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PÉRITONITE

el un amas de matière jaunâtre, mamelonnée et caséeuse. Des corpuscules de forme assez irrégulière, plus ou moins polyédriques, finement granulés, agglomérés, d'un diamètre de 3 à 5/1 00e de millimètre, et qu'il considère comme du pus concret, forment cetle matière. Ce n'est que par exception qu'un seul do ces nombreux kystes contenait des éléments différents, c'està dire des plaques polyédriques, couvertes de granulations ar rondies très-fines et serrées à bords neis et d'un vert jaunâtre, plus ou moins foncé. (Soc. de biologie.)

PÉRICARDE. Bruit de moulin. Donné comme signe infaillible, palhognomonique de la rupture de cetle enveloppe séreuse par Morel-Lavallée, il a été observé et constaté trèsdistinctement pendant quatre à cinq jours, par M. Tillaux à l'hospice de Bicêtre, che^: un carrier de vingt el un ans atleinl de fracture de la première vertèbre lombaire. Il disparut graduellement ; à l'autopsie, le péricarde fut trouvré intact sans liquide. Mais deux déchirures du poumon gauche causées par des fractures de côtes avaient produit un épanchement sanguin qui a pu y donner lieu par le sang et l'air épanché, dans la plèvre, et battus ensemble par le cœur. Il n'est donc pas toujours affirmalif de la rupture du péri carde. (Bull, de ihérap., n° 51 .)

PÉRITONITE. De la péritonite tuberculeuse, par le docteur L. llemey, ancien interne des hôpitaux de Paris, lauréat de la Faculté et de l'Académie de médecine de Paris, etc. , 90 pages in-8", librairie Germer Baillière. Dans celle thèse remarquable, l'auleur a surtout cherché à prouver la grande fréquence de cetle affection, soil primitive, soit consécutive. La phlhisie débuterait souvent par elle; en effet, d'après ses observations, la généralisation consécutive des tubercules ferait seule méconnaître ce fait clinique. De môme, elle complique si souvent la phlhisie pulmonaire que sur 32 cas entrés du 4 5 septembre au 1er novembre 1 866, dans te service de M. Vigla, 25 ont présenté une douleur abdominale caractéristique.

Afin de permettre à chacun de contrôler celte fréquence que des erreurs de diagnostic ont pu seules faire méconnaître, l'auteur a particulièrement insisté sur ce diagnostic et les signes différentiels propres à la faire distinguer des nombreuses affections qui se confondent avec elle. Sous ce rapport, cette mono-

PHAGÉDÉNISME.

graphie présente une grande utilité en rappelant et réunissant les observations et les opinions qui se rattachent à ce sujet.

PESSA1RE. C'est avec le duvet de typha, plante aquatique de la famille de ce nom, renfermé dans du tulle très-clair que M. ltaciborski les fabrique. Ils ont une longueur de 7 à 8 centimètres et remplissent ainsi toute la cavité du vagin. On les introduit, à l'aide d'un petit spéculum ad hoc appelé auto-spm<lum parce que les malades peuvent l'introduire elles-mêmes (Acud. de méd.). Ce n'est là qu'une variété des nombreuses matières employées pour le pansement des affections génitales sans supériorité marquée sur tant d'autres.

PHAGÉDÉNISME . Chlorate de potasse. Qu'il y ait plusieurs remèdes contre ce grave symptôme des plaies ulcéreuses, rien d'étonnant, puisque celles-ci sont le résultat de causes générales et spécifiques, comme le cancer, la scrofule, la syphilis ; mais que le chlorate de potasse les guérisse indistinctement, on le comprend moins. Comment expliquer qu'il guérisse également bien un bubon, un chancre phagédénique et un ulcère simple du cou ou de la jambe n'ayant rien de spécifique ? C'est pourtant ce qui résulte de l'historique et de faits récents consignés dans un mémoire de M. le docteur Tillot sur ce sujet. (Bail, de Ihér. ; mars.) On connaît, en effet, les beaux succès obtenus avec ce médicament contre le cancroide : mais tandis que ce ne sont là que des exceptions rares, il est de règle, au contraire, de le voir réussir contre le phagédénisme syphilitique. Tiré de l'oubli dans ces derniers temps par son efficacité éclatante dans la stomatite mercurielle ulcéreuse, il a été vanté également dans la syphilis infantile constitutionnelle, et c'est contre un bubon phagédénique que M. Gaujot en a mis les propriétés antivirulentes hors de contestation. Aussi bien, tout en soutenant qu'il convient contre le phagédénisme en général, M. Tillot, dans les sept observations rétrospectives qu'il fournit à l'appui, ne cile-t-il qu'une seule observation d'ulcère simple, et encore est-elle peu concluante, tandis que les six autres sont des chancres ou des bubons vénériens. 11 en confirme donc seulement ainsi l'action spécifique. Jusqu'à plus ample informé, il n'y a pas lieu d'en généraliser les propriétés, car les observations sur lesquelles on s'appuio n'ont peut-être pas toute la rigueur voulue. Des expérimentations intéressantes sont encore à faire pour éclaircir ce sujet.

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