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Boussac, Aubusson, Bourganeuf ; 25 cantons et 264 communes. Il forme, avec la Haute-Vienne, le diocèse de Limoges, est du ressort de la Cour d'appel de Limoges, de l'Académie de Clermont.
Creuse, tille de Créon , roi de Corinthe, épouse do Jason, périt victime des fureurs jalouses de Médée.
Creuse, fille de Priam et d'Hécube, femme d'Enée, disparut en fuyant après la prise de Troie.
Creusot (Le), commune de l'arr. et à 20 kil. S.-E. d'Autun (Saône-et-Loire). Houille ; magnifique usine pour la fabrication du fer; construction de machines ; 28,130 hab.
Creuzé de Lesser (AUGUSTE-FRANÇOIS), né à
Paris, 1771-1839, plusieurs fois préfet, cultiva toujours les lettres, et a écrit de nombreux ouvrages, comme les Chevaliers de la Table ronde, les Contes de Fées mis en vers, les Annales secrètes d'une famille pendant 1800 ans, des romances, des comédies, de jolis opéras-comiques (le Nouveau Seigneur du village), etc.
Creiué.Latouche (JaCQUES-A.NTOINE), né à
Ghàtellerault, 1749-1800, membre de la Constituante, de la Convention, du conseil des Anciens, mourut sénateur. Il a laissé une Description topographique du district de ChdtelUrault,
Creuzer (Georges-Frédéric), philologue allemand, né à Marbourg, 1771-1858, professeur à Heidelberg, membre associé de l'Institut de France, a écrit de nombreux ouvrages : Art historique des Grecs; Abrégé d'antiquités romaines; Essai sur l'histoire de l'archéologie romaine, etc. 11 est surtout célèbre par une excellente édition des Ennéades de Plotin, par l'Histoire du monde payen dans l'Europe septentrionale, 6 vol., et par la Symbolique ou Mythologie des peuples de l'antiquité et surtout des Grecs, trad. par M. Guignaut.
Crèvecœur (Crepicordium), village à 10 kil. S. de Cambrai (Nord), près de la dr. de l'Escaut. Victoire, dite de Vincv, gagnée par Charles- Martel, 717; 2,568 hab.
Crèvecœur, ch.-l. de canton, à 40 kil. N.-O. de Clermont (Oise). Etoffes de laine; 2,349 hab.
Crèvecœur (PHILIPPE de), baron d'Esquer-
des, conseiller intime de Charles le Téméraire, se vendit, après sa mort, à Louis XI, par l'entremise de Comines, signa le traité d'Arras, 1482, fut nommé maréchal en 1492, et mourut en 1494.
Creveid ou Crefeit, v. de la Prusse Bhénane, à 18 kil. N.-O de Dûsseldorf. Soieries, velours; produits chimiques , horlogerie . Combat du 23 juin 1758; 74,000 hab.
Crévier (Jean-Baptjste-Louis), historien, né à Pari3, 1693-1765, professeur au collège de Beauvais, a continué l'Histoire romaine de Bollin, son maître, a écrit l'Histoire des Empereurs jusqu'à Constantin, & vol. in 4°; une Histoire de l'Université de Paris, 7 vol. in-12; une Rhétorique française estimée, etc.
Crcviiiente, v. à 28 kil. S.-O. d'Alicante (Espagne); 7>500 hab.
Crieff, v. à 26 kil. S.-O. de Perth (Ecosse), sur l'Earn. Toiles, papeteries ;5, 000 hab.
Criiion, village du canton de Mormoiron, arr. et à 12 kil. N.-E. de Carpentras (Vaucluse).
Crillon (LOUIS des Balbes, OU Balhis de
Berton de), né à Murs en Provence, 1541-1615, se distingua par son courage dans toutes les guerres de la fin du xvi* s., servit loyalement Henri III, s'attacha à Henri IV, qui le proclama le premier capitaine du monde et eut une renommée populaire.
Crillon (Louis des Balbes de Berton de Quiers de), duc DE Manon, 1718-1796, devint lieutenant général en 1757; puis, au service de l'Espagne, enleva Minorque aux Anglais, 1782; il fut nommé capitaine général et grand d'Espagne. 11 a laissé des Mémoires militaires.
