FLO
elle a eu plusieurs éditions. V. Histoire de Théodoscie-Grand, Paris , 1679 » ''^"4 5 composée pour l'éducation du Dauphin ; elle est estimée pour l'élégance du style, plutôt que pour l'exactitude des recherches ; l'auteur flatte un peu son héros. V. Histoire du cardinal Ximenès, Paris, lOgS, 1 vol, in-4 et 2 vol. in- 12 ; Amsterdam, iCgS, 2 vol. in-12. Quoique moins bien écrite , on préfère celle de l'abbé MarsoUier. Fléchier n'a peint ce cardinal que du beau côté ; c'est le portrait d'un saint ; le ministre et le politique n'ont aucune part dans le tableau : MarsoUier fait mieux connaître ce fameux personnage. On doit encore à ce prélat des Mandemens , des Lettres pastorales , des Lettres choisies sur divers sujets , des Œuvres posthumes , etc. , etc.
FLORIOT ( Pierre ), prêtre du diocèse deLangres, confesseur des religieuses de Port-Royal-des-Champs, né en 1604 j embrassa l'état ecclésiastique^ où il se voua quelque temps à l'éloquence de la chaire, et où il se rendit recommandable non-seulement par la piété et la sainteté de sa vie, mais encore par de pieux et bons ouvrages. On a de lui : I. Homélies morales sur tes évangiles de tous tes dimanches de l'année, et sur les principales fêtes de N. S. J.-C et delà sainte-Vierge. Paris, 1677, 1681 et 1688, in-8. Dans cette dernière édition se trouvent des changemens et l'augmentation de quelques homélies. II. La Morale du Pater. Rouen, 1672, in-4, réimprimé à Paris, en 1676, même format, sous ce titre : La Morale chrétienne , rapportée aux instructions que J. C. nous a données dans l'oraison domini-
FOI lu
cale. Il y en. a eu plusieurs éditions, enlre autres, une à Rouen j en 1741, 5 vol. in- 12. Ce livre , qu'on peut regarder comme Yahrégé de tout ('évangile , est un fidèle raccourci de tout ce que les Saints-Pères de l'Église nous ont laissé de plus excellent sur le sujet de la religion et de la morale chrétienne. III. Traité de la messe de paroisse , où Von découvre les grands mystères cachés sous le voile de ta messe puMique et solennelle. Paris , 1679, in- 8. Floriot mourut à Paris le 1" décembre 1691, à quatre-vingt-sept ans.
FOIX (Marc-Antoine de), né en 1637, au château de Fabas , dans le diocèse de Couserans , entra au noviciat des jésuites, en i643, devint un théologien habile, cultiva les lettres avec succès , et se fit un nom parmi les prédicateurs. Il joignait à une manière de s'exprimer noble, élégante et persuasive, la connaissance du cœur humain; et ces avantages, si nécessaires à un prédicateur , se trouvaient chez lui relevés par deux autres, qui ne contribuent pas moins à faire impression sur un auditoire , une belle figure et une physionomie imposante. Employé dans le gouvernement de son ordre, le P. de Foix y occupa les places de recteur et de provincial. Il mourut au collège de Billom en Auvergne, au mois de juin 1687. On a de lui : I. Vart de prêcher la parole de Dieu , contenant les règles de V Éloquence chrétienne. Paris, 1687, in -12. C'est l'ouvrage d'un savant, d'un homme d'esprit, instruit de la littérature profane et sacrée. Le livre est plein d'excellentes réflexions ;maisil y a trop de répétitions, et surtout trop de digressions. L'auteur pense qu'on ne peut faire de !)oih