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EMPOISONNEMENT

sémateux, les vésicules sont détruites en partie ; les faisceaux élastiques eux-mômes sont rompus et forment des filaments flottants.

De cet examen hislologique ressort pour l'auteur une nouvelle pathogénie de l'emphysème. Par l'hypertrophie des noyaux conjonctifs, entraînant l'augmentation de la surface membraneuse et de la capacité de l'alvéole, il y a tiraillement, rupture des fibres élastiques qui les sillonnent. Ces ressorts brisés, 1 inspiration n'est plus en équilibre dans le volume d'air avec l'expiration. 11 y a distension forcée, permanente et progressive des vésicules. Puis, dans une seconde période de destruction, de raréfaction du tissu pulmonaire, les noyaux-cellules se granulent, subissent la dégénérescence graisseuse, ils se détachent, et la cloison, perdant ainsi sa vitalité aussi bien que ses propriétés physiques, devient friable et' ne peut plus opposer de résistance à la pression intra-thoracique progressive. La toux, ou tout autre effort, aide à sa déchirure. Elles s'émiettent lentement et successivement, ne laissant que les fibres élastiques et les vaisseaux flétris qui forment l'espèce de feutrage que l'on constate.

Ainsi s'expliquent les déformations thoraciques. Mais l'altération primitive et essentielle est bien une altération toute vitale des parois des vésicules. La compression des capillaires interposés entre les noyaux conjonclifs peut expliquer la pâleur anémique des poumons emphysémateux et la rareté des hémorrhagies quand les cloisons se déchirent. L'évolution lente de l'emphysème, sa distribution partielle et irrégulière, s'expliquent de même. Ce ne serait donc pas, comme le prétendaient Laennec et ses successeurs, une simple altération mécanique, mais une véritable maladie affectant le parenchyme pulmonaire dans ses éléments essentiellement vivants. Loin d'être essentielle et primitive, la toux n'est qu'accessoire et secondaire dans sa production. [Arch. cleméd., octobre et novembre.)

EMPOISONNEMENT. Empoisonnement par l'opium. Trachéotomie. Chirurgien de l'hôpital de Nashville en 1 865, le docteur Hachenberg fut appelé une nuit par le médecin de garde pour un malade qui étouffait. Il était dans Un coma profond; respiration lente, slertoreuse , étouffée, ne comptant que trois à quatre inspirations par minute, comme s'il y avait eu un obstacle dans le larynx. L'idée d'un edème

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