DER
80 av. J.-C. On a sous son nom un Art de la grammaire.
Denys le Périégète, né peut-être à Charax en Suziane, après l'ère chrétienne, a, dans sa Périégèse, décrit en vers hexamètres toute la terre alors connue.
Denys d'Halicarnasse vint à Rome, 29 av. J.-C, y vécut longtemps, et a écrit : Traité de. l'arrangement des mots; Rhétorique; Examen critique des plus célèbres écrivains de la Grèce; Antiquités romaines jusqu'en 264 av. J.-C, il ne reste de ses 20 livres que les 4 premiers et des fragments des 16 autres; ils contiennent des détails précieux sur les institutions mêlés aux récits les plus fabuleux.
Denys le Petit, moine, né en Scythie, vivait au milieu du vie s ; il était, à Rorne, l'ami de Cassiodore. Son ouvrage le plus célèbre est le Cyclus pascalis annorum xcvn ; il a publié aussi une célèbre collection des Décrétâtes.
Denys (Saint), Y Are op agite, juge de l'Aréopage, converti par saint Paul, évêque d'Athènes, martyr en 95. On lui a attribué, probablement à tort, quatre traités empreints de la philosophie alexandrine.
Denys (Saint) <&! Alexandrie, disciple d'Origène, patriarche d'Alexandrie, 247-265, combattit l'hérésie de Sabellius. Fête, le 47 novembre.
Denys (Saint), pape, 259-269, condamna, lui aussi, l'hérésie de Sabellius.
Denys (Saint), apôtre de la France, premier évêque de Paris, martyr vers 270, sur le Mont des Martyrs (Montmartre), avec Rustique et Eleutiière.
Denys, roi de Portugal, 1279-1325, fils d'Alfonse III, mérita les surnoms de Roi laboureur et de Père de la patrie. Il fonda l'université de Coïmbre, 1308, et l'ordre militaire du Christ,
Denys (Jacques), né en 4645, à Anvers, a peint de nombreux tableaux d'histoire.
Denys (Pierre), né à Mons, 1658-4733, artiste ciseleur, a travaillé le fer avec la plus grande habileté, et a laissé des œuvres remarquables.
Déols ou Bourg-Dieu, bourg du canton, de l'arr. et à 2 kil. N-E. de Châteauroux (Indre), jadis capitale du Bas-Berry. On y remarque l'église de Saint-Etienne , 2,754 hab.
Déparcieux. (Antoine), né près d'Uzès, 4703- 4768, de l'Académie des Sciences, a écrit : Essai sur la probabilité de la durée de la vie humaine. — Son neveu, Antoine, 1753-4799, a laissé un Traité des annuités ou des rentes à terme
Département, division administrative de la France, établie par l'Assemblée constituante, le 45 janvier 4790 ; administré d'abord par un directoire, que contrôlait un conseil, il est régi depuis 4800 par un préfet, assisté d'un conseil de préfecture.
Dépouilles opimes ; on nommait ainsi les armes enlevées a un chef ennemi par le général rjomain; elles étaient suspendues clans le temple de Jupiter Férétrien. Trois Romains, Romulus, vainqueur d'Acron, roi des Céniniens, Corn. Cossus, vainqueur de Tolumnius, roi des Véiens, et Marcellus, vainqueur du roi des Gésates, remportèrent les dépouilles opimes.
Deppen, village de la prov. de Prusse, à 47 kil E de Mohrungen. Victoire de Soult, en 4807.
Deppin» (Georges-Bernard), né à Munster, 4784-1853, professeur à Paris, collaborateur de Malte-Brun, a écrit : Expéditions maritimes des Normands, Histoire du commerce entre le Levant et l'Europe, les Soirées d'hiver; les Merveilles de la nature en France, etc. Il a publié le Livre des Métiers d'Etienne Boileau et les 3 premiers volumes de la Correspondance administrative sous Louis XIV. (Collect. des Documents inédits de l'Hist. de France)
Deptfort, v. du comté de Kent (Angleterre),' près de Greenwich; port militaire sur la Ta-
mise; chantiers de construction, hôpitaux pour la marine; 30,000 hab.
