COP
neveu chi comte de Shaftesbury, ne fit des vers qu'à 40 ans et composa plusieurs œuvres remarquables : La Tâche, une traduction de l'Iliade et de l'Odyssée en vers blancs.
Cooper (Sir Astley Paston.), chirurgien, né dans le comté de Norfolk, 1768-1841, eut une renommée européenne comme praticien. Il a publié des mémoires sur les Luxations et les Fractures articulaires, sur l'Anatomie de la mamelle, etc
Cooper (James-Fenimore), né à Burlington (New-Jersey), 1789-1851, servit dans la marine militaire, puis se livra à la culture des lettres , fut consul à Lyon de 1826 à 1829 ; puis retourna dans sa patrie, après avoir visité une partie de l'Europe, 1832. Ses romans lui ont acquis une renommée universelle ; il a presque égalé Walter Scott dans la peinture des mœurs américaines, dans les scènes empruntées à l'histoire des Etats-Unis, les Pionniers, Lionel Lincoln, l'Espion, le Dernier des Mohicans, la Prairie, les Puritains d'Amérique, etc.
Coote (Eyre), général anglais, 1726-1783, se distingua en Ecosse, 1745, mais surtout dans l'Inde," depuis 1754 II fut gouverneur de Calcutta, prit Pondichéry, vainquit Haïder-Ali à la bataille de Porlo-Nuovo, et mourut à Madras.
Cop (Guillaume), né à Bàle, mort en 1532, médecin de Louis XII et de François I", a traduit plusieurs ouvrages des médecins grecs et surtout d'Hippocrate. — Son fils, Nicolas, recteur de l'université de Paris, en 1533, se laissa probablement inspirer par Calvin, fut déféré au Parlement comme hérétique par les Cordeliers et s'enfuit àBâle.
Copaïs (auj. lac Topolias ou de Lvvadie), lac de Béotie (Grèce), recevant le Céphise et communiquant avec la mer par les canaux souterrains du mont Ptous.
Copan, bourgade à l'O. de Guatemala, célèbre par les antiquités du voisinage.
Copenhague (Kjôbenhavn , port des marchands), capit. du Danemark, sur la côte E. de Seeland et à l'extrémité N. de l'île d'Amack, baignée par le Sund. Elle est fortifiée, défendue par la citadelle de Friederikshavn; c'est le meilleur port de la Baltique ; arsenal, chantiers de construction. Grand commerce, industries variées. Université, observatoire, bibliothèques, musées, écoles nombreuses Beaux édifices dans ses trois parties, la Cité à l'O., Friedrickstadt à l'E., Christianshavn dans l'île d'Amack. D'abord village de pêcheurs, fondée en 1168, elle devint la résidence des rois au xive s ; elle garde le souvenir des odieux bombardements de 1801 et de 1807 par les Anglais ; 235,000 hab.
Copernic. V. KOPERN'IC.
Copiapo OU San.Francisco de Selva ,
ch.-l. de la prov. d'Atacama (Chili), à 45 kil. de l'emb. du Copiapo. Mines d'argent , le port de Copiapo est à la Caldera ; 12,000 hab.
Copper-Mine-River (Rivière de la mine de cuivre), affl. de l'océan Glacial arctique, arrose la Nouvelle-Bretagne ; cours de 600 kil.
Coppet, village du canton de Vaud (Suisse), à 11 kil. N. de Genève, sur le lac.
Coppo, affl. de droite cki Pô, passe près de Montebello (Italie) et à Casteggio.
Coptes, nom donné aux chrétiens d'Egypte, descendant des anciens Egyptiens ou mélange des différentes populations qui ont habité le pays. Ils sont de la secte d'Eutychès ; leur patriarche réside au Kaire, mais pVend le nom de patriarche d'Alexandrie.— La langue copte paraît être l'ancienne langue égyptienne avec quelque altération; elle n'est plus parlée depuis le xvn* s.
Coptos (auj. Keft ou Kept), v. anc. de la Haute-Egypte, sur un canal à la dr. du Nil. Grand entrepôt, de commerce avec Bérénice et Myos- Hormos, sur la mer Rouge*
COR
Coquelin (Charles), économiste, né à Dunkerque, 1803-1852, écrivit dans plusieurs Revues et publia un Traité de la filature mécanique, puis le Crédit et les Banques.
Coquerel (Charles-Augustin), savant protestant, né à Paris, 1797-1851, a surtout écrit Y Histoire des Eglises du désert, depuis la révocation de l'édit de Nantes jusqu'à la Révolution française, 2 vol. in-8°.
Coquerel (Athanase-Laurent-Charles), né à Paris, 1795-1868, fut pasteur protestant à Paris, en 1830, et entra au consistoire en 1833. Député de Paris à la Constituante de 1848, à l'Assemblée législative, il soutint en religion des doctrines libérales, qui le mirent en opposition avec les calvinistes orthodoxes. Il a fondé plusieurs recueils périodiques pour propager ses idées, a publié un grand nombre de Sermons, la Biographie sacrée, Orthodoxie moderne, le Christianisme expérimental, Christologie, etc.
Coques (Gonzalès), peintre flamand de portraits, né à Anvers, 1618-1684.
