CARIE
Quoi qu'il en soit, la vie a été prolongée dans l'ordre suivant après l'opération :
8 opérées ont survécu moins de 1 an.
24 — — au-dessus de 1 —
3 — - de 23 à 32 —
(British med. Journ., n° 300.)
A défaut d'une solution définitive, cette statistique peut du moins contribuer à la donner. De plus en plus, l'instrument tranchant se montre dépourvu de tout pouvoir curatif, car dans les \ 5 cas où la récidive ne s'est pas déclarée sur place avant la mort, on peut objecter que celle-ci ne lui en a pas donné le temps, ou que la nature cancéreuse de la tumeur n'avait pas été confirmée par le microscope.
CARIE. Carie dentaire. D'intéressantes études expérimentales, faites par M. le docteur Magitot, sur l'action de la salive comme agent de cette lésion, l'ont conduit aux conclusions suivantes, résultant de son mémoire sur ce sujet :
\° La carie dentaire est une altération purement chimique de l'émail et de l'ivoire des dents.
2° Elle procède constamment de l'extérieur à l'intérieur de l'organe ; il n'existe aucun exemple rigoureusement constaté de carie interne.
3° La carie dentaire est une. La diversité de formes et de coloration dépend de simples variations secondaires dans la nature de la cause altérante, la marche et la durée de la maladie.
4° L'agent de la carie dentaire est la salive, devenue le milieu de fermentations acides ou le véhicule de substances
CASTKATION.
étrangères susceptibles d'altérer directement les tissus de l'ivoire et de l'émail.
5° La cavité buccale et la salive peuvent présenter normalement cette disposition aux fermentations, et la carie se produit alors dans l'état physiologique de santé parfaite.
6° Le plus souvent, toutefois, les dispositions fermentescibles de la bouche sont sous la dépendance de circonslances morbides locales ou générales amenant des modifications., soit dans le mode do sécrétion, soit dans la composition même des liquides salivaires.
7° Les diverses conditions de fermentation et de structure agissent puissamment comme causes prédisposantes sur le développement et la marche de la carie. Ainsi celte altération, qui épargne ordinairement les surfaces lisses et polies des dents se montre presque exclusivement, soit dans les interstices dentaires, soit dans les Irous, sillons, anfractuosités, que peut présenter la couronne, points où les actions chimiques se reproduisent le plus aisément.
8° Le nombre et la cavité des caries sont en raison inverse de la résistance des tissus dentaires, et en raison directe des conditions de la bouche ou de l'énergie de l'agent destructeur.
9° La carie est susceptible de se réaliser artificiellement, par imitation des conditions d'altération que peut présenter la bouche elle-même. Elle offre alors les mêmes caractères que la carie morbide, à l'exception de certains phénomènes de résistance organique.
10° Le mécanisme intime de production de la carie est une simple dissolution des sels terreux et calcaires qui entrent dans la constitution de l'émail et de l'ivoire par l'agent de nouvelle formation. (Gaz. méd.)
CASTRATION. Gravité. Sur la proposition émise trop légèrement par M. Verneuil de la bénignité de celle opération, M. Chassaignac le confirme en disant qu'avec l'écrasement linéaire elle n'avait jamais été suivie d'accidents entre ses mains, tandis que M. Demarquay soutenait qu'elle devait être rangée dans les graves opérations, par les accidents qui viennent la compliquer. M. Verneuil s'est parfaitement rangé à cet avis en consultant ses notes : sur 9 opérations pratiquées sur le testicule, il y a eu 2 morts; l'un par hémorrhagie, phlegmon et résorption purulente ; l'autre par tétanos au