‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 113 sur 657 · COI · texte numérisé non relu

COI

Cockburn, l'une des terres polaires, au N de l'Amérique sept., séparée de la presqu'île Melville par le détroit de Fury et Hécla.

Cockermouth, v. du Cumberland (Angleterre), à 36 kil. S.-O. de Carlisle ; 5,000 hab.

Cociers, peintre flamand, 1740-1817.

Coco (Vincent), né à Campomarano (roy, de Naples), 1770-1823, littérateur, a imité le voyage d'Anacharsis dans son livre Platone in Italia.

Coconas (Annibal, comte de) , aventurier

giémontais, favori du duc d'Alençon, frère de harles IX, dirigea un complot avec La Mole pour le mettre sur le trône. Catherine de Médias les lit exécuter, 1574.

Cocyte, fleuve des Enfers, chez les anciens. Cod. V. Cap Cod.

Codanus sinus, nom anc. de la mer Baltique.

Code (du latin codex, collection), ensemble de lois ou recueil des lois d'un même peuple. Chez les Romains on cite le vieux Code Papirien qui datait des rois ; la Loi des Douze Tables ; sous les empereurs, les Codes Grégorien et Hermogénien, recueils des constitututions impériales d'Adrien à Constantin, le Code The'odosien, ouvrage de Théodose II, et surtout le Code Justinien, 529-534.Le Codex Legum Barbarorum est le recueil des lois des Barbares — En France, le Code Henri, publié en 1587 par Barn. Brisson, n'eut jamais force de loi. Il y eut ensuite le Code Marillac ou Code Michau, publié en 1629 par Michel de Marillac, Le Code Louis comprit les 11 grandes ordonnances de Louis XIV , de nouvelles ordonnances, souvent appelées Code Louis XV, en grande partie ouvrage de d'Aguesseau, développèrent la jurisprudence française. Après les travaux de nos grandes assemblées, Code pénal, 25 septembre 1/91 ,Code hypothécaire, § messidor an m , Code des délits et des peines, 3 brumaire an iv ; etc., Napoléon 1er réalisa l'unité de législation. Aidé des lumières de savants jurisconsultes et du conseil d'Etat, il publia : le Code civil ou Code Napoléon, 1804 ; le Code de procédure civile, 1806 ; le Code de commerce, 1807 ; le Code d'instruction criminelle, 1808 ; le Code pénal, 1810. La Restauration a ajouté, en 1827, le Code forestier et le Code de la pèche fluviale.

Codogno, v de la prov. de Milan (Italie), à 22 kil. S.-E. de Lodi. Comm. de fromases; 9,000 hab.

Codrington (Sir Edouard), amiral anglais, 1770-1851, se distingua à Trafalgar, commanda les flottes alliées à Navarin, 1827, et devint amiral du Pavillon rouge^

Codrus, dernier roi d'Athènes, se lit tuer dans la guerre contre les Doriens, pour assurer la victoire à son peuple, vers le xne s. av J. C. La royauté fut alors abolie.

Coëffeteau (Nicolas) , né à Saint-Calais , 1574-1623, dominicain, orateur renommé, évêque de Marseille en 1621, a écrit des ouvrages de controverse, de piété, des poésies, une traduction de Florus.

Cœlé-Syrie {Syrie creusé), partie de la Syrie entre le Liban et rAnti-Liban.

Cœlius, colline de Rome, à l'E. de l'Aventin.

Cœlius Aurelianus OU Arrianus, médecin

du vc s., probablement né à Sicca (Numidie). a écrit : Celerum passionum libri très et Tardarum passionum libre quinque,

Coeiio (Alonzo-Sanchez). Portugais, premier peintre de Philippe II, 1525-1590.

Cociio (Claude), peintre espagnol, né à Madrid, 1621-1696, élève de Ricci

Coeimans (Jacques), né à Anvers, 1670-1744, a gravé la riche collection de tableaux de Boyer d'Aguilles en Provence.

Coeslin ou Kœsiin, v. de la Poméranie (Prusse), à 10 kil. de la Baltique. Draps, tabacs; 7,000 hab. '

Cœthen OU Kœthen, V. du duché d'AnhaU,

sur la Zittau, au S.-O, de Dessau. Laines, lils dor et d'argent ; 10,000 hab.

Coëiiogon (Alain-Emmanuel, marquis de), d'une illustre famille de Bretagne, 1646-1730, servit sous Tourville et d'Estrées, devint chef d'escadre, vice-amiral du Levant, 1717, puis maréchal à son lit de mort.

