‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 114 sur 657 · COL · texte numérisé non relu

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est fertile, mais manque de bras ; le bétail est en abondance. Depuis 4861 , la Colombie forme une république fédérative, dont la capitale est Bogota, dans l'Etat de Cundinamarca, avec un président, élu pour deux ans. et deux chambres. Les 9 Etats sont : Antioquia, capit. Medellin ; Bolivar, capit. Carthagène; Boyaca, capit. Tunja; Cauca, capit. Popayan; Cundinamarca, capit. Bogota; Magdalena, capit. Santa-Marta ; Panama, capitale Panama; Santander, capit. Socorro; Tolima, capit. Ibagué.

Colombie anglaise. Enlevée à la Compagnie de la Baie d'Hudson, en 1857. elle s'élend du Grand Océan aux Montagnes Rocheuses ; des Etats-Unis à la rivière Simpson. Les côtes très découpées, se nomment Nouvelle-Géorgie, Nouvel-Hanovre. La chaîne de la Cascade, à l'O., forme une belle région forestière. Le sol est assez fertile; on y a trouvé de l'or et de la houille; elle renferme 50,000 Indiens, encore sauvages. On y voit les petites villes de Richfield, Lilloet, Lytton, et New- Westminster, la capitale. Elle a, dit-on, 922 000 kil. carrés, sans doute avec l'île Quadra-et-Vancouver, et le Territoire de Stekeen. Elle est entrée dans le Dominion of Canada depuis 4874.

Colombier (Jean), né à Toul, 4736-4789, inspecteur général des hôpitaux militaires, a écrit : Code de médecine militaire, 7 vol. in-8°/ Hygiène militaire; Mémoires sur les épidémies de Paris,etc.

Coiombiès, bourg du canton de Sauveterre, arr. de Rodez (Aveyron) ; 2,385 hab.

Colombin (Saint-), bourg du canton de Saint- Philbert , arr. de Nantes (Loire-Inférieure); 2,327 hab.

Coiombini (Saint Jean), fondateur de l'ordre des Jésuates, mort en 4367, était magistrat a Sienne.

Colombo ou Columbus (Realdo), né à Crémone, mort vers 4577, élève de "Vesale, qu'il remplaça, a laissé un curieux traité, de Re anatomica.

Colombo, capit. de Ceylan, sur la côte S.-O., n'a qu'une rade assez mauvaise ; mais c'est le grand marché de l'île. Elle a été fondée par les Portugais au commenc. du xvie s. ; 100,000 hab.

Coiomez (Jean-Baptiste), jésuite espagnol, né à Valence, 1740-1807, a composé des tragédies en italien, en espagnol, des Poésies castillanes, etc.

Coiomies (Paul), né à La Rochelle, 4638- 1692, théologien protestant, a écrit de nombreux ouvrages et surtout Gallia orientalis; Italia et Hispania orientalis ; Rome protestante, etc., etc.

Colon (François), né a Nevers, 1764-1812, médecin, s'est beaucoup occupé de la propagation de la vaccine.

Colone, bourg de l'anc. Attique, sur le Céphise, célèbre par son temple de Neptune, le bois consacré aux Euménides, chanté par Sophocle.

Coionia (Dominique de), né à Aix, 1660-1741, jésuite, a écrit : les Antiquités de la ville de Lyon; Histoire littéraire de Lyon, 2 vol. in-4<>; etc.

Coionia dei Sacramento, v. forte de l'Uruguay, à 440 kil. de Montevideo, port sur le rio de La Plata, en face de Buenos-Ayres.

Coionna, bourg a 24 kil. de Rome.

Coionna, puissante famille des Etats romains, dès le xie s., souvent en lutte avec les Orsini. Elle a fourni beaucoup d'hommes célèbres, surtout dans l'Eglise; des cardinaux, comme Jacques, persécuté avec toute sa famille par Boniface VIII, et soutenu par Philippe IV, mort en 1318/ — Sciarra, son parent, qui servit audacieusement le roi de France dans le coup de main d'Anagni ; — Ottone, pape sous le nom de Martin V; — Egidio, 4247-1346. nommé aussi Gilles de Rome, maître de Philippe IV, général des Augustins, archevêque de Bourges, auteur

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d'un livre, De regimine principum, et de nombreux traités de philosophie scolastique; — Antoine, neveu de Martin V, qui fut prince de Salerne et duc d'Amalfi, au xv* s., — Prosper, son fils, capitaine célèbre, vainqueur de Lautrec à la Bicoque, 1522, mort en 1523, — Fabrice, son cousin, connétable de Castille ; —Marc-Antoine,

Êénéral des galères pontificales à la bataille de épante, 1574. vice-roi de Sicile, mort en 4584 ; — Vittoria, 4490-4547, épouse du marquis de Pescaire, célèbre par ses vertus, ses poésies et les hommages qu'elle mérita.

