CAS
sujets, des Prônes sur les Epilres de chaque dijiianche de l'année , des Instructions populaires , des Exhortations pastorales pour l'usage des curés et des missionnaires , etc. II. Dix volumes de Diversités. III. Des Romans pieux , Dorothée , Alcinc , Daphnidc , Hyacinthe , Carpic , Spiridion , Alexis. Ce fut Saint- François de Sales qui lui donna le conseil de faire des romans pieux ; mais il en abusa. On a plus de deux cents volumes de cet infatigable écrivain. Les seuls qu'on trouve à présent dans les bibliothèques choisies , sont VEsprit do Saint -François de Sales, éuéque de Genève, en 6 vol. in-8 , Paris, 1641 , réduits en un seul par M. Collot , docteur de Sorbonne, Paris, 1727, réimprimé plusieurs fois ; V Avoisinement des protcstans vers l'Eglise romaine, publié par Richard Simon, en 1700, avec des remarques sous ce titre : Moyens de réunir ics protestans avec l'Eglise romaine.
CASTILLON (Antoine) , de la Compagnie de Jésus, prédicateur célèbre sur la fin du règne de Louis XIII et au commencement de celui de Louis XIV, a laissé : I. Des Sermons pour les dimanches et fêtes de l'Avcnt, qu'il avait prêches dans la chapelle du Louvre devant Leurs Majestés; Paris, 1 vol. in-8, 1672. II. Hes Ser' nions pour une Octave, sur les desseins de J.-C- dans l'institution du Saint-Sacrement de l'Autel , Paris , 1 vol. in-8 , 1669, I^^- ^^^ Panégyriques des Saints , Paris, 1676, 1 vol. iii-8. On recherche encore ces discours plus pour la forme que pour lo fond. Peutêtre l'orateur leur doniiail-il , en ie.^ pronoiiçanl , une
partie de cette forme , c'est-à-dire de ce feu, de cette chaleur que l'on n'y sent guères en les lisant.
CATHALAN ( Jacques ) , jésuite de Rouen , né en 1671 , mort en 1757, professa et prêcha avec quelques succès. Ses talens dans ces deux genres firent honneur à la société. On a de lui : I- Oraison funèbre d& Monseigneur Louis Dauphin , fils de Louis XIV * prononcée à Séez en 1711. II. Celle de Joseph de Lorraine, électeur de Trêves, prononcée en 1716. III. Celle de Madame ( EUsaheth-Char lotte , Palatine de Bavière ) duchesse d'Orléans , prononcée en 1723. Ces trois oraisons funèbres, assez médiocres , ont été imprimées séparément.
CAUSSIN ( Nicolas ) , fils d'un médecin de Troyes , né dans cette ville en i583 , entra chez les jésuites en 1607. Il enseigna les belles-lettres à Rouen, à Paris et à la Flèche. Ses succès dans la chaire le produisirent è la cour , où il fut choisi , par le cardinal de Richelieu, pour confesseur de Louis XIII; mais ne s'étant pas comporté dans cette place au gré du premier ministre, il fut relégué à Quimpercorenlin, en Bretagne, d'où il ne revint qu'après la mort du roi. Ce jésuite mourut à Paris le 2 juillet i65!. Paimi les différens ouvrages qu'il a laissés , on distingue : Le Buisson ardent, figures de l' Incarnation , contenant vingt-quatre discours sur les mystères de 1 Avent. Paris, 1648 < in-8. La Cour Sainte , 5 vol. in-12 , dont la vogue prodigieuse lit dire dans le temps : « Que le P. Caussin avait » mieux fait ses affaires à la cour Sainte ([u'à la cour
» de France. » On doit encore à ce jésnile (juelques ouvrages de liltérature, de i)iélé et de cou iro verse.
CHADUC (Biaise ) , né en 1608, à Riom en Auvergne, entra dans la congrégation de rOratoire, en iCay, y professa les belles-letlres , la philosophie et la théologie ; exerça avec distinction le ministère de la chaire dans la capitale et les provinces, et mourut à Paris le , 18 janvier 1694. On a de cet oratorien : I. Un recueil de Sermons, sous le titre de Dieu-enfant. Paris et Lyon, 1682, in-12. Ils sont assez bien écrits, mais manquent d'onction. II. D'autres Serinons pour (es Octaves du Saint-Sacrement et des Morts. III. Un Panégyrique de Saint- Amahie , patron de son pays , où il avoue ingénument qu'on ne sait rien de la vie de ce saint , et se borne à parler de quelques vertus attribuées à ses reliques. IV. Un Traité de la nature de l'usure, selon ia loi de Dieu et la doctrine des SS. PP. , Avignon , 1675, in-16.
CHAMBRE ( Pierre Cureau de la ), curé de Saint- Barlhélemy de Paris, et membre de l'Académie française , a prononcé , en i(i72 , V Oraison funchre de M. le chancelier S éguier, et le Panégyrique de Saint- Louis, en 1681. Ces deux pièces, d'abord imprimées séparémeiJt, furent réunies en 1 vol. , Paris, 1686 , in-4. Il mourutà Paris le i5 avril 1695. Ce curé aimait la poésie , et n'a jamais fait qu'un seul vers. Un jour qu'il le récitait à Boileau Despréaux : «Ah! Rlonsieur, p s'écria le satirique , que la rime en est belle ! « C'était un homme à bons mots. le P. Mardouin ayant pré-
tendu devant lui que V Histoire des Juifs, de Josephe» i^tait l'ouvrage d'un moine du treizième siècle. « Nous le croirons, lui dit en riant M. de la Chambre , quand vous nous aurez prouvé que les jésuites ont composé les Lettres provinciaies.
CHAMPIGNY ( le P. ) > barnabite, se distingua dans le dix-septième siècle par ses prédications. On a de lui des Sermons et des Panégyriques , Paris , 1708 , 2 vol. in-12. On trouve à la fin du second volume un Examen de conscience. Le Journal des Savans, qui n'est pas toujours infaillible dans ses jugemens, prétend que les discours de ce barnabite sont non-seulement éloquens et i)leins d'onction , mais même qu'ils sont d'un homme vraiment apostolique.
CHAPELAIN ( Charles-Jean-Baptiste le ), jésuite , né à Rouen le i5 août 1710, d'un procureur-général au parlement de cette ville , se consacra à la prédication , et fut applaudi dans les chaires de Versailles , de Lorraine, de Vienne et de Paris. Après la dissolution de la société , il fut appelé par l'impératrice - reine Marie-Thérèse, à Vienne, où il obtint le titre de prédicateur de LL. MM. II. Après avoir prononcé VOraison funlitre de € empereur François I" , qui fut imprimée en ij66, in-4 , une maladie l'ayant forcé de quitter la cour impériale , il se relira à Malines auprès du cardinal - archevêque de cette ville. Le ad décembre 1779, il tomba mort d'apoplexie au moment où il entrait dans la métropole pour célébrer la messe. On a de ce jésuite ; I. Discours sur quelques sujets de