Cœur (Jacques), ne à Bourges, 1400-1456, fils d'un marchand pelletier, afferma la monnaie de Bourges, dirigea une grande compagnie de commerce pour exploiter le Levant, et devint argentier de Charles VII, c'est-à-dire ministre des finances. Il rendit de grands services au roi, acquit une immense fortune, prêta aux plus hauts personnages. Mais après la mort d'Agnès Sqrel, il fut accusé d'avoir empoisonné sa bienfaitrice, de concussion, d'altération des monnaies, etc. Il fut condamné au bannissement, 1453, et ses biens furent confisqués; transféré à Beaucak-e, il fut délivré par plusieurs de ses facteurs, bien accueilli par Nicolas V, qui le nomma capitaine général de l'Eglise. Il alla mourir à Chio, en combattant les Infidèles. Sa mémoire fut réhabilitée sous Louis XI.

Cœur (Pierre-Louis), né à Tarare, 1805-1860, prédicateur renommé, professeur d'éloquence sacrée à la Sorbonne, évêque de Troves, en 1848.

Cœuvres, bourg à 15 kil. S.-O. de Soissons (Aisne) ; seigneurie érigée en duché-pairie,

Coffin (Charles), né à Buzancy (Ardennes), 1676-1749, professeur, recteur de l'Université, 1718, est connu par ses poésies latines et ses belles Hymnes.

Coffinhai (Jean-Baptiste), né à Aurillac, 1754-1794, procureur au Châtelet. révolutionnaire exalté, mais honnête, vice-président du tribunal révolutionnaire, fut entraîné dans la chute de Robespierre.

Cognac (Condate), ch.-l. d'arr. de la Charente, à la gauche de la Charente, à 44 kil. O. fl'Angoulême. Grand commerce d'eau-de-vie; 14,087 hab.

Cohahuila, Etat du Mexique, au N.-E., arrosé par le Rio-Grande, le Sabinas, le San-Juan, couvert d'épaisses forêts, fertile en céréales et en vins Le ch.-l. est Saltillo.

Cohom («enno, baron de), né en Frise, 1641-1704, d'une famille suédoise, ingénieur illustre, a mérité le titre de Vauban hollandais. Son grand ouvrage, la Nouvelle Fortification, parut en 1685.

Coigaet (Gilles), peintre, né à Anvers, 1530- 1600, a laissé de charmantes petites compositions.

Coignet (Jules-Louis-Philippe), né à Paris, 1798-1860, peintre estimé de paysages, a publié les Vues pittoresques de l'Italie et un Cours complet de paysage.

Coigny, village à 35 kil. de Coulances (Manche) , anc. seigneurie, érigée en duché, 1747.

Coigny, famille ancienne de Normandie, qui adonné beaucoup d'hommes de guerre célèbres : Robert- Jean- Antoine de Franquetot, comte de Coigny, 1630-1704, lieutenant général et commandant de l'armée de Flandre, 1703; — François, son fils, 1670-1759, colonel général des dragons, maréchal, 1734, vainqueur a Parme et à Guastalla, duc en 1747; —Antoine-François, son fils, 1702-1748, lieutenant général, en grande faveur auprès de Louis XV; — Marie-François-Henri, son fils, 1736-1821, lieutenant général, 1780, pair de France, 1787, député aux Etats généraux, émigra, servit en Portugal, et fut nommé maréchal en 1816 , — François-Marie- Casimir, marquis de Coigny, son fils. 1751-1816, fit la guerre d'Amérique et fut lieutenant général; Auguste- Gabriel, frère du maréchal, 1740-1817, lieutenant

COL

COL

Général, eut pour fille la duchesse de Fleury, héroïne de la Jeune captive d'André Chénier.

Coïmbetonr, v. de la présidence et au S.-O. de Madras (Hindoustan), jadis l'une des places fortes de Tippoo-Saëb.

Coïmbre (Conimbriga), ch.-l. de district, dans le Beï'ra (Portugal), sur la dr. du Mondego, à 470 kil. N.-E. de Lisbonne. Evêché, université de 1308, observatoire renommé. Toiles, poteries. Ane. capitale du roy.; 13,000 hab.

Coïmbre (DOM PEDRO, duc de), 2e fils du roi

de Portugal, Jean 1er, 1392-1449, visita Jérusalem et Babylône, seconda son frère, dom Henri, dans ses entreprises maritimes, fut régent d'Alfonse V, 1439, et a composé des poésies. Le jeune roi traita son oncle en rebelle, le força à se défendre ; il fut tué à Alfarrobeira.

Coin, v. à 37 kil. S.-O. de Malaga (Espagne). Commerce actif; 8,000 hab.

Coing* (Jacques-Joseph), né à Versailles, 1761-1809, graveur, élève de Lebas, a décoré de ses œuvres plusieurs grands ouvrages.

