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ciootx (Jeam-Baptiste, baron de], dit Anaeharsis, ne près de Clèves, 1755-4794, maître d'une grande fortune, rêva l'émancipation universelle, et se proclama devant l'Assemblée constituante l'orateur du genre humain; après le 40 août, il se déclara l'apôtre du matérialisme. Membre de la Convention, exclu des Jacobins à l'instigation de Robespierre, il fut enveloppé dans la faction des Hébertistes, et décapité, 23 mars 4794. Il a laissé : la Certitude des preuves du Mahométisme ; l'Orateur du genre humain; la République universelle.
ciostcrcamp, village au N. de Dusseldorf (Prusse Rhénane). Bataille de 4760.
ciostcrseven, bourg à 27 kil. S.-O. de Stade (Hanovre), sur l'Ost. Capitulation de 4757.
cios-Vou»eot, vignoble renommé de la Côte-d'Or, à 22 kil. N.-E. de Beaune.
Clôt (Antoine), dit Clot-Dey, médecin, né près de Marseille, 4795-4868, docteur de Montpellier, se mit au service de Méhémet-Ali et organisa le service de la médecine en Egypte. On a de lui : Aperçu général sur l'Egypte, 2 vol.; De la peste observée en Egypte ; etc., etc.
Clotaire les-, 4e fils de Clovis, né en 497, eut, à sa mort, en 544, le roy. de Soissons, fit périr ses neveux, fils de Clodomir, hérita de son petit-neveu, Théodebald, 555, de son frère, Childebert, 558, et resta seul maître de tous les Etats francs, 558-564 .
Clotaire il, fils de Chilpénc et de Frédégonde, roi de Neustrie en 58 i, eut à lutter contre les rois d'Austrasie. Les leudes lui livrèrent Brunehaut, en 643 ; il fut alors seul roi des Francs ; mais les grands lui avaient imposé des conditions onéreuses à l'assemblée de Paris. Il mourut en 628. [et de Bourgogne, 656-670.]
Clotaire m, fils de Clovis II, roi de NeustrieJ
Clotaire IV, roi de Neustrie, 747-720.
ciotho, l'une des Parques.
ciotiide (Sainte), fille de Chilpéric, l'un des rois des Bourguignons, tué par son frère Gondebaud, née vers 465, épouse de Clovis, 493, contribua beaucoup à sa conversion. Elle poussa plus tard ses fils à la guerre contre les Bourguignons, vit massacrer les fils de Clodomir, vécut dans la retraite à Tours jusqu'en 545. Fête, le 3 juin.
Cioud ou Clodoaid (Saint), 3e fils de Clodomir, échappa à la fureur de ses oncles et vécut dans le monastère de Nogent, qui prit le nom de Saint-Cloud. Fête, le 7 septembre.
cioud (Saint-), anc. Nogent, bourg du canton de Sèvres, à 7 kil. N.-E. de Versailles (Seine-et-Oise), sur la rive gauche de la Seine. Château brûlé par les Prussiens en 4874 ; beau parc; 4,426 hab.
ciovio (Giulio), peintre en miniature, né en Croatie, 4498-4578, élève de Jules Romain.
ciovis ier ou Hiodowig, roi des Francs, fils de Childéric 1er et de Basine, né en 465, roi des Francs Saliens de Tournai, 484, est le véri- \ table fondateur du royaume des Francs en Gaule. Vainqueur du Romain Syagrius à Soissons, 486, époux de Ciotiide, 493," déjà maître du pavs jusqu'à la Loire, il remporta la victoire de Tolbiac sur les Alamans, 496, et fut dès lors le chef de tous les guerriers francs. Sa conversion au catholicisme lui assura les sympathies du clergé et des populations gallo-romaines. Il soumit Gondebaud, roi des Bourguignons, au tribut, 500; la victoire de Vouillé sur Alaric II, roi des Wisigoths, lui donna leur pays jusqu'aux Pyrénées, 507. Il fit périr cruellement les autres chefs mérovingiens, ses parents, et laissa, à sa mort, 544, ses conquêtes à ses quatre fils, Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire.
