‹ Dictionnaire arabeChapitre 72 sur 72 · RÉSUMÉ DE LA PRÉFACE ARABE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA PRÉFACE ARABE

1L est universellement reconnu que les principes d'une langue sont les éléments fondamentaux de toute science ; la langue peut être comparée à un arbre, à travers les feuilles duquel apparaissent les fruits de la pensée. Les Orientalistes et les Arabes lettrés désiraient un ouvrage qui contint les richesses de la Langue Arabe et qui fût accompagné des voyelles qui lui servent de simplification, ce qui ne se trouve pas toujours dans un monument littéraire de ce genre; un livre enfin qui servit de point d'appui à la plume de l’écrivain , de lumière aux ombres de la pensée, et de nourriture aux facultés intellectuelles. Aussi, pour mettre à exécution une telle entreprise, j'ai promené longtemps mes regards à travers le riche jardin des livres, afin d'en cueillir les fruits et d'en extraire la substance.

Mon choix s'est arrêté sur deux ouvrages, dont l’un à pour titre : le Kamous Elmahitt, composé par le plus célèbre et le plus grand Juge de l'Yémen ; et l'autre, Bab Elyrab, composé par Germanos Faumar, savant prélat maronite d'Alep.

Le Kamous du Feyrouzabady était sans contredit le meilleur des Dictionnaires Arabes ; mais le sens profond et quelquefois nuageux de ses expressions ne pouvait être saisi que par les savants, car il renferme toute une collection de noms dispersés ça et là, des citations de Mahomet , d'Ulémas, de Législateurs et de Poètes ; des noms d'Emirs et de Scheïks, d’iles et de pays, de villes et de hameaux, de montagnes, de fleuves et de ruisseaux , de chevaux et de cavaliers, d'armes et de guerriers , de tentes et de tribus, etc. Puis, l'auteur entre dans des dissertations aussi déplacées que fatigantes pour expliquer les propriétés attachées, parexemple, à telle pierre, à telle plante, de sorte qu'au milieu de cet inextricable dédale de détails plus scientifiques que littéraires, on perd de vue les mots sur lesquels devraient uniquement rouler les explications, et cependant bien des mots nécessaires, bien des expressions usitées parmi les écrivains et les savants, ent été souvent négligés, cæ qui lui attira , avec raison , le blâme de quelques critiques.

Les formalités voulues par la loi ayant élé remplies, on poursuivra les contrefacteurs.

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