Coire (Curia Rhœtorum), en ail. Chur, ch.-l. des Grisons (Suisse), sur la dr. de la Plessur, à 160 kil. E. de Berne. Grand entrepôt de commerce entre l'Allemagne et l'Italie ; 6,000 hab.

Coirons (Monts), contrefort oriental des Cévennes, entre l'Ardèche et l'Eyrieux; 1,384 m.

Coislin, famille noble de Bretagne : Pierre

de Camboust de Coislin, 1636-1706, évèque d Orléans, grand aumônier, cardinal ; — Henri- Charles, duc de Coislin, son neveu, 1664-1732, évèque de Metz, premier aumônier du roi, fut membre de l'Acad. française et de l'Acad. des Inscriptions.

Coiter (Volcher), né à Groningue, en 1543, savant anatomiste, a été l'un des créateurs de l'anatomie pathologique. Il a laissé De ossibus et cartilaginibus, etc.

Coitier OU Coicticr (JACQUES), né Poligny,

mort en 1505, médecin de Louis XI, fut président de la chambre des Comptes, et ne fut pas disgracié, comme on l'a dit, à l'avènement de Charles VIII.

Coize, affl de dr. de la Loire, arrose Saint- Symphorien, Saint-Galmier.

Coke ou Cooke (Edouard), jurisconsulte anglais, né dans le comté de Norfolk, 1549-1634, défendit les droits du Parlement sous Jacques Ier et présenta à Charles Ier la Pétition des Droits. Ses Rapports et ses Institutes des lois d'Angleterre ont eu beaucoup d'éditions.

Coiardeau (Charles-Pierre), né à Janville (Beauce), 1732-1776, auteur de deux tragédies médiocres, obtint plus de succès par sa Lettre d'Héloïse à Abailard et par son héroïde d'Armide à Renaud. 11 a composé d'autres poésies estimées et la comédie des Perfidies à la mode. Il mourut au moment où il était élu de l'Acad. française.

Coiasse (Pascal), né à Paris, 1639-1709, élève de Lulli, fut maître de musique de la chapelle du roi. Il a laissé 10 opéras, les Noces de Thétis et de Pelée, etc.

Colberg. V. KOLBERG.

Colbert (Jean-Baptiste), marquis de Seignelay , neveu d'un négociant de Troyes , né à Reims, 1619-1683, entra dans les bureaux de Le Tellier, 1648, et devint intendant de Mazarin, qui, en mourant, le légua à Louis XIV, 1661. Après la chute de Fouquet, Colbert devint contrôleur des finances, ministre de la marine, surintendant des bâtiments ; son ardeur infatigable s'étendit à presque toutes les branches du gouvernement. Par sa* sévérité, son esprit d'ordre, son intelligence, il rétablit l'ordre dans les finances; il protégea l'agriculture, créa véritablement l'industrie française, développa le commerce à l'intérieur, substitua le régime protecteur au régime prohibitif, organisa le commerce mari-

time, les cinq grandes compagnies, augmenta lpg colonies, etc. Il créa la marine militaire (vaisseaux, arsenaux, ports; système des classes, gardes marines, caisse des invalides de la marine, etc.): il eut une part considérable, quoique indirecte, aux grandes ordonnances du règne ; s'occupa activement de la police; fit élever de nombreux monuments à Paris; encouragea les lettres, les arts, les sciences ; fonda l'Ecole de Rome, ï'Âcadémie royale de musique, les Acad. dès Inscriptions "et belles-lettres, des Sciences, le Journal des Savants, l'Observatoire; etc.. etc.

Son action fut prédominante jusqu en 1671 ; dès lors Louvois l'emporta de plus en plus, et'Colbert fut plusieurs fois menacé d'une disgrâce royale. On ne lui rendit justice qu'après sa mort, et son convoi eut lieu la nuit, par crainte de la haine de la populace. Il était de l'Acad. française depuis 1667.

Colbert (CHARLES), marquis DE Croissy, son

frère, 1625-1696, conseiller d'Etat, président au parlement de Metz, ministre des affaires étrangères, 1679, a laissé des Mémoires manuscrits et des Lettres sur ses négociations diplomatiques.

Colbert (Edouard-Charles-Victorunt, comte de), 1758-1820, émigra, échappa au désastre de Quiberon, fut aide de camp de Stofflet et mourut contre-amiral sous Louis XVIII.

Colbert (Pierre-David, dit Edouard, comte de), né à Paris, 1774-1853, soldat en 1793, fut colonel à Àusterlilz, général de division à Bautzen, 1813, fut blessé à Waterloo, plus tard fut aide de camp du duc de Nemours en Afrique, 1834, et devint pair de France, 1838.