Crillon (FRANÇOIS-FÉLIX-DOROTHÉE, duc DE),
2e fils du précédent, né à Paris, 1748-1820, député libéral de la noblesse aux Etats généraux, lieutenant général sous Luckner, devint suspect et se retira en Espagne. Il fut pair sous la Bestauration.
Crillon. Manon (LoUIS-AntOINE-FrANÇOIS de
Paule, duc de), fils du précèdent, 1775-1832, entra de bonne heure au service de l'Espagne, devint capitaine général des provinces Basques, reconnut le roi Joseph ; et, en 1814, fut forcé de se retirer en France.
Crimée ou Krim. Vdassi (Chersonèse Taurique), presqu'île au S. de la Russie, partie mérid. du gouvern. de Tauride, est unie au continent par l'isthme de Pérékop, et baignée par la mer Noire et la mer d'Azov. Le torrent de Salgir la divise en deux parties ; au N. est une plaine remplie de marais salants vers l'isthme, fertile vers le sud; au S. est la chaîne des monts Jaïla, avec des vallées courtes et profondes, fertiles en grains, vins, fruits. Le ch.-l. est Simféropol ; les v. princ. sont : Pérékop, Eupatoria, Sébastopol, Balaklava, Yalta, Kaffa, Kertsch, etc. — La Crimée doit peut-être son nom aux Cimmériens ; elle reçut des colonies grecques, appartint à Mithridate, aux Bomains, aux Khazares, aux Tatars Nogaïs ; puis elle fut gouvernée par des khans, vassaux presque indépendants des sultans. Les Busses se sont emparés de la Crimée de 1783 à 1792 ; elle a été le théâtre d'une grande lutte soutenue contre eux par la France, l'Angleterre, la Turquie, la Sardaigne, 1854-1855. Depuis lors, beaucoup des Tatars musulmans de Crimée ont émigré en Turquie.
Crimise ou Crinise, riv. de Sicile, passant à Ségeste ; — riv. du Bruttium.
Criquetot-l'Esnevai, ch.-l- de canton, arr. du Havre (Seine-Inférieure) ; 1,387 hab.
Crispus (Flavius Jclics), fils de Constantin et de Minerva, élève de Lactance ; César en 317, fut injustement accusé par sa belle-mère Fausta et mis à mort par l'ordre de son père, 326.
Crissa, v. de l'anc. Phocide, sur la côte N. de la mer de Crissa, avait pour port Cirrha.
Cristofori (Pietro-Paolo), mort en 1740, auteur des plus belles mosaïques de Saint- Pierre de Borne.
Critias, né vers 450 av. J.-C, disciple de Socrate, mais athée, fut exilé d'Athènes, y rentra à la suite de Lysandre, 404, et fut l'un des 30 tyrans. Il se distingua par sa cruauté et fut tué en voulant reprendre le Pirée. On a conservé quelques fragments de ses ouvrages.
Critoiaiks, philosophe, né à Phasélis en Lvcie, fut chef de l'école péripatéticienne à Athènes, après Ariston, et fit partie de la célèbre ambassade que Caton fit renvoyer de Borne au plus vîte, 154 av. J.-C.
Critoiaiks, stratège de la ligue Achéenne après Diseus, 147 av. J.-C, fit déclarer la guerre aux Bomains, fut battu à Scarphée en Locride par Métellus, fut tué dans la mêlée ou s'empoisonna, 146.
Criton, philosophe athénien, ami généreux de Socrate, s'efforça vainement de le sauver et lui ferma les yeux. Platon a immortalisé son nom dans un dialogue célèbre.
Crixus, esclave gaulois, lieutenant de Spartacus, fut vaincu et tué par le consul Gellius près du mont Garganus.