Députés (Chambre des), nom donné en France, de 4841 a 4848, à la Cliambre élective, élue d'abord pour 5 ans, septennale en 4824, de nouveau quinquennale en 4830. Etait éligible quiconque payait un cens de 4,000 francs avant 4830, de 500 fr. après 4830.
Derah, Etat peu connu, au S. de l'Atlas, soumis à l'empereur de Maroc.
Derand OU Derrand, jésuite, né dans le
pays Messin, 4588-4644, a construit l'église de la rue Saint-Antoine, et écrit VArt des traits et coupes des voûtes, in-fol.
Derbent, capitale du Daghestan (Russie), entre la mer Caspienne et les montagnes, ville très ancienne, occupée par les Russes en 4723, prise définitivement en 4795; 40,000 hab. — Le défilé de Derbent s'appelait jadis Portes Albaniennes.
Derbices, peuplade scythique, habitant jadis au S.-E. de la mer Caspienne.
Derby (Comté de), dans l'intérieur de l'Angleterre, au S. du comté d'York, dans le bassin de la Trent. Plat au S., il renferme au N le High- Peak; il a beaucoup de richesses minérales, beaucoup de sources (Kilestone, Matlock, Buxton), de belles prairies. On y trouve des manufactures de coton, de toiles, de lainaaes, etc. Les villes principales sont: Derby, Ashburne, Belper, Chesterfield, etc.
Derby, le ch.-l., sur le Derwent, à 475 kil N.-O. de Londres, est une ville importante par ses manufactures de soieries, de cotonnades, de porcelaines.etc. Patrie de Richardson. 78,000 hab.
Derby (JACQUES Stanley, Comté DE), 4596- 4654, combattit pour les Stuarts, fut pris à Worcester et décapité Sa veuve, Charlotte de la Trémoille, se défendit courageusement dans l'île de Man.
Derby (EDWARD-GEFFROY Smith Stanley,
comte de), né dans le comlé de Lancastre, 4799- 4869, d'une famille illustre, membre de la Chambre des communes dès 4820, secrétaire en chef de l'Irlande, en 4830, gouverna avec sagesse et fermeté; fut ministre des colonies en 4833, et soutint le bill d'émancipation des esclaves II revint alors aux tories, fit partie du ministère de Robert Peel, 48i4, mais l'abandonna pour entrer dans le parti des protectionnistes II fut de la Chambre des lords en 4844, constitua en 1852 un cabinet protectionniste , mais fut bientôt forcé de se retirer. Il ne revint au pouvoir qu'en 4858. Il a été l'un des chefs les plus remarquables du parti conservateur.
Derceto fut, dit-on, la mère de Sémiramis , c'était aussi une divinité de Syrie, peut-être Astarté.
Dereon, v. de Roumélie (Turquie), à 33 kil. N.-E. de Constantinople, près de la mer Noire. Le mur d'Anastase y finissait.
Dercyiiidas, général Spartiate, battit en Asie Mineure le satrape Pharnabaze, 399-398 av. J.-C, et fut remplacé par Agésilas. Sa brutalité le fit surnommer Scythe et Sisyphe.
Der-el-Kbamar. V. DAIR.
Derg, lac d'Irlande, au S.-E. dn comté de Donegal (Ulster).
Deric (Gilles), né à Saint-Coulomb, près de Saint-Malo, mort vers 4796, vicaire général du diocèse de Dol, a écrit une Histoire ecclésiastique de Bretagne, 6 vol. in-42.
Derham (Guillaume), né près de Worcester, 4657-1735, docteur d'Oxford, théologien et physicien, a écrit: The artificial clock-maker, Théologie physique, Théologie astronomique, etc.
Derjavine (GABRIEL - RûMANOWITCH) , né à
Kazan, 1743 1846, fut soldat, remplit de hautes -fonctions civiles, devint ministre de la justice, en 4802. Il est surtout connu par ses Odes, ses
DES
DES
œuvres dramatiques, et un Traité de la poésie lyrique.