Coiçhagua, prov. du Chili, entre les Andes et l'Octëan, au N. de la prov. de Maule; riche en blé, pâturages, mines d'or. Superficie, 9,989 kil. carrés ; popul., 152,000 hab." Le ch.-l. est San- Fernando.

Coicbester (Camalodunum) , v. du comté d'Essex (Angleterre), sur la Colne, à 80 kil. N -E. de Londres. Antiquités ; tissus de laine et de soie; grands marchés de grains et bestiaux; 23,000 hab.

Colcbide, anc. pays de l'Asie, entre le Caucase au N., l'Arménie au S., l'Ibérie à l'E., le Pont-Euxin à l'O.; arrosé par le Phase. Jadis grand entrepôt de commerce, au temps de Médée et de la Toison d'Or. Les villes étaient ^Ea. Phasis, Dioscurias, etc. Auj. Iméréthie, Mingrélie, Goune.

Coidoré (Julien de Fontenay), célèbre graveur en pierres fines de la fin du xvi« s., et du commencement du xvnc. Ses œuvres sont très recherchées.

Coidstream, v. à 20 kil. S.-O. de Berwick (Ecosse i, sur la Tweed. Commerce de bestiaux; 4,000 hab.

Coléab ou Koiéah, v. à 32 kil. S.-O. d'Alger, sur le Mazafran. Orangers, citronniers; 3,000 hab.

Coiebrooke (Henri-Thomasj, ne a Londres, 1765-1837, chef de justice à Calcutta, orientaliste distingué, a publié une trad. anglaise d'un Digeste des lois indiennes , 4 vol. in-fol., une grammaire, un dictionnaire de la langue sanscrite, un Essai sur la philosophie des Hindous, la Grammaire de Pdnini, etc II a fondé la Société asiatique de Londres.

Coleoni (Barthélémy) . condottiere italien, né à Bergame, mort en 1475, introduisit, dit-on, l'usage des canons de campagne, en inventant l'affût.

Coieraine, v. à 50 kil. N.-E. de Londonderry (Irlande). Toiles estimées; 6,500 hab.

Coleridge (SAMUEL Taylor), lié dans le

Devonshire, 1772-1834, journaliste aux opinions mobiles, a éle l'un des principaux chefs des poètes Lakistes; ses Ballades lyriques ont eu beaucoup de succès.

Coieti (Dominique), jésuite, né à Venise, 1727-

COL

COL

1798, missionnaire au Mexique, a laissé Dizionario storico-geografico dell' America méridionale, 2 vol. in- fol.

Colette (Sainte), née à Corbie, 1380-1447, a réformé les religieuses de Sainte-Claire. Fête, le 6 mars.

Coii (Giovanni), peintre de Lacques, 1634-1684.

Colignon (François), né à Nancy, 1621-1671, bon graveur, élève de Callot.

Coïigoy, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. N.-E. de Bourg (Ain); 1,750 hab.

Coiàgny, seigneurs de Châtillon-sur-Loing.

Coiigny (Gaspard de), brave capitaine dans les guerres d'Italie, maréchal sous François 1er, épousa Louise, sœur du connétable de Monlmorencv, et mourut en 15:22.

Coiitcny (Odet de), son fils, 1515-1571, cardinal de Chàtillon, 1533, archevêque de Toulouse, évêque de Beauvais, se fit calviniste, se maria, combattit avec Gondé à Saint-Denis et fut empoisonné en Angleterre.

Coligny (Gaspard de), son frère, né à Châtillon-sur-Loing, 1517-1572, se distingua comme capitaine sous François Ier, fut nommé amiral sous Henri II, gagna avec Fr. de Guise la bataille de Benty, 1554, mais s'illustra surtout par la défense de Saint-Quentin, 1557. Calviniste sincère, il fut l'un des principaux chefs du parti dans les guerre civiles, à Dreux, à Saint-Denis ; surtout après la mort de Condé. Battu à Moncontour, vainqueur à Arnay-le-Duc, il signala paix de Saint-Germain, 1570. Son ascendant sur l'esprit de Charles IX effraya Catherine de Médicis, qui tenta de le faire assassiner par Maurevel. L'amiral fut l'une des premières victimes de la Saint-Barthélémy, sous les yeux du duc de Guise, qui lui avait reproché, probablement à tort, d'avoir fait assassiner son père. Sa mémoire fut plus tard réhabilitée.

Coligoy (François de), son fils, 1557-1591, d'abord réfugié en Suisse, servit Henri IV, qui le nomma colonel général de l'infanterie et amiral de Guyenne.

Coligny (GASPARD de), Son fils, 1584-1646,

maréchal de Chàtillon en 1622, vainqueur a Avein, fut battu à la Marfée.

