AIR
AGALACTIE. Elle était complète chez une femme de trente ans environ, ayant toutes les apparences d'une bonne sanlé, enceinte pour la huitième fois, observée par M. O'Flynn, de Dublin. Ses seins ne s'étaient jamais tuméfiés; jamais ils n'avaient été douloureux et n'avaient sécrété de lait. Ils étaient peu développés, flasques et sans aréole apparente au moment de l'examen. Le mamelon n'était que peu saillant. La mère de cette femme était frappée de la même infirmité ; elle avait nourri ses onze enfants au biberon.
D'où l'auteur fait remarquer avec raison que les faits de ce genre pourraient donner lieu aux plus singulières méprises dans une expertise médico-légale relative à une question d'accouchement ou d'avortement. Il importe donc de ne pas les perdre de vue sous ce rapport. (Dublin med. Press, n° 302.)
AIR. Air marin. Il semble presque puéril de rechercher si l'atmosphère des plages maritimes, des bords de la mer contient du sel marin, devant cette expérience commune de la saveur salée que donnent les gouttelettes déposées sur les lèvres, le bord des narines, la barbe, quand on a parcouru la berge durant un certain temps, surtout contre vent et marée. Néanmoins les négations de certains expérimentateurs et même d'observateurs trop enclins à nier l'action thérapeutique de cet air marin, ont conduit M. le docteur Gillebert d'Hercourt à mettre cette question hors de doute par des expériences rigoureuses faites à Monaco. Ainsi, en lavant les plantes qui croissent au bord de la Méditerranée dans de l'eau distillée, la solution de nitrate d'argent donnait lieu à un précipité de chlorure d'argent caractéristique. En faisant passer un courant de cet air, produit et entretenu par un tonneau servant d'aspirateur, dans des tubes de Liebig contenant de l'eau distillée, le même procédé produisait le même résultat. De larges drapeaux de tulle préalablement lavés, exposés à l'air marin à 400 ou 500 mètres de distance du rivage et 70 mètres d'élévation, ont encore décelé la présence du chlorure de sodium par la précipitation du chlorure d'argent.
D'où les conclusions suivantes :
Il existe sur les bords de la mer une zone atmosphérique qui est constamment imprégnée de particules salines.
Les distances auxquelles on constate dans l'air du littoral la présence de ces particules autorise à assigner comme dimen-