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des orteils jusqu'au genou. Pouls à 132; peau fraîche, langu.. nette, faiblesse et délire nocturne. Une incision au milieu di tibia permet de constater avec le stylet une dénudation de l'o de haut en bas Un régime tonique est prescrit, et l'on en at tend les effets pour se livrer à un examen approfondi à l'aidde la chloroformisalion. On constate alors la dénudation enlièr; de la diaphyse de l'os, sinon dans la région interosseuse, et l'éta des articulations permet seul d'inférer que les extrémités son intactes. Dès lors une longue incision est faite le 15 avril, e le périoste facilement décollé avec la sonde. La scie à chaîn divise l'os en haut et en bas, et, à l'aide de quelques mouve ments avec de fortes pinces, les deux segments sont détaché des extrémités. La partie enlevée mesure ainsi sept pouces u tiers, sans que l'opération ait duré plus de quelques minute L'écoulement sanguin assez abondant du périoste est arrêté pa le tamponnement. Des fragments d'os nouveau et de périoste ad héraient à la partie réséquée sans autres lésions.

Grâce au péroné pouvant servir d'attelle, il était à espère que, placé dans une boîle à fracture, le membre conservera sa longueur; mais des abcès fistuleux s'établirent bientôt autou du genou, et l'on vit ensuite la tête du péroné faire saillie, re monter, et un raccourcissement en fut la conséquence : autre ment, aucun accident ne survint ; les douleurs locales diypa rurent avec la cause qui les entretenait sans troubles réactioi nels ; l'appétit se soutint, la conslilution s'améliora, etlorsqui le 1er décembre, l'enfant fut présenté à la Western med. an surg. Sociely, il était en parfaite santé, après être resté jusqu e 2 octobre à l'hôpital, la jambe constamment maintenue dai l'appareil et avoir passé quelques semaines à Margaic. Le men bre était solide et parfaitement inflexible à ses deux extrémité Le tibia était remplacé par une masse osseuse de même forrrn sinon un peu plus épaisse et moins régulière. Deux fistule l'une en haut, l'autre au milieu de la jambe, ne conduisaiei point à une dénudation osseuse. Le raccourcissement éta d'un pouce et demi, avec roideur du genou, comme ankylos' L'enfant marchait avec agilité à l'aide d'une canne. (Lance mars.)

C'est là un brillant succès de la chirurgie conservatrice, cod paréaux méthodes en usage jusqu'ici. L'ouverture du foyer et h opérations consécutives pour en favoriser l'épuisement, ainr que l'élimination des séquestres, eussent demandé un temj

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considérable, en faisant courir au malade les plus sérieux dangers par son long séjour à l'hôpital et la présence prolongée d'os nécrosés, de séquestre?, de pus au sein de l'organisme. Devant l'étendue "de la dénudation, l'amputation pouvait être plus rationnellement entreprise, et dès lors la perte du membre était irrémédiable; tandis que cette résection précoce n'a nécessité qu'un séjour de sept à huit mois à l'hôpital. La cause de toute irritation constitutionnelle fut ainsi supprimée du premier et d'un seul coup ; le calme et le repos ont succédé à l'opération, et dès lors l'état général s'améliora progressivement. Tous accidents afférents à la maladie principale sont ainsi prévenus en dispensant de toute opération ultérieure. Quelle simplicité, quelle sécurité comparatives !

La difficulté de cette opération sera pour les cas où la dénudation est très-circonscrite. Séparer le périoste aux limites du mal et réséquer l'os ne seront pas choses aisées. Le raccourcissement est aussi un inconvénient grave, bien que, à la jambe et au bras, on puisse le prévenir mieux que dans le cas précédent. Mais ces raisons ne sauraient empêcher de tenter celte nouvelle opération, car celles qu'on lui opposait jusqu'ici ont bien d'aulres dangers, sans un résultat aussi satisfaisant.