Derneh, jadis ûarnis, v. du pays de Barkah, dans la province de Tripoli (Afrique), au fond d'une petite baie de la Méditerranée. La rade est remplie de récifs.
Derosne (Charles) , né à Paris , 4780-1846, chimiste et mécanicien, a fait de belles découvertes, et, avec Cail, établit à Chaillot, en -182o, une usine pour machines à vapeur, locomotives, etc.
Déroute (Passage de la), bras de mer entre la côte du départ, de la Manche et Jersey.
Denejéh, jadis principale cité des Wahabites, dans le Nedjed (Arabie), a été détruite en 4819 par lbranim-Pacha.
Deriona, nom ancien de Tortone, au N.-E. de Gênes (Ligurie).
Deriosa, nom ancien de Tortose, dans la Tarraconaise, municipe sous les Romains.
Dervai, ch.-l. de canton, arr. de Chàteaubriant (Loire- Inférieure). Grains, bestiaux; 3,103 hab. Iveur, ami de Callot.]
Dervet (Claude), né à Kancy, 1614-4652.^ra-J
Derviches ou Dervis, c'est-à-dire pauvres, moines musulmans, récitant une sorte de chapelet, divisés en plusieurs ordres dans l'empire Ottoman et en Perse ; beaucoup se livrent à toute espèce de jongleries.
Derwent, rivière d'Angleterre, arrose le Cumberland et finit dans la mer d'Irlande à Workington.
Derwent, riv. d'Angleterre, vient du High- Peak, arrose Derby et se jette dans le Trent. Cours de 90 kil [(Angleterre). Plomb.]
Derwent.Feiis, montagnes du CumberlandJ
Dement.Water, beau lac du Cumberland (Angleterre), d'où vient le Derwent.
Derwentwater (Jacques, comte de), seigneur anglais, combattit pour le Prétendant en 4745, fut défait à Preston, pris et décapité, 4716.
Desaguadero, cours d'eau de la Confédération Argentine, composé de lagunes, de marais, de rivières et même de lacs.
Des Ag-uiiers (Jean-Théophile), né à La Rochelle, 4683-4744, fils d'un ministre protestant, qui se réfugia en Angleterre, occupa une chaire à Oxford, fit des cours très suivis en Hollande, et a publié des traductions et un Cours de philosophie expérimentale.
Desaignes, bourg du canton de La Mastre, arrond. de Tournon (Ardèche) ; 3,612 hab.
Desaix de Veygoiix (L0UIS-ChaRLES-An-
toine). né au château d'Ayat, près de Riom, 4768-1800, d'une noble famille, soldat avant 1789, se distingua à l'armée du Rhin, et, dès 4794, était général de division. En 4796, il arrêta l'archiduc Charles pendant deux mois devant Kehl. Il suivit Bonaparte en Egypte, s'empara de la Haute-Egypte, fut pris par 'les Anglais à son retour en France ; et, à peine délivré, rejoignit le Premier Consul en Italie, pour périr à Marengo.
Désappointement (Iles du) . archipel du Grand Océan, au N.-E. des îles Pomotou, dans la Polynésie.
Désargues (Gaspard), né à Lyon, 4593-1662. mathématicien, lié avec Descartes, Pascal, Fermat, a écrit un Traité de perspective, etc.
Désaugiers (MaRC-AntoINE-MàDELEINE), né à
Fréjus, 4772-1827, après avoir échappé à l'insurrection des noirs de Saint-Domingue, fit des comédies, des opéras-comiques, des vaudevilles spirituels, des parodies comme celle de la Vestale, et surtout excella dans la chanson de table. Il était président du caveau moderne
Desault (Pierre-Joseph), né près de Lure, 4744-4795, chirurgien, fit à Paris des cours d'anatomie tiès remarqués , fut de l'Académie royale, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu, et fut emporté par une fièvre violente lorsqu'il
donnait ses soins au fils de Louis XVI, enfermé
au Temple. Par ses leçons et par ses écrits, il a
comme créé l'anatoinie chirurgicale en France.
