LL0ME
servalion de l'appétit, l'irrégularité des vomissements, tout montrait qu'elle ne dépendait pas de l'estomac. L'ictère indiquait seulement ses rapports avec les voies biliaires. L'absence de plyalisme, de sialorrhée, de selles aqueuses abondantes, signes des affections pancréatiques, éloignaient l'idée de son siège réel. En effet, le malade, ayant succombé le \ 5 octobre, l'autopsie démontra une tumeur squirrheuse, lardacée, grosse comme une tête de fœtus, occupant la tête du pancréas, se continuant avec le corps de cet organe et s'arrêtant au col. La partie antérieure est assez mobile quoique entourée par le duodénum, interposé à droite entre la tumeur et le foie. Elle englobait les canaux cholédoque et pancréatique, et, en supprimant la sécrétion du suc pancréatique, en s'opposant à la circulation de la bile, elle avait provoqué l'amaigrissement extrême et rapide qui en était le symptôme le plus saillant. (Soc. des se. mèd. de Lyon, 1865.)
Études sur les maladies du pancréas, par le docteur Ancelot; brochure in-4°, Paris. Résumé comparatif des diverses affections de cet organe, leurs causes et leurs effets sur les organes voisins.
PAPILLOME. M. W. Roser décrit, sous ce nouveau titre, la proliféralion inflammatoire des papilles de la peau, avec abcès dans leurs interstices et coalescence, union de leurs extrémités libres plus ou moins tuméfiées. Ses analogies avec le cancer, les condylomes et le lupus doivent surtout l'en faire distinguer soigneusement.
Le visage, les pieds et les mains en sont le siège habituel. Une phlegmasie circonscrite de la peau avec multiplication rapide et hypertrophie des papilles du derme en forment le caractère. De petits abcès se multiplient à leur base, et les papilles, en s'élevant, se soudent à leur sommet, de manière à former des ponts, des brides. Il est parfois difficile de distinguer ces abcès papillaires des abcès sudoripares ou hidrosanite.
A l'état aigu, il a de l'analogie avec l'eczéma et le furoncle. Les transitions sont surtout remarquables dans les parties garnies de poils. Quand l'inflammation gagne profondément et donne lieu à un exsudât fibrineux, il peut y avoir analogie avec le furoncle superficiel. Il ressemble surtout au tubercule anatomique, avec abcès interpapillaires ; mais sa marche envahissante, serpigineuse, et sa résistance aux traitements les plus actifs le distinguent suffisamment.
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Celle affeclioii succède aux brûlures, au traumatisme, sans causes spécifiques manifestes. Pourtant, les abcès inlerpapillaires s'observent dans les condylomes et le lupus, et la soudure des papilles sous l'influence syphilitique.
Le papillome inflammatoire guérit le plus souvent spontanément. Des lotions d'eau blanche ou des onctions de pommade au précipité suffisent pour la favoriser. Ce n'est que par exception qu'il devient nécessaire d'exciser les excroissances papillaires.
En voici un exemple type :
Un homme de vingt ans entra à la Clinique, le 9 juin, portant aux jambes de larges ulcérations à bords décollés, suite d'abcès froids et, sur la face dorsale des pieds, des papillomes volumineux de 3 pouces de long, 1 à 2 de large et un demipouce d'élévation. L'aspect était celui d'une amygdale hypertrophiée. La pression faisait sourdre du pus ou une espèce de purée blanchâtre, par une centaine de petites ouvertures correspondant à autant d'abcès interpapillaires, distincts ou confluents, et tout un réseau de traînées cicatricielles formant des ponts, avec une texture analogue à celle qui succède aux décollements de la peau chez les scrofuleux. Cet étal existant depuis six ans avait résisté à plusieurs traitements. La résection des papilles hypertrophiées et des traînées cicatricielles suffirent à modifier cette surface, qui se cicatrisa rapidement sans rétraction notable, les parties superficielles du derme é'.ant seules enlevées. (Arch. der Heilkunde, première livraison.)
De là l'utilité d'un diagnostic différentiel avec les diverses maladies qui ressemblent au papillome inflammatoire.
PARALYSIES- Paralysie générale. Il résulte de la pratique du docteur Munoz , comme médecin de l'asile des aliénés de la Havane, établissement unique dans l'île, qu'elle y est peu commune, et que la presque totalité des cas s'observent chez les blancs étrangers, mais dans une proportion moins forte que dans les climats tempérés. Les indigènes, même nègres, en sont moins fréquemment atteints que les étrangers, mais plus que les blancs et les femmes plus que les hommes, contrairement à ce qui s'observe dans la race blanche.
Il rapporte aussi plusieurs exemples de manie ambitieuse non suivie de paralysie générale, principalement chez les hommes. [Ârin, méd.-psyclwl., mars.)
PARALYSIES
Ces données sonl intéressantes sans doute, mais ne reposant que sur un petit nombre d'observations, et une pratique de deux années seulement, elles demandent confirmation avant d'être admises sans réserve.
Nitrate d'argent. Ce n'est plus seulement la teinte ardoisée de la peau qui est à craindre par son usage interne prolongé, mais son action directe sur la muqueuse buccale, comme M. Guipon (de Laon) en a observé le premier un exemple manifeste. — Voy. Stomatite.
Ârtérile noueuse. A l'autopsie d'un homme de quarantesept ans, mort à l'hôpital de Fribourg d'une paralysie générale, à marche très-rapide, on constata, entre autres lésions, des nodosités rondes^ blanches ou jaunes, grosses comme des grains de pavot, sur les parois de presque toutes les petites artères. Celles de la plupart des muscles en contenaient, notamment ceux de la mastication. Situées principalement à la division des plus petites branches artérielles, où elles forment comme une couronne de roses, elles sont si abondantes que l'on peut en compter une douzaine par pouce carré. Elles sont moins abondantes sur les artères du tissu cellulaire sous-cutané, où elles forment des groupes, des agglomérations qui peuvent être perçues pendant la vie. Très-développée dans les artères coronaires, celte dégénérescence se retrouvait dans celles du basventre, du foie, des reins et de l'intestin. (Deulch. Arch. fUr klinische Med., I.)
Paralysis agitans. Glycosurie. Maladie rare et peu connue, mal désignée sous ce titre, puisqu'il n'y a rien de paralysé et que les muscles conservent toute leur contractilité et leur force; plus exactement nommée chorea festinans par Sauvages, et mieux encore chorea procursiva par Eernt. 11 n'y a qu'un trouble, une agitation désordonnée du système musculaire. M. Topinard en rapporte, dans tous ses détails, un exemple extrêmement curieux , très-remarquable , observé sur un médecin de soixante-trois ans qui, exposé quotidiennement, depuis quarante-trois ans de pratique, à do grandes fatigues et aux vicissitudes atmosphériques, fut pris, à soixante-deux ans, d'une impulsion irrésistible qui le pousse en avant et l'oblige, pour ne pas tomber, à trottiner sans cesse, le corps penché! de troubles bizarres de la vision, de glycosurie et de salyriasis,