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en même temps de renoncer sur - le - champ à cette administration. Ce bref fit beaucoup de bruit ; le cardinal Maury déclara qu'il ne lui était point parvenu , et continua d'administrer son diocèse. Quand le Pape eut été amené à Fontainebleau, en 1812, il alla plusieurs fois à son audience , et en fut toujours reçu avec froideur. En 1814 > à la restauration , le chapitre lui retira ses pouvoirs, et il eut ordre de quitter l'archevêché, ce qu'il ne fit que le 18 mai. Il publia un Mémoire , daté du 12 de ce mois, oii il essaya de justifier sa conduite. Le cardinal prit ensuite la route de l'Italie. A son arrivée à Rome , il fut enfermé au château Saint-Ange, où il resta six mois. Au bout de ce temps, il fut confiné dans la maison des Lazaristes de Rome, avec défense de se présenter devant le Pape et de paraître à aucune cérémonie publique. On lui interdit également d'aller à son cvêché de Montefiascone , où le Pape envoya un vicaire apostolique. Au bout de six autres mois, il obtint sa liberté entière ; mais on lui demanda la démission de son siège. Il vécut dans la retraite jusqu'au commencement de mai 1817, qu'une dissolution du sang le conduisit au tombeau , dans la nuit du 10 au 11 du môme mois. On regrette qu'il n'ait pas publié ses autres discours , entre autres son Panégyrique de Saint-Vincent de Paul , qu'il prêcha plusieurs fois avant la révolution , et qui passe pour être im excellent morceau. M. Chas a publié V Esprit du cardinal Maury , 1791 , in-8. Ce n'est qu'une chétive et ennuyeuse compilation de fragmens des discours de tribune de cet abbé.