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Résections sous-périostées. — Voy. Abcès.
Résections soiis-capsiilo-périostécs. Par de nouvelles expériences sur les animaux, lapins, chiens, chats, M. Ollier, en laissant le périoste se continuer de part et d'autre avec les ligaments et la capsule articulaire, a continué les résultats déjà
RÉSECTIONS.
annoncés par lui (voy. année 1865). L'articulation persiste et assure l'indépendance et la mobilité des parties osseuses reproduites. — Les exsudations fournies par le périoste s'organisent isolément, bien qu'elles soient formées dans le même conduit fibreux. Il a obtenu ainsi sur des chiens la reproduction des articulations du coude et de l'épaule avec le même type. L'articulation nouvelle du coude a été un ginglyme parfait. La trochlée, les condyles, l'olécrâne, étaient complets, etla solidité latérale ne laissait rien à désirer.
Six mois après la résection de l'articulation de l'épaule, le chien se servait de son membre comme de celui du côté non opéré.
Un fait curieux, constaté chez les jeunes animaux en expérience, c'est la production d'un cartilage semblable au cartilage normal, dit de conjugaison, entre ladiaphyseet l'épiphyse, expliquant l'élongation du membre dans ce cas.
Une série de pièces, présentées à la Société de chirurgie, témoigne de la réalité de ces faits.
L'observation clinique a donné des résultats identiques. Ayant enlevé à une jeune fille de quinze ani la moitié supérieure de l'humérus, pour une ostéite ancienne compliquée d'arthrite, d'altération du cartilage, do déformation et d'érosion de la tête numérale, d'ailleurs sans formation deséquestre, en conservant les rapports des ligaments et des muscles avec la gaine capsulo périoslique entourant l'extrémité osseuse, M. Ollier a vu l'extrémité articulaire enlevée se reproduire; naître et se développer le nouvel os que l'on sent manifestement sous le doigt. Tous les mouvements et toutes les nuances des mouvements de l'articulation se sont rétablis, ainsi que la forme normale des parties. Il en a été de même de l'articulation du coude chez un autre sujet.
Mais ces résultats heureux ne s'obtiennent pas, tant s'en faut, chez tous les sujets. Ce ne sont que les individus jeunes, âgés de moins de trente ans, qui en bénéficient. Jusqu à cet âge, la résection du coude, par exemple, peut être tentée avec un avantage réel, sinon toujours au point de vue de la reproduction complète des extrémités articulaires, du moins au point de vue du rétablissement des mouvements. Exécutée quatre ou cinq fois par lui, cette opération n'a donné qu'une légère diminution dans la longueur du membre. Après l'opération, les os sont maintenus aussi écartés que possible, comme
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le meilleur moyen d'empêcher l'ankylose. Jamais elle n'est survenue, soit chez les animaux, soit chez l'homme, dans ces conditions.
Le temps nécessaire à cette régénération des extrémités articulaires est subordonné à la nature de la lésion, à l'état général du sujet, aux accidents plus ou moins graves qui peuvent compliquer les suites de l'opération, etc.
Quant aux membres inférieurs, le genou se reconstituant, chez l'animal comme le coude. M. Ollicr croit qu'il en serait de même chez l'homme. Giâce à l'immobilité parfaite que l'on peut obtenir chez lui, il croit même que le résultat serait d'autant plus favorable. Mais il n'a pas eu occasion de constater le fait, d'autant moins qu'il n'est pas partisan de la résection du genou chez les enfants.
La résection de l'articulation libio-tarsienne est. une de celles qui semblent exiger le plus l'ankylose dans l'intérêt du malade. Cependant, M. Ollier a pu, chez un homme de vingt-cinq ans, enlever 7 centimètres de tibia, retrancher une portion de l'astragale, et être témoin d'une reproduction rapide des parties osseuses enlevées. Le malade était si bien et si solidement guéri, qu'il pouvait marcher et même se livrer à la danse pendant plusieurs heures.
La résection du calcanéum est fort peu pratiquée en France. M. Ollier a eu l'occasion d'enlever les deux tiers postérieurs de cet os et de voir le talon se reproduire, sinon dans son entier, du moins assez pour que le pied appuyât complètement et solidement sur le sol par sa face plantaire. Grâce à la conservation des rapports du tendon d'Achille avec le périoste calcanéen, ce talon était soulevé par ce tendon.
