‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 118 sur 657 · COS · texte numérisé non relu

COS

Corseui, bourg du canton de Plancoet, arr. et à M kil. N.-O de Dinan (Côtes-du-Nord). sur l'emplacement de l'anc. capitale des Curiosolites; 3,295 hab.

Corsini (Edouard), né à Fanano (duché de Modène), 1702-1765, général des clercs-réguliers des Ecoles-Pies, a publié : Fasti Attici, 4 vol. m-4° ; Dissertatwnes quatuor Agonisticœ; Inscriptiones Atticoz; Séries prœfectorum urbis. etc.

Cort (Corneille), graveur hollandais, né à Horn, 1536-1578, fonda une école célèbre à Rome.

Corte (Jean de i-a), peintre, né à Madrid, 1597-1660, élève de Veiasquez.

Corte, ch.-l. d'arr. de la Corse, au centre de l'île, près du Tavignano, à 60 kil. N.-E. d'Ajaccio. Place forte; 5,126 hab.

Cortereai (Gaspard), navigateur portugais, reconnut les côtes de Terre-Neuve et du Labrador, 1500-1501.

Cortereai (Jeronimo), poète portugais, mort avant 1593, commanda les flottes dans les Indes, et écrivit un poème épique sur le siège de Diu de 1546; une épopée espagnole en 15 chants, YAustriada, et surtout un poème touchant, le Naufrage de Sepulveda.

Cortès c'est-à-dire cours, chambres, nom donné en Espagne et en Portugal aux assemblées nationales. On les fait remonter a l'année 1133 pour l'Aragon, à 1169 pour la Castille. Elles furent très puissantes jusqu'à la tin du xve siècle; Charles-Quint ne convoqua plus que les procuradores (députés) des villes ; au xvne et au xvme s., les Cortès disparurent presque complètement. Les Cortès de Cadix, en 1810, publièrent la Constitution de 4812. Depuis lors, les assemblées nationales en Espagne ont été abolies, rétablies, modifiées, suivant les caprices des révolutions. — En Portugal, les Cortès de Lamego, 4145, constituèrent la nouvelle monarchie ; les assemblées ne furent longtemps convoquées que dans les circonstances extraordinaires. En 1820, elles donnèrent une Constitution libérale. Elles comprennent maintenant deux Chambres. V. Portugal.

Cortez (Fernand), né à Medellin (Espagne), 4485-4547, fils d'un pauvre gentilhomme, se distingua dans le Nouveau Monde dès 4504, contribua à la conquête de Cuba, et fut chargé par le gouverneur Veiasquez d'aller reconnaître le Mexique. Avec onze vaisseaux et quelques centaines de soldats, il aborda au port de Saint- Jean-d'Ulloa, 4519, fonda la forteresse de Villa- Rica de la Vera-Cruz, brûla ses vaisseaux, se rendit indépendant, et marcha hardiment vers Mexico, malgré les défenses de l'empereur Montézuma. Vainqueur des Tlascalans, puis leur allié, il entra dans Mexico, s'empara audacieusement de Montézuma, le força de se reconnaître vassal de Cliarles-Quint ; puis il marcha contre Naryaez, envoyé contre lui par le jaloux Veiasquez ; il surprit et débaucha ses soldats. Mais les Mexicains s'étaient soulevés ; Cortez fut forcé d'évacuer Mexico; il vainquit les ennemis à Otumba, 1520, assiégea et prit la capitale, 4521 ; le Mexique était conquis. — Il revint en Espagne pour répondre aux accusations dirigées contre lui et fut nommé capitaine général de la Nouvelle-Espagne. Il découvrit la mer Vermeille et la Californie ; mais il fut disgracié, vers 4540, et fut assez mal accueilli par Charles-Quint, qu'il suivit cependant dans son expédition d'Alger,

Cortez (Martin), géographe espagnol, a publié, en 1551. un remarquable Traité de la sphère et de l'art de naviguer,

Cortona, v. à 30 kil. S.-E. d'Arezzo (Italie), dans le Val Chiana. Evêché, belles églises; 25,000 hab.

Cortona (PlETRO-BERETTINI Da), plus connu SOUS le nom de Pierre de Cortone, du lieu

de sa naissance, 1597-4669, fut. un peintre et un

architecte célèbre; malgré son talent, il contribua a la décadence de l'art. Ses principales œuvres sont à Rome, à Venise, à Paris. Il mérita les bienfaits de Louis XIV pour ses projets d'achèvement du Louvre et des Tuileries.

Cortot (Jean-Pierre), né a Paris, 4787-4843, statuaire, membre de l'Académie, professeur à l'Ecole des Beaux-Arts, s'est distingué par la pureté et la noble simplicité de ses compositions.

Coruûa (La). V. COROGNE (La).

Coruncanius (Titus), originaire de Tusculum, consul en 280 av. J.-C, censeur, grand-pontife, dictateur, fut un jurisconsulte très estimé.

Corvées, services de corps ou redevances, dus par les manants a leur seigneur; en principe, ils étaient taillables et corvéables à merci. Les corvées réelles étaient dues en raison des biens possédés; les corvées personnelles, en raison seule du domicile dans le territoire de la seigneurie. Turgot avait aboli les corvées publiques, en 1776. Toutes les corvées disparurent, 4789-

Corvetto (Louis - Emmanuel , comte) , né à Gênes, 4756-1822, avocat, membre du Directoire de la république Ligurienne, devint conseiller d'Etat en France, 4806, comte, inspecteur général des prisons d'Etat. Il fut ministre habile des finances de 4845 à 4848.

Corvey OU Aouvelle-Corbie , abbaye de

Bénédictins, fondée par Louis le Débonnaire, sur le Weser (Westphalie).

Corvi (Domenico), né à Viterbe, 4623-4703, bon peintre, imitateur des Carraché.

Corvin. V. MATHIAS et HUNYADE.

Corvisart - Desmarets (JEAN-NiCOLÀS, baron), né à Vouziers, 4755-4824, médecin distingué, fit avec talent des cours nombreux, fut professeur au Collège de France, membre de l'Académie des Sciences et médecin de Bonaparte. Il a laissé quelques Mémoires, un Essai sur les maladies du cœur et des gros vaisseaux, etc.

Corvo, la plus petite des Açores (Portugal) ; elle a deux petits ports.

Corybaotes, prêtres de Cybèle, originaires de Phrygie, habiles dans l'art de travailler les métaux. En mémoire de la mort d'Atys, ils couraient, armés de torches , poussant des cris, frappant leurs tambours, exécutant des danses frénétiques, etc.

Corydon, v. de l'Etat d'Indiana (Etats-Unis), près de l'Ohio. [grecques.!

Coryphée, chef du chœur dans les tragédies.1

Cos, auj. Stanco OU Istan-Kioi, île de

l'Archipel, sur la côte d'Asie Mineure, longue de 44 kil., montueuse, a de belles plantations d'oranges et de limoniers ; 40,000 hab. — La capit. stanco (anc. Cos), colonisée jadis par les Doriens, fut célèbre dans l'antiquité.

Cosa (Juan de la), géographe et navigateur espagnol, mort en 4509, pilote de Ch. Colomb a son premier voyage, fut percé de flèches empoisonnées par les sauvages de la côte de Darien. On a conservé de lui plusieurs cartes précieuses.

Cosaques ou Kosaks, nom d'origine tatare, qui signifie homme armé; colonies militaires, au S. de la Bussie, qu'on peut rattacher à deux grandes divisions, les Cosaques de V Ukraine ou de la Petite-Russie, plus Slaves que Tatars, du Dniepr au Dnrestr, qui devinrent vassaux de la Bussie en 1737 et perdirent leur indépendance après la révolte de 4775; — les Cosaques du Don, pius Tatars que Slaves, à l'E. et au S -E. de la Russie. — De nos jours le Territoire des Cosaques de la mer Noire ou cercle Tchernomorien (lieutenance du Caucase) est à l'E. de la mer d'Azov; leur ch.-l. est Jekaterinodax, sur le Kouban ; — le Territoire des Cosaques du Don comprend le bassin inférieur du Don et de ses affluents; c'est une plaine immense, dont le sol est généralement maigre et sablonneux; les pâturages nour-

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rissent de nombreux troupeaux, des chevaux infatigables. Les v. prine sont Aovo-Tcherkask, Staroï-Tcherkask et Ouroupinskaïa.

Concile, petit affluent du Crati (Italie mer.), qui passe à Castro-Villari.

Coseguina, volcan du Honduras, au S. de la baie de Fonseca.

tosenïa (Consentia), ch.-l. de la Calabre citérieure (Italie), au S.-E. de Naples, au pied de la Sila. Archevêché ; faïence, coutellerie ; 17,000 hab.

Cosetani, peuple de l'anc. Espagne, dans la Tarraconaise, entre l'Ebre et le Llobregat.

Cosmao-Kerjulien (JULIEN-MARIE^ baron),

né à Chàteaulin. 4761-1825, marin célèbre, se distingua à Trafalgar, fut contre-amiral en 1805, et fut destitué par la seconde Restauration.

Cosmas, géographe célèbre, marchand, moine à Alexandrie, visita l'Ethiopie, l'Arabie, l'Inde (d'où son surnom d' Indicopleustes) . Il ne reste de lui qu'une Topographie chrétienne, écrite en grec, sous Justinien, 547.