Clovis il, 2e fils de Dagobert, roi de Neustrie et de Bourgogne, 638-650, roi d'Austrasie, après son frère, Sigebert II, mort en 656.
Clovis III, roi mérovingien, 691-695.
(lowet (Pierre), né à Anvers, 4606-4677, célèbre graveur.
Cloyes, ch.-l. de canton, arr. et au S.-O. de Chàteaudun (Eure-et-Loir) ; 2,316 hab.
ciojne, v. à 25 kil. S.-E. de Cork (Irlande). Evêchés catholique et anglican , 3,000 hab.
ciugnat, bourg du canton de Châtelus-Malvaleix, arr de Boussac (Creuse) ; 2,197 hab.
Cluis, bourg du canton de Neuw-Saint- Sépulcre, arr. de La Châtre (Indre). Forges, fer; bons vignobles ; 2,189 hab.
Cluny {Cluniacum), ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. N.-O. de Màcon (Saône-et-Loire), sur la Grosne. Célèbre abbaye, ch.-l. de l'ordre de Saint- Benoît; maintenant école normale de l'enseignement spécial ; 4,389 hab.
Cluny (Bénédictins de), congrégation, fondée en 940 par Bernon, abbé de Gignv, et 42 religieux bénédictins. Dès le xne s., plus de 2,000 maisons relevaient de l'abbé de Cluny, l'abbé des abbés. Beaucoup de savants et d'écrivains ont appartenu à cette congrégation, supprimée en 4790.
Cluses, ch.-l. de canton, arr et à 43 kil. S.-E. de Bonneville (Haute-Savoie) , près de l'Arve. Horlogerie; 4,941 hab.
Clusium (auj. Chiusi), anc. v. de lEtrurie. célèbre par son roi Porsenna et le siège de 394 av. J.-C. fait par les Gaulois.
Clusone ou Chisone, affl. de gauche du Pô, vient du mont Genèvre , arrose Fénestrelles. Cours de 75 kil.
Clusone, v. à 26 kil. N.-E. de Bergame (Italie), dans la vallée du Serio ; 5,500 hab.
ciuvier (Philippe), né à Dantzig, 4580-4623, géographe établi à Leyde, a écrit : Germania antiqua; — Sicilia antiqua; — Sardinia et Corsica; — Italia antiqua; — fntroduclio in universam geographiam, etc.
ciyde (Glota), riv. tributaire de la mer d'Irlande , arrose une partie très-pittoresque de l'Ecosse, Lanark, Glasgow, Renfrew, Dumbarton Greenock, Port-Glasgow. Cours de 420 kil.
Clyde (Golfe de la), à l'O. de l'Ecosse, entre les comtés de Bute et d'Argyle à l'O., de Renfrew et d'Ayr à l'E.
ciytemuestre, fille du roi de Sparte Tynriare et de Léda, femme d'Agamemnon, l'assassina, de concert avec Egisthe, à son retour de Troie, et fut mise à mort par son fils Oreste. Elle avait eu deux filles, Electre et Iphigénie,
Cnémis, v. anc. des Locriens-Epicnémidiens, au S.-E. de Scarphée.
Cnide, v. anc. de Carie (Asie Mineure), célèbre par son temple de Vénus. Victoire navale de Conon, 394 av. J.-C.
Cnosse, v. anc. de la Crète, au N., près de la mer; résidence de Minos.
Coa, affl. de gauche du Duero, passe à Almeida. Cours de 400 kil.; défense du Portugal.
Coanza, fi. de l'Afrique Australe, tributaire de l'Atlantique, sépare l'Angola du Benguela; il est large , rapide , profond ; les sources sont inconnues.
Coari, affl. de dr. de l'Amazone, arrose le Brésil ; cours de 450 kil.
Coarraze, bourg à 46 kil. S.-E. de Pau (Basses-Pyrénées), sur le Gave de Pau. Château où fut élevé Henri IV.
Coban ou Vera-Paz, v. du Guatemala, au N. de Guatemala, habitée surtout par les Indiens; 42,000 hab.
