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Démétrins il Nicator, fils du précédent, chassa Alexandre Bala. Captif chez les Parthes, 143-433 av. J.-C. ; remis en liberté, il défit son frère Antiochus Sidétès, qui s'était emparé du trône, mais battu par l'usurpateur Alexandre Zébina, il fut tué, 123.

Démétrins ni Eucœrus, roi de Syrie, 94-33 av. J.-C, fils d'Antiochus Grypus. Battu par son frère Philippe, il mourut captif chez les Parthes.

Démétrius de Pharos, général de Teuta, reine d'Illyne, reçut des Romains, après avoir livré Gorcyre, une partie des Etats de Teuta, 229. Ses pirateries le firent chasser; il se réfugia auprès de Philippe III, et périt devant ithôme, 214 av. J.-C.

Démétrius de Phialère, orateur athénien, né à Phalère, 3i5 av. J.-C. Disciple et ami de Théophraste, de Ménandre.il gouverna dix ans la république d'Athènes,318-308. Chassé par Démétrius Poliorcète, il se réfugia en Egypte, où il devint le conseiller de Ptolémée Làgus. Exilé par Ptolémée Philadelphe dans la Haute- Egypte, il y mourut en 283. Il nous reste sous son nom un Traité de V Elocution.

Démétrius ou Dmitri, nom de cinq grands princes de "Russie :

Le 1er, 1276-1294, lutta toujours avec son frère André.— Le 2e, 1320-1325, s'empara de Novogorod ; chassé par Georges III, il se réfugia chez les tatars. — Le 3e, 1360-1363, fut détrôné par Démétrius IV, qu'il avait renversé lui-même. — Le 4e, 1363-1389, fit de Moscou sa capitale, construisit le Kremlin, mérita le nom de Donski, par une victoire sur les Tatars, gagnée sur les bords du Don, 1380. — Le oe, fils d'Ivan IV le terrible, né en 1582, fut assassiné par Boris Godounoff en 1591.

Démétrius (les Faux) se sont donnés, à partir de 1603, pour Démétrius V ou pour ses fils. Le premier était Grischka-Otrépief; il souleva les Polonais, entra à Moscou, 1605, fit étrangler Féodor, mais fut égorgé par la multitude, 1606. Un second imposteur fut tué à Kalouga; un troisième à Moscou. Le dernier fut livré par le duc d'Holstein à Alexis Mikhaïlovitch et mis à mort,

Demeunier OU Desmeuuier (JEAN-NlCO-

las), né à Nozeroy (Franche-Comté), 1751-1814. Député de Paris à l'Assemblée constituante, il fut appelé au directoire du département de Paris. Il passa aux Etats-Unis, juillet 1792, et y resta jusqu'en 1796. Le Consulat le porta au Tribunat, 1799, puis au Sénat, 1802. Demeunier a écrit quelques traités d'histoire ou de politique, mais il a surtout laissé des traductions : Y Histoire de V empire romain, de Gihbon ; les Voyages de Cook et de Vancouver ; Y Histoire de la République romaine, de Ferguson ; etc.

Demi-dieux, divinités païennes qui tiraient leur origine des dieux de l'Olympe unis à des mortelles, ou réciproquement.

Demidoff, famille noble de Russie qui descend d'un forgeron de Toula ; il établit à Neviansk, 1699, la première fonderie en fer de la Sibérie et reçut des lettres de noblesse de Pierre le Grand. — Ses descendants ont multiplié les usines dans ce pays.

Demidoff (Paul), né à Revel, 1738-1826, s'est occupé de sciences naturelles , il fonda à Moscou an riche cabinet d'histoire naturelle qu'il légua à l'Université, et à Jaroslaf le lycée Demidoff.

Demidoff (Nicolas), son neveu, 1774-1828, se distingua dans les guerres contre les Turks et les Français ; il eut une galerie célèbre de ta-

Demidoff (Anatole), fils du précédent, 1812- 1869, épousa la princesse Mathilde, fille de Jérôme Bonaparte, 1840, et s'en sépara en 1845. Il a continué l'exploitation des mines de l'Oural, et publié un Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée.

