‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 115 sur 657 · V. Venaissin et Avignon · texte numérisé non relu

V. Venaissin et Avignon

Comte (Cornes, compagnon), titre donné d'abord à ceux qui accompagnaient les magistrats romains dans leurs provinces ; puis aux sénateurs, qui formaient le conseil de l'empereur, et aux principaux ministres qui dirigeaient le gouvernement sous Dioctétien et Constantin On appelait aussi comtes des chefs militaires. — Sous les rois barbares, les comtes furent les gouverneurs de provinces appelées comtés; ils se rendirent indépendants après Charlemagne, surtout quand l'édit de Kiersy-sur-Oise leur eut donné l'hérédité, 877

Comte (François-Charles-Louis), né dans la Lozère, 4782-1837, avocat, publiciste, lutta, dans le Censeur, contre la Restauration, fut forcé de s'exiler à Lausanne, en Angleterre, où il publia un Traité de Législation. Après 1830, il fut député et membre de l'Acad. des Sciences morales. On lui doit encore un Traité de la propriété

Comte (Auguste), né à Montpellier, 4798-1857, répétiteur, examinateur à l'Ecole polytechnique, disciple de Saint-Simon, exposa ses idées socialistes dans le journal l'Organisateur, et surtout dans un Cours de philosophie positive, 6 vol.

in-8»; dans le Système de politique positive, le Traité de sociologie, le Calendrier, le Catéchisme positif, etc. C'est l'origine de la philosophie qu'on appelle le positivisme.

Comuneros, nom des défenseurs des privilèges communs, que prirent les bourgeois des villes de Castille soulevés contre Charles- Quint, 4520. Ils furent écrasés à Villalar, avec leur chef, don Juan de Padilla, 1521.

Comus, dieu de la joie, des festins, de la toilette, chargé, avec Momus, d'égayer les dieux de l'Olympe.

Conan.Mériadec, prince breton qui, suivant les légendes, aurait suivi en Gaule le tyran Maxime, 383, aurait commandé l'Armorique et se serait rendu indépendant des Bomains, de 409 à 421.

Conan le*, dit le Tors, fils d'un comte de Bennes, au x« s , parvint, après bien des luttes, à rester maître de toute la Bretagne, et fut tué à la bataille de Conquereuil, 992, en combattant Foulques Nerra, comte d'Anjou.

Conan il, fils d'Alain III, comte de Bretagne, 1040-1066, eut à lutter contre son oncle et tuteur, Eudes, comte de Penthièvre. Il fut peut-être empoisonné.

Conan ni, dit le Gros, fils d'Alain Fergent, duc de Bretagne, 1112-1148, favorisa la bourgeoisie et réforma beaucoup d'abus.

Conan 1Y, dit le Petit, fils d'Alain le Noir, reprit la Bretagne au comte de Penthièvre, mais fut dépouillé du comté de Nantes par Henri II d'Angleterre, forcé de marier sa fille Constance au jeune Geoffroi Plantagenet, de lui abandonner le duché, et de se retirer à Guingamp, où il mourut, 1171.

Conca (Sebastiano), né à Gaëte, 4676-4754, peintre de l'école napolitaine, a été un artiste très fécond.

Concarneau (Vorganium), ch -1. de canton, arr et à 20 kil. S.-E de Quimper (Finistère). Port sur la baie de La Forêt. Pêche de la sardine; 5,493 hab.

Concepcion, prov. du Chili, au S., produisant céréales, vins, légumes, huile, chanvre, élevant beaucoup de bestiaux. Superf., 9,265 kil. carrés, popul., 467.000 hab Le ch.-l. est Concepcion.

Concepcion OU La Mocha, à 42 kil. de

l'emb du Biobio, à 400 kil. S.-O. de Santiago, dans un pays fertile, avec un climat délicieux ; 14,000 hab. [d'Haïti, au N.-E. ; 5,000 hab.]

Concepcion de la Vega Real (La), V.J Conception (Baie de la), sur la côte de Terre- Neuve. Pêcheries. Le port principal est Harbour- Gràce

Concha (Don MANUEL de la), marquis del

Duero et de la Habana, né à Madrid, 4794- 4874, se distingua surtout en Amérique sous Espartero, puis dans la guerre contre don Carlos . Il comprima plusieurs soulèvements des progressistes et devint capitaine général de la Catalogne. 11 joua un rôle important dans les différentes révolutions de l'Espagne, soutint, combattit Narvaez, fut exilé, rappelé, nommé maréchal par Isabelle II, en 4868. Placé à la tète de l'armée d'opérations contre les carlistes, il débloqua Bilbao, et il allait emporter les positions d'Estella, lorsqu'il fut tué.

Conchagua, volcan au N. de le baie de Fonseca (Honduras).

Conchée (La), rocher presque inaccessible à 8 kil. de Saint-Malo, dont le fort, ouvrage de Vauban, protège la rade.

Couches, ch -1. de canton, arr. et à 48 kil. S.-O d'Evreux (Eure), près de Piton. Forges, hauts fourneaux, quincaillerie, 2,095 hab.

Conoliillos - Falco (JUAN), lié à Valence

(Espagne), 4644-4744, peintre et graveur. Conchos, affluent de droite du Rio-Grande-

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del-Norte, passe près de Chihuahua (Mexique).

Concile, assemblée d'évèques réunis pour dél i-

bérer et décider en matière de foi et de discipline.

Il y a les conciles provinciaux ou synodes, natio-

fiaux, généraux ou œcuméniques. On compte 9 conciles généraux : Ie»- concile de Nicée, 325 , — 1er concile de Constantinople, 381 ; — 1er concile d'Ephèse, -431 ; — de Chalcédoine, 451 , — 2e de Constantinople, 553, — 3e de Constantinople, 680 ; — 2e de Nicée, 787 ; — 4e de Constantinople, 869 , —4 conciles de Latran à Rome. 1125, 1139, 1179, 1215 , — 2 conciles à Lyon, 1245 et 1274; — concile de Vienne, 1311 ; — concile de Constance, 1414-1418; — concile de Bâle, 1431- 1443; — concile de Trente, 1545-1563 ; — concile de Rome, 1870. On v ajoute quelquefois le concile de Jérusalem, 50 ; — de Pise, 1409 , — de Florence, 1439;— de Latran, 1512.

Concini (Concino), maréchal d'Ancre, fils d'un notaire de Florence, épousa Leonora Galigaï, favorite de Marie de Médicis, qu'ils accompagnèrent en France. Il fut tout-puissant pendant la régence de Marie, marquis, maréchal d'Ancre, premier ministre. Il dissipa l'argent amassé par Henri IV; les seigneurs, soulevés contre lui, lui imposèrent les traités de Sainte-Menehould, 1614, et de Loudun, 1616. Louis XIII, excité par Albert deLuynes, ordonna de l'arrêter; le capitaine des gardes, Vitry, l'assassina, 1617.

Conclave, réunion des cardinaux pour élire un pape. Enfermés au Vatican, ne pouvant communiquer avec le dehors, ils votent jusqu'à ce qu'un même nom réunisse les deux tiers des suffrages. Le conclave, définitivement institué en 1274 par Grégoire X, a été régularisé par Grégoire XV, en 1621.

Concord, capitale du New-Hampshire (Etats- Unis), sur la dr. du Merrimack, à 95 kil. N.-O. de Boston ; 9,000 hab. ; — v. du Massachusetts, à 30 kil. O. de Boston ; combat en 1775 ; — V. de la Caroline du Nord.