Coionaa (Angelo-Michele), peintre italien, 4600-1687.

Coionna (Làurent-Onuphre), prince de Palliano et de Castiglione, époux malheureux de Marie Mancini ; vice-roi de Naples et d'Aragon, entra dans l'ordre de Malte, et mourut en 4689.

Colonne (Gap), anc. cap Sunium, au S.-E. de l'Attique.

Colonnes (Cap des) OU Capo di Nau (Pro-

montorium Lacinium), a l'entrée S.-O. du golfe de Tarente.

Colonnes d'Hercule, nom donné par les anciens aux monts Calpé et Abyla et au détroit qu'ils formaient entre l'Atlantique et la Méditerranée (auj. détroit de Gibraltar).

Coionsay, l'une des Hébrides (Ecosse), à l'O. de Jura.

Coiophon, v. de l'anc. Lydie (Asie Mineure). au N.-O. d'Ephèse, près de l'emb. de l'Halesus ; colonie des Ioniens, puis des Cretois.

Coiquhoun ( Patrick ), né à Dunbarton (Ecosse), 4745-1820, négociant de Glasgow, chargé de fonctions importantes dans la police de Londres, a écrit : Traité de la police de Londres ; Nouveau système d'éducation pour les classes ouvrières ; Traité de l'indigence ; Traité de la richesse de l'empire britannique ; etc.

Colorado (Rio), fl. tributaire du Grand Océan, formé par la Rivière Verte, qui vient du pic Frémont, et par la Grande-Rivière, qui vient du pic Long. Il reçoit le rio Virgen, le Mohave, le rio Gila. Il finit dans le golfe de Californie, après 4,600 kil. de cours.

Coiorado-de.ïexas (Rio), fl. tributaire du golfe du Mexique, traverse le pays des Comanches, le Texas et a 700 kil. de cours.

Colorado (Rio) ou Cobu-Leubu, fl. tributaire de l'Atlantique, vient des Andes, et arrose lentement les pampas de la Confédération Argentine Cours de 4,200 kil.

Colorado, Etat de laRép. de* Etats-Unis, forme en 1861 d'une partie du Kansas, entre , le Kansas et l'Utah, traversé du N. au S. par les deux chaînes des Montagnes Rocheuses, arrosé par la Platte du Sud, l'Arkansas, les affluents du Colorado de l'Ouest. Pays froid, avec de belles prairies, des vallées bien cultivées, des mines d'or et d'argent. Les v. j&rinc. sont : Denver-City, Auraria, Colorado-Springs, Puebla de San-Carlos, Superficie, 269,154 kil. carrés, popul., 194,327 hab.

Colosses, v. de l'anc. Phrygie(Asie Mineure), au confl. du Méandre et du Lycus.

Coiouri {Salamine), île du golfe d'Athènes, près d'Egine; 5,000 hab.

Columbia. V. OrÉGON.

Columba ou Coiumbkiii (Saint), missionnaire irlandais , 521-597 , fonda lé monastère d'Iona.

Columbia, district fédéral des Etats-Unis depuis 1790, entre la Virginie et le Maryland, sur les deux rives du Potomac. C'est un carré parfait de 184 kil. carrés. Il a 477,000 hab, et Washington pour chef-lieu.

Columbia, ch.-l. de la Caroline du Sud (Etats-Unis), sur la gauche du Congaree; 6,000 hab.

Columbia, v. de la Pennsvlvanie (Etats-Unis), sur la Susquehannah ; 6,000 hab.

Coiumbus, capit. de l'Etat d'Ohio (Etats- Unis), sur le Scioto ; 52,000 hab.

Coiumbus, v. de /a Géorgie (Etats-Unis), sur le Ghattaochee ; 40,000 hab.

Coiumbus, v. du Mississipi (Etats-Unis), sur le Tombeckbe; 5.000 hab.

Columelle (LUCIUS JoNIUS MûDERATUS), né à

Gadès, au i" s., parcourut les pays baignes par la Méditerranée, et écrivit à Rome son ouvrage sur l'agriculture, De re rustica, en 43 livres, d'un style pur et clair ; le 40e livre, consacré a la culture des jardins, est en vers.

Coiutbus, poète grec, de Lycopolis (Egypte), à la fin du ve s., avait écrit plusieurs ouvrages; il ne nous reste que l'Enlèvement d'Hélène, en 430 vers.