Cette thérapeutique chirurgicale donnée comme nouvelle ne l'est cependant pas. A propos de la lecture d'un mémoire de M. Laennec à la Société de médecine de la Loire-Inférieure, dans la séance du 13 avril dernier, M. Vignard aîné dit avoir été appelé dans un village près d'un enfant se plaignant de douleur à un tibia et offrant des symptômes typhoïdes. Le calomel à l'intérieur et des frictions mercurielles sur la jambe n'empêchèrent pas le pus de se former sous le périoste; la suppuration fut accompagnée d'empâtement, d'œdème et de rougeur. Après deux incisions qui laissèrent couler un peu de pus, le malade est entré à l'hôpital. M. Letenneur a enlevé le tibia. Depuis ce temps, l'os s'est reproduit , excepté à la partie moyenne ; un drain a été placé pour exciter le travail d'ossification, qui probablement se fera en ce point comme dans les autres. Il s'est produit, en outre, une luxation incomplète de la tête du péroné, comme dans le cas précédent, avec lequel celui-ci offre ainsi une analogie d'autant plus complète.

Au surplus, il ne serait pas difficile de justifier immédiatement par des faits analogues la priorité de la chirurgie française sur ce point important. En 1 865, M. Herrgott présenta à

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la Société de médecine do Strasbourg, et fit marcher devant elle un garçon de treize ans auquel il avait enlevé la totalité du calcanéum droit frappé de nécrose par suite de périostite aiguë, suite de chute. Ayant mis l'os à découvert par une incision cruciale, cet habile chirurgien en fit l'extraction avec de fortes pinces, en constatant autour une coque solide, lisse et tomenleuse de nouvelle formation. Moins de huit mois après, le calcanéum était entièrement reproduit, et permettait à l'opéré de marcher et même de courir sans difficulté.

El la belle résection de l'humérus pratiquée par M. Ollier, le 16 septembre 4 864, sur une jeune scrofuleuse de quinze ans, pour une ostéite suppurée, suite de chute, n'est-elle pas concluante? (Voy. Résection, année 1865.) Ce ne sont pas là des abcès sous-périostés, dira-l-on. C'est vrai; mais l'indication thérapeutique est identique dans les deux cas, et l'opération pratiquée dans ceux-ci conduit logiquement à la pratiquer dans ceux-là.

Abcès du palais. Remarquable seulement par la mort subite qui en a été la conséquence , ce fait n'a pas besoin d'être relaté dans tous ses détails. C'était à la suite d'angine chez: une femme de trente-cinq ans admise à l'Hôtol-Dieu de Saint-- Quentin. A l'inspection, M. Bourbier constate une inflammation de l'amygdale gauche avec rougeur intense et tuméfaction: du voile du palais, annonçant une collection purulente dans le: tissu cellulaire de cette cloison. La date récente du mal autant; que sa faible intensité, et surtout l'absence de fluctuation sousle doigt, semblaient indiquer une ouverture reculée, et loin dela pratiquer immédiatement avec le bistouri, on se borna aux* topiques ordinaires. C'était le cinquième jour de l'invasion.. Mais le soir, en cherchant à saisir le verre contenant sa tisane,, cette femme jette un cri ; la sœur accourt, et la trouve renversée en arrière, le visage violet et tuméfié, et la mort survint immédiatement sans le temps nécessaire au moindre secours.

L'autopsie montra un abcès peu étendu se prolongeant entre les piliers du voile du palais à gauche; l'arrière-bouche et l'isthme du gosier étaient imprégnés de pus.

L'épiglotte tuméfiée offrait sur sa face supérieure el le long, de son bord libre de petits foyers purulents semblables à des? granulations ramollies. Intégrité des autres organes. La mort était donc survenue par suffocation instantanée résultant du

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passage du pus vers la glolte, soit par son propre poids, soit entraîné par un mouvement d'inspiration.

L'enseignement pratique de ce fait clinique est donc d'ouvrir de bonne heure ces abcès avec l'inslrument sans en attendre l'ouverture spontanée; tout danger sera ainsi conjuré. (Bull. mécî. de l'Aisne, n° 1 .)

