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RÉTRÉCISSEMENT

d'effacer entièrement leur diamètre Mais le peu (Je farce qu'elle accorde à ces muscles (un cinquième de la force élastique du poumon) ne me paraît pas en rapport avec le rôle important qu'ils jouent dans l'acte de l'expiration et qui a été mis en évidence par l'observation clinique. (Acad. des se. /septembre.)

Respiration artificielle. Après l'expérimentation du mode opératoire de M. le docteur Vastel (de Caen), pour la produire, M. Liézard s'est convaincu de son efficacité et a cherché à déterminer ainsi sur le cadavre, en disséquant successivement les muscles pouvant entrer en action, quels en étaient les agents actifs? Il a trouvé que, dans l'inspiration, le ligament costo-claviculaire, le petit pectoral et le grand dentelé, par ses digitations costales inférieures, s'insérant, d'autre part, à l'angle inférieur de l'omoplate; le grand dorsal, par ses insertions aux fausses côtes, contribue aussi au mouvement dans une faibleproportion; enfin, les intercostaux transmettent, d'une côte à l'autre, le mouvement imprimé au premier de ces os, par la traction du ligament costo-claviculaire.

Dans l'expiration, le grand pectoral et le grand dentelé, ce dernier par ses digitations costales supérieures insérées, d'autre part, au bord postérieur de l'omoplate, sont les deux seules puissances actives, le phénomène se produisant en grande partie, comme dans l'expiration normale, par restitution de la cage à son état de repos, sous l'influence des puissances élastiques que tout le monde connaît. (Joum. de l'anat., n° 2.)

RÉTRÉCISSEMENT. Rétrécissement de l'urèthre.

Bromure de potassium. A l'exemple de Debout (voy. année 1 864), le docteur Griffith (de Dublin) l'a employé contre un rétrécissement ancien, suite de blennorrhagie. La rétention étant complète depuis plusieurs heures et le cathétérisme impossible, il proscrivit un bain tiède et 50 centigrammes de bromure en injections. Après quelques-unes, le malade urina spontanément. {Mcd. Press.)

La nature du rétrécissement n'étant pas indiquée, comment artirmer l'efficacité du bromure quand, dans beaucoup de rétrécissements spasmodiques, le bain suffit pour faire cesser immédiatement la rétention.

Rétrécissement de l'œsophage. — Voy. Œsophage,

rhumatisme!,

Rétrécissement lacrymal. — Voy. Lacrymotome,

RÉVULSION. Un nouveau révulseur, modifié et perfectionné par M. le docteur Morpain, présente l'avantage, sur celui du docteur Dreyfus, de pouvoir graduera volonté la puissance en poids du choc des aiguilles. De 2 kilogrammes, on arrive graduellement jusqu'à la force de 7 kilogrammes avec cet instrument, et la pénétration des aiguilles peut ainsi être réglée dans les différentes régions. Il consiste en un cylindre métallique dans lequel se meut, par un ressort à boudin, une rondelle garnie de trente-sept aiguilles, rondelle jouant librement sur la tige, ce qui lui permet un mouvement de recul qui prévient la fracture des aiguilles. Il suffit pour la manœuvre de tirer sur la bavette jusqu'à ce que la tige vienne accrocher un ressort, et de presser ensuite sur un bouton, comme dans le ventouseur, pour faire partir les aiguilles. Un petit modèle de dix-sept aiguilles s'adapte à la trousse ordinaire. [Acad. de méd., octobre.)

RIIIGOLÈNE. — Voy. Anesthésie.

RHUMATISME. Acétate de plomb. Ayant essayé sans succès toutes les médications spécifiques contre le rhumatisme articulaire, M. le professeur Munk déclare revenir à la méthode rationnelle de diriger le traitement suivant les principales indications, qui sont : 1 0 abaisser la température et par suite faire tomber la fièvre; 2° apaiser la douleur; 3° diminuer la transpiration. Il a employé à cet effet l'acétate de plomb, qui, propre à diminuer à la fois la chaleur et les sueurs, devait en même temps, par son action sur les capillaires, modérer la douleur en restreignant l'afflux du sang à l'articulation. Il a constaté qu'aucun autre médicament n'agissait plus rapidement surJa marche du rhumatisme aigu, compliqué ou non de péricardite ou d'endocardite; la plupart des malades étaient frappés de la diminution de la fièvre, delà sueur et surtout delà douleur. Les doses varient de 1/2 grain à 1 grain, d'heure en heure ou de deux heures en deux heures ; l'effet en était très-marqué au bout de peu de jours, sans aucune action défavorable, pas même sur l'appareil digestif, quoiqu'il en ait été absorbé, dans quelques cas, jusqu'à 1 00 grains. Il faut avoir soin de prévenir ou combattre la constipation par des lavements, des infusions de séné,

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