M AU
sa carrière législalive, qui ne peut entrer dans le cadre d'un ouvrage qui ne comporte aucune matière politique. Après la clôture de la session de l'assemblée nationale, il sortit de France, et parut successivement à Chambéry. à Bruxelles, à Liège et à Coblentz, où les princes français et étrangers lui donnèrent des témoignage» unanimes d'intérêt et d'estime. Appelé à Rome par Pie VI , il y fut traité avec la plus grande distinction. Le Pape le fit archevêque de Nicée in 'parlihus , et le i"mars 1702, il fut sacré en celte qualité. Le nouveau prélat fut nommé nonce du souverain Pontife à' la diète de Francfort , qui se tenait pour l'élection de l'empereur François IL 11 se rendit, en effet , à cette diète , où le ministre ne soutint pas la réputation de l'orateur ; ce qui n'empêcha pas le Pape de le combler de ses faveurs, en le noiumanl, le 21 février 1794? cardinal et évêque de Montefiascone et Corneto , sièges unis. Mais la révolution française vint poursuivre le nouveau cardinal dans cet asile. Obligé de fuir, il se retira en Toscane , et resta quelque temps à Sienne ;il se rendit ensuite à Venise, d'où il passa en Russie. Lorsque les victoires des armées russes en Italie eurent changé la face des affaires , le cardinal Maurj' quitta Péttrsbourg et se réunit à ses collègues pour le conclave qui s'ouvrit à Venise le 1" décembre 1799. Il s'y trou a le seul cardinal français. Il revint à Rome à la srite ^^e Pie VU; et Louis XVIII, alors retiré à Mittuu, Je nomma son ambassadeur auprès du Saint-Sié^e. Le cardinal montrait beaucoup d'ardeur pour les intéiêls do Roi, et se prononçait vivement contre le i;ouvcrienitnt impérial. Ce rèle n'était que simulé. Le cardinal,
s'enniijanl à Montefiascone, .soupirait après Paris , où il avait passé des jours si brillans. Le 23 août 1804 , l'ambassadeur de Louis XVIII écrivit à Bonaparte une lettre où il prolestait, dans les termes les plus pompeux , de son admiration et de sa fidélité pour le nouvel empereur. Sa ieltre fut publiée dans les journaux en i8o5. Ayant obtenu de revenir à Paris, il y parut en 1806 , mais il y fut mal accueilli. S'atlachant de plus en plus au char de Napoléon , il fut nommé premier aumônier de Jérôme , roi de Westphalie. Rappelé dans l'Académie , il y prononça , le 6 mai J807 , un discours de réception , qui ne fut pas heureux. Plus on s'était attendu à une composition brillante, plus on fut étonné de la langueur, de la prolixité , du défaut de mesure et d'intérêt qui parurent dans tout ce discours. On trouve le même caractère dans V Essai stlr l'éloquence de ta chaire, Paris, 1810, 2 vol. in-8. C'était une nouvelle édition de ses discours choisis, qui n'offrait de remarquable qu'une excessive abondance et une profusion d'anecdotes. A la fin de 1809, le cardinal Maury fut nommé membre d'une commission chargée de répondre à quelques questions de Bonaparte sur l'autorité du Pape et sur des matières analogues. Les réponses se trouvent dans les Fragmens sur l'Histoire ecclésiastique , par M. de Barrai. Le 14 octobre 1810 , il fut nommé par Bonaparte à l'archevêché de Paris. Le 5 novembre , le Souverain Pontife lui adressa de Savone un bref, où il lui reprochait d'abandonner les inléréis de l'Eglise , do violer ses sermens, d'avoir quitté san siège de Montefiascone , et de s'emparer d'une ad- Xi.iiuistratLon étrangère ; U lai enjoignait et le priw\