Desbillons (FRANÇOIS-JOSEPH Terrasse), né
à Chàleauneuf-sur-Chcr, 1741-1789, professeur chez les Jésuites, surtout a Louis-le-Grand, puis au collège de Mannheim, a laissé des vers latins estimés, principalement 15 livres de Fables et Ars bene valendi.
Desbordes-Valmore. V. VALMORE.
Des Routiniers (JEAN-AUGUSTE-JULIEN), né à
Paris, 4731-4774, d'abord soldat, a écrit des comédies, des romans, les Soirées du Palais-Royal, Y Histoire du Théâtre-Italien ; — de YOpéra- Comique.
D'Escayrac de Lauture .(Le comte), 4817- 1868, a écrit plusieurs mémoires sur ses voyages dans le Soudan ; fut traité avec barbarie par les Chinois dans la guerre de 4860, et a publié un volume d'études, Mémoires sur la Chine, 1864.
Descabezado, l'un des points culminants des Andes du Chili, haut de 6,430 met.
Descamisados (sans chemises), nom donné, de 1820 à 4823, à la partie la plus ardente des exaltados espagnols.
Descamps (Jean-Baptiste), né à Dunkerque, 1714-1791, peintre distingué, fonda à Rouen une école de dessin et a publié la Vie des peintres flamands, allemands et hollandais, 4 vol in-8°.
Descartes (René), né a La Haye, près de Loches, 4596-4650, étudia chez les jésuites de La Flèche, servit comme volontaire en Hollande, en Allemagne jusqu'en 4624 , puis voyagea pour s'instruire. Après une excursion en Italie, il commença à préparer le plan d'une philosophie nouvelle, et, pour être plus tranquille dans ses méditations, se réfugia en Hollande , il y composa la plupart de ses écrits. Christine de Suède voulut le voir; il mourut peu après son arrivée à Stockholm. On le considère comme le père de la philosophie moderne Dans le Discours de la méthode, 1637, il énonce les règles qu'il s'est imposées, et s'attache à démontrer l'existence de Dieu, de l'âme, etc. ; il publiait en même temps la Dioptrique, les Météores, la Géométrie ;
— dans les Méditations, 4641, il émet son fameux axiome : Je pense, donc je suis; — les Principes de Philosophie furent également écrits en latin;
— le Traite de l'Homme ne fut publié qu'en 4644. — Quelles que soient les erreurs de Descartes, il a exercé l'influence la plus considérable sur tous les penseurs qui l'ont suivi.
Deschamps (Eustache), dit Morel, né à Vertus (Marne), vers 4320, huissier d'armes de Charles V et de Charles VI, a écrit un poème satirique, le Miroir du Mariage, un Art de dicter et faire des ballades, des Fables, etc.
Deschamps (Jean-Marie), né à Paris, 4750-
4826, a fait des vaudevilles et traduit des romans anglais.
Deschamps (FRANÇOIS-MICHEL-CHRÉTIEN), né
près de Troyes, 7683-4747, a donné plusieurs tragédies.
Deschamps (Antony), né à Paris, 4800-4869, poète de la pléiade romantique sous la Restauration, a traduit en vers la Divine Comédie, et a publié des Satires, les Italiennes, Résignation, etc.
Deschamps (Emile), né à Bourges, 4791-1871, écrivit d'abord des odes patriotiques, des chansons, fit représenter deux comédies, et fut l'un des premiers chefs de l'école romantique II fonda et rédigea la Muse française, publia des Etudes françaises et étrangères, traduisit Roméo et Juliette, Macbeth, et fit le libretto de Stradella, etc.
Deseine (Louis-Pierre), né à Paris, 1750-
4827, sculpteur, a travaillé à plusieurs monuments de la capitale (tombeau du cardinal Du Belloy, statue de d'Aguesseau, etc.).
DES
DES
Desenne (Alexandre-Joseph), né à Paris, 1785-1827, dessinateur et peintre, a laissé des tableaux estimés et composé beaucoup de vignettes.
