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générosité ou de dévouement, soit par leurs actes odieux. Des explications essenüelles ont été introduites au sujet des distinctions à établir entre le masculin et le féminin et notamment entre les noms qui sont susceptibles de recevoir les deux geures. On trouve aussi les différents infinitifs qui se rapportent à chaque forme de verbe avec toutes les acceptions qui leur sont propres; enfin, les expressions prépositives et abverbiales applicables à tels et tels verbes qui les régissent. Tout mot irrégulier ou pouvant signifier le pour et le contre a été également noté. J'ai‘ marqué les voyelles pour tous les mots qui, étant sans voyelles, pourraient avoir un double sens. |
Quant aux signes conventionnels et aux voyelles dont je me suis servi durant tout le cours de cet ouvrage , je renvoie le lecteur aux détails s’y rattachant dans la préface arabe. |
Dans un des chapitres de la préface , à côté de l’indulgence et des excuses auxquelles Germanos Farhat a certainement droit , on trouve vingt-un genres différents de corrections que j'ai faites sur le Bab Elyrab ; et, dans un autre chapitre , certains Passages reproduits du Feyrouzabady, pour prouver une fois encore l'inutilité de ses dissertations, qui ue se rapportent nullement aux propriétés de la Langue.
Pour avoir une idée des améliorations et additions faites à cet Ouvrage, qu'il suffise de remarquer qu'entre autres mots introduits dans tout le corps de ce Lexique et que l’on chercherait en vain dans le * FORournaUr, plus de deux cents mots figurent dans la préface.
Enfin, après plusieurs années d'efforts opiniâtres, de recherches non inter- ‘rompues, j'ai terminé cet Ouvrage, aidé, sous le double rapport de la lecture et de la correction, de mon beau-frère , M. Simon DE Danoau, orientaliste comme moi, et versé dans la littérature française.
Je le présente done au public avec l'espoir qu'il sera favorablement accueilli, non-Seulement des Orientalistes, mais de tout Européen jaloux de posséder la Langue Arabe.
, | Rochaïd de DAHDAH.
Quant au Bab Elyrab de Germanos Farhat, il n’était que le précis du Kamous. L'auteur voulait offrir par le peu d’étendue de son œuvre le moyen de la propager en rendant sa transcription plus prompte et plus facile. Il y ajouta cependant tous les mots ayant rapport au culte catholique. Il l'a terminé par un recueil alphabétique où il résout toutes les difficultés de la syntaxe, soit par la prononciation, soit par : les acceplions dissemblables, soit par les attributs divers qui se rattachent à la ‘syntaxe. Germanos Farhat ajouta à son Lexique un grand nombre de noms de communautés ct de personnages bibliques les plus saillants. Après avoir examiné cet Ouvrage, j'ai été porté à croire que la copie du Kamous, alors manuscrite, et sur laquelle il composa très sommairement son Bab Elyrab, était fautive.
J'ai jugé, par conséquent , devoir combler toutes les lacunes qui se trouvent dans le Bab Elyrab et éditer cette œuvre avec toutes les corrections et toute la perfection possibles. Voici comment j'y ai procédé. Je m'en suis d’abord procuré cinq copies manuscrifes différentes, afin d’épurer la cinquième sur les quatre autres; puis celle copie a été sévèrement confrontée avec le Feyrouzabady, en examinant les uns après les autres , tous les mots et la manière dont il les a définis; j'ai eu recours à plusieurs ouvrages de littérature arabe qui ne m'ont pas peu servi pour enrichir ce travail de toutes les corrections et augmentations dont il était susceptible ; et sans cesse renouvelant mes recherches dans les ouvrages que je viens de citer, j'ai fait les additions les plus indispensables réparties en ordre alphabétique dans tout le corps du Vocabulaire , afin qu'une parfaite harmonie püt régner entre mes explications et celles de l'illustre auteur primitif. Tout ce qui a été ajouté par moi se trouve placé-entre deux parenthèses ; j'ai agi de même pour les explications grammaticales dont j'ai augmenté le chapitre de la syntaxe, je me suis servi des mêmes signes conventionnels que lui, et j'ai adopté, en outre, les lettres TX pour marquer le pluriel des plurièls, qu'il avait tantôt négligé et tantôt confondu avec les pluriels simples. | |
La plupart de mes explications ont rapport à des racines qui n'existent pas dans son Lexique ; et plus d'une fois j'ai dù compléter ces définitions défectueuses ou insuffisantes au développement des différentes acceptions du verbe qui peut avoir! plusieurs infinitifs régissant diverses prépositions. De ces mêmes infinitifs découlent les substantifs dont j'ai démontré l'origine, et les différents genres de pluriels, surtout le pluriel appelé en arabe geamh eltaksir, que souvent on ne peut connaître qu’en consultant le dictionnaire lui-même.
À chaque mot dont l'origine est étrangère une remarque a été faite, de même que sur un grand nombre de sentences et de proverbes, sur quelques noms propres d'hommes qui se sont rendus célèbres chez les Arabes, soit par leurs traits de