Cosme (Saint), frère de saint Damien, né en Arabie, souffrit le martyre avec lui en 303. On les honore le 27 septembre. Ils sont devenus les patrons des médecins et des chirurgiens.

Cosme (Jean Baseilhac, dit le Frère), né près de Tarbes, 1703-1781, de l'ordre des Feuillants, fut un chirurgien dislingué, surtout pour l'opération de la taille.

Cosnac (Daniel de), né au château de Cosnac (Limousin), 1630-1708, entra dans les ordres, s'attacha au prince de Gonti, fut nommé par Mazarin évêque de Valence, 1654, et devint aumônier du frère de Louis XIV. Il fut archevêque d'Aix en 1687. Il a laissé des Mémoires intéressants, publiés en 1852, 2 vol. in-8°.

Cosne (Condate Carnutum), ch.-l. d'arr. de la Nièvre, sur la dr. de la Loire, à son confl. avec le Nohain, à 53 kil. N.-O. de Nevers. Coutellerie, clouterie, ancres ; 7.400 hab.

Cossaii (Pierre), né à Vérone, 1748-1815, théatin, se livra à l'étude des sciences mathémathiques et physiques. 11 a écrit VHistoire de l'origine de l'algèbre et de ses progrès en Italie, 2 vol. in-8° ; etc.

Cossart (Gabriel), né à Pontoise, 1615-1674, a publié les 8 derniers volumes des Conciles de Labbe.

Cossé-ie-Vivien, ch.-l. de canton, arr. et au N.-O. de Ghâteau-Gontier (Mayenne); 3,023 hab.

Cossé (CHARLES de) , COMTE DE Brissac,

1505-1564, d'une ancienne famille, se signala dans les guerres d Italie sous François I", devint grand-maître de l'artillerie, 1547, maréchal ; fut gouverneur du Piémont sous Henri II, et acquit une réputation européenne par ses talents stratégiques Gouverneur de Paris, 1562, il contribua à la reprise du Havre, 1563.

Cossé (Timoléon de), son fils aîné, 1543-1569, colonel de l'infanterie française au delà des monts, combattit à Malte contre les Turks, en France dans les rangs des catholiques. Il fut tué dans l'engagement de Mucidan en Périgord.

Cossé (ARTHUR de), COMTE DE Secondigay,

frère de Charles, 1d12-1582, fut comme lui un bon capitaine, devint maréchal, 1567, fut gouverneur de l'Orléanais, et, en 1570, fut battu par Coligny a Arnay-le-Duc. Il fut enfermé à la Bastille, comme suspect d'intelligence avec les Politiques Délivré en 1575, il fut chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, en 1579.

Cossé (Charles II de), fils de Charles, mort en 1621, fut gouverneur d'Angers, 1585, devint l'un des principaux lieutenants d'Henri de Guise, et fut le premier à faire élever les barricades de Paris, en mai 1588. Mayenne le nomma gouverneur de la capitale ; il s'entendit avec Henri IV et lui vendit l'entrée de la ville, 1594. Il combattit le duc de Mercœur en Bretagne, et

fut créé duc et pair sous Louis XIII, en 1611.

Cossé (JeaN-PaUL-TiMOLÉON de), duC de Bris.

sae, 1698-1784, chevalier de Malte, brave capitaine, maréchal de France en 1768.

Cossé (Louis-Hercule-Timoléon de), duc de Brissac, 2e fils du précédent, 1734-1792, capitaine-colonel des Cent-Suisses, gouverneur de Paris, commandant de la garde constitutionnelle de Louis XVI, 1791, fut emprisonné à Orléans, nuis massacré par le peuple à Versailles, sept.

Cosséir, port de la Haute-Egypte, sur la mer Rouge ; 3,000 hab.

Cossimbazar, v, du Bengale (Hindoustan), sur l'un des bras du Gange. Fabr. de carpettes, de satins, etc.; 25,000 hab.

Cosson, affl. de gauche de la Loire, passe a Chambord; cours de 80 kil.

Cossova. V. CASSOVIE.

Cossus (Servius Cornélius), consul, 428 av J.-C, maître de la cavalerie du dictateur Mamercinus, tua en combat singulier Tolumnius, roi des Véiens et remporta les secondes dépouilles opimes.

Costa (Lorenzo), né à Ferrare, 1450-1530, peintre, travailla surtout à Bologne.

Costa (Tommaso), né à Sassuolo, 1634-1690, peintre de paysages et de perspectives.

Costa e Sylva (José-Maria da), poète et critique portugais, 1788-1854, a traduit plus de 200 pièces de théâtre et écrit Essai biographique et critique sur les meilleurs poètes portugais.

Costa de Beauregard (JOSEPH-HENRI, marquis de), né à Beauregard (Savoie), 1752-1824, a laissé Mémoires historiques sur la maison royale de Savoie, 3 vol. in-8<>.

Costabona, l'un des pics des Pyrénées orientales (2,421 m.), à la source du Tech et du Ter.

Costanzo (Angelo di), né a Naples, 1507- 1591, a composé des Rimes et une Histoire du royaume de Naples, de 1250 à 1489.

Costar (Pierre), né à Paris, 1603-1660. l'un des beaux esprits de l'hôtel de Rambouillet, écrivit la Défense des œuvres de M. de Voiture, ce qui le fit admirer et pensionner. On lui doit des Lettres, un Traité de l'épigramme avec un Recueil des plus beaux endroits de Martial, etc.

Costa-Rica, république de l'Amérique centrale, entre le Nicaragua au N. et la prov. colombienne de Veragua. Le pays, traversé par la Cordillère, a des côtes rocailleuses et malsaines ; il renferme des mines d'or et de cuivre, des bois de construction, des pâturages ; on exporte beaucoup de café. La superf. est de 51,760 kil. carrés ; la population, de 185,000 habitants, sans compter les indigènes, qui vivent à l'état sauvage. Elle fit partie de l'Union centrale américaine, dissoute en 1842. La capit. est San- José ; les v. princ. sont : Alajuela, Carlago, Heredia, Punta-Arenas.

Coster (Laurent), né à Harlem, 1370-1440, aurait, suivant les Hollandais, inventé l'imprimerie ; ils lui ont même élevé une statue à Harlem, et cette opinion a encore ses partisans. On peut croire que des impressions xylographiques ont été exécutées en Hollande vers cette époque.

Cotan (frère Juan-Sanchez), »é à Alcazar de Saint-Jean, 1561-1627, a composé de bons tableaux d'histoire et a surtout imité les fleurs et les fruits.

Côte d'Or (Monts de la). Ils unissent les Cévennes sept, au plateau de Langres, depuis les sources de la Dheune et de la Bourbince jusqu'à celles de la Seine ; ils renferment de grandes richesses minérales , leurs flancs sont couverts de vignobles. On y remarque le bief de partage du canal du Centre, le mont Cenis (589 m.), le mont Moresol (520 m.), le bief de partage du canal de Bourgogne, le mont Tasselot (608 m.).

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Côte-d'ôr, (Dép. de la), partie de l'une. Bourgogne, traversé par la Côte-d'Or, le plateau de Langres, les monts du Morvan ; arrosé par la Seine, l'Ource, la Brenne, l'Armançon ; l'Arroux, la Saône, l'Ouche. Il est fertile, a d'excellents pâturages, des vignobles renommés (côte de Nuits et côte Beaunbise), de nombreuses forêts, des mines de fer, des marbres, des granits, des sources minérales. L'industrie et le commerce sont développés. La superf. est de 876,416 hectares et la popul. de 382,819 hab. Il renferme 4 arr. : Dijon, Beaune, Semur, Châtillon ; 36 cantons et 717 communes ; il forme le diocèse de Dijon, est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Dijon; 8e rég. milil.

Côte des Dents OU d'ivoire, partie de la

côte de Guinée, entre le cap Palmas et la rivière Assinie. Commerce de dents d'éléphants. Côte des Esclaves, partie de la côte de Guinée, de la Côte-d'Or a la côte de Bénin. Elle a été l'un des principaux foyers de la traite.

Côte des Graines, du Poivre OU de Ma-

îaguette, partie de la côte de Guinée, du cap Monte au cap Palmas. Là est l'Etat de Libéria.

Côte-d'Or, partie de la côte de Guinée, entre la riv. Assinie et la côte des Esclaves ; elle est bien arrosée, assez bien cultivée, mais exposée à de grandes chaleurs. C'est là que sont les principaux comptoirs Anglais. L'intérieur du pays est surtout occupé par les Fantees et les Ashanlis. [rouges estimés.]

Côte-Rôtie, hameau à 26 kil. de Lyon. Vinsj

Côte-saint-André (La), ch.-l. de canton, à 35 kil. S.-E. de Vienne (Isère). Vins blancs, liqueurs renommées ; 4,196 hab.

Coteiier (Jean-Baptiste), né à Nîmes, 1629- 1686, a laissé des travaux estimés sur les antiquités ecclésiastiques et surtout : Patres œvi apostolici, 2 vol. in-fol. ; Monumenta Ecclesiœ Grœcœ, 3 vol. in-fol., etc.