Demme (GermAIN-ChRISTOPHE-GoDEFROI), né

à Mulhouse, 1760-1822, a publié des romans moraux et des chants religieux,

Demmin, v. de la Poméranie (Prusse), sur la Peene, à 97 kil. N.-O. de Stettin. Draps ; commerce de blé et de bois ; 7,000 hab.

Démocède, médecin grec du vie s. av. J.-C., né à Crotone, guérit Darius 1er et épousa la fille de l'athlète Milon.

Démocharès, 350-275 av. J.-C, neveu de Démosthène, orateur athénien, fut trois fois exilé

Démocrite, né à Abdère, vers 460 av. J.-C, élevé par des mages de Perse, voyagea jusqu'aux Indes. Philosophe, disciple de Leucippe, il enseignait que le monde est formé d'atomes tourbillonnant dans le vide et que l'àme est un corps impalpable dans un corps visible.

Démodocus, poète des Phéaciens, célèbre dans l'Odyssée.

Démonax de Chypre, philosophe cynique, vivait à Athènes au ne s. av. J.-C.

Demone (Vai-de-), anc. province de la Sicile, au N.-E., avait pour capitale Messine.

Démonte, v. de la prov. et à 20 kil. S.-O. de Coni (Italie), sur la Stura. Bataille en 1747 ,

Démophon, fils de Thésée, régna à Athènes, où il accueillit les Héraclides, puis Oreste.

Démosthène, né au bourg de Péanée, près d'Athènes, 385-322 av. J.-C, fils d'un riche armurier, élève d'Isée, plaida d'abord contre des tuteurs infidèles, et après de pénibles efforts devint le premier orateur d'Athènes. Il lutta vainement contre l'ambition du roi de Macédoine, Philippe, prononça contre lui les 7 Philippiques et les 3 Olynthiennes, 352-338 ; vit les Athéniens vaincus à Chéronée, et, après la mort de Philippe, appela les Grecs aux armes ; mais Alexandre les accabla. Démosthène, en soutenant Ctésiphon, qui avait proposé de lui décerner une couronne d'or, défendit contre Eschine sa propre politique, dans le discours sur la Couronne. Condamné à une amende de 50 talents pour s'être laissé corrompre, disait-on, par Harpalus, il fut forcé de s'exiler, 325. Après la mort d'Alexandre, il ne fut pas étranger au soulèvement des Grecs ; mais poursuivi par Antipater vainqueur, il s'empoisonna dans l'île de Calaurie. 11 nous reste sous son nom 61 discours, 56 exordes et 6 lettres, d'une éloquence simple, vigoureuse, vraiment politique.

Démosthène, général athénien dans la guerre du Péloponnèse, releva Pylos, 425, fut battu à Délium, 424, fut vaincu avec Nicias sous les murs de Syracuse, fut pris avec lui et mis à mort, 415 av. J.-C

Demotica, v. de Roumélie (Turquie), sur la Maritza, a 40 kil. S. d'Andrinople. Archevêché 2jec. Charles XII de Suède y séjourna jusqu'en 1714 ; 8,000 hab.

Demours (Pierre), né à Marseille, 1702-1795, fut un oculiste célèbre et a publié divers ouvrages d'histoire naturelle. — Son fils, Antoine- Pierre, né à Paris, 1762-1836, a pratiqué le premier l'opération de la pupille artificielle, et a laissé un Traité des maladies des yeux, 3 vol.in-8°.

Demoustier (Charles-Albert), neveu d'un bon ingénieur, Pierre-Antoine, né à Villers-Cotterets, 1760-1801, a écrit des comédies, des poésies diverses, mais est surtout connu par ses Lettres à Emilie sur la Mythologie, 1790.

Depmster (Thomas), 1579-1625, professeur et savant anglais, a écrit : Historia ecclesiastica gentis Scotorum et Etruria regalis, recueil d'antiquités, 2 vol. in-fol.

Denain, v. du canton de Bouchain, arrond. et à 10 kil. O. de Valenciennes (Nord), sur l'Escaut. Forées, hauts fourneaux. Victoire de Villars sur 'le prince Eugène, 24 juillet 7112; 17,200 hab.

