‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicalesChapitre 30 sur 158 · CHLOROFORME · texte numérisé non relu

CHLOROFORME

partie. Un volume in-8° de 420 pages et figures intercalées dans le texte.

Instruments de caoutchouc pour l'application du froid. — - Voy. Froid.

CHLOROFORME. Mort apparente. Contre cet accident redoutable survenant pendant la chloroformisalion, la Société de chirurgie de Paris consultée s'est montrée divisée sur son mode de production. Suivant MM. Bouvier, Chassaignac et Lefort, elle arrive par asphyxie, M. Perrin soutenant au contraire qu'elle a lieu par syncope. De là la différence des moyens à employer pour rappeler la vie. MM. Boinet et Demarquay ont vanté l'insufflation directe et de bouche à bouche. Si par son emploi instantané ce moyen peut avoir du succès, il faut toujours y joindre la respiration artificielle par des mouvements alternatifs du thorax que M. Labbé a vu réussir constamment sur les animaux et quelques malades. La faradisation du diaphragmo à l'aide de courants interrompus, combinée avec la pression rhythmique des parois du ventre, est un excellent moyen ; mais comme l'insufflation directe avec la canule laryngienne et le soufflet, vantée par M. Perrin, elle demande du temps pour être exécutée, et ce temps est si précieux que ce serait s'exposer à un malheur que de le perdre sans recourir aux moyens précédents.

En reconnaissant à l'unanimité l'action primitive du chloroforme sur l'appareil pulmonaire, on s'est accordé à proclamer que s'il se manifestait des phénomènes d'asphyxie, c'était toujours en définitive par syncope que la mort arrivait dans ce cas, suivant les études de M. Perrin sur les morts subites. — Voy. ce mot, année 1 864.

Suppression de tout danger dans son emploi. La science est encore dans l'erreur, selon le docteur Ferran, en croyant que les aneslhésiants agissent sur le poumon ; ils n'y produisent que l'asphyxie plus ou moins dangereuse du sujet; mais le véritable effet d'insensibilité ne provient que de leur action sur le cerveau, où ils parviennent par l'organe olfactif.

Voici l'expérience démonstrative qu'il en donne.

On introduit dans la trachée-artère d'un sujet une sonde prolongée par un conduit de caoutchouc, permettant de prendre, à un point éloigné, l'air de sa respiration.

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