Cobbett (William), né à Farnham, comté de Surrey, 4762-1835, après une vie agitée, défendit, comme journaliste, le parti tory, puis devint radical exagéré; il fut forcé de s'exiler, 4847- 4849 ; fut plusieurs fois poursuivi pour des délits d»e presse, et fut député des communes, en 4832. 11 a beaucoup écrit : Hist. parlementaire de l'Angleterre Jusqu'en 1803, 42 vol.; — Débats
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parlementaires de 1803 à 1810, 16 vol. ; — Hist. de la Réformation en Angleterre et en Irlande ; — une Grammaire anglaise, — le Jardinier américain, etc.
Cobden (Richard) , né près de Mundhurst (Sussex), 1804-1865, parvint, après une jeunesse laborieuse, à établir une manufacture de toiles fines à Manchester. Devenu riche, il commença à soutenir la liberté commerciale dans deux brochures : l'Angleterre, l'Irlande et l'Amérique, puis la Russie. Il fonda la ligue des céréales et agita toute l'Angleterre de 1838 à 18 46. Membre de la Chambre des communes, il attaqua sans relâche les protectionnistes, et finit par triompher Une souscription nationale de 70,000 liv. «t. le récompensa de ses efforts. Il seconda le ministère W Russellpour faire supprimer l'acte de navigation ; s'opposa à la politique de la guerre; puis, en 18d0, contribua puissamment à la conclusion du traité de commerce entre la France et l'Angleterre , sur les principes du libre échange. On lui a élevé une statue à Manchester.
Cobenzi (Charles de), né à Laybach, 1712- 1770, diplomate autrichien; — son fils, Louis, né à Bruxelles, 1753-1808, et son neveu, Jean-Philippe, 1741-1810, se sont aussi distingués comme ambassadeurs et négociateurs de traités.
Cobija OU Pnerto.Lamar, petit port de la
prov. d'Atacama (Bolivie). Export, assez considérable ; 2,500 hab
Cobienz (Conftuentes), v. de la Prusse Rhénane, au confl. du Rhin et de la Moselle. Place de guerre, défendue sur la rive dr. du Rhin par !a forteresse d'Ehrenbreitstein. Commerce actif; 30.000 hab.
Cobo (Jean), dominicain, missionnaire espagnol à Manille et au Japon, mort en 1592, a laissé un Dictionnaire chinois.
Cobourg, l'une des capit. du duché de Saxe- Cobourg-Gotha, sur l'itz. Etablissements scientifiques et littéraires. Toiles, cotonnades; commerce de tabac et de vins ; 15,000 hab.
Cobourg (Duché de Saxe-). V. SAXE.
Cobourg (FRÉDÉRIC-JOSIAS, prince de Saxe-),
feld-maréchal d'Autriche, 1737-1815, se distingua contre les Turks, 1788 ; contre les Français à Aldenhoven, à Nerwinde, 1793.
Cobras, petite île, dont les batteries protègent la baie de Rio-de-Janeiro.
Cocagne (Pays de), contrée imaginaire, où on vit dans l'abondance et sans travail. Ce nom vient de Cuccagna, canton d'Italie, entre Rome et Lorette , ou du poète macaronique Merlin Coccaie.
Coccaie. V. FOLENGO.
Cocceius Auctus, architecte romain du i" siècle ; on lui attribue le Temple d'Auguste à Pouzzoles.
Cocceji (Samuel), né à Heidelberg, 1679-1755, savant professeur de droit, fut chargé par Frédéric II, roi de Prusse, de réformer la justice et la procédure; il a composé avec talent le Code Frédéric.
Coccejus (Jean), né à Brème, 1603-1669, théologien, professeur d'hébreu, a publié le premier dictionnaire hébraïque complet. Ses Œuvres forment 10 vol. in-fol.
Cochabamba (Sierra de), chaîne de montagnes qui se détache des Andes et sépare les bassins de l'Amazone et de La Plata.
Cochabamba, prov. de la Bolivie, bien arrosée, fertile, avec des mines d'or et des eaux thermales. — Le ch.-l., Cocbabamba, à 145 kil. N.-O. de Chuquisaca, dans une très belle vallée, a un évéché et 15.000 hab.
Cocberel, village à 18 kil. E. d'Evreux (Eure), sur la dr. de l'Eure. Victoire de Du Guesclin, 16 mai 1364.
