CUV
cienne Rome; il y en eut 30. dix par tribu. On croit que les curies ne renfermaient que les gentes patriciennes. Sous la république, les comices par Curies (Comitia euriata) perdirent de leur importance; cependant il fallut toujours une loi curiate pour conférer Yimperium.
Curies, édifices où se tenaient à Rome les assemblées des curies et celles du Sénat. On cite la Curie Hostilia sur le Forum ; la Curie Julia, la Curie Pompeia dans le Champ de Mars, etc.
Curion (Caids Scribonius). tribun en 90 av. J.-C, fut préteur, 82, consul, 76, se déclara contre César, resta l'ami de Cieéron et mourut en 53. Curion (Caics Scribonids), fils du précédent, bon orateur, ami de Cieéron, mais débauché, fut tribun en 50, se fit acheter par César, qui paya ses dettes, favorisa ses entreprises, et fut vaincu et tué en Afrique par le roi Juba.
Curions, prêtres élus dans chaque curie de l'ancienne Rome, pour présider aux sacrifices; leur chef s'appelait le grand curion.
Curiosolites, peuple gaulois de la Lyonnaise IIIe, probabl. pays de Corseul, entre Dinan et Lamballe.
Curische.Haff, lagune de la mer Baltique, dans la Prusse orientale, longue de 80 kil., large de 40, communiquant avec^ la Pregel par un canal, avec la mer par un détroit large de 1 kil.; il en est séparé par le Curische-Nehrung, longue bande de terre sablonneuse.
Currado (Francesco), né à Florence, 1570- 1661, a peint avec talent des tableaux de petite dimension.
Curran (John-Philpot), avocat irlandais, né à Dublin, 1750-1817, de bonne heure célèbre, membre du parlement d'Irlande, en 1783, défendit toujours avec dévouement, quoique protestant, ses compatriotes opprimés par les Anglais.
Curtatone, bourg d'Italie, sur le Mincio, au N de Mantoue. Radetzki y battit les Piémontais en 1848.
Curti (Jérôme), dit il Dentone, né à Bologne, 1576-1632, a peint de belles fresques dans plusieurs villes d'Italie.
Curti (François), né à Bologne, 1603-1693, peintre et graveur.
Curtius (Laccs), ancienne fontaine de Rome, au milieu du Forum, qui tirai-t son nom de Curtius Metius, guerrier sabin, ou de Curtius Marcus, chevalier romain, qui, vers 362 av. J.-C, se serait précipité tout armé dans un gouffre formé subitement vers le milieu du Forum.
Curuies (Dignités), magistratures romaines, qui donnaient le droit de siéger sur la chaise curule : dictature, consulat, censure, préture. édililé curule. [(Tarn); 2,302 hab.i
Corvaiie, bourg du cant. d'Alban, arr. d'AlbiJ Curzoïa, Corzoïa (Corcyra nigra), île de l'archipel dalmate (Autriche), longue de 40 kil. Bois de construction, vins, olives, amandes. — Le ch.-l. est Curzola, port de commerce.
Cusa (Nicolas de), dont le nom était Krebs, né à Cusa sur la Moselle (près de Trêves). 1401- 1464, entra dans l'Eglise, devint cardinal, ëvèque de Brixen, et s'illustra comme prédicateur et comme savant. Dans ses Œuvres, 3 vol. in-fol., il connaît, il admire les philosophes anciens, rêve une sorte de paix universelle en religion et en philosophie, demande une réforme de l'Eglise, et veut réunir les princes chrétiens contre les Turcs. Il admet la pluralité des mondes et croît que le Soleil est immobile au centre de l'univers, etc.
Cusset, ch.-l. de canton, à 22 kil. S.-O. de
La Palisse (Allier), tribunal de Ire instance de
l'arrond. Couvertures, papeteries, etc. ; 6,330 hab.
Cussy-en-Jiorvan, bourg du canton de Lu-
cenay, arr. d'Autun (Saône-et-Loire) ; 2,472 hab.