Croatie-siavonie, gouvernement de l'Autriche-Hongrie, l'une des prov. transleithanes, comprend la Croatie depuis l'Adriatique jusqu'à l'Illova, affl. de la Save, et la Slavome, de 1*11lova jusqu'auprès du confl. de la Theiss et du Daivube — Dans la Croatie, on distingue la côte, jadis appelée Dalmatie hongroise, le plateau formé par les Alpes Dinariques, puis les vallées arrosées par la Kulpa, la Save et la Drave,
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produisant des céréales, avec de grandes forêts de chênes. — La Slavonie à l'E. est assez pittoresque, fertile, avec des prairies qui nourrissent des bestiaux de belle taille. — Les Croates, * appartenant à la famille des Slaves méridionaux, sont probablement venus des Karpathes au vne s.
Soumis aux Magyars de Hongrie, ils ont servi la cause de l'Autriche en 18*8 et s'efforcent de ranimer la nationalité slave. La superficie est de 23,663 kil. carrés; la population, de 1,194,000 hab. Les v. princ. sont : Agram, Karlstadt, Warasdin, Sissek, Fiume,- — Eszeg, Pozsega, lllok, etc.
Croatie turque. Elle forme avec la Bosnie le vila.yet de Bosna.
Crocq, ch.-l, de canton, à 18 kil. S.-E. d'Aubusson (Creuse), jadis place forte ; centre de l'insurrection des paysans ou croquants, 1592- 1596; 1,050 hab.
Croïa ou Ak-Hissar (Eriboœa), v. à 65 kil. S.-E. de Scutari (Turquie), ch.-l. des Mirdites catholiques, anc. capitale de Scanderbeg ; 6,500 hab.
Croisades. On donne ce nom aux expéditions religieuses et guerrières, faites pendant deux siècles par les chrétiens de l'Occident pour délivrer Jérusalem et combattre les Musulmans. Ces guerres étaient légitimes ; car il s'agissait de repousser l'invasion de nouveau menaçante ; les papes en comprirent les premiers la nécessité ; Sylvestre if, puis Grégoire VII, eurent d'abord l'idée des guerres saintes ; sous Urbain II, la. voix de Pierre l'Ermite souleva les chrétiens au concile de Clermont, 1095 ; tous attachaient une croix rouge à leurs vêtements, d'où le nom de Croisés, Croisades, Pendant deux siècles les guerriers de l'Occident ne cessèrent pas d'aller individuellement ou par troupes plus ou moins nombreuses au secours des chrétiens de Palestine.
Huit expéditions plus importantes ont reçu plus particulièrement le nom de Croisades.
Dans la 1" croisade, les chrétiens, commandés par Godefroi de Bouillon, Hugues de Vermandois, Robert de Normandie, Etienne de Blois, Raymond de Toulouse, Bohémond de Tarenle, Tancrède, etc., s'emparèrent de Jérusalem, le 15 juillet 1099 ; le royaume de Jérusalem fut fondé, avec Godefroi pour roi , les ordres militaires du Temple, des Hospitaliers, durent surtout défendre la conquête.
La 2* croisade , prêchée par saint Bernard, fut conduite par l'empereur d'Allemagne, Conrad III, et par le roi de France, Louis VII, 1147-1149.
La 3e croisade, après la prise de Jérusalem par Saladin, eut pour chefs Frédéric 1er, empereur d'Allemagne, Philippe Auguste, roi de France et Richard Cœur de lion, roi d'Angleterre, 1189-1192.
La 4e croisade, détournée de son but, se dirigea vers Constantinople ; la ville fut prise et les Croisés fondèrent l'empire latin de Constantinople, 1202-1204.
La 5e croisade fut faite par Jean de Brienne, roi de Jérusalem, et André, roi de Hongrie, 1217-1221. [1228-1229 1
La 6e croisade fut conduite par Frédéric II, J
La 7e croisade fut entreprise par saint Louis, qui alla combattre en Egvpte, puis séjourna en Palestine, 1248-1254.
La 8e croisade, également dirigée par saint Louis, se termina par la mort du roi sur les ruines de Carthage, 1270.
Les Croisades ont arrêté pendant deux siècles l'invasion musulmane. Elles ont contribué beaucoup aux transformations de la société féodale et aux progrès de la civilisation.
Croisic (Le), ch.-l. de canton, à 20 kil. O de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure). Petit port
faisant comm. de sel, de bois du nord; 2,344 hab.
