ANS
gustin , qu'il appelait l'Africain échauffé > ie doC" leur bouiiiant , que par ses sermons et ses autres ouvrages , qui sont : i". Des Sermons pour un avent ; Bordeaux, i685, in-8 ; 2°. Un Octave de controverse sur ic Saint- Sacrement de t'autei , où tes paroles de Jésus- Christ sont prises en figures par les protestans , et en vérités par les catholiques; Bordeaux, 167.5, iii-8 ; 3°. Triomphe de ta sainte Eucharistie , etc. « contre le ministre Claude; Sedan , 1671 , in- 12 ; Bordeaux, 167a , in-S" ; 4°- ^*fi de saint François de Borgia , dans laquelle il n'est pas avare de miracles ; 5°. Une Traduction de l'Office de l'église, qu'il opposa aux heures de Port-Royal. On ne lit guère aujourd'hui les sermons du père Adam , encore moins ses autres ouvrages.
ANDRÉ ( le petit père ). Foy. Boullanger (André. )
ANSELME (Antoine), abbé de Saint-Séver, en Gascogne , né à risle-en-Jourdain , le i5 janvier i63a , d'un chirurgien , fut couronné deux fois par l'académie des jeux floraux de Toulouse. Ses Odes se trouvent dans le recueil de celte compagnie. Le marquis de Montespan , charmé de ses sermons , le chargea de veiller à l'éducation de son fils , le marquis d'Antin. L'abbé Anselme vint à Paris avec son élève, et la capitale applaudit à son éloquence. Son mérite et la protection de M. le duc d'Antin lui firent obtenir la place d'historiographe des bàtimens. L'académie de peinture et celle des inscriptions et belles-lettres le reçurent en qualité d'associé ; il était aussi prédicateur du roi , et se vit applaudi dans les chaires de Paris et à la cour pendant
çnviron Irenlc ans. La justesse , léléi^ancc ci b pureté (lu langage caractérisent ses produclions oratoires. Il serait seulement à souhaiter qu'il }' eût un peu plus de cette chaleur et de cette force nécessaires pour porter la conviction de la vérité jusqu'au fond de l'âme , et l'émotion dans le cœur. Ses Serinons pour l'avenu et io carême, et ceux qu'il prononça sur divers sujets, ont été imprimés à Paris en 1751 , en 4 vol. in-8 , et en 6 vol. in-12. L'abbé Anselme avait déjà donné , en 1718 , des Pancgyriques des Saints et des Oraisons funèbres , en 3 vol. in-8. Les Panégyriques des Saints sont au nombre de vingt-quatre, également partagés entre les deux premiers volumes ; lesOraisons funèbres, au nombre de neuf, composent le troisième volume. L'abbé Anselme s'est proposé, dans ces dernières , en célébrant les vertus des morts, d'en imprimer l'amour aux vivans; « Car, à Dieu ne olaise , dit-il, que les oraisons funèbres » que l'on prononce dans nos temples , ressemblent à » ces pièces d'éloquence que l'on faisait autrefois parmi » les Grecs ,à la louange des faux dieux et des hommes 0 qui s'étaient signalés pour le service de la patrie. Lu » vanité dominait dans les orateurs , et tout l'eiret que 1) leurs discours produisaient sur les peuples , se lermi- » nait à des regrets inutiles ou à la joie tumultueuse » d'un superbe divertissement. » L'abbé Anselme, après avoir parcouru avec beaucoup d'honneur et de succès la carrière oratoire , se retira sur la fin de ses jours dans son abbaye de Saint-Séver. Il fit beaucoup de bien aux paroisses qui en dépendaient ; il ouvrit de nouveaux chemins , décora les églises ; mais ce qui rendit sa mémoire plus chère à tous les gens de bien, ce fut son zèle