MUGUET
du septième. Mais cette proportion varie dans les divers arrondissements, et la plus considérable est pour Besançon et surtout la banlieue. C'est ainsi que dans le village des Chaprais, plus de 31 pour 100 des décès s'applique à des enfants audessous d'un an, soit près du tiers, tandis que la proportion n'est que de 8/12 pour 4 00 à Besançon même, et du sixième seulement dans les autres arrondissements.
A Lyon, où la mortalité des enfants assistés par l'hôpital de la Charité de un jour à un an, a varié de 32 à 52 pour 100, de 4720 à 1836, elle s'est élevée à 1 : 3,45 et même 2,24 de 1 859 à 1 865, suivant le docteur Berne, médecin de cet hôpital. Elle est de 45 pour 100, suivant M. Rodet; tandis que celle des enfants élevés à Lyon par leurs parents n'est que de 20 à 25; de 33 à 34 pour les enfants delà ville envoyés en nourrice par l'entremise des bureaux, et même de 35 pour ceux qui y sont«envoyés directement par leurs parents (Gaz. méd. de Lyon, novembre). La seconde ville de France, sous ce rapport, n'a donc rien à envier à la première.
Sous ces chiffres bruts de mortalité, se révèlent manifestement, selon M. Devilliers, les causes les plus saillantes qui la produisent, notamment l'allaitement artificiel. Une preuve éclatante s'en montre à Cette, où celui-ci est inconnu. Aussi la mortalité des enfants d'un an n'est-elle que de 4 5,33 pour 1 00, proportion bien inférieure à la moyenne générale; tandis qu'elle est près de 1/4 de un à cinq ans, contrairement à ce qui s'observe ailleurs. Comment constater mieux l'influence directe de l'allaitement sur la grande mortalité désolante des nourrissons en France? (Àcad. de méd., novembre.)
^ Etude médicale et statistique sur la mortalité à Paris, Londres, Vienne et New- York en 1865, d'après les documents officiels, avec une carte météorologique et mortuaire , par le docteur L. Vacher. Paris, 1 vol. in-8°.
MUGUET. Signalé par M. Hervieux avec les accidents généraux d'un abcès-périnéphrique (voy. ce mot), il n'est donc pas lié seulement à l'existence d'une entérite grave chez l'adulte, comme on l'admettait généralement. En l'observant également à la Maternité, chez les accouchées en proie à quelque formation purulente, ce médecin distingué en conclut que son apparition doit faire prévoir ce dernier accident à défaut de l'existence du premier. (Union méd., n° 39.)
MUSCLKS.
MUSC. A cause de la difficulté de le faire prendre sous forme pilulaire et attendu son insolubilité dans l'eau froide, M. Laillèr, pharmacien, propose de le dissoudre dans l'eau chaude et de l'ajouter ainsi à la potion. Si par le refroidissement il perd sa solubilité, du moins il se trouve très-réduit, et il suffit d'agiter la bouteille pour qu'il soit suffisamment divisé, suspendu, même sans véhicule gommeux, pour être facilement administré dans de bonnes conditions, (liépert. de p/iarm., janvier).
MUSCLES. Anatomie et physiologie. Afin de rendre évidente, incontestable la disposition en spirale des fibrilles que , suivant ses recherches microscopiques , M. le professeur Rouget avait constatée, contrairement à quelques micrographes anglais et allemands , soutenant qu'elles sont constituées par des particules distinctes , groupées en séries longitudinales et transversales et réunies par une substance amorphe , il a eu recours à la photographie pour démontrer la vérité de ses observations. L'image de l'objet se reproduisant ainsi exactement, fidèlement en dehors de toute observaiion personnelle, l'observation échappe à toute chance d'erreur, de critique et peut être soumise au contrôle de chacun. Il a soumis ainsi des épreuves démontrant la véritable structure des fibrilles, irrégulièrement onduleuses dans les muscles lisses, et disposées transversalement en ressorts à hélice, en rubans tordus en spirale régulière dans les muscles striés, les stries transversales correspondant aux tours et aux intervalles des tours de l'hélice. A l'aide d'actions purement mécaniques de traction, il a montré que l'apparence des stries transversales, des fibrilles et des faisceaux se modifiait à volonté dans l'état de vie et de contraction, et que les phénomènes de celleci se produisaient sans mettre en jeu d'autre propriété que l'élasticité. (Acad. des se. , juin.)
Ainsi se trouve expliqué et simplifié le phénomène de la contraction musculaire par les lois physiques auxquelles la méthode expérimentale ramène déplus en plus les phénomènes des corps vivants.
Contraction. De même que M. Rouget, M. Marey a rendu palpables, évidents, par la méthode graphique, les phénomènes de la contraction dans ses moindres détails. Avec le myographe