Coquiliart (Guillaume), poète de Reims , mort vers 1490, a laissé des pièces satiriques et dramatiques, remarquables par le naturel.
Coquille (Gui), sieur de Romenay, né à De-
cize, 1523-1603, avocat, jurisconsulte célèbre, député du Nivernais aux Etats généraux de 1576, 1588 et 1593, fut l'un des plus illustres représentants du tiers-parti. Il a écrit des poésies latines , on a publié ses œuvres après sa mort : Histoire du Nivernois; Commentaire sur la coutume du Nivernois ; Traités des libertés de V Eglise gallicane, etc.
Coquimbo, ch.-l. de la prov. de ce nom (Chili), à l'emb. du Coquimbo, à 360 kil. N. de Santiago. Port vaste et sûr; exportation de cuivre; évêché; 15,000 hab. — La prov., fertile, ayant des mines d'or, d'argent, de fer, de cuivre, de plomb, de mercure, a 3,423 kil. carrés et 164,000 hab.
Coracesium (auj. Alaya), v. de l'anc. Cilicie, sur le golfe de Pamphylie ; repaire des pirates.
Corail (Mer de), à l'E. de l'Australie, d'une navigation dangereuse à cause des bancs immenses de corail qu'elle renferme.
Coraïschites OU Coréïschites, famille illustre de la Mecque, à laquelle appartenait Mahomet. Elle avait la garde de la Kaaba.
Coran (Al-Coràn, le livre), livre sacré des musulmans, composé par Mahomet, d'après les communications de l'ange Gabriel, disait-il, et plus vraisemblablement d'après la Bible et l'Evangile. Il est écrit dans l'arabe le plus pur. Abou-Bekr en fit réunir les différentes parties en un corps d'ouvrage, 632. Il comprend 30 sections, 114 sourates ou chapitres et 1666 versets. C'est à la fois le code religieux, moral, politique, militaire et criminel des musulmans ; il sert encore de base à leur enseignement religieux et littéraire.
Corancez (Louis-Alphonse-Olivier de), mathématicien, né à Paris, 1770-1832, fut membre de l'Institut d'Egypte. Il a écrit ÏHistoire des Ouahabis (Wahabites).
Coras (Jean de), jurisconsulte français, 1513- 1572, professeur de droit, conseiller au Parlement, fut massacré, comme protestant, par la populace de Toulouse. On a de lui 2 vol. in-fol. sur l'interprétation du droit.
Coras (Jacques de), né à Toulouse, 1630- 1677, ministre calviniste, abjura, et fut surtout connu comme mauvais poète, auteur de Jouas, Josué, Samson, David, etc.
Corato, v. de la Terre de Bari (Italie), à 20 kil. 9.-E. de Barletta ; 26,000 hab.
Coray, bourg du canton de Chàteauneuf, arr. de Châteaulin (Finistère) ; 2,416 hab.
Coray (Diamant), né à Smyrne, 1748-1833. dirigea un comptoir à Amsterdam, de 1772 à 1779, fut docteur en médecine à Montpellier; puis,
COR
COU
établi à Pans en 17SS, travailla à la régénération de la Grèce p;>r ses efforts patriotiques et ses ouvrages d'helléniste savant. Il a publié de nombreuses éditions, Caractères de Théophraste; Amours éthiopiques d'Héliodore ; Grande bibliothèque hellénique (Isocrate, Plutarque, Strabon, etc.), 9 volumes qu'il nomma Hors-d'œuvre (Polyen, Esope, Epictète, Marc Aurèle, etc.) ; il a traduit Strabon, et laissé une Correspondance curieuse.
Corbach, v. de la principauté de Waldeck (Allemagne), à 45 kil. S.-O. de Cassel. Combat de 1760.
Corbeii, ch.-l d'arr. de Seine-et-Oise, au confl. de la Seine et de l'Essonne, à 50 kil. S.-E. de Versailles, à 30 kil. S. de Paris. Toiles peintes, châles, papeteries, tanneries, grands moulins à farine ; 6,926 hab.
Corbelin, bourg du canton de Pont-de-Beauvoisin, arr. de La Tour du Pin (Isère) ; 2,471 hab.
Corbie, ch.-l. de canton, arr. et à 46 kil. S d'Amiens (Somme), sur la Somme. Cotonnades, velours, bonneterie. Prise .par les Espagnols et reprise en 1636 ; 4,343 hab.
Corbière (Jacques- Joseph-Guillaume-pierre, comte de), né près de Rennes, 4767-1833, l'un des chefs des ultra-royalistes, en 4815, avec Yillèle, devint ministre drEtat et président du conseil de l'instruction publique en 4820. Il fut ministre de l'intérieur, 4824-1827, puis entra à la Cour des pairs.
Corbières occidentales, contrefort des
Pyrénées, partant du Puy-Peyric ou du Pic Carlitte et se dirigeant vers le N., entre le Têt et l'Aude à l'E., l'Arièsçe à l'O. Elles font partie de la ligne de faîte et finissent au col de Naurouze.