La condition essentielle du succès de la régénération osseuse, selon le chirurgien lyonnais, à la suite des résections articulaires, est le séjour à la campagne. C'est ainsi que chez le dernier opéré cité, ce séjour a amené les plus heureux résultats, ainsi que l'on en trouve les détails dans la thèse inaugurale de M. le docteur Bonnesœur [Quelques mois sur le périoste et les résections sous-périoslées. Paris, 27 janvier 1 866).
Mais M. le professeur Sédillot fait, selon son habitude, de sérieuses objections à ces brillants exploits qu'il considère presque comme merveilleux. Et d'abord, il attribue un certain rôle à la membrane pyogéniquo qui se forme par suite de la suppuration dans la régénération osseuse dans tous ces ras.
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« L'obscurité de ces deux modes d'ostéogénie, l'un par la suppuration, l'autre par l'hyperplasie ou l'irritation simple du périoste, entraîne encore chaque jour, dit-il, les plus faux jugements. » La conservation des gaînes périostées n'a l'avantage que de fournir un moule régulier aux cellules osseuses, et de donner de la régularité à l'os reproduit. L'immobilité, favorable contre la douleur de l'inflammation, paraît plutôt nuisible aux mouvements ultérieurs des articulations, en modifiant la disposition anatomique des os, en en altérant la mobilité. Quant à la production du cartilage de conjugaison, il voudrait des preuves plus décisives de sa réalité, car une production purement fibreuse a été constatée à la place de ces cartilages interarticulaires. Ceux de M. Ollier pourraient donc bien être de même nature. Un examen critique et détaillé des deux faits invoqués permet ainsi de mettre l'élongation réelle de l'os en doute. Ce sont donc là des points à élucider. (Gaz. méd. de Strasb. juin). — Voy. Ostéogénie.
Sur quatre cas d'ablation totale ou partielle du calcanéum, M. Ollier a fait cette opération avec une innocuité parfaite, et en conservant la gaîne périostique du calcanéum et les attaches du tendon d'Achille à celle gaîne. Grâce à ce procédé, que le calcanéum se reproduise ou qu'il ne se reproduise pas, les fonctions du lendon ci" Achille ont été conservées.
Chez une jeune fille de quinze ans, dont tous les os du tarse étaient cariés, à laquelle M. Ollier avait dû enlever déjà les deux cunéiformes, creuser dans le pied une espèce de lunnel, évider la partie postérieure du calcanéum, il a fallu plus tard enlever les 7/8es de cet os. Eh bien, malgré une telle perte de substance, au bout de six mois, cette jeune fille pouvait marcher, courir, sauter sur son pied et faire, sans fatigue, des courses de 7 à 8 kilomètres.
Le rétablissement physiologique était parfait. Quant à la reproduction osseuse, elle n'a pas eu lieu complètement, mais il s'est formé une masse ostéo-fibreuse saillante et solide, pouvant faire fonction de talon, do manière que la plante du pied ne repose pas complètement sur le sol, mais en est éloignée par une dislance de 7 à 8 millimètres. — Le même résultat a été obtenu dans d'autres circonstances, et la masse ostéofibreuse, remplaçant le talon, avait une solidité telle, que l'on ne pouvait la faire fléchir en y exerçant la plus forte pression possible.
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Au double point de vue du rétablissement de la forme et des fonctions du talon, M. Ollier obtient donc, par son procédé, des résultats qui manquent complètement par le procédé ordinaire.
Des résultats analogues ont été obtenus par le même chirurgien dans six cas d'ablation complète du premier métatarsien. Bien qu'il n'y ait pas eu de reproduction osseuse proprement dite, toujours il s'est formé une masse ostéo-fibreuse saillante et solide qui a permis de conserver la forme et les fonctions de cette partie du pied.
A la suite de la résection delà tète humérale, M. Ollier a pu également, en conservant la gaîne périostique et les attaches des tendons des muscles qui s'y insèrent, reconstituer, pour ainsi dire, la forme et les fonctions de l'articulation scapulohuméralo. Il possède deux faits qui montrent que la résection pratiquée d'une certaine manière permet la conservation des mouvements de l'articulation.
