HYGIÈNE
sous ce nom une tumeur enkystée, plus grosse qu'un œuf de poule, observée sur le cadavre et placée au-dessus du bord supérieur, en avant et au dehors du testicule refoulé en bas et en arrière. Son plus grand diamètre est transversal et mesure 7 centimètres; ses parois, épaisses de 2 à 3 millimètres, sont irrégulières; fibres cartilagineuses et ostéo-carlilagineuses en certains endroits, adhérentes aux tuniques ambiantes fortement épaissies. Un liquide citrin, non albumineux ni lactescent, légèrement hémalique, était renfermé à l'intérieur. Le testicule et son enveloppe étaient intacts. [Gaz. méd. de Lyon.)
Cette descriplion, aussi bien que les altérations anatomopathologiques de cette tumeur n'autorisent-elles pas à la ranger dans les kystes sous-épididy maires de-AJ. Gosselin, plutôt que parmi les hydrocèles?
HYDROPISIE. Dans un cas d'hydropisie commençante générale : épanchements dans les plèvres, le péritoine, le scrotum et infiltration cellulaire résultant d'une affection du cœur, le docteur Droixhe vit disparaître rapidement tous les accidents par l'usage des pilules suivantes :
^ Extrait de scille maritime 0,10 centigrammes.
M. Pour une pilule dont on fait prendre 4 à 6 par jour. Dès le quatrième jour, tout épanchement avait disparu. (Pi-csse méd. belge, n° 2.)
HYDROTHÉRAPIE. Suivant M. Beni-Barde, l'hydrothérapie, appliquée à l'extérieur, agit sur les nerfs excitomoteurs et autres nerfs soumis à l'action centripète de la peau, en produisant, par leur intermédiaire, des réactions réflexes plus ou moins appréciables dans quelques organes ou dans l'organisme tout entier (Acad. de méd., janvier). Tout spécieux qu'il est, ce mécanisme thérapeutique reste encore à démontrer. — Voy. Délire émotif.
Poudre de digitale. . . .
— de gomme-gutte
Calomel
Mêlez.
HYGIÈNE. Machines à coudre. Mues par deux pédales, une pour chaquo pied, elles déterminent, par le mouvement
HYPOÉMIE INTERTROPICALE.
alternatif ou simultané qui en résulte, soit un frottement des cuisses ou un balancement du tronc avec les membres inférieurs qui réagit sur le bassin chez les femmes qui y sont occupées. Chez plusieurs ouvrières, M. Guibout a observé une excitation génésique considérable , ou des leucorrhées avec amaigrissement, digestions pénibles, débilitation profonde, menstruation trop fréquente et trop abondante, qui forcent souvent ces pauvres femmes à suspendre leur travail et même à cesser l'exercice de cette profession dangereuse. (Soc. méd. des hôp., mai.)
C'est souvent ainsi au détriment de la santé publique que l'industrie réalise ses progrès ; mais aussi elle y apporte elle-même le remède. M. Cazal, ingénieur, signale ainsi Yèleclricité motrice comme pouvant rendre ces machines auto-motrices, et prévenir ainsi les accidents signalés en en annihilant la cause. (Union méd., n° 75.)
Hygiène maritime. Mieux que les fumigations, les désinfections, le flambage des navives, un ventilateur ayant le fourneau de la cuisine pour l'activer, en opérer, en augmenter le tirage, semble à M. Malet devoir être efficace, plus simple et moins coûteux. Il ne s'agit que de faire communiquer ainsi par des tuyaux métalliques le cendrier du fourneau avec la cale et les différentes parties du navire. L'action serait continue et la dépense nulle. Il ne s'agirait que d'empêcher les étincelles ou les charbons de tomber dans la cale, ce qui est l'affaire des ingénieurs. (Gaz. méd., n° 25.)
HYPOÉMIE INTERTROPICALE. Variété d'anémie spéciale aux pays chauds, et dont la nouvelle étiologie semble confirmée par de nouvelles observations nécroscopiques faites au Brésil où elle est très- fréquente parmi les esclaves et toute la population pauvre. Elle est aussi très-fréquente en Egypte où le professeur Griesinger semble en avoir découvert la véritable cause. Jusque-là elle était vulgairement connue au Brésil sous le nom de cançaço (faiblesse) ou oppilacâo traduisant le principal phénomène extérieur. Jobim, en 1835, lui donna le premier son nom actuel dans son Discours sur les maladies les plus fréquentes parmi la classe pauvre de Rio de Janeiro, mais en continuant de l'attribuer, comme on l'avait fait avant lui, à la mauvaise alimentation presque exclusive des féculents
HYPOÉM1E INTERTROPICALE.
et comme un effet consécutif des fièvres intermittentes. Déjà en 1 844 , Sigaud distinguait l'hypoémie consécutive aux fièvres intermittentes par les lésions du foie, de la rate et des ganglions mésentériques qui la caractérisent de celle qui résulte d'une mauvaise alimentation. Les lésions de l'estomac prédominant dans celle forme, dit-il, désignée sous le nom do mal d 'estomac, cachexie africaine dans les Antilles et de cachexie aqueuse enÉgypte, ce qui correspondrait, suivant lui, au pica ou malacia des auteurs. (Climat et maladies du Brésil.)