Cotentin (Constantinus ager), anc. pays de la Basse-Normandie, auj. partie du dép. de la Manche. — Les Collines du Cotentin, détachées des collines de Normandie, traversent la presqu'île de la Manche et finissent à la pointe de Barfleur et au cap de la Hogue.

Cotereaux OU Cottereaux , aventuriers

mercenaires au service des rois et des seigneurs, du xne au xive s., ainsi nommés du coteret ou long couteau dont ils se servaient.

Cotes (Boger). mathématicien anglais, 1682- 1716, professeur d'astronomie dès 1706. a défendu Newton, a écrit de nombreux Mémoires, un Traité sur le calcul différentiel et des Lectures sur l'hydrostatique et la pneumatique.

Côtes-du-Nord, dép. au N. de la Bretagne, sur la Manche, avec des côtes granitiques et découpées, qui font partie du 2<= arr. maritime. L'intérieur est couvert par les monts arides du Menez et d'Arrée. On exploite le granit, les ardoises, les pierres à chaux; on élève des bestiaux ; on se livre à la pêche ; le commerce est assez actif. La superf. est de 688,562 kil. carrésla popul. de 627,585 hab.; il renferme 5 arr : Saint-Brieuc, Dinan, Loudéac. Guingamp, Lannion ; 48 cantons, 389 communes. Il forme le diocèse de Saint-Brieuc, est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Bennes; 10e rég. mil

Cotignac, ch -1. de canton, arr. et à 20 kil N.-E. de Bngnoles (Var). Fabr. de soie ; 2,614 hab

Cotignola (FRANCESCO DE), dit Marchés! OU

Zagaueiii, peintre italien du xvie s., a laissé de belles œuvres à Parme, à Faenza, avec son frère Bernardino.

Cotignola (GlROLAMO Marches! DE), peintre

italien, 1480-1550, l'un des meilleurs élèves de Francia.

Cotin (Charles), né à Paris, 1604-1682, conseiller et aumônier du roi, de l'Académie fran-

çaise en 165S, prêcha 10 carêmes à Paris avec succès et fut recherché a l'hôtel de Bambouillet. Il a laissé des Rondeaux, des Poésies chrétiennes, des Œuvres galantes, la Critique désintéressée sur les satires du temps, etc. Il est surtout connu par les satires de Boileau, et Molière l'a joué dans les Femmes Savantes.

Cotopaxi, volcan des Andes de Quito, à 60 kil. S. de cette ville, a 5,768 m. d'altitude.

Cotrone (Crotona), v. à 50 kil. N.-E. de Catanzaro (Italie), assez bon port, défendu par une citadelle ; 5,000 hab. — Crotone, v. anc. du Bruttium, fondée par les Achéens, ville florissante de la Grande-Grèce, reçut plus tard une colonie romaine.

Cotta (Aurelius), consul romain en 252,248 av. J.-C, se distingua dans la 1" guerre Punique.

Cotta (Caïds Aurelius), orateur romain, 124-70 av. J.-C, fut consul en 75, et a été loué par Cicéron.

Cotta (Marcus Aurelius), son frère, consul ei: 74, se fit battre par Mithridate.

Cotta (Lucius Aurelius), frère des précédents, préteur en 70, fit rendre la loi qui partageait les jugements entre les sénateurs, les chevaliers, les tribuns du trésor. Il fut consul en 65, puis censeur.

Cotta (JEAN-FRÉDÉRIC.), baron DE Cottendorf ,

né à Stuttgart, 1764-1832, dirigea et développa une grande maison de librairie à Tubingen. Il fonda la Gazette universelle, les Heures, les Annales politiques, etc., et surtout les Annales de la critique. 11 établit des fermes modèles, une presse à vapeur, un bateau à vapeur, 1824 et 1826; il a été l'un des hommes les plus utiles de son pays.

Cotte (Louis), né à Laon, 1740-1815, oratorien, curé de Montmorency, se maria en 1794, fut bibliothécaire du Panthéon et correspondant de l'Institut. Il s'est surtout occupé de météorologie, d'histoire naturelle, etc.

Cotte (Bobert de), né à Paris, 1656-1735, élève de Mansart, acheva la chapelle de Versailles, fit la belle colonnade du grand Trianon, le portail de Saint-Boch, etc., etc.

Cottereau. V. CHOUANNERIE.

Cottiennes (Alpes). V. ALPES.

Cottin (Madame), née Marie Risteau, née à

Paris, 1770-1807, veuve de bonne heure d'un riche banquier, écrivit pour soulager un ami malheureux le roman de Claire d'Albe, 1798, puis continua d'obtenir un véritable succès, en publiant Malvina , Amélie Mansfield , Elisabeth , Mathilde, etc.

Cottius (Marcus Julius), fils de Donnus, prince des Ségusiens dans les Alpes, conserva sous Auguste l'administration de douze tribus liguriennes, éleva en l'honneur de l'empereur l'arc de triomphe de Suze, fit tracer à travers les Alpes la route de Cottius (du mont Cenis). Son fils lui succéda, mourut en 65. et Néron réduisit le royaume en province romaine.

Cotton (Charles), poète anglais, 1630-16S7, est connu par ses poésies burlesques, Scarronides or Virgil travesty, Several Dialogues of Lucian, etc.

Cotton (Pierre), né à Néronde (Forez), 1564- 1626, jésuite, prédicateur distingué, confesseur de Henri IV, défendit la Doctrine des pères jésuites, et ne se retira de la cour que sous Albert de Luyne. .

Cotton (Robert Bruce), antiquaire anglais, 1570-1631, réunit surtout une bibliothèque riche en manuscrits, léguée plus tard à la couronne par un de ses héritiers; une partie se trouve au British Muséum.

Cotyseum (auj. Kutayé), v.del'anc. Phrygie, sur le'Thymbris. [Sinope.]

Cotyora, v. du Pont ancien, port, colonie dej

Cotys, roi de Paphlagonie, au ive s. av J.-C, seconda Agésilas dans son expédition contre Artaxerxès II.

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COU

Cotjs, prince de Thrace, 382-358 av. J.-C, eut des démêlés avec les Athéniens.

Cotys, roi des Odryses de Thrace, au ne s. av. J.-C, s'unit à Persée contre les Romains.

Cotys, roi de Thrace, fut dépouillé et tué par son oncle Rheseuporis. Tibère le vengea.

Cotys, rois du Rosphore, l'un de 4o à 69, l'autre vers 430.

Cotytto, déesse de l'impudicité, adorée dans plusieurs pays-, eut des prêtres appelés Baptes.

Coubon, bourg du canton et de l'arr. du Puy (Haute-Loire) ; 2,615 hab.

Couches-ies-Mines, ch.-l. de canton, a 22 kil. S.-E d'Autun (Saône-et-Loire); 2.906 hab.

Coucouron, ch.-l. de canton, arr. de Largentière (Ardèche) ; 1,318 hab.

Coucy-ie-Château, ch.-l. de canton, a 30 kil. S.-O. de Laon (Aisne). Ruines imposantes d'un château célèbre du xie s. ; édit de 1535 ; 780^ hab.

Coucy, famille célèbre dès le xf s. dans le nord de la France. Elle a produit des seigneurs qui luttèrent contre Louis VI ; Enguerrand III combattit à Rouvines et prit part aux troubles de la minorité de Louis IX ; Enguerrand VII, gendre d'Edouard III, alla combattre dans les différents pays de l'Europe et mourut en Rithy nie

Coucy (Raoul ou Renaud de), trouvère du xne s., mourut en Palestine, 1192. La tradition lui attribue l'anecdote, souvent célébrée, qui a illustré le nom de Gabrielle de Vergy. On a publié le Roumans dou chastelain de Coucy, et on lui a attribué 24 Chansons.

Coucy (Robert de), architecte célèbre, mort en 1314, a travaillé à la cathédrale de Reims et surtout à la belle église de Saint-Nicaise.

Coucy (Matthieu de), né au Quesnoy en Hainaut, a continué au xv* s. la Chronique de Monstrelet.

Coudée,mesure de longueur, valait chez les Grecs 0m 463, chez les Romains 0°» 444, en France 1 pied 10 pouces.

Coudray-Saïnt-Germer (I^e), ch.-l. de canton, arr. de Beauvais (Oise) ; 427 hab.

Couédic de Kergoualec (CHARLES-LOUIS,

vicomte »u), marin célèbre, 1739-1780, est surtout connu par le combat glorieux de la Surveillante, dans lequel il fut mortellement hlpssé 1779

Couëron (CorôzVo), bourg du canton de Saint- Etienne de Montluc, arr. et à l'E. de Saint- Nazaire (Loire-Inférieure), sur la dr. de la Loire. Verrerie ; 4,850 hab.

Couesnon, riv. qui vient du plateau de Fougères, arrose Fougères, Antrain, Pontorson et finit dans les grèves du Mont Saint-Michel.

Couffé, bourg du canton de Ligné, arr. et à 10 kil. d'Ancenis (Loire-Inférieure) ; 2,058 hab.

Couhé.vérac, ch.-l. de canton, arr. de Civray (Vienne) ; 1,849 hab. [(Aude); 1,044 hab.]