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Denbigh, comté du Pays de Galles (Angleterre), entre la mer d'Irlande au N., les comtés de Flint, Chester et Sulop à TE., Montgomery au S , Merioneih et Caernarvon à l'O. Montagneux, avec de fertiles vallées, il est riche en bétail et en mines.

Denbigh, le ch.-l., près de la Clwyd, fait commerce de cuirs et de souliers ; 3,800 ïiab.

Dender, rivière de Belgique, passe à Ath, à Alost. et finit à Dendermonde dans l'Escaut. Cours de 67 kil.

Dender, rivière d'Abyssinie, affluent du Nil Bleu. Cours de 450 kil.

Denderah, village de la Haute-Egypte, sur le Nil, à 48 kil. N. de Thèbes, à 2 kil. des ruines imposantes de Tentyris.

Dendermonde OU Termonde , V. de la

Flandre orientale (Belgique), au confluent de l'Escaut et de la Dender, à 26 kil. E. de Gand. Commerce de chanvre et de lin ; 8,700 hab.

Dendrophories, fêtes célébrées en Grèce, en l'honneur de Bacchus et de Sylvain.

Deneux (Louis-Charles), né près d'Amiens, 1767-1846, chirurgien militaire, des hôpitaux, fut attaché à la duchesse de Berry en 1816.

Denham (Johx), né à Dublin, 1615-1688, poète anglais, a écrit une tragédie; le Sophy, un poème descriptif, la Colline de Cooper, etc. 11 fut inspecteur général des bâtiments royaux.

Denham (Le major Dixon), né à Londres, 1785-1828, visita avec Clapperton le Bournou, le lac Tchad, le royaume des Fellatahs, 1822-1825.

Dénia (Dianium), v. de la prov. et au N.-E. d'Alicante (Espagne), port excellent sur la Méditerranée. Exportation de fruits ; 4,000 hab.

Denier (denarius), monnaie d'argent, à Borne, valant 4 sesterces, et, au temps ^ de Cicéron, 78 centimes de notre monnaie.

Denier de Saint Pierre, impôt payé au

Fape par les Anglais depuis le vme s., pour entretien d'un séminaire anglais à Borne et des tombeaux des apôtres ; il était d'abord d'un penny par feu. Henri VIII le supprima en 1532. — Eii France, le denier de Saint Pierre (un denier par chaque propriétaire de maison) fut établi par Charlemagne.

Denina (Giacom-Maria-Carlo), né à Bevel (Piémont), 1731-1813, ecclésiastique, professeur, membre de l'Académie des sciences de Berlin, bibliothécaire de Napoléon, a publié plusieurs ouvrages et surtout Histoire des révolutions d'Italie, en italien, 3 vol. in-4°, et Histoire du Piémont, en allemand.

Denis OU Denys (Saint.), Ch.-l. d'arrond.

de la Seine, sur le Crould, le Bouillon et le canal Saint-Denis, à 8 kil. N. de Paris. Célèbre par son antique abbaye, jadis sépulture des rois, par la maison d'éducation des filles de la Légion d'honneur ; par les forts qui la protègent ; par son industrie, de plus en plus considérable, impressions sur étoffes, lavage de laines, produits chimiques, etc. L'abbaye, construite de nouveau de 1130 à 1281, renferme les magnifiques tombeaux de Louis XII, François Ier et Henri II. Les protestants furent défaits dans la plaine de Saint-Denis, en 1567; 31,993 hab.

Denis (Saint-), capitale de la Béunion, évèché, Cour d'appel, lycée, ne possède qu'une rade, entièrement ouverte; 43,895 hab.

Denis-du-Sig (Saint-), v. de la province d'Or an (Algérie), sur la rive droite du Sig, dans un pavs bien arrosé, fertile en céréales, colza, vignes, tabac, etc. , 4,000 hab.

Deais-dAnjou (Saint-), bourg du Canton

de Bierné, arrond. de Chàteau-Gontier (Mayenne). Commerce de bois et de grains; 2,314 hab.