Concordat, convention entre le Saint-Siège et un gouvernement catholique pour régler les rapports entre l'Eglise et l'Etat. Les principaux sont : le concordat de Worms, qui termina la querelle des Investitures, 1122;— le concordat de Vienne, 1448, avec l'Allemague ; — le concordat de 1516, entre Léon X et François 1er; —le concordat du 15 juillet 1801, entre Pie VII et le premier consul , Bonaparte ; — le concordat de Fontainebleau, 25 janvier 1813, et celui du 11 juin 1817, qui ne furent pas exécutés. — Le Saint-Siège a signé des concordats avec la plupart des Etats catholiques de l'Europe.

Concorde, déesse, fille de Jupiter et de Thémis, honorée surtout à Olympie, à Borne. Camille, 366 av. J.-C, éleva un temple à la Concorde, au pied du mont Capitolin, et le sénat s'v assembla souvent.

Condat-en-Féniers, bourg de l'arr. et à

30 kil. O. de Murât (Canial). Sources minérales froides; 2,517 hab.

Condate(en celte confluent ) Andeeavorum,

auj. Condé; — Biducassium, auj. Condé-sur- Noireau; — Carnutnm, auj Cosne; — Redonum, auj. Rennes; — Santonum, auj. Cognac; — Senooum, auj. Montereau ; — Suessionum, auj. Condé (Aisne); — Cornaviorum, auj. Congleton ou Norwich (Angleterre),

Conde (Jose-Antonio), né près de Cuença (Espagne), 1765-1820. a laissé : Description de l'Espagne, trad. de l'arabe, Mémoire sur les monnaies arabes; Hist. de la domination des Arabes en Espagne, 3 vol. in-fol.

Condé, ch.-l. de canton, arr et à 12 kil. N.-E. de Valenciennes (Nord), au confl. de l'Escaut et de la Haisne. Place forte; tuileries, clouteries; 4.624 hab.— Le Vieux.Condé, sur la dr. de l'Escaut, a 6,290 hab.

Condé, ch.-l. de canton, arr. de Château- Thierry (Aisne); 681 hab.

Condé-sur-Noireau, ch.-l. de canton, arr. et à 26 kil. E. de Vire (Calvados). Cotonnades, droguets , teintureries. Comm de bestiaux; 7,271 hab [Bourbon.]

Condé, branche collatérale de la maison dej

Condé (LOUIS 1" de Bourbon, prince DE),

5e fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, frère d'Antoine de Bourbon, 1530-1569, se distingua dans les guerres de Henri II, embrassa le calvinisme surtout par ambition; joua un rôle considérable dans la conspiration d'Amboise, 1560, fut arrêté aux Etats d'Orléans, condamné à mort, et ne fut sauvé que par la mort de François II. Gouverneur de Picardie, en 1562, il se mit à la tête des protestants dans la j Ire guerre civile, mais fut vaincu et pris à Dreux; la paix d'Amboise lui rendit la liberté. En 1567, il recommença la guerre, fut repoussé au combat de Saint-Denis, assiégea Chartres et signa la paix de Longjumeau, 1568. Peu après, Catherine de Médicis voulut le faire arrêter ; il se sauva à La Rochelle, espéra peut-être détrôner Charles IX, mais fut battu à Jarnac, et tué par Montesquiou , capitaine des gardes du duc d'Anjou.

Condé (Henri 1er, prince de), son fils aîné, 1552-1588, combattit avec son cousin, Henri de Béarn, fut forcé d'abjurer le calvinisme à la Saint-Barthélémy, s'unit aux Politiques contre Henri III, et obtint le gouvernement de la Picardie, 1576. Il combattit courageusement à Coutras, 1587. On accusa sa femme, Catherine-Charlotte de la Trémoille, de l'avoir empoisonné. Condé (Henri II, prince de), fils posthume du ; précédent, 1588-1646, se sauva avec sa jeune i femme, Charlotte de Montmorency, pour la | soustraire, dit-on, à l'amour de Henri IV. Con- ! verti au catholicisme, il troubla la régence de | Marie de Médicis par son ambition cupide, fut i emprisonné à Vincennes, 1617-1620; servit fidè- ''• lement Louis XIII, s'attacha à gagner la faveur de Bichelieu et s'enrichit des dépouilles de son ! beau-frère, le maréchal de Montmorency

Condé (Louis II, prince de), surnommé le Grand, né à Paris, 1621-1686, d'abord connu sous le nom de duc d'Enghien, épousa Claire- Clémence de Maillé-Brézé, nièce de Richelieu, 1641, et se plaça au rang des grands capitaines par la belle victoire de Rocroy sur les Espagnols, 1643. Vainqueur à Fribourg, 1644, à Nordlingen, 1645, à Lens, 1648, il était tout-puissanl ; quand la Fronde éclata. Il se déclara d'abord ' pour la Cour, puis se mit à la tête de la faction des Petits-Maîtres et mérita de se faire arrêter par Mazarin, 1650. Ce fut le signal de la guerre civile de la Jeune Fronde Délivré par Mazarin lui-même, il souleva le midi, chercha à s'unir aux Espagnols, à Cromwell, fut vainqueur a Bléneau, mais arrêté par Turenne à Gien, puis écrasé au combat du faubourg Saint-Antoine, 2 juillet 1652. Après l'odieux massacre de l'Hôtel de ville, il fut forcé de quitter Paris, et alla combattre dans les rangs des Espagnols. Il montra malheureusement son courage et ses grands talents militaires, en luttant contre Turenne, vainqueur a Arras et aux Dunes, il avait été condamné à mort par coutumace. La paix des Pvrénées lui rendit ses biens et ses honneurs." En 1668, Louis XIV le chargea doccuper la Franche-Comté, en 1672. il prit une part glorieuse à l'invasion de la Hollande ; il fut vainqueur à Seneffe, 1674; défendit l'Alsace après la mort de Turenne, 1675 ; puis se retira dans sa magnifique résidence de Chantilly, aimant et

Erotégeant les lettres et les écrivains. C'est le éros de la famille; il a eu le bonheur d'être loué par Bossuet, qui prononça son oraison funèbre, en mars 1687.

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Condé (Henri-Jules, prince de), son fils unique, appelé M le Prince, 1643-1709, combattit plusieurs fois aux côtés de son père, mais se lit détester par son humeur bizarre et cruelle.

Condé (LOUIS III de Bourbon, prince DE), SOll

fils, 1668-1710, appelé M. le Duc, épousa une fille naturelle de Louis XIV, mais fut délaissé, malgré sa brillante valeur

Condé (LOUIS - HENRI , dUC de Bourbon ,

prince de), connu sous le nom de duc de Bourbon, son fiis, 1692-1740, s'enrichit scandaleusement, lors du système de Law, devint premier ministre, 1723, se laissa diriger par la marquise de Prie, fut dur, avide, maladroit, fit épouser à Louis XV Marie Leczinska, et allait provoquer une guerre générale, quand Fleurv le fit exiler à Chantilly, 1726.

Condé (LOUIS-JOSEPH de Bourbon, prince

de), son fils, 1736-1818, se conduisit honorablement pendant la guerre de Sept-Ans, embellit Chantilly, le Palais-Bourbon, montra quelques idées libérales ; mais, après la prise de la Bastille, il donna le signal de l'émigration, et forma une armée d'émigrés sur les bords du Rhin ; il combattit avec courage de 1792 à 1797, se retira en Russie, se mil à la solde de l'Angleterre, puis vécut dans ce pays depuis 1801. Louis XVIII le nomma grand-maître de la maison du roi et colonel général de iinfanterie.