Couiza, ch.-l. de canton, arr. de LimouxJ

Coulangc-la Vineuse, Ch.-l. de canton, au

S. d'Auxerre. (Yonne), Bons vins ; 1,342 hab.

CouIange<sur-Yonne, Ch.-l. de canton, au

S. d'Auxerre (Yonne). Bons vins ; 942 hab.

Couianges (Philippe-Emmanuel, marquis de), né à Paris, 1633-1716, parent de Mme de Sévigné. est connu par ses Chansons, 2 vol. in-12, ses Lettres à Mme de Sévigné, et des Mémoires.

Couianges (MARIE-ANGÉLIQUE DU GdÉ-Ba-

gnoles, marquise de), sa femme, 1641-1723, a laissé des Lettres qui ne sont pas indignes de celles de Mme de Sévigné, son amie.

Couleuvre, bourg du canton de Lurcy-Lévy, arr. de Moulins (Allier) ; 2,224 hab.

Coulis ou Coolies, serviteurs, nom donné aux Hindous de basse classe, qui se mettent au service des Européens dans les colonies, par une espèce de contrat temporaire.

Coulions, bourg du canton et de l'arr. de Gien (Loiret) ; 2,802 hab.

Couimiers, bourg du canton de Meung-sur- Loire, arr. d'Orléans (Loiret). Combat en 1870.

Coulomb (Saint), bourg du canton de Cancale, arr. de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine); 2,080 hab.

Coulomb (Charles-Auguste de), né à Angoulème, 1736-1806, ingénieur militaire, physicien, a publié des mémoires sur la Statique* des voûtes, les Aiguilles aimantées, la Théorie des machines simples, la Chaleur, etc. Intendant général des eaux et fontaines de France, 1784; membre de l'Académie des Sciences, 1786. il a écrit : Recherches sur les moyens d'exécuter sous l'eau toutes sortes de travaux hydrauliques. Il est surtout connu par la balance de torsion, qu'il inventa.

Couiomniiers (Columbaria), ch.-l. d'arr. de Seine-et-Marne, sur le Grand-Morin, à 48 kil. N.-E. de Melun. Toiles, briques et faïence*

Couion (Louis), né à Poitiers, 1605-1664, jésuite, historien, géographe, a écrit : Histoire des Juifs. 3 vol. in-12 ; Traité historique des rivières de France, 2 vol. in-8°.

Couion de Thévenot, 1754-1814, a inventé ou perfectionné la tachygraphie.

Coulonges-sur-l'Autize, ch.-l. de canton,

arr. et au N.-E. de Niort (Deux-Sèvres); 2, 321hab.

Coumassie, capit. des Achantis (Guinée), sur le flanc d'un vaste rocher ferrugineux, prise par les Anglais en 1874.

Councii-Biuffs, v. nouvelle de ITowa (Etats-Unis), sur la dr. du Missouri ; plus de 6,000 hab. [aux Hollandais, 5,000 bab.]

Coupang, port au S.-O. de Timor (Malaisie).j

Coupé (Jean-Marie-Louis, abbé), né à Péronne, 1732-1818, professeur au Collège de Navarre, est surtout connu par ses Variétés littéraires et historiques, 8 vol. in-8°, et par ses Soirées littéraires, 20 vol. in-8°.

Couperin, nom d'une famille de musiciens français, célèbres aux xvne et xvme s.

Couptrain, ch.-l. de canton, arr. de Mayenne (Mayenne) ; 408 hab.

Courbevoie, ch.-l. de canton, arr. de Saint- Denis (Seine), à 8 kil. N.-O. de Paris,sur la gauche de la Seine. Blanchisseries de laine, impressions sur étoffes ; casernes ; 15,108 hab.

Cours d'amour, espèce de tribunaux, composés de dames illustres et quelquefois de chevaliers, qui jugeaient des questions d'amour et de galanterie. On les rencontre surtout aux xne et xine s. Martial d'Auvergne a composé, au xve s., les Arrêts d'amour, recueil de pure imagination.

Cour de haute commission, tribunal

institué en Angleterre par Elisabeth, 1584, pour juger les dissidents, composé de juges nommés par le souverain. Elle fut abolie par le Long- Parlement, 1641.

Courcelles (THOMAS de), théologien de

l'Université de Paris, 1400-1469, l'un dés juges de Jeanne d'Arc, défendit avec talent les libertés de l'Eglise gallicane au concile de Bâle.

Courcelles (JEAN - BAPTISTE- PlERRE-JULIEN,

chevalier de), né à Orléans, 1759-1834, historiographe, a écrit : Dictionnaire universel de la noblesse de France ; Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, etc., 12 vol. in-4°.

Courcelles (MaRJE-SiDONIA DE LÉNONCOURT,

marquise de), 1651-1685, connue par ses aventures galantes et ses Mémoires spirituels.

Courchetet-d'Esnans (Luc), né à Besançon, 1695-1776, a publié : Histoire du traité des Pyrénées, 2 vol. in-12 ; — du traité de Aimègue, 2 vol. in-12 ; — du cardinal de Granvelle.

Cour.Chevemy, bourg du canton de Contres, arr. de Blois (Loir-et-Cher) : 2,371 hab.

Courcité, bourg du canton de Villaiiies-la-»

cou

COU

Juhel, arr. de Mayenne (Mayenne) ; 2,034 habit.

Courçon, ch.-l de canton, arr. de La Rochelle (Charente-Inférieure) ; 4,317 hab.

Courier de niéré (Padl-Louis), né à Paris, 4772-4825, officier d'artillerie jusqu'en 4809, épris de littérature grecque, publia a Rome la première édition complète de Daphnis et Chloé, avec une traduction en vieux français d'Amyot, puis des traités de Xénophon et Y Ane de Lucius de Patras. Après 4845, vigoureux pamphlétaire, il combattit la Restauration dans sa Pétition aux deux Chambres, 4846; Lettres au Censeur; Simple Discours ; Pétition pour des villageois qu'on empêche de danser; Pamphlet des Pamphlets. Il fut tué d'un coup de fusil par son garde-champêtre.

Courtaude, gouvern. de la Russie, au S. du golfe de Riga et de la Duna, qui la sépare de la Livonie ; l'O. s'appelle le pays des Coures (Courlande), l'E., la Semigalle. Le pays est plat, couvert de bois et de lacs ; la terre est assez bien cultivée. La popul. est d'environ 680,000 hab. Le ch.-l. est Mitau. — La Courlande, conquise par les chevaliers Teutoniques, fut habitée par de nombreuses colonies allemandes; en 4564, Gothard-Kettler, grand-maître des chevaliers Porte-Glaives, prit le titre de duc de Courlande, sous la suzeraineté de la Pologne. Le duché fut définitivement réuni à la Russie en 4795.

Coumon, bourg du canton de Pont-du-Château, arr. de Clermont (Puy- de-Dôme); 2, 273 hab.

Cournonterrai, bourg du canton et de l'arr. de Montpellier (Hérault) .

Couronne de fer, couronne des rois lombards depuis Agilulphe ; elle était en or, mais renfermait un petit cercle de fer, formé d'un des clous qui servirent à crucifier Jésus-Christ.

Couronne (Lu), bourg du canton et de l'arr. d'Angoulème (Charente). Papeteries,- 3,307 hab.

Courpière, ch.-l. de canton, arr. et au S. de Tbiers (Puv-de-Dôme), sur la Dore. Eaux minérales; 3,762 hab.

Counières, bourg du canton de Carvin, arr. de Réthune (Pas-de-Calais). Houille, sucre de betteraves ; 3,334 hab.

Cours, bourg du canton de Thisy, arr. et à 38 kil. N.-O. de Villefranche (Rhône). Toiles, dites beaujolaises ; 6,934 hab.

Coursan, ch.-l. de canton, arr. et au N.-E. de Narbonne (Aude) ; 3,458 hab.

Coursegouies, ch.-l. de canton , arr. de Grasse (Alpes-Maritimes) ; 437 hab.

CourseulleS'Sur-IHer, port du canton de

Creullv, à 20 kil. N.-O. de Caen (Calvados), sur la Seufles. Grands parcs aux huîtres; 4,700 hab.

Courson-sur- Yonne, ch.-l. de canton, au

S. d'Auxerre (Yonne) ; 4,278 hab.

Court (Antoine), né a Villeneuve-de-Berg (Vivavais), 4696-4760, parvint à restaurer le calvinisme dans les Cévennes, le Dauphiné, le Languedoc; fonda et dirigea l'école de théologie à Lausanne, et a écrit l'Histoire de la guerre des Camisards, 3 vol. in- 42.

Court de Gébelin (ANTOINE), SOn fils, né à

Nîmes, 4725-4784, se livra surtout à l'étude des anciennes mythologies. Il a publié le Monde primitif, analysé et comparé avec le monde moderne, 9 vol. in-4°. Il coopéra à une publication favorable aux Américains, Affaires de l'Angleterre et de l'Amérique, 45 vol. in-8<>, etc.

Court ( Joseph-Désiré), né à Rouen, 4798-4865, peintre, élève de Gros, a composé des tableaux d'histoire et des portraits estimés.

Courte-Cuisse (Jean de), théologien français, 4350-1 iv22. parla souvent au nom de l'Université, mourut évêque de Genève, a écrit des Sermons et un Tractatus de Fide et Ecclesia.

Courtenay, ch.-l. de canton, au N.-E. de Montargis (Loiret); 2,678 hab.

