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VARIOLE

elles ont été également reconnues depuis dans diverses maladies fébriles, notamment dans la variole. Ainsi, sur 1 1 autopsies de sujets morts de cette affection, 5 femmes et 6 hommes, de dix-neuf à quarante-deux ans, M. Hayem a noté neuf fois des altérations musculaires très-manifestes, et dans deux autres cas où la mort a eu lieu rapidement, les notes ne portent qu'un degré intense d'hypérémie musculaire; mais dans ces deux cas, un petit nombre de muscles seulement ont été examinés.

Dans l'impossibilité d'examiner dans chaque autopsie tous les muscles du sujet, il a rencontré bien souvent plusieurs libres altérées dans tous ceux qu'il avait choisis.

Les grands droits de l'abdomen, les adducteurs des cuisses, les psoas, les muscles fessiers, les jumeaux et soléaires, les sacro-lombaires ont été examinés de préférence. Le cœur a été examiné.

Cet examen des muscles a été fait d'abord à l'état frais, puis après quelques jours de macération dans l'acide chromique.

Les réactifs employés sont : l'acide acétique plus ou moins étendu, la solution de potasse de Moleschott, l'éther, le chloroforme et l'eau iodée.

On peut distinguer trois degrés dans les lésions observées et se résumant ainsi :

Premier degré : Vascularisation ; tuméfaction et aspect granuleux des fibres musculaires, avec commencement de multiplication des noyaux musculaires et de ceux du périmysium; à l'œil nu, on ne trouve que des changements peu considérables dans la couleur et la consistance des muscles.

Le deuxième degré comprend tous les changements que peut présenter la fibre musculaire jusqu'à sa désorganisation complète, c'est-à-dire : état granuleux plus avancé, dégénérescence cireuse (Zenker) et combinaison de ces deux états ; à l'œil nu, décoloration générale du tissu, fragilité des fibres; une extravasation sanguine quelquefois considérable peut l'accompagner.

Le troisième degré est représenté par de véritables foyers de désorganisation musculaire, ramollissement, diffluence des faisceaux, coloration jaunAtre ou violacée brunâtre lorsqu'il y a eu du sang épanché. On ne retrouve plus au microscope que des débris do tissu musculaire. Pour faire comprendre l'ensemble de ces lésions, l'auteur a cru pouvoir les comparer à celles que l'on trouve dans le rein et les tubes urinifères, aux pé-

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