Pour les discours et les idées
Les discours et leur liaison avec les récits
Les idées et leur rapport avec la réalité de
l'histoire (315-322).
Conclusion (323-325).
Nota. — Les chilTres gras mis entre parenthèses correspondent aux chiffres insérés dans le corps de 1 article pour le diviser.
Les Evangiles canoniques sont les documents que la tradition nous a transmis et que l'Eglise nous présente comme le recueil autorisé des actes et des paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Méritent-ils pareille considération? Aux yeux des fidèles, la simple autorité de l'Eglise, se démontrant par des arguments indépendants du témoignage des Evan-
giles, en est une garantie suffisante. A ces croyants mêmes, cependant, il importe de prouver, jjar les moyens généralement employés à l'égard des ouvrages ordinaires, la valeur historique prfipre à nos documents. Sur un point aussi capital la foi ne saurait être trop assurée. A l'égaicl des non croyants, ce genre de démonstration est le seul qui puisse être utilisé. Et Ton conqnend sa nécessité pratique, qu'il s'ai;isse de justifier la tra<litinn et l'enseignement de TEglise, ou que l'on ait en vue d'amener à la foi ceux qui n'ont pas le bonheur de croire. De l'historicité de nos écrits dépendent, en grande partie, poiubeaucoup de gens, l'idée qu'on doit se faire des origines de la religion chrétienne et de son I)ien-fondé, la créance qu'il convient d'accorder aux prétentions surhumaines de son Fondateur, à ses œuvres miraculeuses, à ses institutions.
La grande question qui va nous ccuper est donc celle de la valeur historique de nos Evanjjiles. Nous la traiterons, pour les trois premiers d'aixn'd, qui sont étroitement apparentés entre eux, pour le (juatriènie ensuite, qui offre une physionomie à part.
Mais l'examen définitif de cette question devra être précédé par l'étude d'une autre, qui lui est préalable, savoir celle de l'origine de nos documents. Nous rechercherons donc en premier lieu à quelle époque remontent ces quatre Evangiles et à cruels auteurs il faut les attribuer.