ACIDE
La seconde comprend des acides très-avides d'oxygène, sous l'influence des alcalis, mais qui, par une oxydation partielle, donnent lieu à de nouveaux acides plus fixes que ceux qui leur ont donné naissance, et que l'on constate dans le liquide urinaire.
Enfin, la troisième classe comprend des acides qui, par l'intervention des alcalis, absorbent l'oxygène condensé dans le sang, en proportion suffisante pour être entièrement oxydée ou brûlée.
Les acides organiques des deux premières classes doivent être proscrits du régime de Vichy, car leur administration aurait pour résultat d'anéantir l'action avalisante de ces eaux, en donnant naissance à des sels indécomposables dans le sang. Lorsque l'on aura quelque raison d'accroître l'acidité normale de l'urine, on devra, par conséquent, s'abstenir de prescrire ce genre d'acides, même à titre de médicament, attendu que chaque proportion d'acide introduite dans l'organisme priverait le sang d'une proportion équivalente d'alcali, et augmenterait notablement l'acidité du liquide urinaire.
Les acides de la troisième classe peuvent au contraire faire partie du régime de Vichy; et en effet, les acides acétique, lactique, citrique, malique, tartrique et autres acides végétaux, contenus dans les aliments et les boissons, sont entièrement destructibles dans l'organisme, ce qui fait que, lors de leur administration avec l'eau de Vichy, les sels qui résultent de ce mélange éprouvent dans le torrent de la circulation une oxydation complète, qui les transforme en eau, acide carbonique, et, finalement, en bicarbonates alcalins, que l'on constate dans l'urine, qu'ils rendent alcaline au même degré que l'eau de Vichy qu'ils représentent.
D'où il résulte que, à part le cas où l'eau de Vichy e&t administrée à titre d'absorbant des acides gastriques, l'action de cette eau minérale est la même, soit que, pendant son ingestion, on permette ou l'on proscrive l'usage du vin, du vinaigre ou de fruits très-acides, comme les citrons ou les groseilles. Bien plus, si pendant l'emploi de l'eau de Vichy, on fait usage de fruits ou de boissons contenant, non des acides à peu près libres, mais bien des sels alcalins acides tels qu'en renferment les fraises, le raisin et surtout les cerises, l'alcalisalion de l'économie est beaucoup plus marquée que si leau de Vichy avait été administrée seule.
Loin donc de proscrire du régime de Vichy les aliments et
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les boissons qui renferment des sels alcalins acides, il convient, au contraire, de les rechercher, toutes les fois que les fonctions digestives et assimilatrices le permettent. Ces aliments et ces boissons conviennent surtout dans le traitement des maladies qui réclament l'eau de Vichy à haute dose; en y ayant recours, on arrive à une alcalisation suffisante avec ingestion moindre d'eau minérale. Par contre, dans la cure delà gravelle par les cerises, et surtout dans la cure de cette même, imiladie traitée par l'usage du raisin, on arriverait à des résultats plus prompts et plus satisfaisants en joignant à ce traitement l'usage d'une certaine quantité d'eau de Vichy; cette eau, en saturant les sels alcalins acides que les cerises et le raisin renferment, aurait pour effet d'assurer leur entière combustion physiologique; car on ne doit jamais oublier que c'est uniquement par l'intervention des alcalins que les acides végétaux combustibles s'oxydent, brûlent, et deviennent de véritables éléments calorifiques. (Ann. de la Soc. d'hydrol.)
ACOMTIIVE. Par des expériences comparatives sur des racines (ÏA conitum napellus d'Amérique et d'Europe, M. Proctor a constaté une richesse d'alcaloïde très-différente: 100 parties des premières ont donné 4,2 d'aconitine presque pure, tandis que celles d'Europe n'ont rendu que 2 p. 1000. (Chemical News, t. IX.)
ACUPRESSURE. On ne s'en est guère occupé depuis que M. Simpson l'a conçue, créée et mise au monde, que pour la critiquer et en nier même les avantages hémostatiques, surtout dans son pays d'origine. On n'est jamais prophète en son lieu. Au contraire, elle a obtenu un véritable triomphe au delà des monts. Employée dans deux cas d'excision d'un épithélioma de la lèvre inférieure et une amputation du pied par le docteur Creûs, elle lui a paru plus facile et plus rapide que la ligature, tout en étant aussi sûre, aussi efficace et favorisant considerablemente la réunion immédiate. Telles sont du moins les conclusions du travail publié à ce sujet dans le Siglo medico, n° 6 42 ; et s'il est désirable de voir de plus nombreuses preuves à l'appui, cette appréciation mérite d'être signalée et prise en haute considération par le nom très-distingué de son auteur. On ne dira pas du moins qu'elle est inspirée par la camaraderie ni la rivalité.