Coligny (GASPARD de), SOn fils, 1615-1649, GUC

de Chàtillon, abjura le calvinisme et mourut d'une blessure reçue au combat de Charenton.

Coligny (JEAN de),COmte de Saligny, d'une

autre branche, 1617-1686, compagnon de Condé pendant la Fronde, se brouilla avec lui, commanda les 6,000 Français qui s'illustrèrent à la bataille de Saint-Gothard, 1664, et écrivit des Mémoires, peu favorables à Condé.

Colima, Etat du Mexique, enclavé dans les Etats de Michoacan et de Jalisco. — Colima, le ch.-l.. à 48 kil. de l'emb. du Colima, à 440 kil, O. de Mexico ; 24}000 hab. — Colima, volcan de 3,656 met. [çais, vivait sous François 1er.]

Colin (Pierre-Gilbert), compositeur fran-J

Colin (Alexandre), né à Malines, 1520-1595, statuaire.

Colines (Simon de), imprimeur célèbre du xvi* s., successeur de Henri Estienne, mort en 1546=

Colins (Pierre), seigneur d'Heetvelde, 1560- 1646, a écrit : Hist. des choses les plus mémorables advenues depuis Van 1130 jusqu'à notre siècle; — Theatrum aulicum, recueil de 4,600 vers sur les dangers des cours.

Colisée, le plus grand amphithéâtre de ]'anc. Rome, construit sous Vespasien, de 75 à 78, par 12,000 Juifs captifs, entre les monts Esquifin, Palatin et Cœlius. Il pouvait contenir 90,000 spectateurs. 11 présente encore un aspect imposant avec ses 33 arcades et des parties importantes des galeries. Benoît XIV l'a consacré aux martyrs. [comté d'Argy le. 1

Coll. l'une des Hébrides (Ecosse)* dépend duj

Coiiado (Didàce), dominicain espagnol, mort en 1638, a laissé un Dictionnaire japonais et une Grammaire japonaise.

Coiiadon (Germain), né à La Châtre, fut chargé de travailler aux lois civiles de Genève; — Nicolas, son parent, d'abord ministre protestant à Bourges, succéda à Calvin dans la chaire de théologie de Genève, 1565 ; déposé en 1571, il alla à Lausanne professer les belles-lettres.

Coiiaert (Adrien), né à Anvers, 1520-1567, fut un bon graveur au burin.

Collantes (François), né à Madrid, 1599-1656, fut un bon peintre d'histoire et de paysages.

Coiiatia, v. de l'anc Latium, à l'E/de.Rome.

Coiiatin (Mont), une des 7 collines de l'anc. Rome.

Coiiatin (Lucius Tarquinius), petit-neveu de Tarquin I", époux de Lucrèce, fût consul avec Brutus, 509 av. J.-C, puis forcé de s'exiler a Lanuvium.

Coiiatius (Apollonius), prêtre de Novare, a écrit, au xv* s., un poëme en 4 chants, De excidio Hierosolymitano.

Colle (Raphaël dal), peintre italien, 1490-1530, élève de Raphaël et de Jules Romain, les a aidés dans plusieurs de leurs travaux.

Collé (Charles), né à Paris, 1709-1783, fonda avec ses amis la société du Caveau, 1729, fut secrétaire du duc d'Orléans et composa pour lui son Théâtre de Société. I) fit jouer, au Théâtre-Français, en 1763, Dupuis et Desronais, puis la Partie de chasse de Henri IV, 1774. Il a laissé des Chansons, vives et gaies, et un Journal historique, 3 vol. in-8°.

Coiienuccio (Pandolphe), jurisconsulte, historien, étranglé par l'ordre de Jean Sforza de Pesaro pour avoir correspondu avec César Borgia, a écrit : Abrégé de l'Histoire du royaume de Naples jusqu'en 1459 ; Jacob et Joseph, tragédie sacrée.

Collet (Philibert), né à Châtillon-lès-Dombes, 1643-1718, avocat, botaniste, a écrit un Traité des excommunications et les Plantes de Dijon.

Coiletet (Guillaume), né à Paris, 1598-1659, l'un des premiers membres de l'Acad. française, protégé et collaborateur de Richelieu, fut largement récompensé. Il a écrit traductions, divertissements, épigrammes, pastorales, lragicomédies, etc , sans beaucoup de talent. — Son fils, François, 1628-1680, fut un mauvais poète, durement traité par Boileau.

Coiietta (Pierre), né à Naples , 1775-1833, combattit pour la république; fut directeur des ponts et chaussées, sous Murât, ministre de la guerre en 1821 ; puis exilé. Il a écrit a Florence une Hist. du roy. de Naples, depuis Charles Vil jusqu'à Ferdinand IV.