Courtenay (Maison de); célèbre dès le xi« s.,

elle a fourni des comtes d'Edesse, do puissants seigneurs anglais et surtout des seigneurs de France. — Des Courtenay régnèrent dans l'empire latin de Constantinoplu : Pierre If, mis à mort en 4249; Robert, son fils, mort en 4228- Baudouin, frère de Robert, qui se sauva dé Constantinople en 4264 et mourut en 4278. — Les Courtenay revendiquèrent longtemps le titre de

S rinces du sang; la dernière de cette famille «ne de Bauffremont, mourut en 4768.

Courtépée (Cladde) , ecclésiastique, 4724- 4782, a laissé une description topographique et historique du duché de Bourgogne, 7 vol. in-8°. Courtnezon, bourg du canton de Bédarrides arr. d'Avignon (Vaucluse). Soie, garance* 3,208 hab.

Courtilz de Sandras (GâTIEN), né à Montargis, 4644-4742, a publié, surtout en Hollande, une foule d'ouvrages, mélange d'histoire, de mensonges, d'inventions romanesques.

Courtin (Antoine de), né à Riom, 1622-4685, diplomate, fut secrétaire des commandements de Christine de Suède, envoyé de Charles-Gustave en France et résident général de France auprès des puissances du Nord. 11 a laissé des traités de morale sur la Jalousie, le Point d'honneur, etc.

Courtin (EuSTACHE-MariE-PieRRE-MâRC-AN-

toine), né à Lisieux, 4768-4839, avocat général à la Cour impériale de Paris, 4844, préfet de police en 4845, exilé de 4845 à 4848, a publie une Encyclopédie moderne en 24 vol. in-So et 2 vol. de planches.

Courtine (La), ch.-l. de canton, arr. d'Aubusson (Creuse); 4,029 hab.

Courtois (EdSie-Bonaventure), né à Arcissur-Aube, 4750-4846, membre de la Législative et de la Convention, fut chargé de l'examen des papiers de Robespierre, prit part au 48 brumaire, et vécut dans la retraite depuis 4802. Ses papiers nombreux furent saisis, dispersés ou détruits violemment en 4845.

Courtois (Jacques), dit le Bourguignon, né à Saint-Hippolyte, 4624-4676, peintre célèbre, s'établit à Rome, se fit jésuite, et continua à produire des œuvres qui sont recherchées.

Courtois (Jean), peintre émailleur du xvie s., probablement né au Mans, travailla à Limoges et eut beaucoup de réputation.

Courtomer, ch.-l. de canton, arr. d'Alençon (Orne); 4,444 hab.

Courtrai {Cortoriacum), en flamand Kortryk, ch.-I. d'arr. de la Flandre occid. (Belgique), sur la Lys, à 420 kil. O. de Bruxelles. Hôtel de ville remarquable. Blanchisseries de toiles, linge de table, blondes, dentelles, teintureries Bataille de 4302; souvent prise par les Français; 27,000 hab.

Cour-ville, ch.-l. de canton, à 49 kil. O. de Chartres (Eure-et-Loir). Comm. de grains, chevaux et bestiaux; 4,667 hab.

Courvoisier (Jean-Joseph-Antoine), né près de Besançon. 4775-4835, émigra, revint en France, 4803, entra dans la magistrature en 4845, fut député de 4846 à 4824, et était procureur général à Lvon lorsque Charles X le nomma ministre de la" justice, 4829. 11 refusa de s'associer à des mesures contraires aux lois et donna sa démission, le 49 mai 4830.

Cousin, affl. de dr. de la Cure, passe à Avallon. Cours de 50 kil.

Cousin, navigateur français de Dieppe, explora les côtes d'Afrique au xve siècle, et, suivant les traditions dieppoises, aurait découvert, dès 4488, l'embouchure du Maranon, puis le cap des Aiguilles. Son contre-maître, Pinzon, aurait été l'un des compagnons de Ch. Colomb.

Cousin (Jean), né à Soucy près de Sens, 4501- 4590, fut à la fois peintre, sculpteur, graveur el écrivain. Parmi les œuvres nombreuses de ce grand artiste on cite : des peintures à Anet, des

cou

COV

vitraux a St-Gervais, St-Etienne-au-Mont, etc. ; le Jugement universel, peint sur toile, une Descente de croix, etc. Il a élevé plusieurs tombeaux et surtout celui de Philippe de Chabot. Enfin il a écrit le Livre de la perspective et la Vraie science de la pourtraicture.

Cousin (Louis), né à Paris, 4627-1707, président à la cour des monnaies, membre de l'Académie française, a rédigé le Journal des Savants de 1687 à 4702, et a laissé une Histoire de Constantinople, traduite sur les originaux grecs, 8 vol. in-4<>; une Histoire de l'Eglise, 4 vol. in-4<>; une Histoire romaine et une Histoire de l'empire d'Occident, également d'après la traduction des historiens originaux.

Cousin (Victor), né à Paris, 4792-4867, élève, répétiteur, maître de conférences à l'Ecole normale, suppléa Royer-Gollard à la Sorbonne, 1845-4822, et se distingua de bonne heure comme philosophe, comme professeur et comme écrivain. 11 fit alors connaître à la France la philosophie écossaise et les philosophes allemands. Quand son cours de philosophie eut été suspendu, 4822, il s'occupa des éditions de Proclus et de Descartes, traduisit Platon, et acquit une popularité qui ne fit que s'accroître, lorsqu'il reparut dans la chaire de la Sorbonne, en 4828. Après 4830, il devint conseiller d'Etat, membre du conseil royal de l'instruction publique, de l'Académie française, de l'Académie des Sciences morales et politiques, directeur de l'Ecole normale, pair de France, ministre de l'Instruction publique, 4840. Il fut le chef tout-puissant de la philosophie officielle, et en toute circonstance, surtout en 4844, soutint la cause de l'Université, violemment attaquée. Sa vie politique cessa en 4848; il s'occupa surtout dès lors d'études littéraires et historiques sur le xvne siècle. — Comme philosophe, il a puissamment contribué à fonder l'école spiritualiste du xrxe s. ; dans la métaphysique, il a plusieurs fois varié; mais il a été psvchologue ingénieux ; il s'est surtout attaché a l'histoire de la philosophie, recherchant dans chaque système exclusif ce qui lui paraissait vrai et démontré ; c'est ce qu'on a appelé l'Eclectisme. — Comme écrivain, il s'est placé au premier rang par un style abondant, passionné, toujours pur, élevé, entraînant, qui rappelle ses grands modèles du xvne s. Parmi ses nombreux ouvrages, citons : Procli Opéra, 6 vol. in-8<> ; Descartes, 44 vol.; in-8» ; traduction de Platon, 44 vol. in-8° ; Fragments philosophiques ; Œuvres de Maine de Biran, 4 vol. in-8».; Manuel de l'histoire de la philosophie, trad. de Tennemann ; De l'instruction publique en Allemagne; — en Hollande; Abœlardi Opéra, 2 vol. in-4«; Cours de philosophie pendant l'année 1818; Cours de l'hist. de la philosophie, et Hist. de la philosophie au xvme siècle; Cours de 1816 et 18/7 ; Cours d'histoire de la philosophie morale au xvme s., de 4846 à 4820, 5 vol. ; De la métaphysique d'Aristote ; Philosophie scolastique, etc.; Des Pensées de Pascal, Jacqueline Pascal ; Etudes sur les femmes et la société du xvne s. (Mme de Longueville, M"»e de Sablé, M^e de Chevreuse, Mme de Hautefort, etc.)

Cousinéry (Esprit-Marie), né à Marseille, 4747-4835. longtemps consul en Orient, réunit des milliers de médailles curieuses pour les musées de Paris, et a écrit des ouvrages de numismatique : Essai sur les monnaies d'argent de la Ligue Achéenne; Catalogue raisonné des médailles frappées par les princes croisés, etc.

Cousinot (Guillaume), d'une famille de magistrats français du xv s., 4400-4484, fut l'un des meilleurs serviteurs de Charles VII, et fut nommé chambellan par Louis XL On a de lui des Relations diplomatiques de ses a?nbassades en Angleterre, à Rome, etc.; on lui attribue le

document célèbre connu sous le nom de Chronique de la Pucelle.

Cousoire, bourg du canton de Solre, arr. d'Avesnes (Nord) ; 3,320 hab.

CoussacBonnevai, bourg du canton et de l'arr. de Saint- Yrieix (Haute- Vienne). Forges, kaolin ; 3,506 hab. [teau (Vosges); 653 hab.]

Coussey, ch.-l. de canton, arr, de Neufchà-J

Coustant (Pierre), bénédictin de Saint- Maur, né à Compiègne, 4654-4724, a donné une excellente édition de Saint Hilaire de Poitiers.

Coustard de Massy (ANNE-PIERRE), né à

Saint-Domingue, 4744-4793, commanda la garde nationale de Nantes, fut député à la Convention et fut entraîné dans la ruine des Girondins.

Coustou (Nicolas), né à Lyon, 4658-4733, élève de son oncle Coysevox, fut un habile sculpteur, qui a travaillé pour Versailles, les Tuileries, Notre-Dame. etc.