Corbières orientales, contrefort des Pyrénées, se détachant du Pic Carlitte, au S. des sources de l'Aude, et allant vers le N.-E. jusque vers le rocher de Leucate ; elles sont arides, confuses et limitent vers le N. le Roussillon.
Coibigny, ch.-l. de canton, arr. et à 27 kil. S.-E. de Clamecy (Nièvre), près du confl. de l'Yonne et de l'Anguison. Draperies ; commerce de bois ; 2,246 hab.
Corbin (Jacques), mauvais po'ète, 4580-4653, auteur de la Sainte Franciade ou Vie de saint François, en 42 chants ; de la Vie de saint Bruno, etc. a été ridiculisé par Boileau.
Corbineau (JeAN-BaPTISTE-JuVÉNAL, Comte),
né a Marchiennes, 4776-1848, général de brigade en 4844, aide de camp de Napoléon, général de division en 4843, fut mis à la retraite en 1815, rentra dans l'armée en 1830, et fit arrêter à Boulogne le prince Louis-Napoléon. — Son frère aîné, Claude-Louis-Constant-Esprit-Gabriel, né à Laval, 1772-1807, fut général en 1806, et fut tué à Eylau. — Son plus jeune frère, Marie-Louis-Hercule-Hubert, né à Marchiennes, 1780-1823, d'abord marin, puis major-colonel des chasseurs de la garde, fut blessé à Eylau.
Corbineiii (Jean), d'origine florentine, né à Paris, 1622-4716, recherché pour les agréments de son esprit, a surtout écrit une Histoire généalogique de la maison de Gondi, 2 vol. in-4<>.
Corbuion (Cneius Domitius), frère de Césonie, femme de Caligula, consul en 39, surintendant des ponts et chaussées en Italie, combattit heureusement en Germanie sous Claude, contre les Parthes sous Néron, qui le fit périr à Corinthe, 67, [Dié (Vosges) ; 4,586 hab.]
Corcieux, ch.-l de canton, arr de Saint-J
Corcovado, sommet volcanique des Andes de Patagonie, haut de 3,900 met.
Corcyre, anc nom de Corfou.
Cercyra Kigra, anc. nom de Corzola.
Corday d'Armont OU d'Armant (MarIANNE- Charlotte de), née à Saint-Saturnin, près d'Argentan, 1768-1793, descendait d'une sœur de Corneille, et passa sa jeunesse à l'Abbaye-aux-
Dames de Caen. Après la proscription des Girondins, elle vint à Paris et frappa mortellement Marat d'un coup de couteau. Elle monta courageusement sur l'échafaud, le 17 juillet.
Cordeliers, religieux de l'ordre des frères mineurs de Saint-François, ainsi nommés de la corde qui serrait leur robe de drap gris. Ils se distinguèrent dans l'enseignement de la théologie et de la scolastique. Leur principal couvent à Paris était près de l'Ecole de Médecine. — Les Cordelières étaient une variété de l'ordre des religieuses de Sainte-Claire, suivant la règle de saint François.
Cordeliers (Club des), société populaire, qui s'établit en 1790 dans la chapelle du couvent des Cordeliers à Paris. Danton, Camille Desmoulins, Marat, Hébert, Chaumette, en furent les principaux chefs. Plus tard il se fondit avec le club des Jacobins.
Cordemais, bourg du canton de St-Etienne de Montluc, arr. de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure) ; 2,509 hab.
Cordemoy (Géraud de), né à Paris, disciple de Descartes, mort en 1684, a écrit une longue et fatigante Histoire de France jusqu'en 987, 2 vol. in-fol. [Gaillac (Tarn); 2,206 hab.]
Cordes, ch.-l. de canton, arr. et au N. dej
Cordier (Nicolas) , sculpteur de Lorraine, 1561-1612, eut une brillante réputation à Rome, par ses grandes statues de marbre et ses basreliefs.
Cordillères. V ANDES.
Cordouan (Tour de), phare sur un rocher, à l'emb. de la Gironde, commencé en 1584, terminé en 1610.
Cordoue (Cordubu), ch.-l. de la prov. de ce nom (Espagne), sur la dr. du Guadalquivir, à 290 kil. S.-O. de Madrid. Evêché, magnifique cathédrale, jadis mosquée des khalifes, monuments arabes. L'industrie est b>en déchue. Cordoue fut jadis la capitale florissante des Ommiades, de 756 à 1031. Elle fut prise en 1236 par Ferdinand III de Castille; 50,000 hab. — La prov., au centre de l'Andalousie, divisée par le Guadalquivir en Sierra ou partie montagneuse, et en Campina, plaine fertile, mais trop peu arrosée, a 43,726 kil. carrés et 385,000 hab.
Cordova, ch.-l. de la prov. de ce nom (Confédération Argentine), sur le rio Primero, à 350 kil. N.-O. de Buenos-Ayres Evêché; lainages, comm. de bestiaux; 30,000 hab. — La prov., au centre de la Confédération, sur un plateau élevé, possède des mines, mais a surtout une population de pasteurs et d'agriculteurs dans de vastes estancias , la pnpul. est de 210,000 hab.
Cordova, v. de l'Etat et à 80 kil. S.-O. de Vera-Cruz (Mexique) Monuments ; grandes plantations de tabac. Traité de 4824 pour reconnaître l'indépendance du Mexique ; 6,000 hab.
