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HONORAIRES

l'unanimité ce principe, d'ailleurs conforme aux usages autant qu'à l'équité, que le médecin qui a appelé en consultation l'un de ses confrères résidant dans la même ville doit recevoir une rémunération égale à celle que reçoit ce confrère. La commission est aussi d'avis que, en se conduisant autrement, en demandant ou en acceptant une somme moindre, le médecin traitant ferait, sous prétexte de désintéressement, un acte contraire à l'esprit d'égalité devant le diplôme, qui est la meilleure garantie de la dignité médicale, (Gaz. méd. de Lyon.) — Voy. Armée.

Privilège des honoraires. En opposition apparente avec les principes de justice et de protection pour la corporation médicale, déposés dans le nouveau code italien (voy. Jurisprudence), celte question semble avoir été résolue, plutôt à leur détriment qu'à leur avantage. Au lieu de s'étendre aux soins de la dernière maladie, rédaction ambiguë qui a donné lieu ici et là à tant de procès et de solutions diverses, le code civil italien a fixé ce privilège sur les frais de maladie des six derniers mois seulement de la vie. Ainsi précisée, la question du moins est exempte de toute ambiguïté et de fausse interprétation. Sous ce rapport, elle réalise encore un véritable progrès.

Prescription des honoraires. Par l'article 2140 du nouveau code italien « le recours des médecins, chirurgiens et spécialistes pour leurs visites, opérations et médicaments, ne se prescrit qu'après trois années»). La dignité et les intérêts du médecin sont ainsi largement reconnus, consacrés à l'égal de ceux des avocats, car, tandis que l'article 2179 du code napolitain, limitait à un an cette prescription comme l'article 2273 du Code Napoléon, elle était étendue à trois pour les avocats et. autres officiers ministériels. Justice est rendue en l'étendant de même pour le médecin qui, garanti de la sorte, n'aura pas à recourir aussi souvent à la justice pour sauvegarder ses droits.

Tarif des vacations et rapports. La même égalité est consacrée pour la rétribution des actes médicaux en matière civile; ce qui est encore un progrès sur ce qui existait. Pour les médecins, comme pour les ingénieurs, les architectes, les chimistes, chaque vacation est fixée à 5 francs, en ajoutant au delà de 2 kilomètres et demi de leur résidence 60 centimes par ki-

GARNIEU. 15

lomètres parcourus aller et retour, honorarium qui ne peut être moindre de 9 francs, à une distance de plus de 5 kilomètres ; chaque journée passée en dehors de sa résidence est en outre payée 6 francs. La prestation de serment comme expert, et Je dépôt du rapport, faits séparément, sont payés comme une vacation.

En matière pénale, le législateur s'est montré beaucoup plus parcimonieux. Il n'a alloué à chaque médecin ou chirurgien, pour visite et rapport, que 3 francs au chef-lieu du tribunal, et 2 francs dans les autres communes ; 6 francs pour une autopsie, ou toute autre opération n'excédant pas quatre heures de durée, rapport compris, au siège du tribunal, et 4 francs ailleurs; en y ajoutant, par chaque heure en plus, le prix de la visite ordinaire fixé ci-dessus, de même que pour la déposition comme expert ou témoin. Ce qui est surtout choquant ici, avec les articles précédents, c'est la rétribution inférieure des médecins de campagne, comme si leurs services n'équivalaient pas à ceux des médecins des villes, siège d'un tribunal. Cette inégalité devrait disparaître partout. [Âreh. di chir. prai., octobre.)

HOPITAUX. La question des hôpitaux se rattache à celle de l'enseignement , car celui-ci ne saurait exister sans ceux-là. Leur personnel médical autant que leur situation, leur aménagement, leur spécialisation en sont des conditions inséparables. On s'étonne donc qu'à la Société de médecine de Bordeaux, cette considération importante n'ait pas eu sa place dans la longue discussion qui a eu lieu sur ce sujet, à propos du plan d'édification d'un hospice général à la campagne, comprenant la Maternité. On a fait valoir toutes les raisons, moins celle-là; et "cependant, qui peut mieux l'apprécier que les médecins eux-mêmes? Transporter à la campagne les hôpitauxspéciaux, c'est en ravir l'enseignement à la jeunesse studieuse, et tarir une des sources les plus fécondes des progrès de la science et de la pratique médicales.

De même, en ne plaçant pas à la tête de ces centres d'instruction des chefs capables d'en faire connaître et apprécier toutes les ressources aux élèves. Et comme il n'est pas de meilleure garantie à cet égard que le concours public, on se demande pourquoi il n'est pas institué partout pour les places de médecins et chirurgiens des hôpitaux, comme à Paris , Lyon,

Bordeaux, Toulouse, Marseille. L'administration de Lille , qui semblait marcher aussi dans cette voie en consentant à ne faire ses nominations que sur une triple liste de trois noms présentée par les corps savants qui pouvaient le mieux lui désigner les choix à faire : les médecins des hôpitaux, l'École et la Société de médecine, est tout à coup revenue sur cette décision, qui date à peine de quelques années, sans avoir reçu son exécution. Sous le prétexte, entre autres considérants, « que ce mode de nomination, qui, grâce aux circonstances, n'a pas encore été mis en pratique, constitue un système trèscompliqué, et a le grave inconvénient de circonscrire le pouvoir absolu que l'administration tient de la loi », elle a résolu par délibération du 30 décembre 1865, de reprendre tout ce pouvoir dictatorial qu'elle avait spontanément résigné. De là, grand émoi dans la corporation. Il y a là une contradiction que l'on ne s'explique pas et un obstacle mis indéfiniment à la justice distributive et au progrès. C'est ce que M. le professeur Wannebroucq a démontré avec, force et vigueur dans un mémoire spécial inséré dans le Bulletin médical.