Sauf la mention de quelques auteurs se copiant, se répétant, plus ou moins dans les différents pays, ce n'est qu'en 1852 que le professeur Griesinger , médecin de l'hôpital du Caire, changea complètement les idées courantes sur la pathogénie de cette maladie. En faisant l'autopsie d'une victime de l'hypoémie le 17 avril 1852, il découvrit dans le duodénum, le jéjunum et le commencement de l'iléon , outre le sang épanché et de petites ecchymoses sous-muqueuses, semblables à celles qui résultent de la piqûre des sangsues, de petits vers blancs que l'examen microscopique démontra être l'ancylostome duodénal découvert par Dubinien 1 838. Mais cette éliologie contestée par Slirsch était oubliée, lorsque deux faits observés et relatés par le professeur Wucherer, de Bahia, viennent de lui donner une nouvelle consécration.
I. Delfino , esclave noir de 30 ans, marié depuis peu, est recueilli comme malade au couvent de Saint-Bento de Bahia. A la visite du 13 décembre 1 865, il est pâle, sans maigreur notable, mais la face bouffie, infiltrée aux paupières comme aux mains et aux pieds. Peau sèche , température du corps basse, surtout aux extrémités. Physionomie anxieuse, respiralion excessivement laborieuse, surtout aux moindres mouvements et permettant à peine de rester assis quelques minutes sur son séant. L'auscultation ne révèle rien dans le thorax.
Soif et nausées fréquentes; langue pâle comme toute la muqueuse buccale ainsi que la conjonctive, constipation. Abdomen infiltré, insensible, urine claire, jaune-paille, sans odeur, d'une température de 27°, 50 et d'une spécificité de 1 007; soufûe systolique du cœur avec susurrus continuel dans les jugulaires. Pouls fréquent et petit. Foie et rate sans augmentation de volume.
Ni la mauvaise alimentation, ni l'excès de travail, ni l'abus des alcooliques, ne pouvaient rendre compte de ce profond état
HYPOÉMIE INTEUTROPICALE.
anémique que le fer el le quinquina, ni les autres toniques n'avaient pu modifier, et auquel Delfino succomba dès le lendemain.
Aussi bien , conformément à l'observation de Griesinger, l'autopsie révéla la présence, dans toute l'étendue de l'intestin grêle, de très-petits vers qui, au microscope, présentèrent tous les caractères de VAncylostomum chiodenale. La cause spéciale du mal était donc trouvée, car M. Wucherer ayant porté son attention à ce sujet dans l'autopsie de 12 sujets morts d'affections diverses, ne rencontra jamais cet entozoaire, tandis que dans un second cas, sa présence vint encoro justifier le diagnostic.
II. C'était chez un enfant de dix ans, entré le 2 7 décembre 1 86$ salle Saint-Francisco n° 15. D'une faiblesse générale extrême, ce garçon présentait une grande pâleur des lèvres et des conjonctives, infiltration des extrémités inférieures. Regard mort et physionomie abattue. Rien d'anormal dans l'appareil respiratoire, sinon faiblesse et difficulté de la respiration. Souffle anémique à la base du cœur au premier temps. Aucune altération perceptible des viscères abdominaux ; insensibilité du ventre; langue blanche et pâteuse ; anorexie, douleurs névralgiques presque générales et continuelles. Pouls fréquent et irrégulier, parfois avec abaissement de la température normale.
Malgré l'emploi successif du sulfate de quinine, de sulfate de soude et d'huile de ricin, puis de vin ferré, du sirop de tarlrate de fer et d'autres moyens, l'enfant succomba le 1 9 décembre dans l'état hectique le plus complet.
Autopsie le lendemain. Cadavre très-maigre sans nulle infiltration. Pas d'épanchement séreux dans le ventre. Mucus noirâtre dans l'intestin grêle; duodénum et jéjunum remplis d'innombrables ancylostomes avec de nombreuses ulcérations dont quelques-unes, du diamètre de presque un pouce, anciennes en apparence, avec dos bords relevés et saillants. [Gaz. med. da Bahiu, n03 3 et 4.)
Confirmatifs de la cause découverte en Egypte , ces deux faits doivent changer complètement, les idées courantes sur la nature et le traitement do celte affection spécifique, vermineuse, se rapprochant de la trichinose. C'est par un traitement anlhelminlhique au début que l'on parviendra à en empêcher les progrès, à en obtenir la guérison en en démontrant ainsi péremptoirement la cause.