EGY
Ils forment la province de Rome, divisée en ' 5 arrondissements, qui correspondent aux anciennes légations. Rome est devenue la capitale du royaume d'Italie, malgré les protestations du pape Pie IX.
Eglise catholique, société des fidèles chrétiens, qui reconnaissent l'autorité du pape Elle est catholique, c'est-a-dire universelle; apostolique, parce que son chef est le successeur des Apôtres ; romaine, parce qu'il réside a Rome.
Eglise d'.ibyssinie, Eglise chrétienne schismatique, qui ne reconnaît qu'une seule nature en J.-G. Elle est subordonnée au patriarche copte d'Alexandrie.
Eglise évangélique, Eglise formée, en 1817, dans une partie de l'Allemagne, de la réunion des cultes luthérien et calviniste.
Eglise gallicane, nom de l'Eglise de France qui, catholique et romaine par ses dogmes, avait ses franchises et. ses libertés dans les institutions. Ces libertés gallicanes remontent au moins à l'époque de saint Louis (bulles de 1257 et de 4266); elles furent confirmées par la Pragmatique-Sanction de Rourges, 1438; mais en grande partie confisquées au profit du pouvoir royal par le Concordat de François Ier, 4516. La Déclaration du clergé de France, 1682, formula 4 articles, qui garantissaient les libertés de l'Eglise gallicane à l'égard de la Papauté ; le premier Consul en fit la base du nouveau Concordat de 1801.
Eglise grecque, secte de la grande Eglise chrétienne, répandue en Russie, en Turquie, en Grèce. Elle a été fondée au ix* s. par Photius, patriarche de Const mtinople, et affermie au xie par le patriarche Michel Cerularius. Elle diffère de l'Eglise catholique par quelques dogmes et surtout par les cérémonies du culte et l'organisation du clergé. En Russie, le chef de la religion grecque est" le tzar ; partout ailleurs, le patriarche de Constantinople.
Eglises réformées, nom général des sociétés chrétiennes qui se sont séparées de l'Eglise catholique au xyie s., et dont les principales sont : le luthéranisme, le calvinisme, l'anglicanisme ou haute-Eglise, le presbytérianisme ou basse-Eglise, etc.
Eglise-Zïeuve - d'Entraigues , bourg du
canton de Resse, arr. d'Issoire (Puy-de-Dôme) ; 2,234 hab.
Egion, roi des Moabites, opprima les Israélites de 4345 a 4327 av. J.-C, et fut tué par le juge Aod.
Egiy (Charles-Pierre Dionthenault d') , né a Paris. 1696-1749, de l'Académie des Inscriptions, a écrit VHist. des rois de Sicile de la maison de Bourbon, 4 vol., et traduit les Amours de Clitophon et Leucippe.
Egmont (Munt), l'un des sommets d'Ika-a- Mawi , île seplent. de la Nouvelle-Zélande (2,520 met.).
Egmont (Comtes d'), famille illustre, qui tire son nom d'un château près d'Alkmaar (Hollande septentrionale). — Jean II hérita du duché de Gueldre en 4423 et fut nommé comte de l'Empire par i'empereur Sigismond; — Charles, duc de Gueldre, fils d'Adolphe le Parricide, combattit, contre les Français, puis lutta contre les empereurs pour défendre ses domaines; il fut forcé de céder ses doits au duc de Cleves et mourut en 1538.
Egmont (Lamoral d'), prince de Gavre, baron de Fiennes, 15-22-1568, brave capitaine, chevalier de la Toison d'Or, se distingua surtout a Saint- Quentin et a Gravehnes. Il défendit les droits des mécontents des Pays-Ras, plaida vainement leur cause auprès de Philippe II, fut arrêté avec le comte de Horn par le duc d'Albe et décapité à Rruxelles.
Egmont (Philippe, comte d'), fils du précé
dent, 4558-1590, servit Philippe II et fut tué à Ivry.
Egnatins (Gellius), généra] saminte, Dattit et tué par les Romains à Senlinuin, 295 av. J.-C.
Egnatins (Marids), général sanmite dans la guerre sociale, fui tué, 89 av. J.-C.