Coustou (Guillaume), son frère, né à Lvon, 4677-4740, le surpassa par la vigueur de ses conceptions. Il orna de ses œuvres Marly, les Champs-Elysées, etc.

Coustou (Guillaume), fils du précédent, sculpteur, né à Paris, 4746-1777, eut un talent facile, mais se contenta d'imiter ses maîtres.

Coutan (Amable-Paul), né à Paris, 4792-4837, peintre, élève de Gros, a laissé des tableaux estimés.

Coutances (Constantia), ch.-l. d'arr. de la Manche, à 28 kil. S.-O, de Saint-Lô, à 7 kil. de la mer. Evêché, belle cathédrale du xine s. ; la ville est très-pittoresque. Coutils, siamoises ; comm. de bestiaux, chevaux, volailles, grains ; 8,187 hab.

Coutbon (Georges), né à Orcet près de Clermont , 4756-4794, avocat d'opinions modérées, député à la Législative et a la Convention, se montra de plus en plus révolutionnaire, et devint le second de Robespierre au Comité de salut public. Il commença la ruine de Lyon, attacha son nom a la loi du 22 prairial et partagea le sort de Robespierre et de Saint-Just, au 9 thermidor. [de Douai (Nord) .

Coutiches, bourg du canton d'Orchies, arr.]

Couto (Diego do), né à Lisbonne, 4542-4616,J se distingua aux Indes, fut historiographe a Goa, et continua l'Asie portugaise de Barros.

Contras, ch.-l. de canton, à 18 kil. N.-E. de Libourne (Gironde), dans l'angle formé par l'isle et la Dronne. Bataille du 28 oct. 1587 ; 4,008 hab.

Coutumes. On nomme ainsi les lois,ou plutôt les usages, qui s'établirent dans chaque seigneurie, dans chaque localité pour ainsi dire, à l'époque féodale. Elles n'étaient pas écrites ; dès le xme siècle on publia la coutume de Paris, puis celles de Normandie, de Beauvoisis, etc. En 1453, Charles VII ordonna Ja rédaction générale des Coutumes; ce travail ne fut terminé que sous Henri IV; il y avait alors 285 coutumes. La France fut divisée en pays de droit coutumier au N. et au centre ; et en pays de droit écrit (où la loi romaine dominait). au S. Le droit coutumier fut en vigueur jusqu'en 1789.

Couture (La), bourg du cant. et de l'arr. de Béthune (Pas-de-Calais).

Couvay (Jean), né à Arles, en 1622, fut un graveur distingué par la finesse de son burin.

Covarruvias (Diego), né à Tolède, 1512-1577, évêque de Ciudad-Rodrigo, jurisconsulte célèbre, fut l'un des rédacteurs du décret de réformation au concile de Trente.

Cove OU Queenstown, V. à 17 kil. S.-E. de

Cork (Irlande), au S. de l'île de Great-Island, a une rade magnifique ; 8,000 hab.

Convenant OU Convention, alliance Conclue

par les réformés écossais pour défendre leur relision menacée, en 1588 contre Philippe II ; en 4637 contre Charles 1er d'Angleterre ; en 4Ç43

CRA

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pour s'unir avec le Parlement anglais. Le Covenant fui aboli en 1664 ; les puritains voulurent vainement le rétablir en 4679.

Coventry, v. à 46 kil. N. de Warwick (Angleterre), sur le Coven, à 442 kil. N.-O. de Londres. Evèché. Horlogerie, fabriques de soieries ; 42,000 hab.

Coviiham (Joao Pères Da), voyageur portugais, mort après 4545, fut chargé par Jean II, avec Alfonse de Païva, de visiter les Etats du négus d'Abyssinie. Il parcourut la côte de l'Inde, la côte orientale de l'Afrique, l'Abvssinie, 1490, mais fut retenu dans ce dernier pays. Les renseignements qu'il fit parvenir à Lisbonne furent très utiles aux Portugais.

Covington, v. du Kentuckv (Etats-Unis), sur l'Ohio, en face de Cincinnati f 25.000 hab.

Cowes, v. de l'île de Wight (Angleterre), à 20 kil. S.-E. de Southamplon. Près de là est la résidence royale d'Osborne; 5,000 hab.

Cowley (Abraham), né à Londres, 4648-4667, poète dès le collège, s'attacha au parti des Stuarts, suivit la reine en France, mais fut négligé par la Restauration. Ses poésies, assez populaires de son vivant, ont été oubliées après sa mort. Son poème épique, le Davïdeis, est resté inachevé.

Cowper (William), né dans le comté de Hertford, 4734-4800, mélancolique, avec des accès de folie, a composé des poésies d'une sensibilité vraie, des Hymnes mystiques, la Ballade de Jean Gilpin, la Tâche, le Rejeté, etc. Il a traduit Homère avec talent

Cox (Richard), historien irlandais, 4650-4733, a laissé Hibernia Anglicana, histoire d'Irlande depuis la conquête.

Coxe (William), né à Londres, 4747-4828, ecclésiastique, a beaucoup voyagé et a écrit : Voyages en Suisse ; — en Pologne. Russie, Suède et Danemark; — Histoire delà maison d'Autriche, 3 vol. in-4° ; — des Rois d'Espagne de la maison de Bourbon; — Mémoires du duc de Marlborough de Walpole, etc.

Coypel (Noël), peintre, né à Paris, 4628-4707, directeur de l'Académie française à Rome, peintre du roi, 1676, eut un coloris remarquable.

Coypel (Ahtoine), son fils aîné, né à Paris, 4661-4722, eut moins de talent et plus de réputation; il eut le tort d'imiter le Bernin. Il fut directeur de l'Académie, 4744, et premier peintre du roi, 4716. L'histoire numismatique du règne de Louis XIV a été exécutée en grande partie sur ses dessins.

Coypel (Noel-Nicolas). 2e fils de Noël, 4690- 4734, eut une grande fraîcheur de coloris.

Coypel (Charles - Antoine), fils d'Antoine, 1694-1752, imita son père et se distingua surtout par son esprit, comme le montrent ses Discours Académiques. Son Histoire de Don Quichotte a été gravée en 25 feuilles in-fol.

Coysevox (Antoine), sculpteur, originaire d'Espagne, né à Lyon, 1640-4720. l'un des grands artistes du xvu* s. par la puissance du génie et la facilité d'exécution, a surtout travaillé aux embellissements de Versailles, des Invalides, des Tuileries, etc., etc. Il a décoré de ses statues Marly, Chantilly, les tombeaux de beaucoup d'hommes illustres ; il a fait le« bustes des personnages les plus célèbres de son temps.

Cozes, ch.-l. de cant., arr. de Saintes (Charente-Inférieure) ; 4,838 hab.

Cozumel, île de la mer des Antilles, à 8 kil. E. du Yucatan, longue de 60 kil., aride et cependant un peu fertile.

Cozza (Francesco), peintre napolitain, 4605- 4682, a terminé plusieurs tableaux de son ami. le Dominiquin. [4676-4742.1

Cozza (Giovanni-Battista), peintre milanais.]

Craasbeck (Joost "Van),peintre, né à Bruxelles. 4608-4668, d'abord garçon boulanger, finit

par imiter son ami Adrien Brauwer, et composa surtout des scènes de buveurs.

Crabbe (George), poète anglais, 4754-4832, renonça à la chirurgie, entra dans les ordres, et peignit daus ses vers les misères des classes populaires. Ses Œuvres forment 8 vol.

Crabeth (Thierri et Vauthier), frères d'origine hollandaise, bons peintres sur verre, morts, le premier en 4509, le second e-n 1512.

Cracovîe, en polonais Krakow, en allemand Krakau, ch.-l. de la Galicie occidentale, (Autriche), sur la Vistule, à 250 kil. S -O. de Varsovie. Elle est riche en souvenirs et en monuments de la vieille Pologne : château, cathédrale du xive s., églises, hôtel de ville, etc. On y fabrique des draps et des toiles ; il y a quelque commerce de transit; 66,000 hab. —Elle fut la capitale de la Pologne de 4320 à 4629; république indépendante de 4845 à 4846, elle a été alors incorporée à la Galicie. [la mer.]

Cragus, mont de la Lycie, au S.-O., près dej

Craig (John), mathématicien écossais, vécut à la fin du xvn* siècle, voulut appliquer le calcul des probabilités aux témoignages historiques dans un livre bizarre, Théologies christianœ principia mathematica, 1699, in-4».

Craigmiiiar, anc. château d'Ecosse, à 6 kil. S.-E. d'Edimbourg.

Craiova. V KRAJOVA.

Cramait (ADRIEN DE IHontlnc, Comte DE),

prince de Chabanais, 4588-4646, maréchal de camp, enfermé à la Bastille de 4630 à 4642, a écrit : la Comédie des Proverbes, 4639, et les Jeux de l'inconnu, recueil de mauvais quolibets.

Cramer (Charles-Gottlob), romancier allemand, 4758-1817, a publié beaucoup de livres, maintenant oubliés. [1704-1752.]

Cramer (Gabriel), mathématicien de Genève,]

Cramer (Jean-André), minéralogiste allemand de Quedlinbourg, 4740-4777.

Cramer (Jean-Baptiste), célèbre pianiste, né à Mannheim, 4774-4850, a laissé 84 Etudes remarquables.