Cordova (Louis-Ferna>dez de), né à Cadix, 4799-4840, général espagnol, servit Ferdinand VII dans les armées et dans les ambassades; se déclara en faveur d'Isabelle II, fut victorieux des carlistes à Mendigorria, 1835; puis éprouva des échecs, donna sa démission, et, en 1838, fut forcé de se réfugier à Lisbonne.
Cordova, général colombien, né à Antioquia (Nouvelle-Grenade), 1797-1824 , s'engagea dans une bande d'indépendants, dès 1812, fut nommé colonel, puis général, par Bolivar, qu'il suivit au Pérou. Il se révolta contre lui et périt dans la lutte. , j
Cordova (Pierre de), peintre espagnol de l'école de Cordoue, vivait au commencement du xvp s.
Cordnba, anc nom de Cordoue.
Cordus (Aulus Cremutiusi, historien romain, fut mis à mort, en 25, sous Tibère, pour avoir loué Brutus et Cassius.
COR
COR
Coré. V. ABIRON.
Corée, en chinois Kaoli et Tchao-sian,
presqu'île formant un royaume, vassal de la Chine, entre la mer du Japon à l'E et la mer Jaune à l'O., au S. de la Mandchourie. Elle a 900 kil. de longueur, 160 a 240 de largeur Les côtes, d'un accès difficile, présentent au N -E. la baie Brougton avec les îles Lazarefj, la baie Basil au S.-O.; elles sont couvertes de verdure; X archipel de Corée (plus de 100 îlots) est dans la mer Jaune; l'île Quelpaert, au S., à l'entrée du détroit de Corée. Couverte de hautes montagnes boisées, la Corée est arrosée par de nombreux cours d'eau, comme le Ya-lu, le P'ing-jang, le Han. Le climat est froid et pluvieux. La terre produit riz, sorgho, orge, millet, coton, chanvre, tabac, soie, thé, gin-seng. On lui donne 237,300 kil. carrés et 9 millions d'habitants, se rattachant à la race mongole ou chinoise, ayant la religion de Bouddha ou celle de Confucius. L'agriculture et l'industrie sont assez avancées. Le roi, vassal presque indépendant de la Chine, a un pouvoir a peu près absolu. La capit. est Hân-yang, Séoul, Kjong ou King-I-Tao .
Coreiia, v. à 15 kil. N.-O. de Tudela, dans la Navarre (Espagne) ; 6,000 hab.
Corentin, fl. qui sépare les Guyanes hollandaise et anglaise ; il forme plusieurs cataractes; on le remonte à 280 kil. de sa large embouchure.
Corenzio (Belisario), peintre italien, né en Grèce, mort à Naples, 1643, y a laissé de belles fresques.
Corfinium, v. de l'anc. Samnium, capit. des Peligni, capit. de la Confédération italienne dans la guerre Sociale.
Corfoa (Phœacia, Corcyra), la plus import, des îles Ioniennes (Grèce), à l'entrée du canal d'Otrante, séparée de l'Albanie par le canal de Corfou, est traversée par une chaîne de montagnes. Elle a 4120 kil. carrés et 106,000 hab. — L'anc. Corcyre, colonie de Corinthe, puissante par sa marine , appartint aux Vénitiens aux xme et xive s. Le ch.-l. est Corfou.
Corfou, port spacieux à l'E., bien fortifié, a un archevêché grec et un évêché catholique. Université, chantiers de construction; 16,500 hab.
Coria (Caurium), v. à 60 kil. N.-O de Cacérès (Espagne), sur l'Alagon. Evêché.
Corigiiano, v. à 40 kil. N.-E. de Cosenza (Italie), à 5 kil. du golfe de Tarente, près des ruines de Sybaris; 13,000 hab.
Corinne, femme poète de Tanagre en Béotie, vivait au commencement du ve s. av. J.-C. ; elle vainquit cinq fois Pindare ; il ne reste que quelques fragments de ses odes.
Corinthe, v. du dép. d'Argolide et Corinthe (Grèce), sur l'isthme, avec une forte citadelle, 1 Acrocorinthe, domine l'entrée du Péloponèse. Archevêché; comm. de raisins, d'huile, mais le port est envasé ; 5,000 hab.— L'anc. Corinthe, avec ses deux ports, Léchée, sur le golfe de Corinthe, Cenchrées sur le golfe Saronique, riche par le commerce, ornée de beaux monuments, était surtout une ville de plaisirs. Elle fut prise et saccagée par Mummius, 146 av. J -C.
Corinthe (Isthme de), entre le golfe d'Athènes (anc. golfe Saronique), et le golfe de Lépante fane, golfe de Corinthe), n'a en certains endroits que 6 kil. de large. On y célébrait jadis les Jeux isthmiques. [Lépante. I
Corinthe (Golfe de), anc. nom du golfe de| Corio (Bernardin), né à Milan, 1459-1519, a écrit une Histoire de Milan, m-fol.