Enfin, des résultats non moins satisfaisants ont été obtenus par M. Ollier dans la résection sous-périostée du coude. Celle résection a, en outre, l'avantage de se faire avec une rapidité et une innocuité qui lui donnent une grande supériorité sur le procédé ordinaire de résection.
MM. Broca et Trélat confirment, sur ce dernier point, par leur expérience personnelle, les assertions de M. Ollier. (Soc. de chxr.)
Résection du genou. Considérée comme moins grave que l'amputation de la cuisse par M. Nélalon, d'après la statistique de M. Le Fort, qui, sur 217 cas recueillis en Allemagne, en Angleterre et en Amérique, donne une mortalité de 29 pour 100 environ, tandis que celle de l'amputation de 45 pour 100 en Angleterre, s'élève jusqu'à 50 pour 100 en Allemagne et en France. Mais les accidents consécutifs atténuent beaucoup cette supériorité. Les fistules, les suppurations, le défaut de soudure, se manifestent au moins six fois pour 100, ce qui élève les insuccès de 35 à 36 pour 1 00. En France, sur 8 résections, 5 ont été suivies de mort et les trois succès ne sont pas complets, il y a subluxation du tibia en arrière, et les malades ne marchent pas très-bien (Mouv. mèd.). Cette différence tient sans doute à ce qu'on ne la pratique en France que dans des cas graves, tandis que l'on n'y regarde pas de si près en
Angleterre. Celle différence de pratique explique seule la différence des résultais.
RESPIRATION. Physiologie. Résumant toute la série de ses intéressantes recherches sur le rôle des muscles qui concourent à cet acte important de la vie, M. Duchenne (de Boulogne) en a indiqué les résultats dans les conclusions suivantes :
Diaphragme. — I. Il ressort de toutes ses expériences faites sur l'homme et les animaux vivants ou morts, que, sous l'influence de l'électrisation du nerf phrénique, la contraction du diaphragme, communiquant ou non avec l'arbre nerveux, produit l'élévation des côtes diaphragmatiques et leur mouvement en dehors, lorsque les parois abdominales sont intactes. On vo;t aussi, dans ces expériences, le diamètre antéro-postérieur de la base du thorax s'agrandir, mais d'une manière à peine sensible. Dans certains cas, le mouvement excentrique des côtes inférieures est communiqué aux côtes supérieures.
L'observation clinique a confirmé les faits démontrés par ces expériences électro-physiologiques sur l'action propre du diaphragme.
II. Si Tanimal a été éventré et que ses viscères abdominaux aient été abaissés, la contraction isolée du diaphragme attire les côtes diaphragmatiques dans une direction opposée, c'està-dire en dedans.
III. Bien que le diaphragme, dès qu'il a perdu ses rapports de contiguïté avec les viscères abdominaux, devienne expirateur, quant aux mouvements qu'il imprime aux côtes inférieures, il n'en agrandit pas moins encore, en s'abaissant, le diamètre vertical de la poitrine.
L'abaissement du centre phrénique est alors assez limité, et, au maximum de contraction, le diaphragme prend la forme d'un cône tronqué, sans devenir convexe en bas, comme le croyait Haller.
IV. Le mouvement concentrique de la partie inférieure de la poitrine, observé pendant la contraction du diaphragme, après l'ouverture de l'abdomen et l'abaissement des viscères, prouve, contrairement à l'opinion de MM. Beau et Maissiat, que le péricarde n'offre pas au diaphragme un point d'appui qui lui permette de produire l'expansion des côtes auxquelles il s'insère.
Les mouvements en sens contraire de la base de la poitrine, suivant que les viscères abdominaux sont ou non abaissés, au moment, de la contraction du diaphragme, démontrent, ainsi que l'avait pressenti Magendie, que l'expansion des côtes inférieures par la contraction physiologique du diaphragme est due au point d'appui que ce muscle prend alors sur les viscères abdominaux.
V. Ce point d'appui ne pourrait favoriser le mouvement d'expansion des côtes diaphragmatiques, observé pendant sa contraction, s'il ne reposait pas sur la surface large et convexe de ces viscères. Cette proposition ressort d'une expérience dans laquelle on ne parvient pas à provoquer le mouvement excentrique des côtes inférieures, lorsque, la main étant appliquée sur le centre phrénique d'un cheval mort, on s'oppose à l'abaissement de ce muscle, pendant qu'on le fait contracter par la faradisation des nerfs phréniques.