Condé (HENRI-LOUIS-JOSEPH, dllC de Bourbon, prince de), fils du précédent , 1756-1830, accompagna son père dans l'émigration et en Angleterre; le duc d'Enghien était son fils. Depuis 1815, il vécut retiré à Chantilly avec la baronne de Feuchères. Le 27 août 1830, on le trouva pendu à l'espagnolette d'une croisée de sa chambre , ce qui donna lieu à beaucoup de bruits scandaleux, parce qu'il avait légué son immense héritage à son filleul, le duc d'Aumale, fils du nouveau roi, Louis-Philippe.

Condillac (ETIENNE Bonnot de), philosophe, né à Grenoble, 1715-1780, frère cadet de Mably, prit les ordres, fut précepteur dé Ferdinand de Parme, et composa pour lui un Cours d'études en 13 vol.; il fut de l'Académie française en 1767. Disciple de Bacon et surtout de Locke, il a été le chef de l'école sensualiste , il s'est beaucoup occupé du langage, de la méthode et de l'analyse. Parmi ses nombreux ouvrages, écrits d'un style clair et pur, on cite : Essai sur l'origine des connaissances humaines; — Traité des Systèmes; — Traité des Sensations; — Grammaire , Art d'écrire, Art de penser, Art de raisonner, etc , etc.

Condom, ch.-l. d'arr. du Gers, sur la dr de la Baïse, à 40 kil. N.-O. d'Auch. Jadis évêché ; belle cathédrale Comm. de produits agricoles; 8,552 hab. — Le Condomois était un pays de l'anc. Gascogne, entre l'Armagnac et l'Agénois. Les villes étaient Condom, Nérac, Barbaste.

Condorcet (JeAN-AnTOINE-NiCOLAS DE Cari-

tat, marquis de), né à Ribemont (Aisne), 1743- 1794, présenta, dès 1745, à l'Académie des Sciences un Essai sur le Calcul intégral, en fit partie, 1769, devint secrétaire perpétuel, 1773 ; publia beaucoup d'éloges d'académiciens, des mémoires scientifiques, etc. Lié avec Voltaire et Turgot, il s'occupa d'économie politique et de polémique religieuse; il défendit la cause des Américains, celle des nègres, celle des protestants , il donna la première édition des Œuvres de Voltaire, et entra à l'Académie française en 1782. Il écrivit la Vie de Turgot et beaucoupd'ouvrages de circonstance. Membre de la municipalité de Paris, 17b9, de l'Assemblée législative, il redoubla d'activité et joua un rôle considérable. Envoyé à la Convention par sept départements, associé aux Girondins, il fit le plan d'une constitution nouvelle , il fut enveloppé dans la proscription des Girondins, se cacha et,

toujours infatigable et confiant, composa son Esquisse des progrès de l'esprit humain. Il voulut fuir, fut pris à Clamart, conduit à Bourg-la- Reine, où il s'empoisonna dans la prison, G avril 1794. Ses Œuvres complètes ont été publiées en 22 vol. in-8°. — Sa veuve, Marie- Louise-Sophie de Grouchy, 1764-1822, l'une des femmes les plus distinguées de son temps, a écrit les Lettres sur la sympathie, adressées à Cabanis.

Condore OU Poulo-Condore, île à 180 kil.

au S. de la Cochinchine française, occupée par les Français en 1860 , relâche importante ; péni' tencier.

Condottieri (c.-à-d. mercenaires), aventuriers de tous pays, réunis en compagnies militaires, sous la conduite de capitaines, qui vendaient leurs services aux différents Etats de l'Italie, du

Xllie au XVie S.

Condrieu, ch.-l. de canton, arr. et à 38 kil. S de Lyon (Rhône), sur la dr. du Rhône. Vins blancs ; 2,182 hab.

Condroz, pays de la Belgique entre la Meuse et l'Ourthe ; anc. pays des Condruses, peuple de la Garmanie Ile.

Conecte (Thomas), né à Rennes, au xve s., carme, prédicateur célèbre, parcourut le nord de la France et l'Italie, en déclamant contre les désordres du clergé et le luxe des femmes. Trouvé coupable d'hérésie, il fut brûlé à Rome en 1434.

Conegiiano, v. de la prov. et à 24 kil. N. de Trévise (Italie), près de la Piave. Draps, soieries; 5,000 hab.

Conegliano (GlOVANNI-BATTISTA Cima, dit

le), peintre, né à Conegliano, 1460-1517, a laissé de belles œuvres.

Conegliano (DllC de). V. MoNCEY.

Confession d'Augsbourg, profession de

foi, en 28 articles, présentée par les Luthériens à la diète d'Augsbourg, en 1530. Préparée par Luther, rédigée par Mélanchthon, elle fut rejetée par la Diète.

Confins militaires (Militœr-GrœnzeJ , division politique et militaire de l'empire d'Autriche, qui cesse d'exister, 1871-1874. C'était une longue bande de territoire depuis l'Adriatique jusqu'à la Transylvanie, sur la rive gauche de la Save et du Danube, longue de 800 kil., large de 25 à 80. Au commenc. du xvin» s , le prince Eugène, pour défendre la frontière contre les Turks, accorda des terres moyennant une faible redevance, à condition du service militaire à perpétuité, à des populations slaves, roumaines, magyares, allemandes. Ces Confins formaient les deux gouvernements de Croatie-Slavonie et de Voïvodie et Banat, divisés en régiments et fournissant en temps de paix 50,000 soldats. Aujourd'hui les territoires des Confins militaires du Banat et Voïvodie et du bataillon de Titel sont réunis â la Hongrie ; les Confins militaires croato-slavoniques, avec le territoire du régiment de Peterwaradin, ont été réunis à la Croatie-Slavonie.

Conflans, pays arrosé par le Tôt (Villefranche, Prades, etc.), cédé avec le Roussillon, 1659, et compris dans les Pyrénées-Orientales.

Conflans, ch.-l. de canton, arr. de Briey (Meurthe-et-Moselle) ; 605 hab.

Conflans-Sainte-Honorine, village à 25 kil.

X. de Versailles (Seine-et-Oise), au confl. de la Seine et de l'Oise ; 1,700 hab.

Conflans, hameau, près du confl. de la Seine et de la Marne, à 5 kil. S.-E. de Paris. Traité de 1465.

Conflans. V ALBERTVILLE.

Conflans (HUBERT DE Brienne-Conflans,

comte de), 1690-1777, devint amiral de France en 1756, et maréchal en 1758; il est resté tristement célèbre par la bataille qu'il perdit contre

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les Anglais dans les parafes de Quiberon, 30 nov. 1759.

Confoiens [Confluens), ch.-l. d'arr de la Charente, au confl. de la Vienne et de la Goire, a 62 kil. N.-E. d'Angoulême. Comm. de bois, cuirs et bestiaux; 3,043 hab,

Coufucius, nom, latinisé par les missionnaires, du philosophe chinois Khoung-Fou-Tseu. Né dans le royaume de Lou, 551 av. J.-C, de bonne heure très instruit, il exerça d'importantes fonctions ; puis, à la mort de sa mère, s'enferma trois ans dans la solitude et résolut de consacrer sa vie à la réforme des mœurs Plus tard, premier ministre, il appliqua ses sages idées, revint dans sa patrie pour achever ses ouvrages philosophiques, et mourut saintement en 479 — Il a été moraliste comme Socrate; suivant lui, les cinq vertus cardinales sont l'humanité, la justice, la conformité aux rites prescrits, la droiture, la bonne foi. La piété filiale est la base de la société ; la puissance souveraine appartient aux rois ; c'est une extension de l'autorité paternelle. — Il a commenté les King, écrits des anciens sages; le Chou-King, aperçu historique sur l'histoire de la Chine jusqu'en 770 av. J.-C ; le Chi-King, recueil de chants populaires , le Li-Ki. rituel religieux, etc. Il a écrit le Hiao-King ou livre de la piété filiale, etc.