Comaccbio, v. à 44 kil. S.-E. de Ferrare (Italie), au milieu des lagunes de ce nom. Pêcheries importantes ; 8,000 hab.

Comagène, l'une des parties de la Syrie anc, eut de petits princes soumis à Rome et fut réduite en province , 70. La capit. était Samosate.

Comana (El-Bostan), v. de l'anc. Cappadoce (Asie mineure), célèbre par le culte de Bellone. — v, du Pont ancien.

Comancbes, nation indienne, au N.-O. du Texas (Etats-Unis); cavaliers infatigables, ils ont été longtemps la terreur des colons espagnols du pays.

Comayagua OU A'ueva-\alladolid, capit.

* du Honduras, Evêché, belle cathédrale, université; 8,000 hab.

Combauit, avocat, mort en 4785, a composé avec Coffin des Hymnes latines.

Combault (Charles de), baron d'Auteuil, 4588-4670, a écrit : Hist. des ministres d'Etat de la 3e race; Blanche, infante de Castille; le Vrai Childebrand; etc. ,

Combe (Michel), né à Feurs, 4787-4837, décoré dès 4807, fit toutes les campagnes de l'Empire, s'expatria de 1815 à 1830. Il fut chargé d'occuper de force Ancône en 4832 et fut blessé mortellement à l'assaut de Constantine. Il a laissé des Mémoires militaires.

Combe (La Grand'), ch.-l. de canton, arr. et à 6 kil. d'Alais (Gard). Grande exploitation de houille ; 12,142 hab.

Combeaufontaine. ch.-l. de canton, arr. de Yesoul (Haute-Saône) ; 638 hab.

Combefis (François), né à Marmande, 4605- 4679, dominicain et helléniste, fut chargé par l'assemblée du clergé, en 4655, de travailler aux nouvelles éditions des Pères grecs.

Combes-Dounous (JEAN- JACQUES), né à Montauban, 4758-4820, député aux Cinq-Cents, au Corps législatif, a écrit un Essai historique sur Platon; une Notice sur le 18 brumaire, et plusieurs traductions d'auteurs grecs, Appien, Maxime de Tyr, Alcinoùs, etc.

Combin (Mont), l'un des sommets des Alpes Pennines (4,302 met.), avec des glaciers considérables, à 25 kil. S.-E. de Martigny.

Combles, ch.-l. de canton, arr. de Péronn^ (Somme) ; 1,597 hab.

Combourg, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil. S.-E de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Toiles de chanvre, 5,700 hab.

Combraiiies, pays de l'anc. France, entre l'Auvergne et la Haute-Marche (auj partie de 1 Creuse et du Puy-de-Dôme). Les villes étaient Evaux et Chambon.

Combronde, ch.-I. de canton, arr. de Riom (Puy-de-Dôme) ; 2.044 hab.

Come, ch -1 de la prov. de ce nom (Italie), au S.-O. du lac de Côme, à 40 kil. N.-O de Milan Evêché, belle cathédrale. Draps, soieries, bougies. Elle fut, sous l'Empire, le ch.-l. du dép. italien du Lario; 24,000 hab. — La prov. de Côme a 2,720 kil. carrés et 478,000 hab.

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fôme (Larius), lac d'Italie, formé par l'Adda, au sortir de la Valteline. 11 est long de 68 kil., et renommé pour la beauté de ses rives, bordées de hautes collines; il reçoit plus de 60 torrents ; l'Adda en sort à Lecco.

Comenius (Jean-Amos KomenSki, dit), né à Komna (Moravie), 1592-1671 , frère morave, forcé de fuir en Pologne, a écrit une sorte d'encyclopédie élémentaire, qui eut beaucoup de succès, Janua linguarum reserata. On lui doit encore une Hist. des persécutions de l'Eglise de Bohême et beaucoup d'ouvrages de pédagogie.

Comestor (Pierre), théologien, né à Troyes, mort vers 1180, a laissé Scolastica historia, 2 vol. in-fol.

Comices, Comitia, assemblées politiques à Rome. On distingua les comices par curies, par centuries, par tribus.

Cominium, v. du Samnium" (Italie), sur la frontière des Hirpins et des Samnites.

Comino (Cuminum), petite île à 3 kil. de Malte, près de Gozzo. [tère) ; 2,545 hab.l

Commun», bourg de l'arr. de Morlaix (Finis-J

Commandino (Frédéric), né à Urbin, 1509- 1575, a traduit en latin, avec commentaire, des ouvrages d'Archimède, d'Aristarque, d'Euclide, d'Apollonius, etc.