Desenzano, v. de la prov. et au S.-E. de Brescia (Italie), port fréquenté, d'un commerce actif, sur le lac de Garda.
Deseriz (Joseph-Innocent ), né à Neitra (Hongrie), 1702-1765, cardinal, a laissé : De initiis ac majoribus Hungarorum comment aria , 3 vol. in-i°.
Desessarts (DENIS Dechanet, dit), né à
Langres, 1738-1793, d'abord procureur, réussit à la Comédie-Française, surtout dans les emplois de financiers.
Desessarts (NlCOLAS-ToUSSAINT-MOYNE), né
à Coutances, 1744-1840, a écrit et édité beaucoup d'ouvrages : Causes Célèbres, 192 vol. ; Essai sur l'histoire générale des tribunaux anciens et modernes; Dictionnaire universel de police; Vie et crimes de Robespierre; Siècles littéraires de la France; etc.
Desessarts (Jean-Charles), né près de Barsur-Seine, 1729-1811, doyen de la Faculté de médecine de Paris, 1776, a composé un Traité de l'éducation corporelle des enfants, etc.
Desèze. V. SÈZE (De).
Desfaucherets (JEAN-LOUIS Brousse-), né
à Paris, 1742-1808, a donné plusieurs pièces, dont la meilleure, le Mariage secret, 1786, serait en partie, dit-on, l'œuvre du comte de Provence.
Desfontaines (PlERRE-FRANÇOIS Guydot.),
né a Rouen, 1685-1745, ecclésiastique, professa la rhétorique à Bourges, travailla depuis 1724 au Journal des Savants, et fut un critique, souvent peu mesuré, qui eut des querelles célèbres avec Voltaire.
Desfontaines (René Louichc), né à Tremblay (llle-et- Vilaine), 1751-1833, naturaliste, de l'Académie des sciences, professeur au Jardin des Plantes, a publié des ouvrage de botanique et surtout une Flore atlantique.
Desforses (PlERRE-jEAN-BAPTISTE Chou-
dart-), 1746-1805, acteur et auteur dramatique, fut surtout bien accueilli par Catherine II. On cite : To?n Jones à Londres, comédie en vers, la Femme jalouse, l'opéra de Joconde, etc.
Desforges.Maillard (PAUL), né au Croisic,
1699-1772, adressa au Mercure, en 1732, des lettres en prose et en vers, sous le pseudonyme de Mlle Malcrais de la Vigne. Les poètes du temps, même Voltaire, répondirent par. des compliments, qui se changèrent plus tard en railleries.
Desfourneaux (EDME-ETIENNE Borne-), né à Vézelay, 1767-1849, soldat en 1787, se distingua a Saint-Domingue, 1794-1797. fut gouverneur de la Guadeloupe, 1798, et en 1802 força Toussaint- Louverture a se rendre.
• Desgarcins OU De Garcins (Mlle). 1770-
4797, actrice de la Comédie française, obtint de grands succès dans la tragédie par son jeu plein de noblesse et de pathétique.
Desgenettes (NiCOLAS-RENÉ Dufriche, baron), né a Alençon, 1762-1837, médecin en chef de l'armée d'Egypte, puis du Val-de-Gràce, inspecteur général du service de santé des armées, 1805, fit toutes les campagnes de l'Empire. Destitué en 1823, il devint en 1830 médecin en chef des Invalides. Il a écrit : Histoire médicale de l'armée d'Orient; Notes pour servir à Vhist. de l'armée d'Italie , 1797 ; Souvenirs de la fin du xvme s.
Desgenettes (ChARLES-ElÉONORE Dufriche.), né à Alençon, 1778-1860, curé de Notre- Dame-des-Victoires, a fondé \' Archiconfrérie de l'immaculé Cœur de Marie, 1836, et publié Sermons, homélies, etc.
Desgodets (Antoine), né à Paris, 1653-1728, de l'Acauemie d'architecture, 1694, a écrit Edifi-
ces antiques de Rome dessinés et mesurés trèsexactement.