VI. La connaissance de la paralysie et de la contracture du diaphragme est ressortie de ces expériences électro-physiologiques.
Intercostaux. — VII. Les expériences électro-physiologiques faites chez l'homme, soit en faradisant les intercostaux externes sur tous les points de leur surface et les intercostaux internes dans l'espace intercartilagineux, soit en localisant l'excitation électrique dans un nerf intercostal, démontrent que tous ces muscles sont inspirateurs : 1°en élevant individuellement chaque côte inférieure qui reste fixe ; 2° en imprimant un mouvement excentrique à cette côte inférieure, à l'aide de la rotation qu'ils lui font exécuter sur ses extrémités.
VIII. L'action inspiratrice des intercostaux, mise en lumière chez l'homme vivant au moyen de l'expérimentation électrophysiologique, a été confirmée : 1" par des faits cliniques dans lesquels les muscles inspirateurs auxiliaires étant atrophiés, ainsi que le diaphragme, la respiration costale avait lieu cependant largement, et dans- lesquels, avec les doigts appliqués dans les espaces intercostaux, on sentait les muscles intercostaux se gontler, se durcir, pendant chaque inspiration ; 2° par des faits cliniques dans lesquels, consécutivement à l'atrophie des intercostaux, la respiration costo-supérieure est abolie, et la capacité thoracique diminue , ce qui est la contre-épreuve des faits précédents.
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IX. L'expérimentation électro-physiologique, confirmant l'opinion de Winslowet, après lui, de Haller et d'autres physiologistes, démontrent que les intercostaux élèvent la côte inférieure, parce que le point fixe est à la côte supérieure ; d'autre . part, l'observation clinique prouve que ces muscles ne peuvent pas abaisser les côtes supérieures, pendant la respiration coslosupérieure naturelle, parce qu'alors elles sont fortement élevées par le sterno-cléido mastoïdien et les scalènes.
X. De ce que les intercostaux se trouvent dans un état d'élongation, pendant l'inspiration, ce n'est pas une raison pour qu'ils ne puissent concourir aux mouvements inspiratoires, comme l'a prétendu Hamberger ; car j'ai démontré que certains muscles, lorsqu'ils sont appelés à fonctionner volontairement, sont placés dans un état d elongation par la contraction synergique d'autres muscles, afin que leur force soit augmentée. C'est ce que l'observation clinique a démontré pour les fléchisseurs des doigts qui perdent leur puissance, dès que les radiaux et le cubital postérieur paralysés ne peuvent plus maintenir la main étendue, au moment où ils se contractent; de même l'élongation des intercostaux internes, pendant l'inspiration, peut augmenter la puissance de ces muscles qui concourent à la produire.
XI. La direction oblique des intercostaux indique qu'ils sont destinés à l'inspiration, car c'est seulement pendant ce temps de la respiration qu'ils deviennent perpendiculaires aux leviers (les côtes) qu'ils mettent en mouvement. S'ils se contractaient pendant l'expiration, ils deviendraient encore plus obliques à ces leviers ; ce qui serait contraire à la règle générale, à savoir : que les muscles deviennent ou tendent à devenir ; en se contractant, perpendiculaires aux leviers qu'ils meuvent, de telle sorte que leur puissance augmente en raison de leur degré de contraction.
XII. La direction oblique, en sens inverse des intercostaux internes et externes, indique que ces muscles sont destinés à se contracter synergiquement, car s'ils agissaient isolément •pour produire, les premiers, l'expiration, les seconds, l'inspiration, il en résulterait nécessairement, pendant chacun de ces mouvements, un mouvement oblique des côtes les unes sur les autres ; ce qui paraît, du rcsle, ressortir de l'observation clinique.
La contraction simultanée de tous ces muscles neutralise
cette action oblique qui, en raison de celle combinaison, est convertie en une action perpendiculaire aux côtes à mettre en mouvement.
XIII. Contrairement aux déductions Urées des vivisections de Galien, qui rendait le porc aphone en pratiquant la ligature de tous les intercostaux, l'observation clinique démontre que ces muscles n'exercent pas une grande influence sur la phonation sans effort.
