‹ Dictionnaire biographique et bibliographique des prédicateurs et sermonnaires françaisChapitre 29 sur 78 · DES · texte numérisé non relu

DES

Collège royal de celte ville, prononça, à l'assemblée générale du clergé de France, le 28 août i^SS, dans l'église des Grands-Augusiins de Pari», le Paiitgyriqut de Saint- J ugustin. Paris , in-12. Il est écrit avec élégance et pureté ; mais il eût fixé davantage l'attention du public , sans les espèces de dissertations morales et philosophiques qui préparent chaque trait particulier de réloge du saint.

DENISE ( ÎNicoîas ) , aumônier du Roi , ensuite abbé de Saint-Paul, de Sens, chantre et chanoine de l'église cathédrale de Troyes, avait prêché l'Avent devant Sa Majesté. Il prononça aussi, à Saint-Eustache , VOraison funèbre de Marie-Thérèse d' Autriche , Reine de France , Paris, i685 , in-4. , et celle de Madame, de Harlay , ahi/csse de Notre - Dame de Sens , Paris , 1706 , toutes deux assez médioores.

DESRORDS ( N. ) , prêtre de Rouen , qui vivait sur la fin du dix-septième siècle et au commencement du dix - huitième , exerça avec assez de succès pendant quelque temps le ministère de la parole à Paris , et particulièrement à Saint -Louis , en l'île, à laquelle il était attaché. On ne connaît de lui aucun sermon imprimé ; il a laissé seulement un Traité de la meUleure manière de prêcher. Rouen, 1700, 1 vol. in-12. Tout son dessein, dans cet ouvrage , est de chercher la cause du dégoût qu'il suppose qu'on a conçu dans ison siècle , pour les sermons suivis et méthodiques : c'est d'examiner si ce dégoût est bien fondé , et si , pour y remédier, il est à propos de bannir de la chaire ces scrte»

de discours , et de subi^titiier l'homélie en leur place , comme tant de gens le prélendent. l'our exécuter son dessein , il parcourt d'abord un grand nom!)re de manières défectueuses d'annoncer la parole de Dieu , qui ont été en usage en divers temps. Il n'y en a poir»t , suivant lui , de si absurdes qui n'aient élé à la mode. Après avoir parlé de celle qui consistait à remplir les discours d'érudition profiine, il passe à celle qui fui pour la scholastique , et qui fit que l'on traitait en chaire les questions les plus abstraites. De là il vient à celle qui fut pour la doctrine des Pères. « Mais le beau , « ajoute-t-il , était de les citer très-fréquemment , tou- » jours en lalin et d'une manière si confuse, que le 9 latin et le français , par un monstrueux assemblage , » ne faisaient qu'une période. » Après ce goût bizarre , » continue-t-il , parut en chaire un pompeux galima- » lias, toujours guindé dans les nues ; de ce faux su- » bliine on passa au brillant et aux pointes. Ce fut le » règne du bel-esprit, qui a duré , conclut-il , jusqu'à ce » que l'on s'est enfin attaché à traiter les vérités de la » religion d'une manière plus grave et plus solide > » laquelle tend non pas à satisfaire la vanité du prédi- 1) cateur, mais à édifier les fidèles. » M. Desbords aurait dû rapporter quelques exemples des prédicateurs qui sont tombés dans ces défauts , et fixer à - peu - près le temps de chacune de ces diiFérentes méthodes. C'est ce qu'il n'a pas fait. Il entre dans un grand détail de îous les .-ivanlagcs qu'a rhouiéiie sur le sermon; iinaisi! en montre aussi les inconvéniens, que l'on aperçoit aisément lorsqu'on veut faire une homélie sur un Evangile qui contient plusieurs vérités qui n'ont aucune

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