Abcès laryngiens. A propos d'un nouvel exemple d'abcès laryngien survenu pendant la convalescence d'une fièvre typhoïde, observé par M. de Lacaussade, M.Marx remarque, d'après les statistiques rapportées par différents auteurs, combien cette complication est plus fréquente en Allemagne qu'en France; à ce point que les Allemands lui ont imposé le nom de laryngotyphus. Il en trouve la raison en ce qu'ils examinent attentivement le larynx dans toutes les autopsies suite de fièvre typhoïde, tandis que comme dans le cas actuel, nous ne l'examinons que si l'attention a été attirée, fixée sur cet organe avant la mort par des symptômes spéciaux. La très-grande fréquence de cette complication est ainsi admise, et pour la confirmer, il croit indispensable que les médecins de tous les pays procèdent avec autant de soin et d'attention que les Allemands à cet égard. [Journ. de méd. de Bordeaux^ février.)

Abcès périnéphriqucs. Deux nouveaux cas de celte affection sur laquelle l'attention est fixée depuis peu , ont été relatés, dont le début et la marche n'ont pas été moins insidieux que les précédents (voy. année 1 865). Le premier coïncida avec une pneumonie chez un laboureur de trente-quatre ans, entré à la clinique de Strasbourg le 31 janvier 1865. Atteint quelque temps auparavant de douleurs très-vives dans tout le côté droit du tronc , depuis la colonne vertébrale jusqu'à l'ombilic, avec élancements très-douloureux dans la région rénale, points de côté et crachats rouillés, il appela le docteur Kuntz , qui constata une pneumonie. Un empâtement douloureux, marchant de pair avec les accidents pneumoniques, s'observa à la région rénale, droite, et la fluctuation s'y manifestant, un trocart amena l'issue d'une assez grande quantité de pus sans affaissement delà tumeur.

A son entrée, le malade est d'une faiblesse extrême; figure amaigrie et jaunâtre ; réponses lentes , endolorissementgénéral. Râlo crépitant de retour à droite. Ventre tuméfié et si sensible

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de ce côlé que l'on peul à peine le toucher. Pas de fluctuation, sinon à la région lombaire, où la ponction a été faite. Du pus phlegmoneux sort par l'ouverture, et une sonde y pénètre jusqu'à 20 centimètres dans la direction de l'ombilic.

M. Herrgott diagnostique un abcès périnéphrique. Il s'était fait jour en dehors du carré des lombes, probablement par une1 petite ouverture, et formant ainsi un abcès sous-cutané em bissac qui se remplissait sans cesse, comme les abcès par congestion. De là nécessité de l'ouvrir largement. Le malade est chloroformisé à cet effet. Une incision de 1 0 centimètres donne issue à un litre et demi environ de pus de bonne nature. L'index, découvre une ouverture profonde qui est débridée en bas avec un bistouri boulonné auquel il sert de conducteur.

L'opéré resta longtemps faible et anémié. Le défaut d'appétit l'empêchait de réparer les pertes journalières d'une suppuration ! extrêmement abondante. Des frissons survenus le treizième' jour firent craindre une résorption purulente et motivèrent), l'administration du sulfate de quinine. Ce n'est que le seizième? jour que, malgré une excoriation du sacrum, l'organisme parut; triompher de tous ces éléments morbides, et, le vingt-cinquième jour, cet homme put être transporté chez lui. Sa convalescence fut à peine entravée par un abcès consécutif de lai région trochantérienne, et il a pu être ainsi présenté à la: Société de médecine de Strasbourg le 17 août, parfaitement guéri.

Un autre exemple a été signalé par M. Hervieux à la Société: du 9e arrondissement, chez un homme de cinquante-cinqans, à la suite de cathétérisme forcé et répété. Le début fut celui d'une fièvre typhoïde, lorsque M. Nélaton, appelé en consultation , diagnostiqua un abcès périnéphrique. Une douleur s'exaspérant à la pression par la toux et le mouvement s'était! déclarée dans la matinée dans le flanc gauche. Des ventouses,, cataplasmes, bains, diurétiques, furent employés, lorsque le lendemain, le malade, pris subitement d'un irrésistible besoin d'aller à la selle, rendit par l'anus une quantité considérable1 de pus. Aussitôt tous les symptômes généraux cessent, et aprèsun écoulement purulent de trois semaines, le malade guérit. (Union méd.} n° 39.)

