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PERRIN ( Charles-Joseph ) , jésuile , né à Paris en i6go, prêcha avec un grand succès dans les villes le» plus considérables de France , et sur-tout dans la capitale. Après la dissolution de sa société, l'archevêque df Paris, qu'il intéressa en faveur de ses confrères, liii donna un asile dans son palais. Il y a peu d'églises dans Paris où il n'ait prêché des Avents et des Carêmes, avec un concours [)rodigieux d'auditeurs. Missionnaire zélé , toutes les âmes lui étaient précieuses, il ne faisait acception de personne ; en quelque lieu , et à l'égard de qui que ce fùl , qu'il so présentât une bonne œuvre à faire, on le trouvait toujours disposé et empressé à s'y préler. Ouvrier infatigable, il ne sortait de la chaire que pour aller dans le tribunal de la pénitence recueillir les fruits qu'il avait semés ; il se dérobait aux applaudissemens pour se livrer aux exercices de la charité : consoler les malheureux, secourir les pauvres, être auprès des malades , visiter les hôpitaux et les prisons; c'étaient ses occupations les plus chères. Telparut constamment le P. Perrin aux yeux du public ; il ne fut pas moins recommandaLle dans sa vie privée ; religieux humble et lei vent, il édifiait ses frères par la régularité de sa vie, tandis qu'il les charmait par la douceur de ses mœurs, par la candeur et la beauté de son caractère. Sa piété n'avait rien de rebutant; il était fait pour la société, et il y répandait beaucoup d'agrément ; fertile en heureuses saillies, qui décelaient un esprit vif et enjoué , toujours prêt à dire des choses obligeantes ; exttênjement atlen'if à ne parler mal de pcisonne, oti ne pouvait converser avec lui sans l'aimer et sans l'esr limer. Dans sa dernière maladie , il touchait au mo-