Cochin, v. de la prés, de Madras (Hindous-
tan), à 560 kil. S.-O. de Madras, bon port à l'emb. d'une rivière du môme nom, sur la côte de Malabar. Chantiers de construction; 3,000 hab.
Cochin, famille de graveurs français célèbres : Mcolas, né à Troyes, 1619-1670; — Noél, mort en 1695; — Charles-Nicolas 1688-1754; — Charles-Nicolas, fils du précédent, né à Paris, 1715-1790, le plus célèbre de tous, qui a composé plus de 1,500 pièces et laissé de nombreux ouvrages sur l'art : Voyage en Italie, — Observations sur les antiquités d'Herculanum, etc.
Cochin (Henri), né à Paris, jurisconsulte et avocat, 1687-1747. Ses Œuvres ont été plusieurs fois publiées.
Cochin (Jacques-Denis), né à Paris, 1726-1783, curé de Saint-Jacques du Haut-Pas, populaire a cause de sa charité, a fondé l'hospice qui porte son nom, 1780-1782.
Cochin (Pierre-Suzanne- Augustin) , né à Paris, 1823-1872, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, 1864, préfet de Seine-et-Oise, catholique libéral, et surtout philanthrope, a écrit des articles dans le Correspondant, un Essai sur la vie, les méthodes d'instruction de Pestalozzi, et l'Abolition de l'esclavage, 2 vol.
Cochinchine. On donne communément ce nom à la partie littorale de l'empire d'Annam (Indo-Chine); c'est là que se trouve la capitale Hué.
Cochinchine française. Elle comprend
tout le S. de la presqu'île entre la mer de la Chine et le golfe de Siam ; c'est le delta du Mékong et du r>ong-naï. On lui donne une superficie de 59,000 kil. carrés et une population de 1,600,000 hab. (1883). Les trois provinces conquises en 1862, sont Saigon ou Ghia-ding, Mytho ou Dinh-luong, Bien-Hoa, à l'E. ; les trois provinces acquises en i867, sont Vinh-luong, Tchau-dok, Hatièn. L'île de Poulo-Condore dépend de la France. — Le climat est chaud et humide ; la terre est fertile ; la population, petite mais laborieuse, descend de pauvres Annamites ; la religion est le bouddhisme. La capitale est Saigon ; les v. princ. sont : Cho-lon, My-tho, Bien-Hoa, Vinh-luong, Tchau-dok, etc.
Cochiée (Jean), théologien, né à Nuremberg, 1479-1552, adversaire de Luther, a écrit l'Histoire des Hussites.
Cochon de Lapparent (Le COmte CHARLES), né dans la Vendée, 1749-1825, membre de la Convention, du Comité de salut public, du conseil des Anciens, fut ministre de la police, 1796, condamné à la déportation après le 18 fructidor. Il fut préfet sous l'Empire, exilé comme régicide en 1815. [1785.]
Cochran (William), peintre écossais ; 1738-J
Cochrane(ALAXANDRE-F0RESTER-lNGLIS),1748-
1832, amiral anglais, se distingua par son courage, prit Washington en 1814 et fut amiral de l'escadre Bleue en 1819.
Cochrane (ALEXANDRE-THOMAS, Comte Dun-
donald, lord), son neveu, 1775-1860, brave officier de mariné, membre de la Chambre des communes, condamné à la prison pour avoir répandu faussement le bruit de la mort de Napoléon, 1814, fut exclu de la Chambre. Il alla servir la cause libérale à l'étranger, au Chili, au Pérou, au Brésil, en Grèce ; fut nommé grand-amiral par l'assemblée de Trézène.et, de retour en Angleterre, fut réhabilité et devint amiral.
Cochrane (JOHN DUNDAS), SOn frère, 1780-
1825, parcourut à pied tout le nord de l'Asie, a publié le récit de ce voyage, et mourut quand il se proposait de traverser l'Amérique du Sud.
Cock (Jérôme), peintre et graveur, né à Anvers, 151U-1570.
Cockbum (Catherine), femme poète, née a Londres, 1679-1749. a composé des drames et écrit la Défense de Locke.