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EMPHYSÈME

a été obtenue par M. Bryant, à l'hôpital de Guy, sur une femme de trente-cinq ans, atteinte depuis huit ans, en pratiquant la ligature de l'iliaque externe quinze jours après , la diminution du membre était déjà très-prononcée, et le 6 février dernier , la jambe, qui mesurait 4 7 pouces de circonférence au genou et 22 au mollet, n'en avait plus que 16 ici et 4 4 là; les mesures comparatives du membre opposé étant de 4 4 dans les deux endroits. La guérison peut donc être regardée comme accomplie. [Lancet, février.)

Ne pourrait-on pas substituer la compression à la ligature, dit à ce sujet le Giomale délie malaltie veneree, au moins quand la maladie n'intéresse que la jambe? Cette proposition mérite certainement d'être prise en considération, d'autant plus que la compression digitale peut être mise à l'épreuve sans aucun danger.

EMPHYSÈME. Pathogénie. Après avoir constaté au microscope la présence d'un noyau conjonctif dans les cloisons des alvéoles pulmonaires, qui bien mieux que l'épithélium rend compte des lésions anatomo-pathologiques que l'on y constate, M. Villemin, appliquant celte découverte à l'étude micrographique de l'emphysème pulmonaire, a constaté l'agrandissement de la plupart des mailles du réseau capillaire, les espaces intercapillaires sont augmentés de surface, et dans quelques cas les vaisseaux paraissent plus grêles. Les noyaux conjonctifs sont augmentés de volume, à différents? degrés, ayant les dimensions d'une cellule et leur nucléole, celle d'un noyau. Les plus gros sont granulés et renferment parfois des gouttelettes graisseuses avec tendance à se détacher de la membrane.

A mesure qu'ils s'hypertrophient ainsi, ces noyaux compriment les capillaires et les rendent imperméables. Ils se réunissent même parfois, soit isolément, soit avec ceux des capillaires. Ce premier degré de l'emphysème est donc une véritable hypertrophie des éléments de la membrane vésiculaire, déterminant son extension avec augmentation proportionnelle de la capacité de l'alvéole.

Plus tard, on voit ces cloisons percées à jour sous différents aspects. Plus ou moins grandes, ces ouvertures sont en général déchiquetées. Elles correspondent à un interstice capillaire et sont l'effet de la chute d'un noyau, comme on les retrouve parfois dans les préparations. Enfin, sur des lobules très-emphy-

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