XIV. L'utilité des intercostaux n'est pas comparable à celle du diaphragme, car leur paralysie ne compromet pas la vie comme celle de ce muscle. Cependant, lorsque celui-ci vient à faire défaut, les intercostaux sont les seuls qui puissent le suppléer provisoirement, de manière que l'hématose continue à se faire et que le sujet puisse vivre, s'il ne survient pas d'affection bronchique ou thoracique.
C'est pour cette raison que les intercostaux doivent être aussi considérés comme des muscles inspirateurs essentiels venant, toutefois, après le diaphragme.
Mvscles inspirateurs auxiliaires. — XV. Les scalènes, les sterno-ctéido-mastoïdiens, les portions claviculaires des trapèzes, les petits pectoraux, les sous-claviers, concourent à l'inspiration costo-supérieure ; on peut le constater par la vue et par le toucher.
XVI. Suivant leur importance physiologique, ces muscles sont subordonnés aux intercostaux dont ils sont seulement les auxiliaires; car l'observation clinique démontre que, malgré leur absence, l'inspiration costo-supérieure peut être exécutée par les intercostaux, sans trouble appréciable.
XVII. On ne saurait contester toutefois leur utilité et leur puissance dans l'inspiration costale, lorsqu'on voit, par exemple, le slerno-cléidomasloïdien capable d'entretenir, par son action isolée, l'inspiration costo-supérieure avec assez de force pour que l'hématose ait lieu, bien que d'une manière incomplète.
Ces muscles sont surtout utiles, dans la respiration costosupérieure, en rendant plus fixes et même en élevant les atta-' ches supérieures des muscles intercostaux ; mais le slernocléido- mastoïdien n'intervient que dans les besoins de respirer.
XVIII. Le sterno-cléido-mastoïdien ne peut agir comme auxiliaire de l'inspiration costo-supérieure, que si la tête est maintenue solidement dans l'extension. Les muscles qui pro-
duisent cette extension de la tête, et surtout le splénius, pendant l'inspiration costo-supérieure, doivent donc être rangés parmi les auxiliaires de l'inspiration.
XIX. D'autres muscles concourent aussi, mais d'un manière tout à fait secondaire, à l'inspiration costo-supérieure, lorsqu'elle se fait avec effort : ce sont les grands dentelés, les rhomboïdes, etc.
Muscles expirateurs. — XX. Les muscles expirateurs sont extrinsèques ou intrinsèques ; les premiers agissent sur les parois thoracique et diaphragmatique : ce sont les muscles de l'abdomen, le petit dentelé postérieur et inférieur et le triangulaire du sternum ; les seconds, principalement sur les bronches : ce sont les muscles bronchiques de Reissessen.
XXI. Les muscles de l'abdomen dépriment, par leur contraction simultanée et tendent en tous sens, à la manière d'une peau de tambour, la paroi abdominale, qui refoule de bas en haut les viscères abdominaux et conséquemment le diaphragme.
XXII. Le concours des expirateurs extrinsèques n'est pas nécessaire à la respiration ordinaire, car les muscles de l'abdomen, les plus puissants de ces muscles expirateurs, peuvent être atrophiés, sans qu'il en résulte le moindre trouble appréciable dans l'expiration.
Les muscles expirateurs extrinsèques se contractent seulement pendant l'expiration avec effort, pendant le chant, le cri et la toux, etc.
XXIII. Les observations cliniques établissent, au contraire, que les muscles bronchiques (expirateurs intrinsèques) sont des expirateurs actifs essentiels, en montrant que la colonne d'air qui arrive librement dans les poumons, pendant l'inspiration normale, en est expulsée en petite quantité, et avec peu de force, malgré la contraction énergique des expirateurs extrinsèques ; qu'il en résulte une anxiété, un besoin incessant d'expirer, occasionné par le séjour trop prolongé dans les petites bronches d'un air qui n'est plus respirabie ; enfin que la faiblesse de l'expiration rendant l'expectoration difficile, sinon impossible, la vie du malade peut ôtre mise en danger par une simple bronchite.
XXIV. La physiologie expérimentale avait parfaitement établi que, sous l'influence d'un courant électrique, les muscles bronchiques resserrent les bronches membraneuses au point