Cramoisy (Sébastien), né à Paris, 4585-4669, a dirigé l'imprimerie royale, établie au Louvre, en 1640.

Cranach (Lucas de), peintre allemand, né à Cranach, près de Bamberg, 4472-4553, a laissé des tableaux bien ordonnés, des portraits estimés, des gravures sur cuivre et surtout des tailles de bois très recherchées : les Trois Tournois, le Parc aux Cerfs, la Passion de Jésus- Christ, le Martyre des douze Apôtres.

Cranaùs, roi d' Athènes, successeur de Cécrops, vers le xvie siècle av J.-C.

Cranmer (Thomas), né dans le comté de Nottingham, 1489-1556, professeur de théologie à Cambridge, chapelain de Henri VIII, soutint son divorce avec Catherine d'Aragon, et devint archevêque de Cantorbéry, en 4532. Converti secrètement au luthéranisme, il poussa Henri VIII dans la voie de la réforme protestante, et l'introduisit ouvertement en Angleterre sous Edouard VI. Victime de la réaction catholique, sous Marie Tudor, il fut condamné au bûcher. On a de lui : Catéchisme, Défense de la Transsubstantiation, etc.

Cranon, v. de la Thessalie anc, à l'E. de Pharsale. Bataille de 322 av. J.-C.

Cransac, bourg du canton d'Aubin, arr. et à 34 kil. de Villefranche (Aveyron), sur laDiége, affl. du Lot. Eaux minérales; 4,504 hab.

Crantor, philosophe grec, ne a Soles en Cilicie, vivait vers 300 av. J.-C, et fut à Athènes l'un des chefs les plus distingués de l'ancienne Académie.

Craon, ch.-l. de canton, à 20 kil. O. de Château-Gontier (Mavenne), sur l'Oudon. Combat en 1592 ; 4,527 hab.

Craonf Pierre de), seigneur de La Fert*-

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Bernard et de Sablé, fit échouer, par ses dilapidations,l'expédition du duc d'Anjou en Italie, 1384; devint l'ennemi du connétable Olivier de Clisson et essaya de l'assassiner à Paris, 4391. Il se réfugia "en Bretagne, et plus tard obtint sa grâce, 4396.

Craonne, ch.-l. de canton, à 20 kil. S.-E de Laon (Aisne). Combats des 6 et 7 mars d8H; 695 hab

Crapelet (Georges-Adrien), fils de Charles Crapelet, imprimeur estimé, né à Paris, 1789- 4842, fut lui-même imprimeur, et a publié : Collection des monuments inédits de la littérature française ancienne, 43 vol. in-8° ; — Des progrès de l'imprimerie en France et en Italie au xvie siècle, — Etudes pratiques et littéraires sur la typographie, 2 vol. in-8°.

Craponne (Adam de), ingénieur français, né à Salon, 4519-4559, d'une famille originaire de Pise, a commencé le canal qui porte son nom, 4557.

Craponne (Canal de), canal d'irrigation, à plusieurs embranchements, destiné à fertiliser la Crau, entre Arles et la Durance.

Craponne, ch.-l. de canton, à 40 kil. N. du Puy (Haute-Loire). Dentelles; blondes; 3,601 hab.

Crassus (Lucres LiciNius), jurisconsulte et orateur romain, 440-94 av. J.-C, consul, 95, censeur, 92, a été célèbre par son éloquence, dont Cicéron parle souvent avec éloge.

Crassus (Marcds Licinius), homme d'Etat de Borne, 445-53 av. J.-C, soutint Sylla, qui l'enrichit des biens des proscrits ; fut préteur en 73 et battit Spartâcus ; fut consul avec Pompée, 70, censeur, 67, et chercha à gagner le peuple par ses largesses On l'accusa sans preuves d'avoir favorisé Catilina. Il s'unit à César et à Pompée pour former le premier triumvirat, 59, et obtint le gouvernement de la Syrie. Il voulut faire la conquête de l'Asie, en commençant par l'empire des Parthes ; mais il fut enveloppé par leur cavalerie près de Carrhes, entre l'Euphrate et le Tigre ; et il fut tué dans une entrevue.

Crater Sinus, nom anc. du golfe de Naples.

Cratère, lieutenant d'Alexandre le Grand, fut, après sa mort, gouverneur de la Macédoine, de la Grèce et de l'Illyrie, avec Antipater. Vainqueur des Grecs soulevés à Cranon, il fut tué en Cappadoce dans un combat contre Eumène, 324 av. J.-C.

Cratès d' Athènes, poète de l'ancienne comédie, vivait vers 450 av. J.-C. ; dans ses pièces il semble s'être rapproché du genre de la comédie moyenne.

Cratès de Thèbes, philosophe cynique du ive s. av. J.-C, disciple de Diogène, fut le maître de Zenon.

Cratès de Malles en Cilicie, critique grec du ne s. av. J.-C, fonda l'école grammaticale de Pergame , envoyé à Borne, il y donna des leçons de grammaire et de littérature. Il avait écrit un Commentaire très estimé sur Homère.

Crati, riv. d'Italie, reçoit le Busenîo à Cosenza et finit dans le golfe de Tarente. Cours de 90 kil.

Cratinus d'Athènes, poète de 1-a vieille comédie, 549-422 av. J.-C, poursuivit surtout Périciès de ses invectives.

Cratippe, philosophe de Mitylène, du ier siècle av. J.-C, de la secte des péripatéticiens, eut Cicéron pour élève, et vint ouvrir une école célèbre a Athènes. César le fit nommer citoyen romain. [N.-O. de Portalègre.l

Crato, v. de l'Alemtejo (Portugal), à 20 kil J

Cratyle, philosophe grec du v« s. av. J.-C, fit connaître les doctrines d'Heraclite à Platon.

Crau (t-a) (Lapideus Campus), vaste plaine des Bouches-du-Bhône, à l'E du Bhône, longue de 25 kil., large de 48, couverte de cailloux et de galets, entre lesquels croît une herbe tendre et aromatisée.

Crau.d'Hyères (lia), bourg du canton d'Hyeres, an*, de Toulon (Var) ; 2,890 hab.

Cra vaut OU Crevant, V. du Canton de Ver-

menton, à 20 kil. S.-E. d'Auxerre (Yonne), au confl. de l'Yonne et de la Cure. Combat de 4423.

Crawfurd (John), né dans l'île d'Islay (Ecosse), 4783-4868, médecin dans l'Inde anglaise, étudia avec zèle la langue des populations malaises, et publia, en 4820, History of the Indian Archipelago, 3 vol. Il remplit ensuite d'importantes missions diplomatiques, et publia des relations de ses ambassades à Siam, en Cochinchine, à Ava; une Grammaire et un Dictionnaire du langage malais, et Description Dictionary of the Indian Islands and adjacent countries.

Crawfurd (William-Henry), homme d'Etat américain, né en Virginie, 4772-4834, fut ambassadeur en France. 4843-4845, puis bon ministre des finances.

Crayer (Gaspard de), peintre, né à Anvers, 4582-4669, tient le premier rang, comme peintre d'histoire, après Bubens et Van Dyck. Ses œuvres sont répandues dans les églises de Belgique, et Munich a son grand tableau : la Vierge et V Enfant Jésus sur un trône.

Créances, petit port du canton de Lessai, arr. de Coutances (Manche); 2,015 hab.

Ci-ébillon (PROSPER «Tolyot de), poète, né

à Dijon, 4674-4762, après plusieurs essais, débuta définitivement par la tragédie d'Idoménée, 4705. Atrée et Thyeste, Electre, Rhadamiste et Zénobie eurent beaucoup de succès. Eloigné du théâtre pendant neuf ans, 4747-4726, il reparut avec Pyrrhus, puis vécut dans la retraite et même dans un bizarre isolement. Il devint membre de l'Académie française en 4734. Excité par Mme de Pompadour, il fit représenter Catilina en 4748, puis le Triumvirat, 4754. Malgré ses défauts nombreux, malgré l'incorrection de son langage, il s'est placé à un rang élevé parmi nos tragiques par la fierté des pensées, l'énergie de l'expression, la terreur qu'il a su inspirer.

Crébilion (Claude-Prosper Jolyot de), romancier, fils du précédent, né à Paris, 4707-4777, obtint un grand succès de vogue par ses romans licencieux, qui n'ont rien de vrai, de naturel, qui sont ennuyeux et d'un style contourné : Tanzaï, Lettres de la marquise de**, Egarements du cœur et de l'esprit, le Sopha, le Hasard du coin du feu, etc.

Crécy {Cressiacum), ch.-l. de canton, à 45 kil. N. d'Abbeville (Somme). Comm. de bois. Bataille du 26 août 4346; 4,662 hab.

Crécy, ch.-l. de canton , à 45 kil. S. de Meaux (Seine-et-Marne), sur le Grand-Morin. Jadis place forte ; dentelles ; 906 hab.

Crécy-sur-Serre, ch.-l. de canton, à 45 kl'].

N. de Laon (Aisne). Chevaux et bestiaux; 4,945 hab. [toire indien (Etats-Unis).!

Crecks, peuplade indienne dans le Terri-J

Credi (Lorenzo-Andrea di), peintre, né à Florence, 4454-4532, ami de Léonard de Vinci, excellait à représenter les madones.

