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URÈTHRE

rieuro de l'urèlhre chez la femme, peu volumineuses, très-vasculaires, et rappellent la consistance d'une tumeur hémorrhoïdale enflammée. Douloureuses, elles réveillent des épreintes et des douleurs de voisinage très-vives dans l'abdomen, au point d'impressionner vivement celles qui en sont atteintes. L'excision, les scarifications et l'écrasement en sont le meilleur traitement. (Acad. de mèd., juin.)

L'auteur n'aurait-il pas confondu ici les polypes, les fongus, qui ressemblent assez à la description précédente, comme nous en avons observé quelques cas ?

Polype prostatique. — Voy. Polypes.

Ectopie des conduits excréteurs. D'après un nouveau faitobservé anatomiquement par le professeur Luschoa, de l'ouverture sur le dos de la verge du conduit prostatique, étayé de ceux observés sur le vivant qui existent dans la science, M. Verneuil en conclut que, par anomalie, des orifices distincts du canal de l'urèthre peuvent se rencontrer à côté, au-dessus, au-dessous, conduisant directement aux glandules uréthrales, aux vésicules séminales, à la prostate, et donnant lieu seulement à l'excrétion du fluide propre à ces organes [Arch. de méd., juin). D'où il suit qu'il faut les examiner avec soin pour les distinguer des fistules uréthrales, de la perméabilité des follicules uréthraux, etc.

Chute du canal. Bien que les ouvrages classiques et spéciaux en parlent à peine, cette affection n'est pas si rare qu'il semblerait d'après ce silence. M. Guersant, dans une pratique de vingt ans, en a observé 12 à 15 cas, soit à l'hôpital, soit en ville, sur de petites filles de deux à douze ans. Des efforts réitérés de toux ou de défécation, ou la débilité générale, lui ont paru en être les causes ordinaires.

Elle existe souvent sans que les enfants se plaignent. Des envies fréquentes d'uriner, avec chaleur lors de l'émission, en sont à peu près les uniques symptômes au début. A l'examen, la vulve est plus colorée que d'habitude ; le méat forme une petite tumeur rosée offrant une ouverture centrale qui admet la sonde et conduit dans la vessie. Avec le temps, elle augmente ordinairement de volume, donne une exsudation sanguine, puis purulente, et se sphacèle superficiellement en irritant de plus en plus les parties contiguës.

IKÉTHRITK.

Cette affection ne peut guère être confondue qu'avec les polypes de Purèthre. Le défaut do pédicule pénétrant dans le canal, un bourrelet, au contraire, entourant le méat, en sont les signes différentiels. Elle ne présente d'ailleurs d'autre gravité que de porter les enfants à se livrer à des attouchements par la démangeaison qu'elle provoque.

L'excision en est le meilleur et le plus sûr remède. L'enfant convenablement placée, il suffit d'anesthésier localement la partie, et en embrassant la portion prolabée clans une anse de fil ou avec le ténaculum pour l'attirer légèrement, des ciseaux courbes portés en arrière permettent de la réséquer d'un seul coup. Des topiques froids ou légèrement styptiques sufûsent à réprimer l'écoulement du sang. Dans un seul cas, chez une fille de dix ans dont la tumeur saignante remontait à quatre ans, l'hémorrhagie résista au perchlorure, et ne céda qu'à l'application prolongée de vessies remplies de glace. (Bull, de thèr,, octobre.)

URÉTIIRITE. Uréthriteblennorrhngiquc chronique.

Vésicaloires. M. Tarneau a traité avec succès par ce moyen, déjà vanté par plusieurs chirurgiens, deux blennorrhées datant une de deux ans, l'autre de six. Sur six uréthrites remontant à cinquante jours, il a obtenu quatre guérisons, et de onze gonorrhées arrivées au trente ou trente-cinquième jour de leur invasion, neuf ont guéri.

Ces résultats remarquables l'ont conduit aux conclusions suivantes :

1° L'application d'un vésicatoire de 2 centimètres de largeur, sur le trajet du canal de l'urèlhre, est exempte de dangers sérieux, tels que la gangrène par exemple, ainsi que l'ont avancé des praticiens des plus distingués. Les seuls phénomènes que nous avons notés sont : une sensation assez gênante de chaleur le long de l'urèlhre; quelques sécrétions, peu ou point incommodes ; un œdème plus ou moins prononcé du prépuce ; jamais d'ischurie, jamais de cystite cantharidienne, ni de slrangurie. On comprend toutefois que chez certains sujets irritables l'action de la cantharide puisse s'exercer sur la vessie et déterminer une dysurie plus ou moins intonse, mais celle-ci disparaîtra probablement dans les vingt-quatre heures. Nos malades ont tous été exempts de ces divers phénomènes et pas un ne s'est plaint sérieusement.

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