CERVELET
de la tumeur qui arrive, en général, avant le quinzième jour.
Les nouveau-nés supportent très-paisiblement ces applications, malgré l'impression pénible du froid et l'action légèrement irritante du liquide employé. A peine quelques cris, facilement calmés par le sein maternel, rendent compte de ce malaise passager. Le plus grand inconvénient de ce traitement est la chute des cheveux sur les points badigeonnés ; mais ils repoussent rapidement après la cessation du remède, et il ne reste bientôt aucune trace de la maladie.
Ce procédé, employé à la clinique d'accouchement de la Faculté de Montpellier, sous la direction de M. le professeur Dumas qui, le premier, en a eu l'idée et l'a mise en pratique, paraît une fort ingénieuse application du collodion.
Elle permet, en effet :
1° D'exercer sur le céphalématome une compression modérée, complète, régulière et graduée, sans qu'il en résulte aucun malaise sérieux pour l'enfant, ni aucuno dépression des os si flexibles du crâne.
2° D'obtenir une guérison qui, dans les cas les plus graves, ne s'est pas fait attendre plus de quinze jours. (Revue méd., mai.)
CERVELET. Tubercule. Chez un militaire observé par M. Bilôt à l'hôpital de Bordeaux, du 1 8 octobre 1863 au 6 janvier, que la,mort survint, le phénomène principal, au début, était une céphalalgie continue, avec douleur sous-occipitale intense au-dessous de l'apophyse mastoïde gauche, augmentant à la pression, avec inclinaison de la tête en avant et à gauche, puis retentissement douloureux local aux mouvements de rotation. Œil gauche à demi fermé avec diplopie et élévation de lat commissure labiale correspondante; déviation do la pointe de la langue à droite; tendance du malade à marcher de ce côté. Toutes les fonctions, l'appétit surtout, étaient normaux: mais successivement tous les symptômes augmentèrent, malgré un traitement local et général, et après une courte amélioration très-marquée sous l'influence de l'opium, la parole devint saccadée, entrecoupée, essoufflée avec nasonnement, passage des boissons et des aliments par le nez et le larynx ; une hyperesthésie cutanée et musculaire extrême se manifesta avec fourmillement, engourdissement aux extrémités supérieures, puis