Coiliberts, espèce de serfs, au moyen âge, qui pouvaient être vendus et échangés par leurs maîtres. — De nos jours les Colliberts sont des populations assez misérables vers les embouc. du Lay et de la Sèvre-Niortaise.

Collier (Arthur), théologien et philosophe anglais, 1680-1732, a écrit en anglais un livre, intitulé Clavis universalis, pour démontrer l'impossibilité du monde matériel.

Collier (Jérémiei, théologien anglais, 1650- 1726, ennemi de Guillaume III, a écrit une Hist. ecclésiastique de la Grande-Bretagne, 3 vol. in-8c; il a traduit le Dictionnaire de Horéri.

Coiiiette (Louis-Paul), curé de Gricourt (Picardie), a écrit : Mémoires pour servir à l'histoire du Vermandois, 3 vol., 1771-1772.

Coilin (Henri- Jos^h de), né à Vienne, 1772- 1811, s'est placé par ses tragédies au premier rang des poètes dramatiques de son pays.

Colliu de Bar ALEXIS-GUILLAUME-HENRI), né

à Pondichëry, 1768-1820, a laissé une Hist de l'Inde ancienne et moderne..

COL

COL

Coilln de Blamont, surintendant de la musique du roi, né à Versailles, 1690-1760, a écrit la musique de la Circé de J.-B. Rousseau, des Fêtes grecques et romaines, etc.

Collin de \ermoni (HYACINTHE), SOn frère,

ne à Versailles, 1693-1-761, peintre distingué, élève de Rigaud.

Coiiin, né à Luxembourg, en 1626, a gravé à Anvers beaucoup de portraits très estimés.

Collin d'Harleville (JEAN-FRANÇOIS), né à

Maintenon, 1755-1806, fut l'un des écrivains dramatiques, aimables, faciles, spirituels, de la fin du xvme s. (l'Inconstant, l'Optimiste, les Châteaux en Espagne, le Vieux Célibataire, etc.).

Colline, l'une des portes de Rome, au N., près du Quirinal.

Coilinée, ch.-l. de cant., arr. de Loudéac (Côtes-du-Nord) ; 842 hab.

Coiiingwood (lord Cuthbert), amiral anglais, 1748-1810, contribua à la victoire de Trafalgar, 1805, et s'empara des îles Ioniennes.

Coiiini (Côme-Alexandre) , né à Florence, 1727-1806, quelque temps secrétaire de Voltaire, 1732. a écrit : Discours sur Vhist. d'Allemagne; Précis de l'histoire du Palatinat du Rhin ; Considérations sur les montagnes vo l coniques ; Mon séjour auprès de Voltaire. [1724-1 793, bon sculpteur.]

Coilino (Ignace-Second-Marie), né à Turin. J

Coilins (Antoine), philosophe auglais, 1676- 1729, ami de Locke, a écrit des ouvrages estimés : Essai concernant l'usage de la raison; Explication des attributs de la divinité; Discours sur la liberté de penser; Principes et fondements de la religion chrétienne, etc.

Coilins (Jean), né à Wood-Eaton, près d'Oxford, 1624-1688, géomètre, est surtout connu par sa correspondance, Commercium epistolarum D. Johannis Collins et aliorum de analysi promota.

Coilins (Samuel), médecin anglais du xvn* s., a publié Systema anatomicum, 16S5, 2 vol. in fol., où l'on trouve plusieurs découvertes importantes.

Collins (Arthur), écrivain anglais, 1682-1760, a laissé l'Histoire de la Pairie, 3 vol., et Lettres et Mémoires d'Etat, 2 vol. in-fol.

Collins (Willliam), né à Ghichester, 1720- 1756, poète, a composé les Orientales, odes descriptives et allégoriques.

Coiiioure (Eliberis ou Caucoliberis), port de l'arr et à 27 kil. E. de Céret (Pyrénées-Orientales). La ville est fortifiée : pèche abondante de thons et sardines ; 3,622 hab.

Coiio (Collops magnus), port à 60 kil. N. de Constantine (Algérie). Pêcheries de corail ; 2,500 hab.

Coiiobrières, ch.-l. de canton, arr et au N.-E. de Toulon (Var); 2,177 hab.

Coiionges, ch.-l. de canton, arr. de Gex (Ain); 1,115 hab.

Coiioredo, famille autrichienne, qui tire son nom d'un château du Frioul ; plusieurs de ses membres se sont distingués dans la diplomatie ou dans les guerres du xvin* et du xixe s. ; une de ses branches a obtenu en 1763 le rang de prince de l'Empire.