Congaree, riv. de la Caroline du S. (Etats- Unis), rejoint le Wateree pour former le Santee.

Congiarium, distribution gratuite d'huile, de sel, de vin, etc., faite au peuple romain. Auguste convertit cette libéralité en une somme d'au moins 250 sesterces par tête.

Congieton, v. du comté de Chester (Angleterre), a 35 kil. de Manchester, 10,000 hab.

Congo; on donne souvent ce nom ou celui de Guinée mérid. à la partie peu connue de l'Afrique australe, depuis le cap Lopez au N. jusqu'au cap Negro au S. Les côtes sont basses, malsaines, fertiles ; une chaîne très épaisse de montagnes s'étend parallèlement, à 200,250 kil. Les populations, abruties par la traite et par les vices des petits despotes, sont toujours dans un état de grande infériorité. Le Congo ou Zaïre, le Nourse ou Cunèné, le Coanza, viennent de l'intérieur. On divise le Congo en 4 parties : le Loango, le Congo proprement dit, l'Angola et le Benguela.

Congo proprement dit, entre le Zaïre et. le Dandé ; il comprend plusieurs petits Etats ; villes princ. San-Salvador ou Banza-Congo, Batta, Bamba, etc., qui relèvent plus ou moins du roi du Congo.

Congo. V Zaïre.

Congrégation, société religieuse , approuvée par le pape ou par les évèques, tenant le milieu entre les séculiers et les réguliers, comme celles de l'Oratoire, de la Doctrine chrétienne, de Saint-Sulpice, etc. — On donnait aussi ce nom a des sections d'ordres religieux, comme les Bénédictins de Saint-Maur et de Saint-Vannes. — Commissions de cardinaux, de théologiens, chargées par le pape d'affaires déterminées, comme les Congrégations des Rites, du Saint- Office, de la Propagande, de l'Index, etc.

Congrès, réunion de souverains ou de plénipotentiaires pour concilier des différends, terminer des guerres, etc. — Nom du système représentatif aux Etats-Unis. — Nom de l'Assemblée constituante de Belgique en 1830-1831.

Congrève (William),' né dans le comté de Stafford, 1072-1729, fut un poète élégant, spirituel, riche ; il écrivit des romans et surtout des comédies (le Vieux Garçon, Amour pour Amour, la Fiancée en deuil, etc.), qui eurent du succès; puis des pièces de circonstance ou des mélanges.

Congrève (William), ingénieur et officier

d'artillerie anglais, parent du précédent, 1772- 1828, est surtout célèbre par l'invention des fusées à la Congrève, 1804, pour incendier les vaisseaux, bombarder les villes, etc. Il fut surintendant de l'arsenal de Woolwich.

Coni ou Cuneo, ch.-l. de la prov de Coni (Italie), sur la Stura, au débouché des Alpes maritimes, à 75 kil S. de Turin Evèché , arsenal. Soieries, comm. de transit, 25,000 hab. — La prov. (Piémont) a 7,136 kil. carrés et 618,000 h.

Conil, port à 32 kil. S -E. de Cadix (Espagne), à 6 kil. N.-O du cap Trafalgar. Pêche ; 5,000 hab.

Coninck (David de), peintre de fleurs, de fruits, d'oiseaux, né à Anvers, 1636-1689.

Coninck (Jacques), paysagiste hollandais, né à Harlem, 1650-1709. '

Coninck (Salomon), peintre d'histoire et de portraits, né à Amsterdam, en 1609.

Conjurateurs, parents, amis, au nombre ae 12 à 72, qui, dans les lois des Francs, attestaient par serment la véracité de l'une des deux parties devant les juges. [the) ; 1,672 hab.]

Coniie, ch.-l. de canton, arr. du Mans (Sar-J

Conliége, ch.-l. de canton, arr. de Lons-le- Saulnier (Jura) ; 1,415 hab.

Conmoi, prince breton du vie s., résidant probablement à Ker-Haès (Carhaix), qui régna en tyran cruel, fut excommunié par les évêques de Bretagne et tué par ses sujets soulevés, vers 554.

Connaught (Connacia) , division purement historique de l'Irlande, établie en 1152 par le pape Eugène III , au N.-O. , comprend les 5 comtés de Leitrim, Sligo, Mayo, Roscommon, Galway.

Connecticut, fl. des Etats-Unis, coule entre le Vermont et le New-Hampshire, traverse le Massachusetts, le Connecticut et finit dans le détroit de Long-Island. Cours de 600 kil.

Connecticut, l'un des Etats-Unis, au S. du Massachusetts, à l'E. du New-York, pays accidenté, a du fer en abondance, du cuivre, du plomb, des pierres de taille, des sources sulfureuses ; le sol est fertile en céréales et en pâturages ; l'industrie et le commerce y sont très développés. Les deux chefs-lieux sonf New- Haven et Hartford. La superf. est de 12.924 kil. carrés, la popul. de 622,700 hab.

Connerré, bourg du canton de Montfort, arr. du Mans (Sarthe) ; .2,347 hab.

Connétable {Cornes Stabuli, comte de l'écurie), officier qui commandait la cavalerie sous le sénéchal, et qui devint, sous Philippe Auguste, chef suprême des armées en France. Lesdiguieres fut le 39e et dernier connétable; la charge fut alors supprimée par Richelieu, 1627. Napoléon 1" nomma, en 18u5, son frère Louis grand-connétable, et Berthier vice-connétable.

Connétablie, tribunal du connétable, qui continua d'exister jusqu'en 1787; il connaissait des délits commis par les gens de guerre au camp, dans les garnisons, dans les marches.

Connewitz , bourg sur la Pleiss près de Leipzig, où les Français combattirent dans la 3e journée de la grande bataille de 1813.

Conon, général athénien, commandait une flotte en 413 av. J.-C. ; en 406 il fut battu par le Spartiate Callicratidas ; en 405, il fut l'un des généraux vaincus à ^Egos-Potamos, et se réfugia dans l'île de Chypre En 394, il fut vainqueur près de Cnide et releva les fortifications d'Athènes en 392. Il fut, dit-on, mis à mort par Tiribaze, satrape d'Asie Mineure. Tiinothée était son fils

Conon de Samos, astronome grec, vécut en Egypte sous Ptolémée II et Ptolémée III.

Conon, mythographe grec du siècle d'Auguste.

Conon, pape de 686 à 687.

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Conqnereuil OU Conquerenx, bourg près de'Guémené, arr. de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure, [sonne (Aude) ; 1,726 hab.]

Conques, ch.-l. de canton, arr. de Carcas-J

Conques, ch -1 de canton, arr. de Rodez .Vveyrun) ; 1,280 hab

Conquet (Le), port, du canton de Saint-Renan, arr et à 25 kil. 0 de Rrest (Finistère), mus du cap Saint-Matthieu Jadis important; 1.400 hab.

Conrad i", duc de Franconie, élu roi de Germanie, 914-919, lutta contre les seigneurs, contre Charles le Simple, roi de France, et fut blessé mortellement dans un combat contre les Hongrois.

Conrad il, dit le Salique, emper. d'Allemagne, 1024-1039, triompha de ses rivaux, se fit couronner roi d'Italie, 1027 ; hérita du royaume d'Arles, 1033; et, par la constitution de Milan, 1037, établit en Italie l'hérédité des arrièrefiefs.