Commelin (Isaac). né à Amsterdam, 1598- 1676, historien, a laissé : Commencement et progrès de la compagnie hollandaise des Indes , Vies des stathouders Guillaume /" et Maurice ; — de Frédéric-Henri ; Description d'Amsterdam, etc.

Commendon (Jean-François), né à Venise, 1524-1584, évêque, légat chargé de nombreuses missions, fut cardinal en 1565. On a de lui . Oratio ad Polonios.

Commentry, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil.

S.-E. deMontluçon (Allier), sur l'Œil. Centre d'un

. vaste bassin houilier; manuf.de glaces; 12,416 hab.

Commercy, ch.-l. d'arr. de la Meuse, sur la rive gauche de la Meuse, à 32 kil. E. de Bar-le- Duc. Comm. de grains, bois, huiles ; 5,261 hab.

Commerson (Philibert), né à Chàtillon-lès- Dombes, 1727-1773, naturaliste, a accompagné Bougainville et a décrit les richesses naturelles de Madagascar et de l'île de France. On lui doit Yhortensia.

Commîmes OU Comines, V. de l'arr. et à 16 kil.N. de Lille (Nord), sur la dr. delà Lys. Rubans de iii, moulins à huile ; 6,633 hab.

Commines OU Comines, V. de la Flandre

occidentale (Belgique), à 15 kil. S.-E. d'Ypres,. sur la gauche de la Lys ; 4,000 hab.

Commines, Comines OU Comynes (PHI- LIPPE de), sire d'Argenton, né à Commines (Flandre), 1445-1509, de bonne heure attaché a Charles le Téméraire, se laissa gagner par Louis XI, qui avait reconnu son intelligence, 1472. Il fut nommé chambellan du roi, reçut des terres, des pensions, de l'argent, et servit habilement Louis XI. Mêlé aux intrigues du duc d'Orléans, sous Charles VIII, renfermé au château de Loches, 1488, il fut bientôt rappelé, fut ambassadeur à Venise et combattit à Fornovo, 1495. Ses Mémoires le placent au premier rang des historiens hommes d'Etat ; le style est clair et ferme ; ils ont été souvent publiés.

Comminges (Convenœ), anc. pays de France, dans la Gascogne, entre les Pyrénées et l'Armagnac ; il forma un comté, sous la suzeraineté des comtes de Toulouse. Les villes étaient : Saint- Bertrand, Lombez, Muret, Cazères, Saint-Béat.

Commire (Jean), né à Amboise, 1625-1702, de l'ordre des Jésuites, est surtout connu par son Recueil de poésies latines, odes, fables, etc.

Committimus, privilège accordé par les rois de France, jusqu'en 1789, a des officiers royaux, des prélats, des établissements civils ou ecclésiastiques, pour faire évoquer leurs procès devant le grand conseil.

Commius, roi des Atrebates, au temps de César, lutta jusqu'aux derniers moments avec courage contre les Romains.

Commode (MARCUS OU LUCIUS ^ELIDS AURE-

lius Antoninus), fils de Marc-Aurèle et de Faustine,né à Lanuvium, 161-192, succéda à son père, 180, et s'abandonna bientôt à toutes les fureurs d'un esprit cruel et grossier. Ses préfets du prétoire, Perennis et Cléandre, tyrannisèrent l'Empire, pendant que Commode, en vrai gladiateur, tuait les bêtes et les hommes dans le cirque. Enfin, après avoir échappé à plusieurs complots, il périt empoisonne et étranglé par l'ordre de l'amazone Marcia, sa favorite.

Commodien (Commodianus Gaz.eus), né probablement en Afrique, poète chrétien du me s... a laissé : Instructiones adversus gentium deos pro christiana disciplina.

Communes. On donna ce nom, en France, à des villes qui avaient imposé à leurs seigneurs ou reçu d'eux la reconnaissance de leurs franchises, par l'acte connu sous le nom de charte de commune. Cette charte réglait les rapports de la ville avec son seigneur; la commune s'organisait en véritable république. L'exemple donné par le Mans, dès 1067, suivi par Cambrai, 1076, se propagea surtout dans le nord de la France. Les rois sanctionnèrent souvent les chartes communales, et plus tard intervinrent pour restreindre les libertés et l'indépendance républicaine des communes ; au xvie s., ils leur avaient enlevé la plupart de leurs privilèges; en 1789, les communes n'avaient plus que quelques faibles débris de leurs anciens droits. — L'Italie, l'Angleterre, l'Allemagne, les Pays-Bas ont eu des communes florissantes.