Egnazio(JEA>-P»APTlSTECipelli, Surnommé),
né a Venise, 1473-1553. condisciple de Léon X, notaire de la république, a écrit en latin : Traité de l'origine des Turcs; Hist. des empereurs depuis César jusqu'à Constantin Pa/éologue et depuis Churlemugne jusqu'à Maximilien.
Egra. V. EGER.
Egrison-Dagh, anc. Orbelus, montagne de Turquie, faisant partie de la chaîne de Râlkans. Eguisheim, bourg de l'anc. arrond. de Colmar (Haute-Alsace) ; 2,000 hab.
Eguzon, ch.-l. de canton, arr et au S.-O. de La Châtre (Indre), 4,674 hab.
Egypte. Ce pays, l'un des plus anciennement civilisés, est célèbre dans l'histoire depuis les Pharaons jusqu'aux vice-rois, vassaux presque indépendants de là Porte ottomane, qui ont éiendu leur domination sur une grande partie de la vallée du Nil. — L'Egypte proprement dite A pour bornes : au N. la Méditerranée , a ÏE. le canal de Suez, qui la sépare de l'Asie, et la mer Rouge; au S. la Nubie; a l'O. le désert de Libye. La superficie totale est de 500,000 kil. carrés, mais le sol cultivable n'a pas plus de 23,000 kil. carrés, le reste est presque entièrement composé de déserts. La vallée du Nil est une bande de sol fertile, longue de 700 kil., large de 12 à 15 au S., et de 30 a 32 au N., entre la chaîne Libvque à l'O., et la chaîne Arabique a l'E. ; audessous du Kaire, il se divise en plusieurs branches, qui forment un delta marécageux, surtout le long de la côte (lacs Mariout. d'Aboukir, Edkou, Rourlos, Menzaleh) ; une dérivation du Nil, à l'O., le canal de Joseph, arrose la belle vallée du Favoum. A l'O., le désert de Libye renferme quelques oasis; a TE., le magnifique canal de Suez traverse l'isthme , qui n'était naguère qu'une région basse et sablonneuse.
L'Egypte n'a que deux saisons, le printemps, de décembre en février; l'été pendant le reste de l'année. Il pleut rarement; l'air est sain, excepté lorsque souffle le khamsin ou simoun. C'est le Nil, qui, par ses inondations périodiques, fait la fertilité de l'Egypte; elle produit blé, orge, maïs, dourah, riz, fèves, lentilles, haricots, pois, oignons; lotus, papyrus, chanvre, lin, colza, tabac, plantes tinctoriales, opium, canne a sucre, coton; dattes, olives, fruits, raisins, etc. H y a peu de métaux, mais du granit, de la siénvte rouge, du porphyre, de l'albâtre, du natron, des éméraudes. L'industrie est encore peu avancée.
L'Egypte se divise en 7 intendances ou moudirliks, subdivisées en 64 départements ou maïmourliks. Elle renferme trois régions distinctes : lo dans la Basse-Egypte, au N., les villes principales sont : Le Kaire, la capitale; Alexandrie, Rosette, Damietle, Damanhour, Mahalletel-Rébir, Tantâh, Zagazig, Port-Saïd, Ismaïlia, Suez, etc. ; — 2° dans la Moyenne-Egypte, au centre : Gizeh, Menf, Embabeh, Renisouef, Minieh, Manfalout, Tamieh, Medinet, etc.; — 3° dans la Haute-Egypte au S. : Syout, Akhmîn, Girgeh, Keneh, Denderah. Medinet-Abou. Esneh, Assouan; Kosséir, port sur la mer Rouge.
Le gouvernement est une sorte de monarchie absolue, vassale du sultan: le vice-roi a reçu les titres d'altesse et de khédive, avec un pouvoir héréditaire; il paye un tribut annuel de 7 millions et demi, et, en cas de guerre, doit fourni-r un contingent de 20,000 hommes Le khédive a institué une assemblée de notables, avec voix consultative; elle se reunit chaque année. — La l population de l'Egypte est de 5,250,000 personnes
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dont 80,000 étrangers, Grecs.Français, Italiens, etc. Cette population comprend les Coptes, descendants des anciens Egyptiens, les Fellahs, qui cultivent les terres, les Ababdeh, les Bavabras, etc., qui appartiennent à la race éthiopienne; — une partie des Fellahs, la plupart des tribus nomades et les habitants des villes sont de race arabe. Presque tous sont musulmans, à l'exception des Juifs , des Européens et de 150,01)0 Coptes, qui sont restés chrétiens.