Creii, ch.-l. de canton, à 40 kil. N.-O. de Senlis (Oise), sur l'Oise. Porcelaine opaque ; comm. de bois, houille, etc.; 7,478 hab.

Crema {Forum Diguntiorum), v. de la prov. de Crémone (Italie), sur le Serio, à 4t) kil. S.-E. de Milan. Evêché ; 9,000 hab.

Cremera, ruisseau qui passait à Véies, avant de se jeter dans le Tibre"; sur ses bords périrent les 306 Fabius, 477 av. J.-C.

Crémîeu, ch.-l. de canton, à 25 kil. N.-O. de la Tour-du-Pin (Isère). Grosses toiles; volailles renommées. Edit de 4536; 4,795 hab.

Crémone, ch.-l. de la prov. de ce nom (Italie), sur la gauche du Pô, à 75 kil. S.-E. de Milan. Ville forte, évêché; célèbre par ses monuments, Dôme, Campo-Santo, tour Torrazzo.

Soieries, verreries ; instruments a cordes ,vio-

CRE

CRE

Ions surtout. — Colonie romaine, ch.-l., sous Napoléon 1er, du Haut-Pô ; 31,000 hab. — La prov. (Milanais) a 4,637 kil. carrés et 301,000 hab.

Cremonini (CÉSAR), né à ContO (Etats de

l'Eglise), 1550-1631, professeur de philosophie, fut accusé de matérialisme et d'athéisme.

Créon, ch.-l. de cant., arr. de Bordeaux (Gironde); 1,445 hab.

Créon, frère de Jocaste. s'empara du trône à Thèbes, défendit de rendre les derniers devoirs à Polynice, et fit périr Antigone qui avait bravé sa défense. Son fils Hémon se tua sur le tombeau de cette princesse. Lui-même fut mis à mort par les Thébains.

Crépîn et Crépinien (Saints), frères, nés à Rome, cordonniers à Soissons en Gaule, prêchèrent l'Evangile, et furent décapités sous Maximien, 287. On les honore le 25 octobre.

Créquî de Blanchefort de Canaples

(Charles 1er, marquis de), d'une illustre fa'mille originaire de l'Artois, se distingua sous Lesdiguieres, dont il épousa la fille, devint maréchal en 1621, et fut tué par un coup de canon dans le Milanais, en 4638.

Créqui de Blanchefort (FRANÇOIS, marquis

de Marines, chevalier de), 2e fils du précédent, 1624-1687, conquit tous ses grades dans les guerres de Louis XIV, devint maréchal en 1669; et, après sa défaite de Consarbrùck, s'illustra surtout par les belles campagnes de 1676-1679, en Alsace, en Lorraine, en Westphalie. Il prit Luxembourg en 1684.

Créqui de Blanchefort (CHARLES II, duc

de), fils aîné de Charles 1er, 4623-1687, duc et pair en 1652, ambassadeur à Rome, 1662, fut insulté par la garde corse du pape. Louis XIV exigea une réparation éclatante. Il" lut plus tard ambassadeur en Angleterre et en Bavière.

Créqui (RENÉE-CAROLINE de Froulay, marquise de), 1714-1803 , fut renommée pour son esprit. On lui doit : Lettres à Sénac de Meilhan. Les Souvenirs de la marquise de Créqui sont un ouvrage apocryphe.

Crescentini (Girolamo), sopraniste, né près d'Urbin, 4769-1846, eut beaucoup de succès et devint, sous Napoléon, premier chanteur de sa cour et de sa chapelle.

Crescentino, v. de la prov. de Novare (Italie), près du confl. du Pô et de la Doria-Baltea; 7,000 hab.

Crescentîus, fils de Théodora la Jeune, cousin du patrice Albéric, gouverna Rome avec le titre de prince ou de tribun. Otton III, appelé en Italie, fit reconnaître comme pape son cousin, Grégoire V, 996; puis, quelque temps après, s'empara de Crescentius, retranché dans le château Saint-Ange, et le fit mettre à mort, 998.

Crescenzi (Pierre), agronome, né à Bologne, 4230-1320, écrivit un livre d'agriculture, Opus Ruralium Commodorum, en 12 livres, qui a été souvent traduit, et qui fut l'un des premiers ouvrages imprimés.

Crescenzi (Giovanni-Battista), peintre et architecte, né à Rome, 1595-1660, a travaillé a l'Escurial sous Philippe IV.

Crescimbeni (Jean-Marie), né à Macerata, 4665-4728, littérateur distingué, fonda à Rome Y Académie des Arcades, 4690. Il a composé avec élégance des pastorales, des poésies, l'Histoire de la poésie vulgaire, etc.

Cresphonte, l'un des chefs Héraclides, qui envahirent le Péloponnèse. Il devint roi de Messénie.

Crespi (Giovanni-Battista) , peintre , né à Cerano, 4557-1633, fut un artiste renommé a Milan.

Crespi (Daniel), peintre, né à Milan, 4590- 4630, eut un coloris vigoureux et a laissé de belles et riches compositions.

Crespi (Joseph-Marie), peintre, né à Bologne,

1665-4747, surnommé l'Espagnol, a été un grand coloriste et a composé des œuvres bizarres, qui sont très recherchées.

Crespy-en-Laonnais OU Crépy, V. du canton, de l'arr. et à 10 kil. N.-O. de Laon (Aisne). Traité de 1544 .

Crespy- en-Valois OU Crépy. , ch.-l. de

canton, à 22 kil. E. de Senlis (Oise). Grosses toiles. Ane. capitale du Valois; 3,369 hab.

Cressey OU Cressy (HUGUES-l'AULINl, historien anglais, né à Wakefield, 1605-1674, catholique, bénédictin, a surtout écrit une Histoire de l'Eglise d'Angleterre jusqu'à la conquête normande, 1668, in-fol.

Crest, ch.-l. de canton, arr. à 40 kil. O. de Die (Drôme), sur la dr. de la Drôme. Draps, couvertures de laine, faïence, etc.; 5,538 hab.

Crésus, roi de Lydie, de la famille des Mermnades, né vers 591 av. J.-C, successeur de son père Alyatte II, soumit l'Asie Mineure jusqu'à l'Halys, et fut célèbre par ses richesses. Vaincu à Thymbrée par Cyrus* 548, il fut pris dans Sardes, peut-être sauvé par son fils, et devint l'un des conseillers de Cyrus, puis de Cambyse.

Crète (auj. Candie), île célèbre dans l'antiquité par le mont Ida, le labyrinthe de Dédale, ses cent villes, ses rois (Minos. Idoménée, etc.). Elle fut réduite en prov. romaine par Métellus Creticus, 67 av. J.-C, puis fut conquise par les Arabes en 823.

Créteil, bourg du canton de Charenton, arr. de Sceaux, sur la Marne, à 42 kil. S.-E. de Paris; 3,423 hab.

Crétet (Emmanuel), comte de Champmoi, né à Pont-de-Beauvoisin, 4747-4809, membre du conseil des Anciens, conseiller d'Etat, fut directeur des ponts et chaussées sous Napoléon, gouverneur de la Banque", 4806, ministre de l'intérieur, 4807.

Crétin OU Chrestin (GUILLAUME), poète du

46e s., probablement né a Paris, mort en 4525, a composé des poésies bizarres. Chants royaulx. Oraisons et aultres petits traités; puis des Chroniques versifiées en 42 livres, depuis la prise de Troie jusqu'à Hugues Capet.

Crétineau-Joiy (Jacques), né à Fontenay (Vendée), 4803-4875, écrivit plusieurs volumes de poésies (Chants romains, les Trappistes, etc. ; rédigea plusieurs journaux légitimistes, et surtout écrivit des livres d'histoire. Episodes des guerres de la Vendée; Hist. de la Vendée militaire, 4 vol,; Hist. des traités de 1815; Hist. de Louis- Philippe d'Orléans; Hist. religieuse, politique et littéraire d la Compagnie de Jésus, 6 vol. ; le Pape Clémeent XIV; l'Eglise romaine en face de la Révolution; Hist. des trois derniers princes de la maison de Condé; etc.

Creuily, ch.-l. de canton, arr- de Caen (Calvados). Château du moyen âge; 803 hab.

Creus, ou Creuz, cap à l'extrémité N.-E. de l'Espagne, à l'entrée du golfe du Lion.

Creuse, affl. de dr. de la Vienne, sort du mont Odouze, arrose Felletin. Aubusson, Ahun (Creuse), Argenton, Le Blanc (Indre), et finit audessous de la Haye-Descartes. Cours de 280 kil. Ses affl. sont : a droite, la Roseille, la Petite Creuse; à gauche, la Sedelle, la Gartempe.

Creuse (Dép. de la), au centre de la France, formé de la Marche, avec des parties du Poitou, du Berri, du Bourbonnais, du Limousin ; il s'appuie au S. sur les monts du Limousin et le plateau de Millevache, est traversé par les monts de la Marche ; il est arrosé par le Thorion, la Creuse, la Gartempe, le Cher. Le climat est froid, le sol peu fertile ; sur les bords des cours d'eau il y a de riants paysages. On élève beaucoup de vaches et de moutons, mais de petite race. La superficie est de 556.830 hect. ; la population, de 278,782 b,ab. Jl renferme 4 arr.; Guérett

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