VII. Conclusions
Quelles conclusions faut-il tirer de tout ce qu'on vient de lire?
D'abord, c'est qu'on ne doit pas ajouter la moindre foi aux racontars des journaux sectaires, quelle que soit la précision des détails dont ils cherchent à les autoriser.
Et puis, c'est que la classe de ceux qui représentent l'Eglise ou la servent occupe, dans l'ordre de la moralité, d'après les renseignements mêmes empruntés à ses ennemis, une place éminente, qui la met l>ien haut au-dessus de toutes les autres. C'est ce qui permet de juger à sa valeur le reproche que ses adversaires opposent au célibat religieux, de provoquer l'inconduite chez ceux qui l'observent. Les faits répondent, et leur réponse est éloquente.
Ce qu'il faut reconnaître encore, si l'on est de bonne foi, c'est que, dans l'éternelle lutte contre les mauvais penchants de la nature, le sentiment religieux est poiu" Ihomme un auxiliaire sans égal. On ne dit certes pas qu'il supprime les inclinations perverses, ni qu'il les maîtrise toujours. De ces deux forces en présence, soit que, chez certains, la première ne se trouve pas assez déveh)ppée, soit que la seconde le soit trop, ou qu'enfln, toutes deux étant capables de se résister l'une à l'autre, la séduction de l'occasion <ju je ne sais quelle surprise fasse pencher malheureusement la balance, il peut arriver et il arrive que celle-là succoml)e, qui aurait dû triompher. Mais que de fois aussi elle l'emporte! On vient de le voir.
Ce qui ressort entin, en plein relief, pour quiconque étudie loyalement les résultats comparés, dont on a observé ici l'ensemble, c'est l'iniquité ou l'ignorance de ceux (pii attaf|uent le clergé et les congrégations, au nom justement de la morale, dont ils sont l'honneur.
Dans son livre Du Pape (1. III, ch. m), Joseph de Maistre écrivait, après Voltaire : x La vie séculière a toujours été plus vicieuse que celle des prêtres; mais les désordres de ceux-ci ont toujours été plus remarquables par leur contraste avec la règle. »
Ce qu'il y a de certain, c'est que, depuis que la comparaison peut être faite avec sûreté, c'est-à-dire depuis qu'il existe des statistiques criminelles dans notre pays, le clergé et les congrégations forment ouvertement, ofTuiellement, et sans qu'aucune contradiction soit possible, l'élite morale de la France.
Bibliographie. — G. Bertrin : De la criminalité en France dans les congrégations, le clergé, et les principales professions, d'après les documents olTlciels. (Un vol. in- 16, Paris, Maison de la Bonne Presse, 1904.) Id. Enseignement chrétien, i4 octobre et i"^"" novembre i8g8.
Georges Bertrix.
CŒUR DE JÉSUS (CULTE DU). — I. Objet de ce culif. — 11. Valeur symbolique du cœur. — III. l'adoration due au cœur corporel de Jésus-Christ . — IV. Si le culte du sacré Cœur est matérialiste. — V. Fruits et effets de ce culte. — VI. Sa portée. — VIL Approbation donnée par l'Eglise. — VIII. Si Benoit A'IV lui fut hostile. — IX. Ses origines. — X. Les promesses divines en sa faveur. — XI. Légitimité de son rayonnement social. — XII. Compromissions politiques .'