Deshajs (Jean-Baptiste), né à Rouen, !729r 1765, bon élève de Boucher et de Vanloo.
Deshoulières (ANTOINETTE du Ligier de
la Garde, Mme) , née a Paris, 1634-1694, fut entraînée par son mari dans les troubles de la Fronde, se lia avec les personnages les plus célèbres, prit parti pour Perrault, se déclara contre Racine. Elle s est essavée dans tous les genres et n'a réussi que dans la pastorale.
Desima, petite île de l'archipel Japonais, dans la baie de Nagasaki, où les Hollandais avaient un comptoir depuis 1637.
Désir (Saint-), bourg du canton et de l'arr. de Lisieux (Calvados) ; 2,962 hab.
Désirade (La), l'une des petites Antilles, à 10 kil. N.-E. de la Guadeloupe, d'origine volcanique, sablonneuse. Ch. Colomb la ûécouvrit en 1493; 1,700 hab.
Des jardins (MARTIN "Van den Bangaerten
ou), né a Bréda, 1640-1694, sculpteur et fondeur en bronze, membre de l'Académie de sculpture et de peinture de France, avait fait des œuvres remarquables que les révolutions ont détruites.
Desfandes i ANDRÉ-FRANÇOIS Bouveau-l, né
à Pondichéry, 1690-1757, commissaire de la marine, a laisse : Hist. critique de la philosophie ; Essai sur la marine et le commerce; Essai sur la marine des anciens, etc.
Deslauriers, connu SOUS le nom de Bru-
scambiiie, comédien français du commencement du xvne s., acquit de la réputation, a l'Hôtel de Bourgogne, par ses lazzis, et par son livre (1612) les Fantaisies de Bruscambille.
Desion (Charles), mort en 1786, médecin, rival de Mesmer, a écrit : Observations sur le magnétisme animal.
Desmahis (JOSEPH- FRANÇOIS - EDOUARD DE
Corsembieu), né à Sully-sur-Loire, 1722-1761, a écrit des comédies spirituelles (l Impertinent ou le billet perdu, etc.) et de charmantes poésies légères.
besmaiseaux (Pierre) , né en Auvergne, 1666-1743, fils d'un ministre protestant, lié en Angleterre avec Bayle et Saint-Evremond, dont il a écrit la vie, a publié plusieurs de leurs œuvres, une Histoire du Japon, le Scaligerana, le Thuana, etc.
Desmaisons , architecte de la façade du Palais de Justice à Paris, 1777-1778,
Desmarais (Régnier-)* V. REGNIER.
Desmares (CHRISTINE- ANTOINETTE-CHARLOT-
te), née à Copenhague, 1682-1753, nièce de la Champmeslé, réussit longtemps dans la comédie et la tragédie.
Desmarets (Jean), avocat général au Parlement, essaya de calmer l'insurrection des Maillotins, 1381 , et fut injustement mis à mort, deux ans après.
Desmarets de Saint-Sorlin (JEAN), né à
Paris, 1595-1676, habitué de l'Hôtel de Rambouillet, premier chancelier de l'Académie française, fit, pour complaire à Richelieu, des tragédies, la comédie des Visionnaires. Auteur d'un poème épique, Clovis, 1657, il se crut inspiré de Dieu et plus grand poète que Virgile. Il attaqua violemment les jansénistes.
Desmarets (Nicolas), neveu de Colbert, 1650- 1721, fut contrôleur des finances après Chamillard, 1708, trouva par des moyens extraordinaires les ressources nécessaires à la guerre ; et, destitué par le régent, justifia son administration par un Mémoire remarquable. Son fils fut le maréchal de Maillebois.
Desmarets (Henri), compositeur, né à Paris, 1662-1741, est l'auteur de plusieurs motets et de plusieurs opéras (Circé, Théagène et Chariclée, Iphigénie en Tauride, Renaud, etc.).