Abcès du «enou. L'hygroma , une fois enflammé, est considéré par M. Molinier comme un abcès. Dans un mémoire

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sur ce sujet, accompagné de cinq cas, il soutient que les hygro* mas suppures doivent être ouverts de bonne heure et assez largement avec le bistouri, pour éviter la pénétration du pus dans l'articulation. Mais ces propositions ont rencontré une opposition générale et ont été combattues vivement à la Société de médecine de Toulouse. (Bulletin, n° 1.)

ACCOUCHEMENT. Ligature double du cordon. A défaut d'avoir pratiqué cette petite opération d'une manière convenable sur le bout placentaire, dans un cas d'accouchement laborieux avec des circulaires autour du cou, M. Verrier observa une hémorrhagie mortelle de la veine ombilicale, pendant qu'il était occupé à donner ses soins à l'enfant. Malgré une attente vaine, la délivrance ne put se faire naturellement ; le placenta s'enchatonna ; le cordon se rompit ensuite, et l'on ne put que difficilement procéder à la délivrance artificielle. Après toutes ces péripéties et sans autre hémorrhagie apparente , cette femmes uccomba dans une syncope, deux heures après son accouchement. (Gaz. des hôp., n° 16.) — Voy. Cordon.

Autant pour prévenir l'hémorrhagie que faciliter, hâter le décollement du placenta, cette double ligature bien faite est toujours indispensable. En cas de presse, j'ai l'habitude de faire un nœud coulant avec le cordon même sur l'extrémité placentaire, pour prévenir l'écoulement du sang.

Parturition and its difficulties (La parturition et ses difficultés, avec observations cliniques et une statistique de 1 3 783 accouchements), par J. Hall Davis, deuxième édition, revue et augmentée. 4 vol.de 354 pages. Londres, -1865.

Résumé d'une pratique à la Royal Maternity Charityàe 1842 à 1 864, durant laquelle tous les cas et les complications se sont rencontrés , cet ouvrage est une source précieuse à consulter pour le praticien comme pour le savant. *

Accouchement provoque. Laminaria digitata. C'est en raison de son pouvoir dilatant que cette plante marine, récemment introduite à ce titre dans la chirurgie, et dans la chirurgie utérine en particulier, pour dilater le col contre la dysménorrhée (voy. ce mot, année 1865), paraît devoir occuper une place distinguée en obstétrique. Plus dilatable que l'éponge préparée et la racine de gentiane, puisqu'elle triple et quadruple de volume, elle offre une résistance douce, moyenne, et

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une dilatation lente, graduelle, progressive et régulière, qui la I rendent bien supérieure à ces deux corps ; de même que, par sa. facilité, sa simplicité d'application, elle est préférable à tousles dilatateurs mécaniques. Employée l'année dernière à la i clinique d'accouchements de Gand, par le professeur Vam Leynseele, pour dilater le col utérin, elle réussit à merveille,, et il en fut de même dans deux accouchements prématurés? que, sur cette première indication, elle servit à provoquer, ainsi qu'il résulte du rapport de M. Hubert, fait à l'Académie' de médecine de Belgique, le 5 février dernier.