Coriolan (Caius Marcids), Bomain d'une famille patricienne, vivait au commencement du ve s. av. J.-C, se distingua à la bataille du lac Bégille, au siège de Corfoles, etc. N'ayant pu obtenir le consulat, il attaqua les tribuns, le peuple, fut banni, entraîna los Volsques jusque sous les murs de Rome; et ne se retira qu'à la
f trière de sa mère Véturie et de sa femme Vo. umnie. Il fut, dit-on, tué par les Volsques, ou mourut dans l'exil.
Coriolan (BARTHÉLÉMY), né à Bologne, 1590-
1654, fut un graveur distingué, comme son frère, Jean-Baptiste, 1595-1649.
Corioies, anc. v, des Volsques, à 36 kil. S.-E. de Borne, prise en 492 av. J.-C par C. Marcius, surnommé Coriolan.
Coriosopites OU Corisopites, peuple gaulois dans la Lyonnaise 111e , auj pays de Qûimper.
Corippus (Flavids Cresconids), poète latin du vie s., a écrit la Johannis, poème en 4 chanls, sur la guerre faite en Afrique par le proconsul Jean Troglita; et un Panégyrique de Justin II.
Cork, le plus grand comté de l'Irlande, au S.-E., dans le Munster, fertile en céréales*, possède des mines de cuivre, plomb, houille, des ardoisières.
Cork, le ch.-l., près de l'emb. de la Lee, à 250 kil. S.-O. de Dublin, port à l'extrémité d'une baie magnifique. Evêché catholique. Comm. de viandes salées, de grains, beurre, etc. ;105,000hab.
Coriay, ch.-l. de canton, arr. et au N.-O. de Loudéac (Côtes-du-Nord) ; 1,501 hab.
Corieone, v. à 36 kil. S.-O. de Palerme (Sicile) ; 14,000 hab.
Cormatin - Desoteux (PlERRE-MARIE - FÉLI- CITÉ, baron de), officier et littérateur, 1750-1812. servit dans la guerre d'Amérique ; se déclara royaliste ardent, émigra, combattit dans TOuest sous Puisaye, et signa en 1795 le traité de Mabilais avec les républicains. Arrêté bientôt par l'ordre de Hoche, il fut remis en liberté sous le Consulat.
Cormeilies, ch.-l. de canton, arr. de Pont- Audemer (Eure); 1,220 hab.
Cormenin (LOUIS-MARIE De La Haye, vi-
comte de), né à Pans, 1788-1868, filleul du duc de Penthièvre et de la princesse de Lamballe, auditeur, maître des requêtes au Conseil d'Etat, composa, en 1822, les Questions de droit administratif, ouvrage remanié sous le titre de Droit administratif, 1840, 2 vol. Député en 1828, il s'associa aux 221,'protesta en 1830 contre l'élévation au trône du duc d'Orléans, puis combattit le nouveau gouvernement dans de nombreux pamphlets populaires, sous le nom de Timon. Viceprésident de l'Assemblée constituante, en 1848, il rentra au Conseil d'Etat ; il y fut rappelé après le 2 décembre. En 1855, il devint membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. 11 a été le pamphlétaire par excellence du règne de Louis-Philippe; il a écrit le Livre des Orateurs, les Entretiens de village, une foule d'opuscules; il a fondé un grand nombre d'œuvres de charité.
Cormont (Thomas de), architecte du xme s., a travaillé à la cathédrale d'Amiens.
Cormontaigne (Louis de), ingénieur, peutêtre né à Strasbourg, 1696-1752, a continué les traditions de Vauban et devint maréchal de camp. Ses manuscrits, publiés en 1806-1809, forment un manuel complet de l'officier du génie.
Cornara (Carlo), peintre, né à Milan, 1605-
Cornarius (JEAN) OU Hagenbut, né à Zwic-
kau (Saxe), 1500-1558, médecin distingué, a été l'un des premiers à traduire les œuvres des médecins de l'antiquité.
Cornaro (Marc), doge de Venise, 1365-1367.
Cornaro (Jean),' doge de 1624 à 1629, fut persécuté par le Conseil des Dix et mourut de la peste.
Cornaro (François), doge en 1656.
Cornaro (Jean), doge, 1 i09-l 722, lutta contre les Turks, en Morée et à Corfou; il leur abandonna la Morée par la paix de PassarowiU, 21 juillet 1718.
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COR
Coroaro (Catarina), patricienne de Venise, 1454-1510, épouse de Jacques de Lusignan, dernier roi de Chypre, 1469, s'empara du pouvoir après la mort de son mari, 1472, laissa les Vénitiens gouverner en son nom, leur abandonna le royaume en 1488, et vécut honorée près de Venise.
Cornaro (Louis), né à Padoue, 1467-1566, se soumit à un régime d'une extrême sobriété, pour vivre longtemps, et a publié Discorsi délia vita jobria.
Comaros (Vincent), poète grec, né dans l'île de Candie, au xvic s., a écrit, d'un style très pur, un poème chevaleresque, en vers rimes, en 5 chants, Erotoeritos.
Corne d'Abondance, emblème mythologique donné a beaucoup de divinités de la Grèce.
Come d'Or, nom du port de Conslantinople.
Corné, bourg du canton de Beaufort, arr. de Baugé (Maine-et-Loire) .
