‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicalesChapitre 109 sur 158 · PELLAGRE · texte numérisé non relu

PELLAGRE

tout ici que les différences avec les pathologistes français sont le plus accentuées. Sous ce rapport, les notes de M. Cornil, plus nombreuses dans ce volume que dans le précédent, sont de la plus haute utilité pour la synonymie et les droits des auteurs français. En ce qui concerne surtout les maladies des centres nerveux, ces notes sont d'une haute importance, en montrant combien de revendications les médecins français pourraient faire et en témoignant hautement qu'ils n'observent et ne travaillent pas moins que les Allemands. Elles éclairent complètement ainsi ce savant traité de pathologie médicale allemande, fait à un point de vue exclusif, sans doute, mais qui, d'après les idées, les doctrines, les méthodes positives actuelles, est de la plus haute nécessité pour tous les praticiens, comme pouvant seul les initier à ces doctrines, ces méthodes de la pratique médicale d'oulre-Rhin.

Essai de pathologie et clinique médicales, par M. Guinier, professeur agrégé et ancien chef de clinique médicale, h la Faculté de Montpellier, etc., etc. Un vol. in-8° de 561 pages. Librairie Germer Baillière. Réunion de leçons et mémoires sur la pathologie et la pyrétologie, la forme pernicieuse de la fièvre paludéenne, la fièvre typhoïde, la diphlhérie, la pneumonie, la thoracocentèse chez les enfants, le carreau et d'autres sujets, avec une table analytique et alphabétique, rendant les recherches des plus faciles. Sur tous ces sujets divers, on trouve de nombreuses observations cliniques, interprétées suivant la doctrine vilaliste de l'Ecole de Montpellier.

Transactions of the pathological Society of London. (Mémoires de la Société de pathologie de Londres pour l'année 4 865- 4 866, 7e année). Ce nouveau volume, de près de 500 pages, est divisé sous différents titres suivant les maladies des systèmes organiques. 11 réunit ainsi 4 5 cas de maladies du système nerveux, 13 des organes respiratoires, 34 de ceux de la circulation, 35 de ceux de la digestion, 32 du système osseux, 4 2 des organes des sens, etc., etc. Nos sociétés françaises ne trouveront-elles pas dans cette division, toute analomique et donnant lieu à des rapprochements utiles pour la pathologie et la thérapeutique, un exemple à imiter dans la compilation de leurs travaux?

PELLAGRE. Traité de la pellagre, d'après des observations

PÉRIOAL.

recueillies en Italie el en France avec une enquête dans les asiles d'aliénés, par le doclour E. Rillod, médecin en chef et directeur de l'asile d'aliénés de Sainte-Gemmes. Un vol. in-8°, de 650 pages, 1 86o. Présenté au concours do l'Institut, où il a obtenu une mention très-honorable et une récompense officieuse, ce livre donne une idée nouvelle de la pellagre, en ne la considérant pas comme une entité pathologique, mais en séparant les trois ordres d'accidents signalés comme la constituant : cutanés, nerveux, digestifs, en autant de maladies distinctes. Les raisons de celte doctrine y sont exposées et spécialement toutes les pièces de l'enquête démontrant la grande part de l'aliénation mentale qui prédispose, suivant l'auteur, à la pellagre, au lieu d'en être toujours la suite, comme on le croyait. Fondateur et représentant de cette doctrine, d'après l'observation, M. Billod a surtout publié cet ouvrage pour la faire prévaloir, en y réunissant les preuves les plus convaincantes de sa réalité.

PEPSINE. Après plusieurs médecins français, M. Stephenson, médecin de l'hôpital royal des Enfants d'Edimbourg, l'a administrée à ses petits malades avec succès. Contre la constipation résultant d'une digestion imparfaite, l'action a été incontestable aussi bien que contre la diarrhée el les vomissements, ceux-ci étant, bien entendu, toujours produits par l'action imparfaite de l'estomac sur les aliments. Douze observations cliniques témoignent de ces bienfaits. (Bull, de thérap., mai.)

Sans qu'il y ait rien de nouveau ici, il est à remarquer que c'est le vin de pepsine qui a été employé dans la plupart de ces cas. Or, ce vin en Angleterre se prépare d'une manière particulière, décrite dans le Dictionnaire de 1 861.

PÉRICAL ou pied'de Madura. Un exemple de celte singulière affection endémique, dans une petite partie de l'Inde anglaise, a été observé par M. le docteur Coquerel, à l'hôpital colonial de la Réunion, sur un jeune Indien de vingt-deux ans. D'après l'examen microscopique qu'il a fait de la pièce analomiqtie, au moment où le pied venait d'être amputé, les tumeurs qui la constituent avaient de petits kystes à parois parfaitement limitées, comme M. Robin l'avait déjà signalé. Mais à l'étal frais, il a pu constater, au milieu du liquide séreux qu'ils renferment, de nombreux globules de pus et de sang qui y nagent,

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