Conrad m, fils de Frédéric de Hohenstaufen, neveu d'Henri V, empereur d'Allemagne, 1137-1152, lutta contre Henri le Superbe, duc de Saxe, et contre les partisans de son jeune fils, Henri ic Lion ; c'est l'origine de la querelle des Guelfes et des Gibelins ; il resta vainqueur 11 dirigea la 2e croisade avec Louis VII, 1147-1149, perdit la plus grande partie de son armée en Asie Mineure et assiégea vainement Damas.

Conrad iv, fils de Frédéric II, roi des Romains en 1237, soutint en Allemagne la cause de son père, prit le titre d'empereur en 1250 ; mais, poursuivi par la haine des papes, il mourut tout à coup en 1254.

Conrad "V OU plutôt Conradin, Son fils,

1252-1268, voulut, malgré les prières de sa mère, Elisabeth de Bavière, reconquérir le royaume de Naples. Il descendit en Italie, fut vaincu à Tagliaeozzo par Charles d'Anjou, fut livré par un traître , condamné à mort et décapité à Naples. [jurane, 937-993.]

Conrad le Pacifique,roi de Bourgogne Trans-J

Conrad, marquis de Montferrat, défendit a Constantinople Isaac l'Ange, 1186, défendit Tyr contre Saladin, eut à se plaindre de Richard Cœur de Lion devant Saint-Jean-d'Acre, prit le titre de roi de Jérusalem, et fut assassiné à Tyr par deux émissaires du Vieux de la Montagne,

Conrad de Wurzbourg, minnesinger allemand, mort en 1287, a surtout écrit un poème épique, intitulé la Guerre de Troie.

Conradin. V. CONRAD V.

Conrart (Vàlentin), né à Paris, 1603-1675, calviniste, forma une réunion d'écrivains, berceau de l'Académie française, dont il devint le secrétaire perpétuel. Boileau a parlé de son silence prudent ; ses œuvres manuscrites sont à la bibliothèque de l'Arsenal.

Conring (Hermann), savant hollandais, 1606- 1681, professeur a Helmstaedt, eut une grande réputation pour sa science presque universelle et ses 120 ouvrages sur presque toutes sortes de sujets.

Consai-vi (Hercule), cardinal et homme d'Etat, né a Rome. 1757-1823, secrétaire d'Etat sous Pie VII, signa le Concordat de 1801, fut nonce du Pape au congres de Vienne, travailla à la réorganisation des Etats de l'Eglise et protégea les lettres et les sciences II a laissé des Lettres et Négociations.

Consarbrùck, village sur la Sarre, à 7 kil S -O de Trêves (Prusse Bhénane). Combat de 1675.

Conseil d'État. Philippe le Bel sépara la Cour du roi; le Parlement rendit la justice; le grand conseil, conseil secret, conseil du roi, eut la direction des affaires politiques et administratives , c'est l'origine du Conseil d'Etat, composé

d'abord d'évèques, de seigneurs, de magistrat!. En 1497, le chancelier Guv de Rochefort chargea un véritable conseil d'Etat du jugement des affaires judiciaires soumises au roi. Ses attributions, régularisées par un règlement du 3 avril 1547, grandirent au xvie s. , l'organisation définitive ne fut décidée qu'en 1622, 1024, 1630. Le Conseil d'Etat, présidé par le roi ou le chancelier, comprenait le conseil des dépêches, le conseil de finances, le conseil des parties. — Bonaparte créa un nouveau Conseil d'Etat par la constitution de l'an vm , il joua un rôle prépondérant jusqu'en 1814. Ses attributions furent diminuées de 1814 à 1848. La constitution de 1848 fit nommer les membres du Conseil par l'Assemblée De 1852 à 1870, le Conseil d'Etat reprit à peu près le rôle qu'il remplissait sous le premier Empire II a été réorganisé en 1872.

Conseil d'en haut ; C'était au XVIIe S. une

sorte de conseil des ministres.

Conseil des Anciens, l'un des deux Conseils

créés par la constitution de l'an ni. composé de 250 membres, âgés de 40 ans, mariés ou veufs.

11 approuvait ou rejetait les décisions du conseil des Cinq-Cents, choisissait les Directeurs et se renouvelait tous les ans par tiers.

Conseil des Cinq-Cents, créé par la constitution de l'an ni, composé de 500 membres, âgés de 30 ans ; il discutait les lois, qui étaient ensuite soumises au Conseil des Anciens , il était renouvelé par tiers chaque année.

Conseil général, créé dans chaque département, fév. 1800, pour répartir entre les arrondissements la totalité des contributions directes, pour voter les impôts départementaux et émettre des vœux. Choisis par le souverain jusqu'en 1833, puis par les électeurs censitaires, par le suffrage universel depuis 1848, les conseillers se réunissent en session annuelle de 15 jours, et choisissent parmi eux une commission départementale. Il y a autant de conseillers que de cantons en général du moins.

Conseil d'arrondissement, créé par la loi de février 1800, il est chargé de répartir entre les communes la totalité des contributions directes. Il doit y avoir au moins 9 conseillers.

Conseil provincial d'Artois, tribunal Créé

par Charles-Quint à Arras, en 153U.

Conseil souverain d'Alsace, tribunal supérieur de justice, siégeant à Colmar, de 1679 a 1790.

Conseil souverain de Roussillon, tribunal supérieur de justice, siégeant à Perpignan, de 1642 a 1790.

Conseil des Troubles, tribunal établi par

le duc d'Albe dans les Pays-Bas espagnols, en 1568 ; ses rigueurs furent 'l'une des causes du soulèvement contre Philippe IL

Conseil des Dix, tribunal secret de la république de Venise, composé de 10 membres du grand conseil, armé de pouvoirs illimités , d'abord temporaire, 1310, il se déclara perpétuel en 1325.

Consentes Dii, divinités du premier ordre, au nombre de 12, confondues plus tard avec les

12 grands dieux de la Grèce.

Conserans OU Couserans (Consorrani), anc. pays de la Gascogne, au pied des Pyrénées, entre les comtés de Foix et de Comminges (auj Ariége). Villes : Saint-Girons et Saint-Lizier.

Conservatoires de musique, écoles publiques de musique établies d'abord en Italie. Le conservatoire de Paris fut fondé en 1784, puis rétabli par la Convention Des succursales ont été créées a Lille, Toulouse, Marseille, Dijon, Nantes.

Conservatoire des arts et métiers, fondé en 1799 à Paris, dans l'ancien prieuré de Saint- Martin des Champs On y a formé de précieuses collections d'instruments, et on y professe des cours de sciences publics et gratuits.

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Consistoire, nom donné au conseil intime crue forma Auguste pour préparer les lois. — Nom du collège des cardinaux réunis pour une affaire importante. — Conseil chargé de l'administration des églises protestantes. — Le culte israélite a un consistoire central a Paris et des consistoires départementaux.

Constabie, mot dérivé du français connétable, il désigne, en Angleterre, des officiers publics, chargés de maintenir l'ordre et de faire exécuter les lois. Les constables sont élus annuellement parmi les citoyens aisés; depuis 1829, ils sont payés et ont le caractère d'officiers de police.

Constance (Lac de), en ail. Boden-See (Brigantinus ou Rheni lacus), formé par le Rhin, a 65 kil de long; la partie N.-O. s'appelle lac d'Uberlingen ou de Zeller; ses rives sont pittoresques. 11 sépare Saint-Gall et Thurgovie (Suisse) de l'Autriche, Bavière, Wurtemberg et Rade.