Il s'agit, dans le premier cas, d'une bipare ne présentant, que 7 centimètres 25 millimètres de diamètre sacro-pubien, et dont le premier enfant avait dû être sacrifié après trois jours et demi de douleurs, en faisant courir les plus graves dangers à la mère. De concert avec M. de Neffe, M. Van Wetter provoqua l'accouchement au huitième mois, en introduisant dans l'orifice externe du col, mis à nu avec le spéculum, deux morceaux de Laminaria digitata des nos 4 et 2 de la série. L'orifice • interne, fermé, ne pouvant être franchi, des éponges introduites dans le vagin maintinrent en place ces deux tubes. Mise au lit aussitôt, la femme n'avait rien éprouvé après vingt-quatre heures , et pourtant ces tubes retirés avaient notablement augmenté de volume et dilaté beaucoup l'orifice externe. Après des injections de propreté, ils furent remis en place avec addition d'un troisième tube, le plus volumineux de la série et assujetti comme la veille. Des douleurs de reins se déclarèrent dans la nuit, avec coliques et malaise dans le vagin. Une odeur fétide s'exhalait le lendemain, et l'orifice interne pouvait admettre le doigt. Le travail alla croissant, graduellement, sous l'influence du même moyen, et, le quatrième jour, l'accouchement se fit naturellement par les pieds. L'enfant était vivant; malheureusement, une anse de cordon se trouvait entre les jambes, et, malgré la rapidité de l'extraction, l'interruption de la circulation fut telle que, après quelques inspirations, le cœur cessa de battre.

Ce premier succès est confirmé par le rapporteur même, qui, ayant appliqué le Laminaria suivant les règles précédentes, obtint le même résultat. C'était chez une rachitique dont trois premiers enfants avaient du être extraits par le forceps et le quatrième crâniotomisé. Les applications furent renouvelées de vingt-quatre heures en vingt-quatre heures ; mais, dès la

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première, il s écoula du liquide provenant manifestement d'une rupture des membranes. Les douleurs se déclarèrent dès le second jour, et, en augmentant graduellement, déterminèrent, le cinquième, l'expulsion d'un fœtus mort, pulride, avec issue de gaz fétides de l'utérus, et dont l'épiderme du ventre et du scrrJrtfnT~s'enlevait par le frottement. Or, cet enfant étant vivant lors de la première application du Laminaria, M. Hubert se demande comment cet étrange résultat s'est produit, et paraît disposé à en accuser l'entrée de l'air dans la matrice lors du changement des bâtonnets opéré par un autre confrère. Sans pouvoir résoudre la question, celle-ci mérite de fixer l'attention. Il s'agit d'éviter la rupture des membranes et de n'introduire à cet effet que des tubes de 3 centimètres, en en augmentant graduellement le calibre, et à les raccourcir à mesure que le col s'efface. Il est d'ailleurs prudent de ne pas les renouveler, une fois les membranes rompues, pour éviter plus sûrement cet accident. (Bull, de l'Âcad. de méd. de Belg., t. IX, n° 2.)

Est-ce à dire que ce nouveau moyen, si facile et sûr qu'en soit l'emploi, doive être employé dans tous les cas, à l'exclusion des autres? Non. L'instrument, la méthode, doivent être choisis d'après le cas particulier qui en réclame l'usage, dit le docteur Lumley Earle. Ainsi « la rupture des membranes est préférable dans les cas d'infiltration avec hydropisie de l'amnios et dans les hémorrhagies accidentelles. Le seigle ergoté convient mieux chez les femmes nerveuses qui refusent obstinément l'usage de l'instrument ou aucun moyen local. La méthode des injections forcées de Kiwisch doit être réservée exclusivement aux cas rares où le col est imperceptible au loucher. Les ampoules dilatatrices sont surtout utiles quand il est nécessaire de terminer le travail rapidement en quelques heures , comme dans le cas de chute du placenta, d eclampsie, etc. Le décollement des membranes avec la sonde élastique est mieux adapté aux rétrécissements modérés de l'extrémité pelvienne. »

Bourses de caoutchouc. — Et comme ce dernier cas est do beaucoup le plus fréquent, c'est à perfectionner ce mode de provoquer le travail que s'est appliqué l'habile obstétricien de l'hôpital de la Reine, à Birmingham. Il se sert, à cet effet, de larges tubes de caoutchouc obtus à une extrémité et ouverts à l'autre, où est fixé un long et fort fil servant à les retirer au

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