Croisiiie (Lu), bourg du caut. de Châteauneuf, arr. de Limoges (Haute-Vienne); 2,160 hab.
Croisiiies, ch.-l. de canton, arr. d'Arras (Pas-de-Calais); 1.540 hab. [Marne) ; marquisat."]
Croissy, village a28 kil.deMeaux (Seine-et.J
Croix, bouig du canton de Roubaix, arr. de Lille (Nord) ; 8,084 hab.
Croix-Heiiéan (La), bourg du canton de Josselin, arr. de Ploërmel (Morbihan). Combat des Trente, en 1351.
Croix (Sainte-), l'une des Antilles danoises, a 191 kil. carrés et 23,000 hab. Le pays est plat, le sol fertile. Le ch.-l. est Christiansted.
Croix (Sainte-), capit. et port de Ténériffe (Canaries). Entrepôt de vins blancs ; 9,000 hab.
Croix (Sainte-), bourg du canton de Vaud (Suisse). Dentelles, horlogerie ; 4,000 hab.
Croix-aux-Bois (La), village du canton, de l'arr. et à 8 kil. E. de Vouziers (Ardennes).
Croix-aux-Mines (Sainte-), bourg à 37 kil.
N.-O. de Colmar (Haute-Alsace). Cotonnades, filatures de laines ; 3,800 hab.
Croix.de.Yolvestre (Sainte-), ch.-l. de
canton, arr. de Saint-Girons (Ariège); 1,464 hab.
Croix (Sainte-), affl. de gauche du Mississipi., a 220 kil. de cours.
Croix (Sainte-) OU Passamaquoddy, riv.
qui sépare le Maine (Etats-Unis) du Nouveau- Brunswick.
Croix (Saint-Jean de la), théologien, né dans la Vieille-Castille, 1552-1591, ami de sainte Thérèse, a écrit un grand nombre d'ouvrages mystiques. Il a été canonisé en 1726; on le fête le 24 novembre.
Croix du Maine (FRANÇOIS Grudé, Sieur de
la), né au Mans, 1552-1592, bibliographe célèbre, a publié la Bibliothèque française, 1584, in-fol. Il fut assassiné à Tours.
Cromarty, ch.-l. du comté de ce nom (Ecosse sept.), bon port de commerce, à 280 kil. N. d'Edimbourg ; 3,000 hab.
Cr omer (Martin), historien polonais, 1512- 1589, évêque de Warmie, a écrit : Polonia, sive de origine et rébus gestis Polonorum, libri triginta; Polonia, sive de situ, populis, moribus, magistratibus et republica regni Poloniœ, libri duo.
Cromlechs, monuments celtiques, composés de pierres rangées circulairement autour d'un menhir plus élevé.
Cromweii (Thomas), fils d'un forgeron du comté de Surrey, 1490-1540, soldat, protégé par Wolsey, serviteur sans scrupules d'Henri VIII dans l'affaire du schisme, devint comte d'Essex ; puis déplut au despote pour l'avoir engagé à épouser Anne de Clèves. Il fut envoyé à l'échafaud.
Cromwell (Olivier), né à Huntingdon, 1599- 1658. de la famille du précédent, se déclara de bonne heure presbytérien austère et dévoué, et fut membre des Communes dès 1627 Sous Charles 1er, il s'occupa activement de ses domaines et de sa nombreuse famille; il reparut dans le Long -Parlement de 1640, mais la guerre seule devait faire sa réputation. A la tête des puritains fanatiques, qu'il avait organisés, il se distingua par ses victoires sur les royalistes, et, chef principal de la secte des Indépendants, il devint le véritable maître de l'armée. Après de nouvelles victoires sur les Cavaliers du pays de Galles et sur les Ecossais, il fit expulser par les soldats les députés presbytériens qui voulaient traiter avec Charles 1er leur prisonnier; il conduisit le procès du roi avec une effroyable gaieté, et, quand la République eut été proclamée, il fut membre du Conseil d'Etat. Il soumit et traita cruellement les catholiques d'Irlande révoltés; battit les Ecossais, qui avaient proclamé Charles II, à Dunbar, 1650, à Wor-
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cester, 4654, et fut dès lors tout-puissant. En 4653, toujours soutenu par les soldats, il chassa de Westminster le Parlement, qui voulait s'opposer à son ambition ; puis il se fit nommer Protecteur de la République, avec toutes les prérogatives de la royauté. Au dehors, il mit fin a la guerre contre les Hollandais, s'allia à la France contre l'Espagne, acquit Dunkerque, Mardyck, la Jamaïque, et se déclara le protecteur des protestants dans toute l'Europe. La marine anglaise fut alors puissante et redoutée. A l'intérieur, il fut souvent en lutte contre les Parlements, eut à déjouer de nombreuses conspirations, n'osa pas prendre le titre de roi, qu'il désirait et qu'on lui offrait ; il gouverna avec dureté, surtout avec l'aide de ses majors généraux. Il fut craint plus qu'admiré.