L'armée, en temps ordinaire, n'est que de 14,000 hommes ; la Hotte en 4S73 comptait 14 bâtiments a vapeur. — Le budget a été officiellement estimé en 1874 à 1,900,000 bourses (la bourse de 500 piastres vaut 130 francs). On évaluait la dette totale à 44 millions de liv. sterling, et la dette
f>articulière du khédive à 9 millions environ de iv. sterl. Le commerce de l'Egypte a fait de notables progrès dans ces dernières années; on exporte principalement le coton, les céréales, les fèves, le sucre, la gomme. La situation de l'Egypte est singulièrement modifiée depuis son occupation par les Anglais en 1882.
Ehrenbreitstein, forteresse en face de Coblentz, sur la rive droite du Rhin et sur un rocher élevé (Prusse Rhénane).
Ehrenheim (FRÉDÉRIC-GUSTAVE, baron D'),
né en Sudermanie (Suède), 1753-1828, fut ministre d'Etat, soutint Gustave IV; puis s'occupa de physique. On lui doit : Fragments de l'histoire de la météorologie, etc.
Ehrenschœid (Nicolas) , amiral suédois , 1674-1728. vaincu et pris par le Russe Apraxin. près des îles d'Aland, 1714.
Ehrenswœrd (Auguste, comte d'), amiral suédois, 1710-1773, rendit de grands services et créa la forteresse de Sveaborg en Finlande.
Ehrenswserd (CHARLES-AUGUSTE, Comte D').
fils du précédent, 1745-1804, se distingua également, comme marin, dans la guerre contre les Russes, 1789-1790, et publia une Philosophie des beaux-arts.
Ehresbourg {Fort de l'honneur), forteresse des anciens Saxons en avant du Weser, prise par Charlemagne, 772; auj. Marsberg.
Ehret (Georges-Denis), paintre allemand, né dans le pays de Rade, 1710-1770, a surtout dessiné des plantes et illustré de grands ouvrages.
Ehrmann (Marianne), née à Rapperschwvl (Suisse), 1755-1795, a composé en allemand dès ouvrages destinés à l'éducation des femmes.
Eibenstock, v. du rov. de Saxe ; mines de fer; 4,000 hab.
Eichhom (Jean-Conrad), né à Dantzig, 1718- 1790, ministre protestant, a publié un Traité des Animaux aquatiques.
Eichhom (Jean-Gottfried). né dans la principauté de Hohenlohe, 1752-1827, théologien et orientaliste savant, a écrit : Introduction à l'Ancien Testament, 3 vol. in-S° ; Introduction au Nouveau Testament, 2 vol. in-8<>; Les prophètes hébreux , eic. Comme historien , il a publié : Histoire de la littérature, 6 vol.; Hist. des trois derniers siècles, 6 vol.; Abrégé de l'Hist. de la Révolution française, etc.
Eichhom (Charles-Frédéric), fils du précédent, 17S1-1854, professeur de droit, conseiller dEtat en Prusse, a laissé: Principes de droit ecclésiastique de l'Eglise catholique et de l'Eglise évangélique en Allemagne; Introduction au droit privé en Allemagne; etc.
Eichstadt, v. du cercle du Haut-Palatinat (Bavière), sur l'Altmuhl. au S.-O. de Ratisbonne. Evèché; brasseries, poteries; 8.000 hab.
Eider ou Eyder, fleuve de l'Allemagne, coule entre le Holstein et le Slesvig, de l'E. vers l'O., par Rendsbourg, Friedèrickstadt. Tonningen. Cours de 175 kil. — Le canal de i'Eider ou de Kiel fait communiquer la mer du Nord avec la Baltique.
Eidsvoid, v. do Norvège, au N. de Chri-stiania. Forges; chemin de fer; 4,000 hab.