Desmarets. né à Soulaines (Champagne),
DES
DES
1725-1815, directeur des manufactures de France, membre de l'Académie des Sciences, a écrit : Dictionnaire de gêoqraphie physique dans l'Encyclopédie méthodique ; Mémoires, etc.
Desmasures (Louis), né à Tournay, 1510- 1580, poète français, a traduit en vers français l'Enéide, puis des Psaumes de David ; il a compose des tragédies saintes, des églogues, des hymnes, etc. On lui doit aussi des poésies latines,
Horboniades, sive de bello avili in Gallia
gesto, en 14 livres, etc.
Desmicheis (Louis- Alexis , baron), né à Digne, 1779-1849, volontaire en 1794, était colonel à Waterloo; il fui maréchal de camp eu 1823; et, après 1830, commanda la province d'Oran, 1833 ; il signa un traité malheureux avec Abdel-Rader.
Desmoles (Arnaud), peintre sur verre, a exécuté, vers 1509-1513, les magnifiques vitraux de la cathédrale d'Auch.
Desmoiets (Pierre-Nicolas) , né à Paris , 1678-1760, oratorien, a édité plusieurs ouvrages, comme la Bibliotheca sacra du P. Lelong, la traduction des Ruses de guerre de Polyen par D.Lobineau, etc.
Desmoulins (Camh.Uk), né à Guise, 1760-1794. avocat au parlement de Paris, donna le 12 juillet le signal de l'insurrection de Paris, rédigea les Révolutions de Paris et du Brabant, fut l'un des chefs du club des Cordeliers, et contribua à la journée du 10 août 1792. Membre de la Convention, il attaqua les Girondins (les Brissotins), surtout par le sarcasme ; puis, protesta avec son ami Danton contre le régime de la Terreur, écrivit le Vieux Cordelier, à la fin de 1793, fut enveloppé dans la faction des Indulgents et mourut sur l'échafaud, le 5 avril 1794. — Sa femme, Lucie Dupiessîs, fille naturelle de l'abbé Terray, fut peu après condamnée à mort également.
Desna, affl, du Dniepr (Russie), arrose les gouvernements de Smolensk, d'Orel. de Tchernigov, et finit à Kiev. Cours de 900 kil.
Desnitzki (Michel), né à Moscou, 1761-1840, prédicateur célèbre, métropolitain de Novgorod, a publié des Conférences ou, prédications.
Desnoyer (LouIS-FrANÇOIS-ChaRLES) , né à
Amiens, 1806-1858, acteur et auteur, a composé un grand nombre de pièces, appartenant à tous les genres, drames, comédies, vaudevilles, opéras-comiques, etc.
Desnoyers (L0UIS-ClàUDE-JosEPH-FL0RENCE),
né a Replonges (Ain), 1805-1868, rédigea le Sylphe, 1830, écrivit dans plusieurs journaux, fonda le Charivari en 1832, le Siècle, en 1836, etc. 11 a composé des vaudevilles, sous le nom de Derville, et des livres populaires, les Aventures de Jean-Paul Choppart ; — de Robert-Robert, etc.
Desnoyers (AUGUSTE- GASPARD- LOUIS- RûU -
cher, baron), né à Paris, 1779-1857, peintre et surtout graveur renommé,
Désodoards, V, FaNTIN.
Désolation (Terre de la). V. K.ERGUELEN.
Désormeaux (JOSEPH-LOUIS Ripault-), né
à Orléans, 1724-1793, historiographe de la maison de Bourbon, membre de l'Académie des Inscriptions, a écrit des histoires des princes de Condé, l'Hist. de la maison de Montmorency, l'Hist, du maréchal de Luxembourg, etc.
Dcspautères (Jean), né à Ninove (Brabant) , 1460-1520, a laissé un livre qui a régné longtemps dans les écoles, Commentarii grammatici.
Despefia.Perros, défilé de la Sierra Morena (Espagne), théâtre de nombreux combats de 1808 à 1812.
Desperriers (BONAVKNTURE), né à Amav-le-
Duc, mort vers 1544, valet de chambre de Marguerite de Navarre, a laissé le Cymbalum mundi . ouvrage allégorique; les Nouvelles Récréations et Joyeux Devis', etc.