Cromweii (Richard), son fils aîné, né à Huntingdon, 16-26-4712, indolent et modéré, fut reconnu Protecteur à la mort de son père, 1658. Quelques mois après, l'armée exigea sa démission; il quitta sans bruit le pouvoir. A la Restauration, il vécut sur le continent obscur et ignoré; il put revenir en Angleterre, 1680, sous le nom de Clark.
Cromweii (Henri), 2e fils de Cromwell, 1627- 1673, se distingua dans l'armée et gouverna l'Irlande avec sagesse, 1655. Après la mort de son père, il se démit de son commandement et vécut retiré dans ses terres du comté de Cambridge.
Cromwell (Olivier), dernier rejeton de cette famille, mort à Cheshunt, dans le comté d'Hertford, en 1821, a publié des Mémoires sur le Protecteur et ses deux fils.
Cronegk (Jean-Frédéric, baron de), poète allemand, né à Anspach, 1731-1758, a écrit des poésies didactiques et lyriques et surtout des tragédies remarquables, Olinde et Sophronie, Codrus.
Cronstadt. V. KRONSTADT.
Crostolo, affl. de dr. du Pô, arrose Reggio et finit près de Guastalla. Sous Napoléon Ier} le dép. du Crostolo eut pour ch.-l. Reggio.
Crotoy (t-e), v. du canton de Rue, arr. et à 25 kil. N.-O. d'Abbeville (Somme), port médiocre, à la dr. de l'embouchure de là Somme.
Crousaz (Jean-Pierre de) , philosophe et mathématicien, né à Lausanne, 1663-1748, a combattu le scepticisme de Bayle et le dogmatisme de Leibniz.
Crowne (Jean), né dans la Nouvelle-Angleterre, écrivit pour la cour de Charles II d'Angleterre des comédies qui eurent du succès.
Croy ou Crouy (Maison de), l'une des plus illustres de l'Europe, descend du roi de Hongrie, André III. Elle a donné un grand nombre de personnages illustres à la France, à l'Allemagne, à l'Espagne, aux Pays-Bas, etc.
Croy (Charles-Alexandre, duc de), 1580- 4624, conseiller de Philippe III d'Espagne, a écrit : Mémoires guerriers de ce qui s'est passé aux Pays-Bas depuis 4600 jusqu'en 1606.
Croy (Emmanuel, prince de Mœurs et de Soire, duc de), 1718-1784, devint maréchal de France en 1783. Il a écrit : Mémoires sur le passage par le Nord et Maisons des pays froids.
Croy (AUGUSTE-PhiLIPPE-LoUIS-EmmANDEL, duc
de), prince de l'Empire, grand d'Espagne, 1765- 1822, pair de France en 1814. — Emmanuel- M aximilien, prince de Croy-Solre, frère du précédent , 1768-1842 , pair de France en 1827. — Gustave- Maximilien-Just, prince de Croy, 1773- 1844, frère des précédents, évèque de Strasbourg, archevêque de Rouen, cardinal.
Croydon, v. du comté de Surrey (Angleterre). Papeteries, impressions sur étoffes ; 17,000 hab.
Croyiand, v. du comté de Lincoln (Angleterre), à 12 kil. N.-E. de Peterborough. Ruines d'une riche abbaye du vine s.