Commune de Paris; née de l'insurrection du 14 juillet 1789, elle fut organisée par le décret du 21 mai 1790. Dans la nuit du 10 août 1792, une Commune insurrectionnelle s'empara du pouvoir et fut la seule autorité véritable jusqu'à la réunion de la Convention. Sous la Convention, elle appuya les Montagnards contre les Girondins, au 31 mai, au 2 juin 1793; Robespierre frappa une partie de ses membres, les Hébertistes, et fut mal soutenu par elle au 9 thermidor. On substitua alors à la Commune 12 arrondissements municipaux ; leur nombre s'est élevé à 20, en 1865.

L'insurrection parisienne de mars-mai 1871 a pris le nom de Commune.

Communes (Sept-), district au N. de la prov. de Vicence (Italie), formant jadis une petite république au milieu des Etats Vénitiens. Le ch.-l. est Asiago.

Comnène, illustre famille de l'empire d'Orient, qui remontait au temps de Constantin, et qui forma une dynastie d'empereurs au xie et au xiie s. Une branche de cette famille régna à Trébizonde de 1204 à 1462.

Comnène (DÉMÉTRIDS - StÉPHANOS), né en

Corse, 1749-1821, attaché aux princes français pendant l'émigration, a laissé un Précis historique sur la maison des Comnènes, à laquelle il appartenait.

Comodi ou Comodo (Andréa), né à Florence, 1560-1638, peintre qui excellait à copier les maîtres. [peintre distingué de Tolède."!

Comontès (FRANCISCO de), mort en 1564J

Comores, archipel au N. du canal de Mozanbique, entre Madagascar et l'Afrique. 11 comprend Anjouan, Angazija, Mouhilla et Mayotte. Climat salubre ; sol assez fertile; population de nègres mélangés et d'Arabes ; 40,000 hab. Le sultan d'Anjouan est le chef le plus important. Mayotte appartient à la France depuis 1843.

Comorin, cap au S. de l'Hindoustan.

Comorn. V. KOMORN.

Compagnies (Grandes), bandes d'aventu-

riers, qui désolèrent la France, surtout au xiv«

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CON

et au xve s. Elles forment comme un intermédiaire entre les armées féodales et les armées permanentes. On les appelait Brabançons, Cottereaux, Routiers, Tard- Venus, Malandrins , Ecorcfieurs, etc.

Compagnon, facteur de la compagnie française du Sénégal, a raconté le Voyage qu'il fit, en 4746, aux mines du Bambouk, dans le bassin de la Falémé.

Compans (Jean-Dominique, comte), né à Salies (Haute-Garonne), 1769-4845, conquit tous ses grades par son courage, devint général de division en 4806, combattit encore à Romainville, 1844, à Waterloo où il fut pris, et fut nommé pair par Louis XVIII.

Compiègne (Compendium), ch.-l. d'arr. de l'Oise, sur la gauche de l'Oise, à 58 kil. E. de Beauvais. Grand commerce de bois, chanvre, cordages, toiles ; boissellerie. On y voit un beau château royal, près de la grande forêt ( anc. forêt de Cuise), qui a 15,000 hectares de superficie; 14,001 hab.

Compitales, Compitalia , fête des dieux

Lares, à Rome , célébrée dans les carrefours (Compita). Instituée par Servius Tullius, elle fut supprimée par le sénat, vers 69 av. J.-C , et rétablie par Auguste, 7 av. J.-C.

Compiutum (auj Alcala de Henarès), v. anc. des Carpétans, dans la Tarraconaise (Espagne).

Composteiia, v. de l'Etat de Jalisco (Mexique), à 160 kil. O. de Guadalajara. Mines d'argent aux environs.

Compostelle ( SAINT-JACQUES de). V SAN- TIAGO.

Compreignac, bourg du canton de Nantiat, arr. de Bellac (Haute-Vienne) ; 2,252 hab.

Comps, ch.-l. de canton, arr. de Draguignan (Var); 781 hab.

Comptes (Chambres ou Cours des), cours souveraines de l'anc. France , qui examinaient et jugeaient sans appel les comptes des officiers de finances , elles veillaient aussi sur la conservation du domaine royal. On croit que la Chambre des Comptes de Paris fut détachée du Parlement vers 1319. 11 y eut des Chambres des comptes à Dijon, Bouen, Grenoble, Nantes, Aix, Pau, Metz, Nevers, Nancv, Bar-le-Duc. Elles furent supprimées, 1790-1 7Ô1 —La Cour des Comptes a été rétablie, le 6 sept. 1807.

Compton (Henri), prélat anglais, 1632-1743, évèque de Londres, chargé de l'éducation des princesses Marie et Anne, défendit l'anglicanisme sous Jacques II et contribua de toutes ses forces à la révolution de 4C8S.

Comtat Venaissin et Comtat d'Avignon.

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