Constance (Constantia) , ch.-l de cercle du Grand-Duché de Bade, sur la rive gauche du lac. Evêché, cathédrale gothique, a beaucoup de monuments du moyen âge. Le concile (1414-1418) v condamna Jean Hus et Jérôme de Prague. Cotonnades ; 13,000 hab.

Constance, v. de la colonie et à 22 kil. S. du Cap. Vignobles renommés.

Constance Chlore, c'est-à-dire pâle (FLA- VIUS Valerius), petit-neveu de Claude II, né en Mœsie vers 250, fut nommé césar par Dioclétien, en 292. Il gouverna la grande préfecture des Gaules, battit les usurpateurs Carausius et Allectus, se distingua par sa modération et sa tolérance. Il mourut à York, 306, lorsqu'il venait d'être déclaré Auguste, et laissa le pouvoir à son fils Constantin.

Constance (Flavius Julius), né à Sirmium, 317, 2e fils de Constantin, reçut en partage la Thrace, la Macédoine, la Grèce et l'Orient, 337. Il combattit Sapor II, roi de Perse; lutta heureusement contre les usurpateurs Vétranion et Magnence, et resta maître de tout l'Empire, 351. Soupçonneux et cruel, il fit périr son cousin Gallus , il persécuta saint Athanase et les orthodoxes, chargea son cousin Julien de défendre la Gaule, et mourut à Mopsucrène en Cilicie, au moment où il allait le combattre, 361.

Constance, né en Illyrie, général d'Honorius, vainquit en Gaule les usurpateurs Constantin et Gerontius, surveilla les Wisigoths, épousa la veuve de leur roi Ataulf, la sœur d Honorius, Placidie, 417, et en eut Valentinien 111 et Honoria.

Constance OU Constantin Faulkon, aventurier grec de Céphalonie, 1648-1688, gagna la faveur du premier ministre de Siam, se fit catholique, entra en relation avec Louis XIV, mais il excita contre lui de nombreux ennemis, qui le firent périr.

Constance, reine de France, fille de Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, épousa le roi Robert, 1006, et fit le malheur de son mari, en excitant même ses fils à la révolte. Elle mourut de chagrin à Melun, 1033.

Constance de Castille (ELISABETH), fille

d'Alfonse VIII, épouse du roi Louis Vil, 1154-

Constance, fille de Roger II, roi des Deux- Siciles, née en 1156, épousa, en 1186, Henri, fils de l'empereur Frédéric I" Henri réclama le royaume qui devait appartenir à sa femme; lutta contre Tancrède, fit périr le jeune Guillaume III, et souleva les populations par ses cruautés. On a prétendu que Constance le fit empoisonner, 1498 Elle fut la mère de Frédéric II et mourut en 1198.

Constance, fille de Manfred, roi de Naples, épousa, en 4261, Pierre III d'Aragon; qui s'em-

para de la Sicile en 1282. Elle gouverna, après la morî de son mari, au nom de ses fils, Jayme et Frédéric. Elle mourut en 1298.

Constant OU Constans Ier (FLAVIUS JULIUS),

3e fils de Constantin et de Fausta, reçut en partage, 337, l'Illyrie occidentale, l'Italie, l'Afrique. Il resta maître de l'Occident après la mort de son frère Constantin II. Il fut tué près d'Elne, en 350, par les partisans de l'usurpateur Magnence.

Constant OU Constans II (FLAVIUS HERA-

clius), (ils d'Héraclius, empereur, 641-668, vit les conquêtes des Arabes; soutint le monothélisme, persécuta les orthodoxes ; voulut s'établir a Rome, puis vint à Syracuse vivre dans la débauche. Il y fut assassiné.

Constant de Rebecque (HERRI-BENJAMIN),

d'une famille de protestants français, réfugiés en Suisse, né à Lausanne, 1767-1830, se fit connaître a Paris par quelques écrits, se lia avec Mme de Staël, fut tribun, et dut quitter la France, en 1803. Retiré à Weimar, il publia une traduction du drame de Wallenstein, écrivit le roman d'Adolphe, etc., et ne rentra en France qu'en 1814. Il défendit la liberté dans le Journal des Débats; accepta de Napoléon, en 1815, avec le titre de conseiller d'Etat, la mission de préparer Y Acte additionnel; puis de 1815 à 1830, comme publiciste, comme député, il défendit la cause du libéralisme. Nommé président du Conseil d'Etat, en 1830, il mourut peu après. Parmi ses ouvrages politiques et philosophiques on cite . De l'Esprit de conquête, 1813 ;Cours de politique constitutionnelle, 4 vol. in-8° ; Mémoires sur les Cent-Jours ; De la Religion, 5 vol. in-8°; Du Polythéisme romain, 2 vol. in-8°, etc.

Constantia (FLAVIA JUL1A VALERIA), S02Ur de

Constantin, femme de Licinius, mourut en 329 Constantia (Flavia Julia) , fille de Constance II, femme de Gratien, morte en 383.

Constantin (CAIUS FLAVIUS VALERIUS AURE-

lius Claudius), surnommé le Grand, fils de Constance Chlore et d'Hélène, né à Naïssus en Dacie. 274-337, vécut auprès de Dioclétien, puis vint rejoindre à Eboracum son père mourant, et fut proclamé césar par les soldats II gouverna avec une sage fermeté, épousa Fausta, la fille du vieil empereur Maximien, qui voulut l'assassiner et qu'il fit périr, en 310. Il s'unit alors à Licinius contre le tyran Maxence, franchit les Alpes, se déclara en faveur des chrétiens, mit le signe de la croix sur son labarum, et fut vainqueur près de Turin, de Vérone, au pont Milvius. En 313, il rendit l'édit de Milan en faveur des chrétiens. Il fut forcé de tourner ses armes contre son beau-frère et collègue Licinius, maître de l'Orient, le vainquit à deux reprises, 314, 324, et le fit périr. Il fut alors seul empereur. Dès lors il combattit ouvertement le paganisme et travailla à rétablir la concorde dans l'Eglise. Au concile de Nicée, 325, l'arianisme fut condamné. Après la mort de son fils aîné Crispus, qu'il fit exécuter à Pola sur les fausses dénonciations de Fausta ; après la mort de Fausta, qu'il fit étouffer dans une étuve, Constantin choisit pour nouvelle capitale Byzance, où il créa la ville nouvelle de Constantihople, 330. Il s'occupa activement de la réorganisation de l'empire et acheva l'œuvre de Dioctétien, la puissance impériale devint déplus en plus monarchique et absolue. Favorable au christianisme par politique plus que par conviction, intelligent, parfois cruel, il combattit les Goths sur le Danube et marchait contre le roi de Perse Sapor II, quand il mourut à Nicomédie. Les Grecs l'honorent comme un saint, le 22 mai, et lui donnent souvent le titre d'égal aux apôtres.

Constantin II (CLAUDIUS FLAVIUS JuLIUS),

2e fils de Constantin, né à Arles, eut en partage les provinces de l'Ouest, 337, attaqua en Italie son frère Constant et fut tué près d'Aquilée, 340. Constantin III (Flavius Héraclius), né eu

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612, empereur à la mort d'Héraclius, fut empoisonné trois mois après, 641

Constantin IV (FLAVIUS) , Surnommé Po-

qonat (le Barbu), fils aîné de Constant II, régna de 668 à 655, eut à lutter contre les Arabes, qui assiégèrent Constantinople et laissa les Bulgares s'établir au sud du Danube.