Crozat (Antoine), marquis du Châtel, né à
Toulouse, 1655-1738, intendant du duc de Vendôme, trésorier des Etats du Languedoc, fut le plus riche financier de France. Une Méthode pour apprendre la géographie, ouvrage de l'abbé Le François, dédiée à sa fille, porte7 le nom de géographie de Crozat.
Crozat (Joseph-Antoine), marquis de Tugny, son 2e fils, 1696-1740, président au Parlement de Paris, a réuni une précieuse collection de tableaux, statues, dessins, pierres gravées, dont une partie a été décrite par Mariette.
Crozon, ch.-l. de canton, à 30 kil. N.-O. de Châteaulin (Finistère), port de pêche sur la baie de Douarnenez; 8,229 hab.
Cruikshank (William), chirurgien, né à Edimbourg, 1746-1800, a écrit un livre estimé : Anatomie des vaisseaux absorbants.
Crusca (Académie de la), société littéraire de Florence, fondée au xvie s., dans le but d'épurer la langue italienne. Elle a composé un dictionnaire célèbre.
Cruseilies, ch.-l. de canton, arr. de Saint- Julien (Haute-Savoie); 1,939 hab.
Crusenstoipc (Magnus- Jacob) , romancier suédois , né à Jonkœping , 1795-1865 , d'abord journaliste, a ensuite publié des livres populaires, Skildringer, lu Portefeuille, recueil de matériaux historiques, Histoire de Gustave IV, et des romans qui eurent une grande vogue.
Crusius (Christian-Auguste), philosophe, né près de Mersebourg, 1715-1775, fut l'adversaire de Leibniz et de Wolf.
Crusius (Martin), historien, né près de Bamberg, 1526-1607, professeur à Tubingen, a écrit : Turco-Grœciœ libri octo, Annales Suevici, 2 vol. in-fol., etc.
Crussoi, famille illustre, originaire du Vivarais, divisée en plusieurs branches. — Jacques de Crussoi se distingua dans les guerres de religion, d'abord comme protestant jusqu'en 1568, puis comme catholique. Il fut maréchal et mourul en 1584.
Crustnmerinm OU Crustuminium, V. anc.
du pays des Sabins, près de l'Allia.
Cruveiihier (Jean), né à Limoges, 1791-1874, médecin, professeur à Montpellier, à Paris, a publié son Cours d'anatomie, en 4 vol.. Anatomie pathologique du corps humain, 2 vol. in-fol., avec 233 planches, etc.
Cruyshautem, comni. rurale de la Flandre orientale (Belgique), à 23 kil. de Gand , 6,500 hab.
Cruz (Marcos »a), célèbre peintre portugais, 1649-1678.
Cruz (Agostinho Da), poète portugais, 1540- 1619, franciscain, ermite près d'Arrabida, a écrit des Poésies sacrées très estimées.
Cruz y Cano (Puimon de la), poète espagnol, né à Madrid, 1728-1795, a composé de petites pièces courtes et gaies.
Cruz (Santa-), bourg de la prov de Bahia (Brésil), à 24 kil. N. de Porto-Seguro.
Cruz (Santa-), archipel de la Polynésie ; les îles sont petites et fertiles.
Cruz-de-la-Sierra (Santa-), Ch.-l. du dép
de ce nom (Bolivie). Evêché; 9,000 hab. —Le départ, touche au Brésil et renferme le territoire des Indiens Chiquitos.
Cruzada, impôt que les rois d'Espagne levèrent sur leurs sujets pour la croisade contre les musulmans, de 1457 à 1753.
Cruzeîro (Ordre du) ou de la Croix du Sud, créé par dom Pedro, empereur du Brésil, en 1822.
Cruzy-ie-Chàtei, ch.-l. de canton, arr. de Tonnerre (Yonne); 827 hab.
Csepel, île du Danube, longue de 45 kil., dans le comitat de Pesth-Pilis (Hongrie), très fertile; domaine de la famille impériale.
Csoma (Alexandre), voyageur et orientaliste, né à Kœros en Transylvanie, 1791-1842, parcourut
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