Contre un pareil acte de défiance envers le corps médical, il n'y a pour lui qu'une protestation digne à faire : c'est de s'engager collectivement à n'accepter, à l'avenir, aucune place de médecin des hôpitaux accordée suivant le mode arbitraire résultant de la délibération sus-visée. Le droit de coalition existe ; que les médecins en usent suivant la loi , et il faudra bien que l'administration, qui en disposeàson bon plaisir, compte avec eux. L'Association locale leur offre un moyen bien simple de réaliser cette union, celte entente indispensable à la sanction de leurs droits méconnus et violés. Qu'ils y pensent !

Médecin d'hôpital. Voulez-vous avoir de vrai8 médecins d'hôpitaux se consacrant entièrement à leurs malades, les voyant à toute heuro du jour, suivant la maladie, jugeant ses progrès, l'arrêtant dans sa marche en la combattant corps à corps? dit le docteur Monin. Installez le médecin dans l'hôpital même; qu'il y ait son cabinet, sa famille, afin qu'il soit à toute heure du jour à la disposition des malades.

On sait, en effet, de quelje importance est la promptitude du secours dans certains cas : le croup, la péripneumonie, l'apoplexie, par exemple. La gnérison dépend de l'activité que l'on met à prévenir les progrès du mal.

Or, qu'un malade, dans l'état ucluel des choses, entre dans un service après la visite du médecin, les ressources qui lui sont offertes sont d'attendre jusqu'au lendemain, ou de se soumettre au traitement de l'élève de garde, quand il en existe : c'est-àdire à une médecine expeclante avec ses dangers, ou à une médecine instinctive avec ses tâtonnements et ses chances aléatoires.

Invoquer l'économie est impossible puisqu'on y entretient bien des aumôniers logés, nourris, chauffés et convenablement rétribués. La présence du médecin du corps est aussi indispensable à toute heure du jour et de la nuit que celle du médecin de l'âme.

En choisissant des médecins , qu'une rétribution parcimonieuse force à se créer une clientèle en ville , on arrive à ce résultat d'une visite de deux heures à peine pour 80 à 100 malades ! Deux minutes en moyenne pour chaque malade. Est-ce suffisant, pour juger une maladie et se rendre compte de sa marche? Si l'on veut que le médecin appartienne en entier aux malades, il faut le rétribuer convenablement et dédoubler les services; et avant tout, lui créer une position honorable et indépendante.

Pour répondre à toutes les objections qui pourraient être opposées au séjour fixe du médecin à l'hôpital même, on n'aurait qu'à en limiter la durée à six années, par exemple. Après ce terme, la pratique médicale en ville gagnerait chaque fois un praticien émérite de plus, ce qui en centuplerait le nombre au bout de peu d'années. [Gazelle mèdicaU de Lyon.)

L'institution des médecins et chirurgiens chefs-internes dans plusieurs hôpitaux de province, comme celle des chefs de clinique à Paris, nous paraît répondre assez bien à cette demande. 11 ne s'agirait que de la généraliser et étendre le stage pour avoir tout le bénéfice d'un médecin instruit à demeure dans un hôpital, sans les inconvénients de plusieurs, avec leurs familles surtout.

Hôpitaux d'enfants. Isolement. M. Marjoîin déplore que dans ces foyers où se trouvent réunies et accumulées tant de maladies contagieuses : croup, variole, rougeole, scarlatine, ophthalmiû purulente, etc., etc., il n'y ait pas de salles d'isolement où il soit possible de séquestrer sérieusement les enfants atteints de ces affections, et de prévenir ainsi la coin-

HYDROCÈLli.

touirication aux autres. Tous les malades sont réunis pôlemôle, de telle sorte qu'un enfant, atteint d'ophtlialmie purulente, vient y communiquer la maladie à des épilepliques, ou bien y contracter et mourir lui-même du croup, de la variole, de la scarlatine ou de tout autre chose que de son ophlhalmie. (Soc. de chh\, février.)

Des hôpitaux et des hospices, des conditions que doivent présenter ces établissements au point de vue de l'hygiène et des intérêts des populations, par Hipp. Jaquemet, ex-interne adjoint à l'Hôtel-Dieu de Bordeaux. Mémoire couronné par la Société de médecine de Bordeaux. Jn-8° de 4 84 pages, avec figures.

IIYDRARGYRISME. Bromure de potassium. Chez un doreur sur métaux, entré à l'hôpital de la Charité, avec tremblements , céphalalgie et insomnie de cause mercurielle, M. Bucquoy, ayant employé vainement l'iodure de potassium, suivant la méthode de MM. N. Guillot et Melsens, prescrivit la potion suivante :

Dès le soir même, l'insomnie fut moins pénible et le sommeil revint rapidement en même temps que la céphalalgie et le tremblement diminuaient. L'usage du médicament ayant été interrompu au bout de huit jours, pour cause de bronchite intercurrente, l'insomnie avec céphalée reparut aussitôt. Mais il suffit d'en reprendre l'usage pour les voir cesser de nouveau; preuve évidente de l'action directe de ce remède. (Bull, de thèr. , mai.)

HYDROCELE. Appliquant son appareil à succion, destiné au traitement des kystes de l'ovaire (voy. année 1 8 65) à un hydrocèle récent et peu abondant, M. Buys en a obtenu la guérison radicale (Joum. de méd. de Brux., juin). Reste à savoir si le même succès suivra, dans les autres cas moins favorables à une guéri-on spontanée.

^ Eau

128 grammes.

Bromure de potassium Sirop de sucre

Mêlez.

Hydrocèle de répididyme. M. le docteur Christot décrit

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