Corneille, centenier romain, vivait à Césarée de Palestine, et fut baptisé par Saint-Pierre. On l'honore le 2 février.
Corneille (Saint), pape de 250 à 252. On l'honore le 11 septembre.
Corneille (Pierre), né à Rouen le 6 juin 1606, mort a Paris le 1er octobre 1684, avocat au Parlement de Rouen, débuta en 1629 par la comédie de Mélite, qui eut un grand succès ; d'autres comédies établirent la réputation du poète, que Richelieu s'attacha pour travailler à ses œuvres. Le génie dramatique de Corneille se révéla par Médee, en 1635; le Cid, en 1636, excita l'admiration de la France, malgré l'opposition de Richelieu et les critiques de l'Académie. Les belles œuvres se succédèrent alors: Horace, 1639; Cinna, 1639; Polyeucte, 1640; la Mort de Pompée, 1641 ; le Menteur, 1642. Dans la période suivante, Corneille, trop souvent inégal, donna Rodogune, 1644; Théodore, 1645; Héraclius, 1647; Don Sanche d'Aragon, 1650 ; Nicomède, 1652. Il fut de l'Académie française en 1647. Après la chute de Pertharite, 1653, il se retira du théâtre et traduisit en vers l'Imitation avec le plus grand succès. Par les conseils de Fouquet, il reparut au théâtre avec Œdipe, 1659; il fit jouer la Toison d'Or, 1661; Sertorius, 1662; puis Othon, Agésilas, Attila, qui nous montrent Corneille vieilli. Dans Tite et Bérénice, 1670, il fut vaincu par son jeune rival Racine. Après la comédie-ballet de Psyché, 1671, il donna Pulchéne, 1672, et Suréna, 1675 Les Œuvres de notre grand tragique ont été souvent imprimées, commentées et admirées.
Corneille (Thomas), frère du précédent, né à Rouen, 1625-1709, avocat au Parlement de Rouen, vécut toujours dans la plus grande intimité avec son frère. Doué de beaucoup de facilité, il obtint beaucoup de succès, sans avoir le génie de Pierre. Il débuta en 1647 ; de ses pièces nombreuses, Ariane, le Comte d'Essex et le Festin de Pierre sont seules restées au théâtre. Il remplaça son frère à l'Académie française. On lui doit une édition nouvelle des Remarques de Yaugelas, un Dictionnaire en 2 vol. in-fol. ; un Dictionnaire universel géographique et historique, 3 vol. in-fol. , etc.
Corneille (Michel), peintre, né à Orléans, 1603-1664, élève de Vouet.
Corneille (Michel), son fils aîné, né à Paris, 1642-1708: artiste de mérite, a travaillé pour Versailles, Fontainebleau, le Louvre, les Invalides, etc.
Corneille (Jean-Baptiste), frère du précédent, 1649-1695, également peintre, a travaillé pour les églises de Paris et a publié les Premiers Eléments de la peinture pratique.
Coméiie, la plus jeune fille de Scipion l'Africain, née vers 189 av. J.-C, épouse de T. Sempronius Gracchus, fut la digne mère des
Gracqucs et de Sempronie, qui épousa le second Africain. Elle mourut à Misene, vers 110.
Coméiie, fille de Cinna, épouse de César en 83 av. J.-C, mère de Julie.
Coméiie, fille de Mélellus Scipion, épouse du jeune Crassus, puis de Pompée, 52 av. J.-C, fut témoin de l'assassinat de son mari, et revint vivre a Rome.
Comeiis (Cornillle), peintre hollandais, né à Harlem, 1562-1636, remarquable par son dessin et son beau coloris.
Cornélius a Lapide, OU Corneille de la Pierre (Van den Steenj, savant jésuite de Belgique, 1566-1637, a laissé un livre estimé, Commentarii in Scripturam sacrant, 10 vol. in-fol
Cornélius IVepos. V. NEPOS.
Cornélius Severus, poète latin du i" siècle ; il ne reste de lui qu'un petit poème, YEtna, et des fragments de la Mort de Cicéron.
Cornélius (Pierre de), né à Dusseldorf,1787- 1867, peintre célèbre , s'adonna surtout à la grande peinture de fresques, et devint trèspopulaire en Allemagne par ses nombreuses compositions ; il a surtout excellé à reproduire les types rêvés par la poésie ; mais il a souvent sacrifié à la pensée l'exécution et même le coloris. Ses œuvres sont principalement à Munich et à Berlin.
Cornet (Matthieu-Augustin, comte), né à Nantes, 1750-1832, membre du Conseil des Anciens, contribua au 18 brumaire, devint sénateur, comte de l'Empire, vota la déchéance, fut pair de Louis XVIII. il a écrit : Notice sur le dixhuit brumaire et Souvenirs sénatoriaux.
Corneto (près de Tarquinies), v. à 17 kil. N. de Civita-Veccbia (Italie), sur la Marta. Célèbre par ses antiquités étrusques.
Cornhert OU Coornhert (DlDÉRIC), né à
Amsterdam, 1522-1590, graveur, littérateur et musicien, a écrit des traductions, des poésies, est probablement l'auteur du chant national des Nassau, ot a composé le célèbre manifeste de 1566, Avertissement aux habitants des Pays-Bas.