Constantin V, Copronyme (VOrdurier), fils de Léon III, empereur de 741 a 775, violent iconoclaste, perdit l'exarchat de Ravenne, repoussa es Bulgares, mais fut moins heureux contre les Esclavons et les Arabes

Constantin vi (Flavius), fils de Léon IV et d'Irène, empereur de 780 à 797, fut souvent en lutte avec sa mère, qui finit par le détrôner et lui fit crever les yeux.

Constantin VU, Porphyrogénète (ne dans la pourpre), fils de Léon VI, empereur en 911, ne s'occupa que d'arts et d'études; sa mère, sa femme, Romain Lécapène, gouvernèrent pour lui. Il a écrit : deux livres des Thèmes ou Provinces; un Traité sur l'administration de l'Empire, en 35 chapitres ; une Vie de Basile le Macédonien, deux Traités sur la tactique; le Cérémonial de la Cour. Il a fait rédiger les Géoponiques et les Hippiatriques, a donné une nouvelle édition des Basiliques et composé une vaste compilation historique, dont on ne connaît que 4 sections. ... ■

Constantin vin, associe a son père Romain Lécapène, 928, régna avec son frère Etienne et avec Constantin VII, 944, et fut tué en 946.

Constantin ix, fils de Romain II, 976-1028, laissa régner son frère Basile IL

Constantin x, Monomaque (combattant seul), élevé au trône par l'impératrice Zoé, 1042, combattit des rebelles, puis les Russes, mais laissa les Petchenègues et les Normands attaquer l'empire, tandis que les Turks Seldjoucides ravageaient les provinces d'Asie. Peu avant sa mort, le grand schisme d'Orient fut consommé ,

Constantin xi, Ducas, successeur dlsaac Comnène, 1059, fut un mauvais empereur et mourut en 1067.

Constantin xii, Ducas, son 3« fils, régna six mois, 1067, puis fut relégué dans un cloître par Nicéphore Botoniate, 1078.

Constantin Xlii, Dragazès, 3* fils de Manuel Paléologue, successeur de son frère, Jean VII, 1448 paya tribut à Amurat II, et succomba glorieusement sur la brèche de Constantinople, emportée d'assaut par Mahomet II, 29 mai 1453.

Constantin, né en Svrie,fut pape de 708 à 715.

Constantin (Tibère), antipape, en 767, fut renversé par le peuple soulevé, eut les yeux erevés et fut enfermé dans un cloître, 769.

Constantin, soldat dans l'armée de Bretagne, proclame empereur en 407, s'établit à Arles, se fit reconnaître en Gaule, en Espagne, avec son fils Constant. Honorius envoya contre eux son générai Constance, qui prit Constantin à Arles; l'usurpateur et son fils Julien furent mis à mort sur les bords du Mincio.

Constantin, grand-duc de Vladimir (Russie), combattit heureusement son frère George, 1212, et gouverna sans gloire jusqu'en 1219.

Constantin Pavlovitch, 2e fils de Paul Ier,

4779-1831, combattit en Suisse, 1799, à Austerlitz, 4805 ; fut généralissime dans le royaume de Pologne, en 1815, et s'occupa activement de la prospérité matérielle du pays, mais il se montra emporté, brutal, ennemi de la liberté. Marié à une Polonaise, la princesse de Lowicz, il renonça en 1822 a tous ses droits sur la couronne. Il échappa comme par miracle a l'insurrection du 29 nov. 1830, a laquelle il sembla même applaudir. Il se retira peu après, et mourut subitement, peut-être du choléra, le 27 juin.

Constantin, dit l'Africain, savant médecin

de Carthage, mort en 1087, vécut à Babvlone, se fit moine bénédictin en Italie, et, par ses compilations estimées, introduisit dans ce pays la médecine des Arabes

Constantine (Sierra de), partie occidentale de la sierra Morena (Espagne).

Constantine (Province de), l'une des 3 divisions de l'Algérie, à l'E., comprend: le départ, de Constantine avec 6 arrond. : Constantine, Bône, Batna, Bougie, Guelma, Sétif; — la division militaire de Constantine avec les 4 subdivisions de Constantine, Bône, Batna, Sétif. Les v. princ. sont : Constantine, Djidjelli, Collo, Philippeville, Stora, Milah, Tebessa; — Sétif, Bougie, Msilah, Bou-Saada; — Batna, Biskra, Zaatcha, Sidi-Obka; — Bône, La Calle, Guelma, Souk- Arrhas; — dans le Sahara oriental : Tougourt, Tamerna, Témacin, El Oued. Elle correspond a la plus grande partie de la Numidie ancienne. C'est la partie la plus fertile de l'Algérie et surtout la plus riche en forêts.

Constantine (Cirta), ch.-l. de la prov , sur un massif de rochers à pic enveloppé par le torrent du Rummel et abordable d'un seul côté, à 430 kil. E. d'Alger. Place très forte , ruines romaines. Sellerie, fabr. d'instruments aratoires, burnous; 45,000 hab., dont 8,000 européens. — Cirta, capitale de la Numidie, sous Masinissa et Jugurtha, relevée par Constantin, qui lui donna son nom ; a été prise en 1837.

Constantinople, anc. Byzance, capitale de l'Empire Ottoman, à l'extrémité méridionale du Bosphore, est appelée par les Turks Stamboul ou Islambol. Son port ou Corne d'or, l'un des meilleurs du monde, a 6,500 met de long sur 600 à 1,000 met. de large, il sépare la ville des faubourgs Péra et Galata Vue du Bosphore, la ville a un aspect admirable; mais ses rues sont étroites, sales, avec des maisons petites et laides; elle est bâtie en amphithéâtre sur sept collines et a la lorme d'un triangle dont le sommet est occupé par le Sérail, amas confus de palais, de pavillons, de jardins, sa porte principale est la Sublime-Porte. Le Fanar, sur le port, est un quartier occupé par les Grecs ; à Galata résident les négociants européens; à Péra sont les palais des ambassadeurs chrétiens , puis les établissements militaires de Top- Haneh; le faubourg de Scutari, en face sur la côte d'Asie; à l'extrémité de la Corne d'Or est le faubourg d'Eyoub et la mosquée où les sultans sont intronisés , puis la vallée verdoyante où se trouve la promenade des Eaux-Douces Constantinople a 340 mosquées, 400 écoles, des bibliothèques, une Université, une académie des sciences. C'est le siège du gouvernement, du cheikh-ui-islam, des patriarches grec et arménien, d'un arehevèque catholique, d'un grand rabbin, etc. Elle a peu d'industrie, mais ses immenses bazars réunissent les produits manufacturés de l'Occident aux productions de l'Orient. La population n'est, à ce qu'il semble, que de 600,000 hab. — Bâtie vers 330 par Constantin, capitale de l'empire d'Orient depuis Théodose, prise par les Croisés en 1204, elle tomba au pouvoir de Mahomet II en 1453.

Constantinople (Canal de), anc Bosphore de Thrace, appelé Boghaz par les Turks, détroit qui unit la mer Noire à la mer de Marmara II a 30 kil. de long sur 1 à 4 de large.

Constitution. Les différentes constitutions de la France depuis 1789, fondées sur le principe de la souveraineté du peuple et sur celui de l'égalité, sont :

4c Constitution de 1T91, œuvre de la

Constituante, promulguée le 44 septembre, précédée de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, établit la monarchie constitutionnelle, avec une seule assemblée législative. Elle périt flans la journée du 40 août 1792.

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2° Constitution de 1993, œuvre de la

Convention, votée le 24 juin, composée de 124 articles, donnait le pouvoir à une Assemblée de 750 membres, qui choisissait les 24 membres du pouvoir exécutif parmi les candidats désignés par les assemblées primaires. Cette constitution, purement démocratique, ne fut jamais appliquée.