Eiffel, plateau monlueux de 500 met. d'altitude, entre le Rhin, la Moselle et la Roër, dans la Prusse Rhénane.
Eiienburg, v. de la prov. de Saxe (Prusse), sur la Mulde. Houblon; 8,000 hab.
Eiisen, bourg de la principauté de Lippe- Schaumbourg (Allemagne). Eaux thermales.
Eimeo, l'une des îles de la Société, à l'O. de Taïti.
Einari OU Einarsen (HalFDEN), historien islandais, 1732-1785, a écrit une Histoire littéraire d'Islande. [N. de Gœttingue; 5,000 hab.l
Einbeck, v. du Hanovre (Prusse), à 31 kil.J
Einsicdein, v. du canton de Schwytz (Suisse i. Célèbre abbaye de bénédictins; pèlerinage, surtout au 14 septembre. Patrie de Paracelse ; Zwingle y fut curé ; 3,000 hab.
Eion, v. de l'anc. Macédoine, près de l'embouchure du Strymon.
Eisach, affl. "de l'Adige, vient du Rrenner, et arrose le Tyrol autrichien.
Eisen (Charles), peintre et graveur, 1721-1778.
Eiseaaoh, v. du grand-duché de Saxe-Weimar, sur la Neisse, possède un château ducal. Etoffes de laine, rubans, céruse; 12,000 hab.
Eisenberg, v. du duché de Saxe-Altenbourg : 5,000 hab.
Eisenstadt, v. de Hongrie, à 14 kil. N.-O. d'OEdenbourg. Château des princes Esterhazv; 5,500 hab.
Eisieben, v. de la prov. de Saxe (Prusse), à 35 kil. N.-O. de Mersebourg. On y voit le château des comtes de Mansfeld. Patrie de Luther; 14,000 hab.
Ekaterinenbourg OU l'ékaterinenbonrg,
v. du gouvernement de Perm (Russie). Ecole des mines; arsenal, forges, fonderie de canons; 25.000 hab.
Ekaterinodar OU Yekaterinodar, dans le pays des Cosaques de la mer Noire, gouvern. du" Caucase (Russie), sur le Kouban.
Ekaterinograd OllYekaterinograd, V. de
la prov. du Caucase (Russie), place forte sur le Térek.
Ekaterinoslav OU YekaterinoslaT, gouvernement de la Russie méridicnale, au N.-E. de la Tauride, touchant un peu à la mer d'Azof. Plaine monotone et aride, fertile le long des cours d'eau, nourrissant beaucoup de chevaux, de moutons, de bœufs. Il est habité par des Petits-Russes, des Cosaques, des Tatars-Nogaïs, etc. Popul., 1,532,000 hab.
Ekaterinoslav OU Yekaterinoslav , le
ch.-l., sur le Dniepr, ville fondée par Catherine IL Commerce de laines, cuirs, suifs ; 34,000 hab. [par Zamri.
Ela, roi d'Israël, 919-918 av. J.-C, assassiné]
Eiamites, anc. peuple, descendant d'Elam, fils de Sem, probablement dans le pays de Suse.
Elatée, v. de l'anc. Grèce, sur le Céphise, en Phocide; position qui commandait la Grèce centrale; elle fut occupée par Philippe de Macédoine, 338 av. J.-C.
Elath, auj. Akabah, port au fond du golfe Elanitique, au N.-E. de la mer Rouge.
Eiaver, anc. nom de Y Allier.
Ei'Bassan, v. de l'Albanie (Turquie), au S.-E. de Durazzo, sur le Scoumbi ; 4,000 hab.
Elbe, Albis, fleuve d'Allemagne, tributaire de la mer du Nord. Il vient du Schneekoppe (Riesen-Gebirge) : son bassin supérieur comprend toute la" Bohême, où il coule du N. au S., puis du S.-E. au N.-O.; il traverse le défilé de Schandau et coule alors lentement dans une plaine monotone, marécageuse, assez fertile, en inclinant vers le N.-O.; iTarrose la Saxe royale (Rœni.ustein. Pirna, Dresde, Meissen), la Prusse (Muhlberg, Torgau, Wittenberg, Dessau, Magde-