ANGINE
plète et la guérison aussi. (Journ. de mèd. de Toulouse, novembre \ 865.)
Moins dangereux et effrayant que la ligature, même que le cautère actuel, ce moyen mérite d'être connu et employé primitivement, sans préjudice des autres s'il échoue. La compression, employée simultanément ici pour la première fois, peut surtout en assurer le succès.
ANGINE. Angine de poitrine. Etiologie. Si obscure en est encore la cause, que l'on ne saurait trop prêter attention aux faits qui semblent devoir l'éclairer. Placée longtemps dans le système nerveux, par l'absence de lésion cadavérique, cette cause tout anatomique au contraire semble devoir être placée ailleurs.
D'accord avec Laennec, M. Lancereaux signalait, en 1864, un cas de rétrécissement des artères coronaires, avec plaques saillantes de plusieurs centimètres entre les parois aortiques, comme étant celte cause (voy. année 1865); et voici trois cas extraits de la presse anglaise , qui viennent à l'appui de cette opinion.
I. Un homme sur la quarantaine souffrait, depuis huit ans, de symptômes cardiaques avec accès que le docteur Ludfield caractérise ainsi : pâleur extrême, visage contracté, bras soulevés , yeux vitrés. Sentiment de constriclion douloureuse accusé dans la poitrine, avec douleur et refroidissement du bras droit. Mort dans un de ces accès; cet homme présenta à l'autopsie le cœur volumineux, avec dépôt athéromaleux mou sur les valvules entre les tuniques de l'aorte, surtout à l'oritice des artères coronaires. Celui de la gauche en éiait obstrué complètement avec rétrécissement de son calibre; il était seulement rétréci à gauche , mais encore perméable avec les dimensions du calibre normal de ce vaisseau. Les deux ventricules, contractés, montraient un léger degré de métamorphose graisseuse.
II. Un garde-forêt de quarante-deux ans, musculeux et gras, souffrait du centre épigastrique. Admis à l'hôpital Saint- Georges, il expira dans un accès d'angina pecloris, ainsi qualifié par le médecin qui en avait été témoin. Du sang était extravasé dans le péricarde sans autre lésion qu'un alhérome mou à l'origine de l'aorte bouchant tellement l'orifice des artères coronaires , qu'il ne pouvait admettre une tête d'épingle. Le