3<> Constitution de l'an III, œuvre de la

Convention, promulguée le 1« vendémiaire an iv (23 sept 1795), établissait le suffrage à deux degrés, donnait le pouvoir législatif aux deux Conseils des Anciens et des Cinq-Cents, et le

Êouvoir exécutif à un Directoire de 5 membres lie fut détruite par le coup d'Etat du 18 brumaire (9 nov. 1799).

4° Constitution de Fan VIII, œuvre de

Bonaparte et de Siéyès, votée par plus de 3 millions d'électeurs, promulguée le 2$ frimaire (13 décembre). Elle donnait le pouvoir exécutif à

3 Consuls et partageait le pouvoir législatif entre le Conseil d'Etat, le Tribunat et le Corps législatif; un Sénat conservateur veillait au maintien de la constitution.

5° La Charte de 1814 et la Charte revisée

en 1830 établissaient la royauté constitutionnelle, avec deux Chambres, la Chambre des pairs et la Chambre des députés.

6o I^a Constitution de 1848, promulguée

en 116 articles par l'Assemblée nationale, le

4 nov. 1848, proclamait la république, avec le suffrage universel, qui nommait le président, chargé du pouvoir exécutif pour 4 ans, et l'Assemblée législative. Elle a été abolie par le coup d'Etat du 2 déc. 1851.

7<> Constitution de 1852, œuvre du prince Louis-Napoléon Bonaparte, promulguée le 14 janvier 1852; elle confiait pour dix ans le gouvernement au Président de la république, rétablissait en partie la Constitution de l'an vm avec Conseil d'Etat, Corps législatif, Sénat. — Un sénatus-consulte du 7 novembre 1852, ratifié par un plébiscite, rétablit l'Empire héréditaire. Cette dernière constitution, plusieurs fois modifiée dans les détails, a cessé d'exister, le 4 sept. 4870. — 8° Constitution, du 25 fév. 1875.

Constitution civile du clergé, organisation du clergé de France laite par l'Assemblée Constituante, le 12 juillet 1790 II y avait un évèque par département, les évêques et les curés étaient élus , l'institution canonique était donnée par le métropolitain. L'Assemblée força les ecclésiastiques à prêter serment à cette constitution, que le Pape condamna II y eut dès lors deux Eglises en présence : les prêtres assermentés ou constitutionnels et les prêtres insermentés ou réfractaires. Le Concordat de 1801 mit fin à ce schisme.

Constitutions apostoliques, recueil en

8 livres de règlements ecclésiastiques, que plusieurs faisaient remonter aux apôtres, mais qui semblent dater seulement du me ou du ive s.

Consuegra,.v. a 60 kil. S -E de Tolède (Espagne); 7,000 hab.

Consul. Après l'expulsion des rois, 509 av. J.-C, on créa à Borne deux consuls (du latin consulere, veiller à) Elus par l'assemblée des centuries, pour un an, parmi les patriciens, ils eurent d'abord presque toutes les attributions des rois, avec les insignes de la royauté, moins la couronne, avec 12 licteurs, dont les faisceaux étaient armés de haches, symbole du droit de vie et de mort; depuis Valèrius Publicola, les consuls n'eurent plus ce

Eouvoir discrétionnaire qu'en dehors de Borne, es plébéiens n'arrivèrent au consulat qu'en 366 av J.-C, il y eut deux consuls plébéiens en 172. Les consuls entraient en charge aux ides de mars (15); depuis 153, aux calendes de janvier (1er), Us donnaient leurs noms à l'année. Le sénat pouvait investir le consul d'un pouvoir

presque dictatorial par la formule : « Caveat consul ne quid detrimenti respublica capiat. » — Sous les empereurs, le consulat eut peu d'autorité et il y eut jusqu'à 25 consuls dans une année. Justinien Cfessa de nommer des consuls en 541 ; Léon le Philosophe supprima légalement le consulat en 886.

Consul, titre donné au moyen âge aux magistrats des cités dans beaucoup de villes d'Italie et de la France méridionale. — De nos jours, les Consuls sont des agents qu'un Etat nomme dans les villes étrangères pour y protéger le commerce et les intérêts de ses nationaux.

Consul, Consulat. On nomma consuls en France, depuis le 18 brumaire an vm, les magistrats chargés du pouvoir exécutif. Il y eut trois consuls provisoires, Bonaparte, Siévès et Boger-Ducos, puis trois consuls définitifs, "Bonaparte, Cambacérès et Lebrun, nommés pour dix ans. Le 1er consul avait véritablement tout le pouvoir , le sénatus-consulte de l'an x le rendit viager, enfin le sénatus-consulte de l'an xn remplaça le consulat par l'empire héréditaire.

Consulaires, nom des consuls de Borne, à l'expiration de leur charge, ils entraient de droit au sénat.

Consus, dieu du bon conseil chez les anciens Italiens , plusieurs pensent que c'était Neptune équestre.

Contades (Louis-Georges-Erasme, marquis de), 1704-1793, devint lieutenant général en 1745, maréchal en 1758 , commanda l'armée d'Allemagne, 1759, et fut défait à Minden. Il fut gouverneur d'Alsace. — - Son fils fut tué dans la Vendée en 1794.

Contant (Paul), botaniste français, 1570-1632, a publié un poème, VEden, nomenclature rimée de plantes,

Contant d'Orville (ANDRÉ-GUILLAUME), né a

Paris, 1730-1800, a beaucoup écrit, comédies, romans, vers, histoires, etc.

Contarini, famille patricienne de Venise, qui a donné beaucoup de doges . Contarini (Dominique), doge de 1043 à 1073, — Giacomo 1275-1279 , — André, 1367-1382 , — Francesco, 1623- 1625 , — Niccolo, 1630-16311; — Carlo, 1635-1656 ; — Dominique H; 1659-1674 , — Ludovico, 1676-

Contarini (Ambrogio), ambassadeur vénitien en Perse, 1473-1476, a laissé une relation curieuse de sa mission.

Contarini (Giovanni), peintre, né à Venise, 1549-1605, a été le fidèle imitateur du Titien.

Contât (Louise), née a Paris, 1700-1813. fut une actrice célèbre de la Comédie-Française, qu'elle quitta en 1808 — Sa sœur, Emilie, jouait avec talent les rôles de soubrette ; elle se retira en 1815 et mourut en 1846.

Conté (Nicolas-Jacques), né à Saint-Cenery en Normandie, 1755-1805, chimiste et mécanicien, chef des aérostiers à Fleurus, fit créer le Conservatoire des arts et métiers, éleva une manufacture de crayons de mine de plomb; se distingua dans l'expédition d'Egypte par la multiplicité de ses inventions et fut chargé de diriger le grand ouvrage de la commission.

Contes, ch -1. de canton de l'arr. de Nice (Alpes-Maritimes); 1,660 hab.

Contessa. V. OrFANO,

Contestani, anc. peuple de l'Espagne dans la Tarraconaise ; auj. pays de Carthagène et de Murcie,

Conti (Maison de), branche cadette de la maison de Condé. Elle eut pour chef le frère du grand Condé et s'est éteinte en 1814. Elle doit son nom au bourg de Conti ou Conty (Somme).

Conti (Armand de Bourbon, prince de), né à Paris, 1629-1668, filleul de Bichelieu, contrefait, maladif, joua un certain rôle pendant la Fronde, se réconcilia avec Ma-zarin, épousa sa nièce,

CON

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