Custine (Adam-Philippe, comte de), né à Metz, 1740-1793, se distingua dans la guerre d'Amérique, fut député libéral de là noblesse aux Etals Généraux, remplaça Luckner en 1792, s'empara de Mayence, mais pénétra imprudemment jusqu'au-delà de Francfort et fut repoussé. Il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire.
Custine (Adolphe, marquis de), petit-fils du précédent, né à Paris, 1793-1857, a publié des romans, la tragédie de Béatrix Cenci; mais fut surtout connu par ses récils de voyages : Mémoire» et Voyages ; l'Espagne sous Ferdinand 17/, la Russie en 1839, etc.
Custis (Charles - François), né à Bruges, 1704-1752, a publié en flamand les Annales de la ville de Bruges, 3 vol. in-8<>.
Custos (Dominique Battens, dit), graveur d'une grande fécondité, né a Anvers, 1560-1612.
Custozza, v. à 4 kil. S.-O. de Vérone (Italie). Batailles de 1848 et de 1866.
Custrin, v. du Brandebourg (Prusse) , au confl. de l'Oder et de la Wartha, à 30 kil. N. de Francfort ; 9,000 hab.
Custrow, v. du Grand-Duché de Mecklembourg-Schwerin. Distilleries de grains, fonderies de cuivre ; 9,000 hab
Cusu.Leuwu OU Rio IVegro, COUrS d'eau
de la Patagonie, qui vient des Andes, coule de l'O. à l'E. à travers des plaines immenses, reçoit les eaux de plusieurs grandes lagunes, et finit au N. du golfe San-Antonio, après 800 kil. de cours.
Cuttaek. V. RuTTAK.
Ciivelier de Trye( JeAN-GuILLAUME-AnTOINE),
né à Boulogne, 1766-1824, a écrit des romans, des comédies, des drames, des mélodrames, qui eurent du succès.
Cuvier (GEORGES - CHRÉTIEN -LÉOPOLD-DAGO-
bert, baron), ne a Montbéliard, 1769-1832, fils d'un officier suisse au service de la France, étudia à Montbéliard. à Stuttgart, et s'appliqua surtout a l'histoire naturelle. Précepteur près de Fécamp, il acquit un fonds immense de connaissances précises, et, dès 1792, envoya des Mémoires, qui furent remarqués, à la' Société d'histoire naturelle de Paris. A Paris, depuis 1794, protégé par les savants les plus illustres, il fut professeur à l'Ecole centrale du Panthéon, au Muséum ; il devint membre de l'Institut, en 1796, secrétaire perpétuel, 1802, professeur au Collège de France, 1809; membre de l'Académie française, 1818, de l'Académie des Inscriptions, etc.
Napoléon l'avait nommé conseiller à vie de l'université impériale. Il fut encore directeur pour les cultes non catholiques au ministère de l'intérieur, conseiller d Etat, et, après la Révolution de 1830, il devint pair de France. Dans toutes ces fonctions il déploya l'activité la plus remarquable , l'intelligence" la mieux réglée ; mais elles l'empêchèrent de terminer les grands travaux dont il avait réuni les matériaux. — Il avait écrit de bonne heure un Tableau élémentaire de l'histoire naturelle; des Leçons d'anatomie comparée, qui firent sa réputation , un Essai sur la géographie mrnéralogique du bassin de Paris; des Recherches sur les ossements fossiles, avec une introduction ou Discours sur les i évolutions du globe, 1812 : le Bègue animal distribue d'après son organisation, 1816. etc. On lui doit encore : Eloges historiques des membres de l'Académie des sciences, de 1820 a 1S27 ; Histoire naturelle des poissons; Mémoire pour servir à l'histoire et à l'anatomie des mollusque*; Recherches unatomiques sur les reptiles regardes encore comme douteux Vers la fin de sa vie, il soutint une lutte mémorable contre son rival de glaire, Geoffroy Saint-Hilaire. Il mourut du choléra en 1832.
Cuvier Frédéric), frère du précédent, né à