Denis-de-Gastines (Saint-) , bourg du

canton d'Ernée, arr. de Mayenne (Mayenne) ; 3,171 hab.

Denis-de-Pile (Saint-), bourg du canton

de Guitres, arr. de Libourne (Gironde). Vins;

Denis d'Orques (Saint-), bourg du canton

de Loué, arr. du Mans (Sarthe) ; Forges ; grains; 2,047 hab.

Denis (Saint-), village du Hainaut (Belgique), près de Mons. Bataille en 1678.

Denisart (Jean-Baptiste), né à Iron, près de Guise, 1713-4765, savant jurisconsulte, a donné une Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence.

Denman (Thomas), né à Bakewell, 1733-1*15, célèbre chirurgien anglais, ami de Jenner, a propagé la vaccine et écrit : Introduction à la pratique des accouchements.

Denne-Baron (PiERRE-Jacques-BeNÉ) , né

à Paris. 1780-1854, a laissé des poésies et def traductions.

Denner (Jean-Christophe) , né à Leipzig , 1655-1707, a inventé la clarinette à Nuremberg.

Denner (Balthasar), né à Hambourg, 1685- 1747, bon peintre de portraits.

Dennewitz, village du Brandebourg (Prusse), près de Potsdam ; défaite de Ney, le 5 sept. 1813.

Dennis (Jean), né à Londres, 1657-1734, poète et critique, ennemi de la France jusqu'au ridicule, a écrit des tragédies, comme la Liberté raffermie, des Essais sur la Critique, des Lettres, etc.

Denon (Le baron Dominique "Vivant), né à Chalon-sur-Saône, 1747-1825, dirigea le cabinet de pierres gravées créé pour Me de Pompadour, remplit des fonctions diplomatiques ; accompagna Bonaparte en Egypte, et publia en 1802 le ^Voyage dans la Basse et la Haute-Egypte, 2 vol. in-fol. Il fut directeur général des musées de 1804 à 1815, et de l'Académie de peinture. Il a donné plus de 300 gravures, et commença les Monuments des arts du dessin, que termina Amaurv Duval, 4 vol. in-fol.

Dent, dénomination employée dans la Savoie et la Suisse française pour désigner les sommets de forme conique, comme les Dents de Jaman, de Mordes, du Midi, etc.

Dents (Côte des). V. CÔTE.

Dentatus (Marcus Curius), d'origine sabine, tribun du peuple, consul, 290 av. J.-C. et 275, battit les Samnites, puis Pyrrhus à Bénévenl; 3« fois consul en 274, il soumit les Lucaniens et les Bruttiens. Il est surtout resté célèbre par son désintéressement et sa frugalité.

Dentatus. V. SlCINIUS.

Dentelin (Duché de), territoire compris entre la Manche, la Somme, l'Oise et la Semé, sous les Mérovingiens.

Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, 405-368 av. J.-C, né vers 430, gagna la faveur du peuple; combattit presque toujours les Carthaginois, et, pour conserver le pouvoir, se montra défiant et cruel. Il essava de s'emparer de la Grande-Grèce, 378-368, et mourut au moment où il recommençait vigoureusement la guerre contre les Carthaginois. Ses prisons (les Carrières) sont restées célèbres. Il eut du goût pour les lettres et la philosophie ; ce qui ne l'empêcha pas de congédier Platon.

Denys le Jeune, tyran de Syracuse, 366-o43 av. J.-C, fils du précèdent, d'abord sous la tutelle de Dion, son beau-frère, se laissa dominer par les courtisans, exila Dion, 360, fut lui-même exilé à Locres, dont il fut le tyran. Il revint à Syracuse, 347, en fut de nouveau chassé par Timoléon, et se fit maître décole à Corinthe, suivant une tradition qui paraît erronée.

Denys de Milet, contemporain de Darius Ier. avait réuni les traditions éparses dans les anciens poètes; mais son Cycle mythique est perdu.

Denys de Thrace, grammairien grec, né à Byzance ou à Alexandrie, vivait à Borne, vers

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