Coiiot (Laurent), médeGin de Henri II, acquit une grande réputation pour l'opération de la taille ; — Philippe, de la même famille, 1593-1656, forma plusieurs élèves lithotomistes ; — le dernier de cette famille, François, a écrit un Traité de l'opération de la taille, 1/27.

Coiiot d'Merbois (Jean-Marie), né à Paris, 1750-1796, comédien ambulant, auteur dramatique, acquit de la popularité par son Almanach du père Gérard. Instigateur du 10 août, responsable des massacres de septembre, montagnard impitoyable à la Convention, membre du Comité de salut public, il commit à Lyon les plus atroces vengeances. Il contribua à la journée du 9 thermidor, fut condamné à la déportation en 1795, et mourut de la fièvre jaune à la Guyane.

Coiman (George), poète anglais, né à Florence, 1733-1794, dirigea avec succès Covent- Garden et Hay-Market, théâtres de Londres. Ses comédies ont réussi. —Son fils, George, 1762- 1836, dirigea aussi Hay-Market, et a composé pour ce théâtre des pièces qui eurent du succès.

Coimar, ch.-l. de la Haute-Alsace (anc. dép. du Haut-Rhin), sur le Lauch et près de 1*111- Filatures de coton, calicots, rubans, fonderies de cloches, quincaillerie. Comm. actif; 26,000 hab.

Coimars (Collis Martis), ch.-l. de canton, arr. et â 40 kil. N. de Castellane (Rasses-Alpes), à la dr. du Verdon. Petite place de guerre protégeant les passages qui conduisent dans la vallée de Barcelonnette ; 973 hab.

Coime (Canal de la Haute-), de Watten sur l'Aa à Bergues (24,785 m.) ; — de la Basse-Colme, de Bergues à Fumes (Belgique).

Colmemar (JEAN-ALVAREZ de) a écrit ail

xvine siècie les Annales d'Espagne et de Portugal, en 14 vol. in-4».

Coimenar, v. à 25 kil. N. de Malaga (Espagne); 6,000 hab. ; — de Oreja, v. à 40 kil. S.-E. de Madrid ; 5,000 hab. ; — Viejo, v. à 35 kil. N. de Madrid. Eaux minérales ; 5,000 hab.

Coine, v. à 45 kil S.-E. de Lancastre (Angleterre). Tissus de laine et de coton ; 9,000 hab.

Coine, riv. d'Angleterre, tributaire de la mer du Nord, passe à Colchester.

Colnet de Ravel (CHARLES-JEAN-AUGUSTE-

Maximilien de), 1768-1832, d'une anc. famille de Picardie, écrivit des satires et des libelles, puis les Mémoires secrets de la république des Lettres, qui furent saisis par le gouvernement consulaire. Il rédigea plusieurs journaux avec talent ; se» articles ont été réunis sous .les titres de l'Hermite du faubourg Saint-Germain et VHermite de Belleville. Il a aussi écrit l'Art de dîner en ville.

Coiocsaou Kolocsa, v. de Hongrie, à 110 kil. S. de Pesth, près du Danube. Archevêché; 8,000 hab.

Coiogna, v. à 32 kil. S.-E. de Vérone (Italie). Comm. de soie et de chanvre; 6,000 hab.

Cologne ou Kœln (Ubiorum oppidum, Colonia Agrippina), capit. de la Prusse rhénane, sur la rive gauche du Rhin, à 480 kii. S.-O. de Berlin, à 450 kil. N.-E. de Paris. Grande place d'armes, arsenal, communiquant par un pont avec Deutz, également fortifiée. Monuments nombreux, magnifique cathédrale. Industrie et commerce considérables ; filatures de coton, lainages, soieries, rubans, distilleries, eau de Cologne; 145,000 hab. Elle fut, sous les Romains, capitale ue la Germanie IIe ; ville libre et impériale au xie s., elle devint puissante sous ses archevêquesélecteurs ; elle appartient à la Prusse depuis 1814.

Cologne, ch.-l. de canton, arr. de Lombez (Gers) ; 654 hab.

Coioman, roi de Hongrie, 1095-1114.