Desplaces (Louis), né à Paris, 1682-1739, graveur estime.
Desport (François), chirurgien, mort en 1760, a écrit un bon Traité des plaies d'armes a feu.
Desportes (Philippe), ne à Chartres, 1545- 1606, eut les faveurs de Charles IX, fut investi de trois abbayes par Henri III, écrivit beaucoup de sonnets, traduisit les Psaumes en vers français et a surtout réussi dans la chanson.
Desportes (François), né à Champigneul en Champagne, 1661-1743, peintre d'animaux et de nature morte.
Despoto.Dagh, anc. Rhodope, chaîne qui se détache des Balkans et traverse la Roumélie du N.-O. au S.-E., entre les bassins du Karasou et de la Maritza.
Despréaux (Jean-Etienne), né à Paris, 1748- 1820, maître de ballets de la cour, a fait des vaudevilles et inventé le chronomètre musical. Mlle Guimard était sa femme.
Desprez (Josquin), né à Cambrai ou à Condé, 1450-1531, a été le meilleur compositeur de son temps.
Desprez (Louis-Jean), né à Lyon, 1740-1804, peintre et architecte, a surtout travaillé à Stockholm. On lui doit : Caricatures, Costumes du JSord, etc.
Desroches (Jean), né à La Haye, 1740-1787, inspecteur général des écoles de Belgique, érudit, a écrit une Hist. générale des Pays-Bas, un Epitome historiœ Belgicœ, de nombreux Mémoires historiques ; une Grammaire, un Dictionnaire, etc.
Desroches (MADELEINE ET CATHERINE Keveu,
dames), la mère et la fille, eurent une grande renommée dans leur ville natale, Poitiers, où elles moururent en 1587. Pendant les Grands- Jours, tenus en 1579, elles attirèrent dans leur salon l'élite des savants et des beaux esprits, qui célébrèrent, dans un recueil alors fameux, la Puce de Mlle Desroches. Leurs œuvres poétiques ont été plusieurs fois imprimées.
Desrotours ( N0EL-FraNÇ01S-MatHIEU An-
got) , né à Falaise, 1739-1821 , numismate, a laissé de nombreux écrits sur les monnaies, Y Almanach des monnaies de 1784 à 1789, etc.
Dessaix ( Joseph-Marie ) , né à Thonon (Hte-Savoie), 1764-1834, médecin, se distingua dans la légion des Allobroges, fut du Conseil des Cinq-Cents, et devint général de division en 1809. Mis à la retraite en 1815, il commanda la garde nationale de Lyon après 1830.
Dessalines (Jean-Jacques), 1760-1806, esclave jusqu'en 1791 , combattit sous Biassou , sous Toussaint-Louverture ; se signala par sa cruauté; se souleva contre les Français décimés par la fièvre jaune, et força Rochambeau à évacuer Haïti, 1803. Gouverneur général en 1804, il fit massacrer les blancs et fut nommé empereur sous le nom de Jacques Ier. Il souleva l'armée par son despotisme et fut tué dans une embuscade.
Dessau, capitale du duché dAnhalt-Dessau (Allemagne), près du confluent de la Mulde et de l'Elbe, a 120 kil. S.-O. de Berlin. Fabr. de chapeaux de paille cousue; 23.500 hab.
Dessoles (Jean-Joseph-Paul-Auglstin), né à Auch. 1767-1828, capitaine en 1792, était général de division en 1799. Il rendit de bons services en Allemagne et en Espagne. Pair de France depuis 1814, rallié à la Restauration, il fut président du conseil et ministre des affaires étrangères, 1818-1819.
Destaing (Jacques-Zacharie), né à Aurillac, 1764-4808, lieutenant en 1792, était général de brigade en 1798. et fut général de division, chef d'état-major de Menou en Egypte. Il fut tué en duel.
Desteibergen , commune de la Flandre orientale (Belgique), à 5 kil. de Gand, sur l'Escaut ; 3,000 hab.