Corniani (Je an-Baptiste, comte de), né près de Brescia, 1742-1813, a écrit I secoli délia Letteratura italiana, 9 vol. in-8».
Cornic-Duchène (CHARLES), né à Morlaix,
1731-1809, fut l'un des plus braves corsaires du xvme siècle.
Cornic-Dumoulin (PlERRE-FRANÇOIS), Son
cousin, né à Bréhat, 1731-1801, se distingua comme lui et devint contre-amiral en 1794.
Corniche (La), route, souvent taillée dans les rochers à pic, de Nice à Gênes, le long de la mer l'une des plus belles de l'Europe.
Cornimont, bourg du canton de Saulxures, arr. de Remiremont (Vosges). Fromages de Géromé; 4,614 hab.
Corno (Monte), sommet élevé de l'Apennin (2,976 m.), à 16 kil. N.-E, d'Aquiia.
Cornouaille OU Cornwall (Cornu GalliOS,
Cornubia), comté d'Angleterre, au S -O , entre le canal de Bristol et la Manche; terminé par les caps Land's-End, Cornouaille , Lizard. Pays aride, avec des mines d'étain, de cuivre, etc. C'est l'apanage des princes de Galles. Le ch.-l est Bodmin.
Cornouaille, anc. pays de France, à l'O. de la Bretagne, forma un comté qui comprenait le diocèse de Cornouailles ou de Quimper- Corentin. Auj. dép. du Finistère et petite partie du Morbihan et des Côtes-du-Nord.
Cornuel (Anne Bigot, dame), fut célèbre au xvii° siècle par son esprit mordant et ses bons mots. Veuve en 1650, elle conserva sa réputation jusqu'à sa mort, 1694.
Cornus , eh.-l. de canton, arr de Saint- Affrique (Aveyron) ; 1,613 hab.
Cornutus (h. Ann.-eus), philosophe stoïcien du I«r 3., né à Leptis en Libye, esclave, affran-
COR
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chi, maître de Perse et de Lucain, fut exilé par Néron.
Comwallis (Charles), général anglais, 1738- 1805, prit part à la guerre de Sept Ans; soutint la cause royale en Amérique, mais fut forcé de capituler à Yorktown, 1781. Gouverneur du Bengale, 1786, il força Tippoo-Saëb à la paix, 1792. Gouverneur d'Irlande, 1798, il réprima la rébellion, repoussa les Français. Il négocia la paix d'Amiens, 1802, et mourut gouverneur des Indes.
Coro, ch.-l. de la prov. de ce nom (Venezuela), à l'entrée de la presqu'île de Paraguana; 12,000 hab.
Corœbus, l'ut le premier proclamé vainqueur aux Jeux olympiques, 776 av. J -C. On a compté les olympiades à partir de cette époque.
Corogne (La), OU La Coruna (MagnitS Por-
tus), ch.-l. de la prov. de ce nom (Espagne), à 500 kil. N.-O. de Madrid, bon port de guerre bien fortifié; comm. de toiles fines et à voiles. Batailles navales de 1748 et de 1805; bataille de 1809; 34,000 hab. — La prov., dans l'anc. Galice, aux côtes découpées, poissonneuses, a de beaux pâturages ; la superf. est de 7,973 kil. carrés ; la popul., de 595,000 hab.
Coromaudel (Côte de), sur le golfe de Bengale, à l'E. de l'Hindoustan, presque droite, sablonneuse, avec des ports médiocres.
Coron (Colonis), v. de la prov. de Messénie (Grèce), port peu sûr sur le golfe de ce nom; 8,000 hab. [peintre de l'école vénitienne."]
Coron» (Léonard), né à Murano, 1561-1605J
Corona (La), plateau célèbre dans les guerres d'Italie, près du plateau de Bivoli.
Coronata, île de l'archipel Dalmate (Autriche), longue de 24 kil.
Coronée, v. de l'anc. Béotie, au S.-O. du lac Copaïs, près de l'Hélicon. Victoire d'Agésilas, 394av. J.-G.
Coroneiii (Marc-Vincent), né à Venise, 1650- 1718, de l'ordre des frères mineurs, géographe zélé, publia plus de 400 cartes, des ouvrages sur Bhodes, la Morée, Borne, etc. , une Histoire de Venise, de 421 à 1504, une Bibliothèque universelle sacro-profane, 7 vol. in-fol., etc.
Coroner, magistrat anglais, élu à vie par les francs- tenanciers de chaque comté, pour constater les cas de mort subite, de suicide, etc.
Coronero, l'un des sommets du massif du Saint-Gothard, à l'E., sur la ligne du partage des eaux.
Corps, ch.-l. de canton, arr. et à 60 kil. S.-E. de Grenoble (Isère), sur le Drac; 1,356 hab.
Corps législatif, nom donné à l'Assemblée représentative de la France par la Constitution de l'an vui; composé de 300 membres, il votait les lois, sans les discuter. — La Constitution de 1852 rétablit le Corps législatif, votant une adresse, l'impôt, discutant les projets de loi ; ses attributions ont plus d'une fois varié jusqu'à sa suppression en 1870.
