VARIOLE
parties ulcérées qui, soustraites à tout tiraillement et n'ayant plus rien qui les empêche d'obéir à leur force de contractililé propre, se cieetrisent promptement.
Le résultat se révèle instantanément par un écartement de presque 4 centimètre de large des lèvres de l'incision, et de rouge, tuméfiée et tendue qu'elle était, la partie se décolore, s'affaisse et devient molle et flexible. Dès le lendemain, l'ulcère a perdu beaucoup d'étendue, ses bords se sont effacés comme quatre observations en témoignent hautement. (Idem.)
VARICOCÈLE. Reprenant l'usage des injections coagulantes de Pravaz pour la cure de cette affection, M. Maisonneuve en a modifié le procédé opératoire. Au lieu de se servir du trocart ordinaire muni de sa canule qui était souvent un obstacle et un danger à la ponction du vaisseau, il emploie une canule trocart analogue à celle dont on se sert dans la méthode hypodermique. Dès lors, on a immédiatement la preuve de la pénétration dans la veine par le jet du sang, ce qui est beaucoup plus simple et plus sûr.
Une seule injection suffit à l'oblitération de toutes les veines; mais elle doit être assez abondante et ne pas compter moins de 20 à 25 gouttes de la solution normale de perchlorure de fer neutre et chimiquement pure; trois succès rapportés par M. Maisonneuve justifient la préférence accordée à cette méthode et les conclusions suivantes de son mémoire :
'1° Les injections coagulantes de perchlorure de fer, à 32 degrés, d'après la méthode de Pravaz, constituent sans contredit la meilleure méthode opératoire pour la guérison radicale des varices.
2° Jusqu'à présent, des difficultés d'exécution avaient empêché l'application de cette précieuse méthode à la cure du varicocèle.
3° Grâce au nouveau procédé que j'ai l'honneur de soumettre à l'Académie, ces difficultés n'existent plus, et la cure du varicocèle, devenue désormais aussi simple que celle des varices ordinaires, pourra s'effectuer sans crainte aucune pour la vie des malades, non plus que pour l'intégrité de leurs fonctions génitales. (Acad. de méd., janvier.)
VARIOLE. Altérations musculaires. Constatées dans la fièvre typhoïde et l'endocardite ulcéreuse (Voy. année 4 865),