Colomb (Christophe), né probablement vers 1436, à Gênes ou près de Gênes, mort en 1506, fils d'un tisserand ou cardeur de laine, fut marin à 14 ans, parcourut toutes les mers alors connues, s'établit en Portugal, vers 1470, et y épousa la fille de Perestrello, marin célèbre. Il fabriquait des cartes pour vivre, suivait avec la plus vive attention les découvertes des Portugais sur les côtes d'Afrique, étudiait les récits des voyageurs à travers l'Asie. Convaincu de la sphéricité de la terre, il conçut l'idée de trouver la route de l'Asie orientale en naviguant audacieusement vers l'O. Pour obtenir les ressources qui lui étaient nécessaires, il s'adressa aux Génois, à Jean II de Portugal, à Henri VII d'Angleterre ; il eut à soutenir une longue lutte contre la misère, les railleries, les objections puériles; enfin il obtint d'Isabelle de Castille, par le traité de Santa-Fé, trois caravelles pour tenter son entreprise. Il partit de Palos, le 3 août 1492, traversa l'Atlantique, et. le 12 octobre, aborda à Guanahani,

COL - 2

l'une des Lucayes. Il avait trouvé un Nouveau Monde, en croyant aborder à l'extrémité de l'Asie. Dans ce premier voyage, il découvrit plusieurs Antilles, Cuba, Haïti, et fut reçu en triomphe, à son retour en Espagne. Dans un 2e voyage, 1493-1496, il reconnut Ta plupart des petites Antilles, la Jamaïque, Porto-Rico ; dans un 3e voyage, 1498, il toucha a la Trinité, longea la côte de l'Amérique méridionale de l'Orénoque à Caracas; mais poursuivi, calomnié par ses ennemis, il fut chargé de fers par Bovadilia et renvoyé en Espagne. Dans son 4e voyage. 1502, il ht encore de nouvelles découvertes au fond de la mer des Antilles. Découragé, pauvre, abandonné par le roi Ferdinand, il mourut à Sévilie. Il a laissé des Lettres et des Relations de ses voyages.

Colomb (Barthélémy), son frère, 4437-1514, partagea ses études et sa fortune, fut adelantado a Hispaniola, dont il commença la conquête; et, après la mort de son frère, retourna en Amérique pour soutenir les droits de son neveu.

Colomb (Diego^, fils de Ch. -Colomb, né à Porto-Santo, 1474-1526, succéda aux droits de son père, mais n'eut le gouvernement des Indes occidentales qu'en 1509. Poursuivi par la calomnie, il revint en Espagne, 1515, mais ne put obtenir justice. — Avec son petit-fils, D. Diego, 2e duc de Veragua, finit la postérité mâle de Ch. Colomb, 1578.

Colomb (Ferdinand), 2e fils de Ch.-Colomb, 4488-1539, voyagea en Amérique et en Afrique, suivit souvent Charles-Quint, s'occupa d'études scientifiques, réunit 20,000 volumes et écrivit la vie de son père.

Colomb ou Coiumb (Michel), né en Bretagne ou à Tours vers 4440 , mort vers 4513, sculpteur célèbre, est surtout connu par le magnifique tombeau de François II de Bretagne, à Nantes ; il a aussi travaillé au mausolée de Philibert de Savoie, dans l'église de Brou.

Coiomban (Saint) , né dans le Leinster (Irlande), vers 540, fonda en Gaule les monastères de Luxeuil et de Fontaine. Chassé par Brunehaut, il prêcha l'Evangile dans l'Helvétie, puis fonda en Italie le monastère de Bobbio, où il mourut. 645. Il a laissé une Règle et des Lettres adressées aux papes. Fête, le 21 janvier.

Coiomban (Saint-), position militaire importante, jadis fortifiée, au confluent du Lambro et du Pô (Italie).

Colombe (Sainte) , vierge , martyrisée à Sens, sous Aurélien.

Colombe (Sainte-), bourg de l'arr. de La Flèche (Sarthe). Eaux minérales.

Coiombei (Nicolas), né à Sotteville, près de Rouen, 4646-4717, peintre distingué, élevé de Lebrun, a travaillé aux appartements de Vers ailles.

Colombes, villase de l'arr. de Saint-Denis (Seine), à 12 kil. N.-O. de Paris; 9,873 hab.

Colombe? de Gex, sommet du Jura mérid.; 4,689 met. .

Colombey - les - Belles, Ch.-l. de canton arr. de Toul (Meurthe-et-Moselle); 999 hab.

Colombie (Etats-Unis de), république fédé-

rative, au N.-O. de l'Amérique méridionale. Le pays se nommait jadis la Nouvelle-Grenade. Il touche au Grand Océan et à la mer des Antilles; il renferme l'isthme de Panama. La superficie est de 1,000,000 à 4,300,000 kil. carrés; la population est d'environ 2,880,000 'habitants, dont 4,500,000 blancs ou métis. La Colombie est traversée par trois chaînes des Andes, qui renferment plusieurs volcans ; elle est arro'sée par le Chagres, l'Atrato, la Magdalena, et par plusieurs affluents de l'Orénoque. Le climat est très chaud dans les plaines, tempéré sur les hauteurs. Les mines sont riches, mais peu exploitées; les forêts sont nombreuses; la terre

Page 1