Corpus Juris, recueil des lois romaines, publiées sous Justinien.
Corrado (Charles), né à Naples, 1693-1768, peintre de fresques et de paysages.
Correa de sa Benavides (SALVADOR), né à
Bio-de-Janeiro, 1594-1688, amiral portugais, gouverneur général du Brésil, rendit le pays à la maison de Bragance, et fut disgracié après la déposition d'Alfonse VI.
Correa da Serra (JOSÉ FRANCISCO), savant
portugais, 1750-1823, exilé, vécut en France, en Angleterre, fut député anx Cortès, etc. Le plus important de ses ouvrages est la Collection des livres inédits de l'histoire portugaise, 4 vol.
Corrège (ANTONIO Allegrî, dit le), peintre
célèbre, né à Correggio (Italie), 1494-1534, a laissé de nombreux ouvrages, remarquables par la grâce, un coloris agréable, beaucoup d'har-
monie, la science des raccourcis. Ses tableaux ornent les grands musées de l'Europe.
Correggio, v. à 16 kil. N. de Beggio de Modène (Italie), patrie d'Ant. Allegri, dit le Corrcge; 6,000 hab.
Corrégidor OU Correcteur, jadis magistrat important dans les villes d'Espagne et de Portugal, où il n'y avait pas de gouverneur.
Corrèze {Curegia), affl. de gauche de la Vézère, arrose Tulle, Brive et a 90 kil. de cours.
Corrèze (Dép. de la), au S. de la Haute- Vienne et de la Creuse, correspond au Bas- Limousin. Il est dominé au N. par le plateau de Millevache et les monts du Limousin . le climat est rude, le sol ingrat. On y trouve du cuivre, du fer, du plomb, de la houille, etc. Le dép. a 586,608 kil. carrés et 317,066 hab. Il renferme 3 arr. : Tulle, Brive et CJssel; 29 cantons et 287 communes. Il forme le diocèse de Tulle, est du ressort de la cour d'appel de Limoges et de l'Académie de Clermont; 12e rég. milit.
Corrèze, ch.-l. de canton, au N.-E. de Tulle (Corrèze) ; 1,681 hab.
Corrib, riv. d'Irlande, qui passe à Galway et reçoit les eaux du lac Corrib, long de 32 kil.
Corrientes OU des Courants (Cap), sur la côte de Mozambique, à l'entrée du canal.
Corrientes, Etat de la Confédération Argentine, entre le Parana et l'Uruguay, borné au N.-E. par le Brésil. Le pays est couvert de prairies, souvent inondées ; le climat est doux et assez sain. C'était le principal siège des Missions des Jésuites au Paraguay. La popul. est de 170,000 hab.
Corrientes, le ch.-l., sur le Parana, est une ville grande, ayant quelque industrie, bien située pour ie commerce ; 11,000 hab.
Corrientes, capit. de la prov. de Jalisco (Mexique), sur le Grand Océan.
Corrobedo, cap au N. de l'Espagne, sur le golfe de Biscaye.
Corrozet (Gilles), né à Paris, 1510-1568, imprimeur-libraire, a lui-même composé beaucoup d'ouvrages, et surtout la Fleur des antiquités... de Paris.
Corse, île appartenant à la région italienne et formant le dép. français de la Corse. Elle est, dans la Méditerranée, à 170 kil. des côtes de Provence, à 90 kil. de l'Italie. Longue de 180 kil-, du cap Corse au détroit de Bonifacio, qui la sépare de la Sardaigne, elle a 90 kil. dans sa plus grande largeur. A l'exception de quelques plaines basses et malsaines à l'E , elle est couverte par un massif de montagnes ( monte Cinto, monte Botondo (2,764 m.), monte d'Oro (2,655 m), monte Bosso). Les vallées donnent naissance à des cours d'eau peu importants : Golo , Tavignano , Ostriconi , Liamone , Gravone, etc. A l'E., la côte est droite ; au S.-E., elle est bordée d'écueils avec les golfes de Porto-Vecchio et de Santa-Manza; au S., sont les îlots de Cavallo et de Lavezzi, à l'O., la côte est rocheuse, découpée en golfes, Ventilegne, Valinco, Ajaccio, Sagone, Porto, Galeria, Calvi, Saint-Florent. Les richesses minérales sont peu exploitées ; les flancs des montagnes ont encore quelques belles forêts, mais trop souvent des taillis touffus ou maquis. Les vallées sont fertiles, mais mai cultivées. Les Corses sont un mélange d'Ibères, de Grecs, de Carthaginois, de Bomains, de Sarrasins. d'Italiens. — La Corse Therapne, Cyrnos, Corsica)> colonisée par les Phéniciens, les Phocéens, occupée par les Carthaginois, les Bomains, appartint plus tard aux Génois, qui la cédèrent à la France, en 1768. — Le dép. a 874,710 kil. carrés et 272,639 hab. ; il renferme 5 arr. : Ajaccio, Bastia, Calvi, Corte. Sartène, 62 cantons et 364 communes. Il forme le diocèse d' Ajaccio, est du ressort de la cour d'appel de Bastia et de l'Académie d'Aix.
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