‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicalesChapitre 89 sur 158 · MORT · texte numérisé non relu

MORT

4° Réduire aux proportions absolument indispensables les Maternités et les services d'accouchement des hôpitaux destinés à l'enseignement.

Assujettir ces établissements ou ces services à toutes les précautions de l'hygiène la plus scrupuleuse, tant au point de vue de leur premier établissement, qu'à celui de leur entretien et du fonctionnement de leur personnel.

Les Maternités, études sur les Maternités et les Institutions charitables d'accouchement à domicile dans les principaux États de l'Europe ; par le docteur Léon Le Fort, professeur agrégé à la Faculté de médecine. Un vol. in-4°, avec 1 1 planches.

Un projet de Maternité termine et résume cet ouvrage qui, dans des chapitres séparés, donne la description et l'organisation des principales Maternités d'Europe, l'organisation de l'enseignement pour les étudiants et les élèves sages-femmes, et enfin un aperçu des conditions qui règlent, en Angleterre, en Prusse, en Russie, en Autriche et en France, la pratique civile de l'accouchement.

MÉTR1TE. De la métrite chronique, par le professeur de Scanzoni, traduit de l'allemand par le docteur Sieffermann. Un vol. in-8° de 400 pages.

Monographie qui, malgré la réputation du célèbre gynécologiste deWurzbourg, n'ajoute rien de nouveau aux auteurs français, sinon en attribuant un rôle exagéré aux causes mécaniques et en proclamant presque l'incurabilité de cette maladie, (voy. année 4 864.)

MICROGRAPHIE. Pour vulgariser cette science et en développer les progrès, une -Société s'est formée à Paris sous la haute protection de M. Robin, président, réunissant autour de lui tous ses jeunes et laborieux élèves. La publication de ses travaux ne pourra que répandre les connaissances micrographiques et stimuler le zèle de ceux qui se livrent à cette nouvelle branche de la science.

MORT. En sa qualité de médecin des morts , M. Bérigny a remarqué que les enfants , jusqu'à 5 à 6 ans, ont les yeux ouverts après la mort, sans distinction de maladie, tandis qu'il en est autrement chez les adultes, ce qu'on explique de différentes

MORTALITE.

manières [Bull, de In Soc. de Seine-el-Oise, -1865). Mais, avant tout, il faut étendre l'observation pour la justifier, et les explications seront données par surcroît.

Des moyens pratiques de constater la mort par l'électricité à l'aide de la faradisation , par le docteur Bonnejoy. Paris, in-8° de 32 pages.

Mort subite. Voy. Abcès.

MORTALITÉ. Morts-nés à Rome. Leur nombre extraordinaire, pendant l'année 1 865-1 866, a frappé le professeur Scalzi. Tandis que la moyenne des quatre années précédentes n'était que de 352, celle-ci a été de 955. Sans avoir découvert ni signalé la cause secrète de celte effrayante mortalité , il en accuse le défaut de constatation régulière, scientifique des naissances et des décès (Giorn. med. di Roma). C'est ainsi qu'un mal en engendre d'autres.

Mortalité des nourrissons. Selon M. Husson, directeur de l'assistance publique, elle est d'un sixième à l'état normal pour les enfants de un jour à un an, ainsi qu'il ressort de la statistique suivante, pendant les années 1 858, 1859 et 4860, le département de la Seine excepté, en raison de ses conditions exceptionnelles de population. Voy. — Allaitement.

Naissances. Décès. Mortalité p. 100.

Population urbaine 249847 45 766 18,32

Population rurale 672857 121045 17,90

Populations réunies 922704 160811 18,08

L'écart entre la mortalité des villes et des campagnes est donc seulement de 0,36 pour 100 en faveur des campagnes, sans doute en raison des mauvaises conditions d'allaitement qu'y rencontrent les nouveau-nés.

La contre-épreuve de ce fait se trouve dans la statistique du département de la Seine, où la mortalité des enfants du un jour à un an eslde 16,38 pour 1 00 pour Paris, et de 17,98 dans les communes rurales. Les proportions sont renversées ici en raison des nombreux nourrissons de Paris qui meurent à la campagne. Sur une moyenne de 53 335 naissances, de 1860 à 1865, les familles parisiennes ne confient pas moins de 18 000 enfants à

MORTALITÉ. ' 301 des nourrices salariées, ainsi qu'il résulte du tableau suivant :

Enfants placés par les Bureaux particuliers , en 1865 (non compris 2864 enfants confiés, par leur intermédiaire, à des nour-

nces sur lieu) wv«

Enfants placés par la Direction des nourrices 1 974

Enfants assistés envoyés en nourrice 3942

Enfants placés directement par les familles (environ) 3000

Total 17 958

Si, pour démontrer les causes de cette mortalité, M. Brochard a conclu qu'elle était moindre à Nogent-le-Rotrou, où la surveillance des nourrices, par les médecins, pouvait s'exercer activement (voy. Allaitement)', la différence provient aussi de ce que cette statistique porte sur des enfants de un jour à deux ans. Les résultats ne sont pas si beaïix pour les enfants de un jour à un an, confiés à la direction des nourrices, comme l'indique le tableau suivant :

Mortalité moyenne.

1862 minimum 30,02 —

1864 maximum 40,07 —

Celte mortalité, s'appliquant à des enfants légitimes pour la plupart, rien ne montre mieux l'influence des conditions de la naissance sur sa proportionalité, que la mortalité comparée de celledes enfants assistés de Paris dans des conditions opposées et âgés aussi de un jour à un an.

En 1828 elle était de 511,70 p. 100.

En 1858 de 58,91 -

En 1860 de 49.84 -

En 1801 de 39,26 —

Mais si cette influence est incontestable, celle d'une double action administrative et médicale combinée n'est pas moins évidente par la diminution progressive de cette mortalité, aussi bien sur les nourrissons que sur la généralité des enfants assistés de un jour à douze ans qui, de 25;47 pour 100 qu'elle atteignait en 1858, ne dépasse plus guère 7 pour 100, comme justifie le tableau suivant :

En 1861 9,50 p. 100.

En 1862 7,02 —

En 1803 7,65 -

En 1864 7,96 -

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