‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 16 sur 657 · ALF · texte numérisé non relu

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en 1801. Eclairé, animé de généreuses intentions, il continua les sages réformes de Catherine II. Dès 1802 il occupala Géorgie. Allié à Bonaparte, il régla l'état territorial "de l'Allemagne; mais après la mort du duc d'Enghien, il entra dans Ja 3e coalition. Battu à Austerlitz, 1805, il forma une 4e coalition avec la Prusse ; ses armé ;s furent vaincues a Eylau, à Fnedland, et il dut signer la paix de Tilsitt, 1807. Napoléon lui abandonnait la Suède et la Turquie, Alexandre s'empara aussitôt de la Finlande, 1808-1809; à la célèbre entrevue d'Erfurt, 1808, après la campagne de Wagram, il reçut une partie de la Galicie : peu après il s'agrandissait aux dépens de fa Perse et de la Turquie. Mais les usurpations nouvelles de Napoléon le décidèrent à rompre avec la France. Il signa avec les Turks la paix de Bukharest, s'allia à la Suéde et a l'Angleterre, et se prépara à lutter. Les Français, vainqueurs à Smolensk, à la Moskowa, entrèrent a Moscou, mais furent forcés de commencer la fatale retraite de 1812.

Alexandre appela alors les peuples à l'indépendance; Napoléon fut définitivement vaincu a Leipzig, 1813, et la France fut envahie. Alexandre, qui se considérait comme le pacificateur de l'Europe, entra a Paris, le 31 mars 1814, fit rappeler les Bourbons et contribua à faire donner par Louis XVIII la charte constitutionnelle. Au congrès de Vienne, il se fit céder l.i Pologne, qu'il voulut doter d'institutions constitutionnelles. En 1815, il fit partie de la nouvelle coalition contre Napoléon. Subissant dès lors l'influence mystique de Mme de Krudner, il fut Fauteur de la' Sainte-Alliance, destinée dans son esprit à la pacification de l'Europe. De retour en Russie, il continua son œuvre de' sages réformes, mais, l'esprit troublé et attristé, il se montra l'ennemi des idées libérales, qu'il confondait avec les tendances révolutionnaires. 11 persécuta les Polonais, abandonna complètement les Grecs insurgés, et mourut à Taganrog, en 1825.

Alexandre II. V. au Supplément.

Alexandre ( Saint ) , évêque de Jérusalem, mort en prison, 251. Fête, le 18 mars. — Patriarche d'Alexandrie, fit condamner Arius, et mourut en 326. — Patriarche de Gonstantinople, de 317 à 340, eut à combattre l'arianisme.

Alexandre lElolien, poète grec, vivait

sous Ptolémée II, vers 250 av. J-.-C.

Alexandre (Gornelius). surnommé Polyhistor, né a Milet, vivait vers 80 av. J.-C. Il avait écrit 42 ouvrages sur l'histoire et la géographie.

Alexandre d'Aphrodisias en Cilicie. commentateur d'Aristote, vivait à Alexandrie sous Septime-Sévère

Alexandre de Traiies en Lydie, médecin grec du vie s., vécut à Rome. Son principal ouvrage est un Traité de médecine en 12 livres.

Alexandre de Bernay en Normandie,

poète du xne s. , a laissé plusieurs romans et continué V Alexandriade de Lambert li Cors, en vers de 12 syllabes, appelés depuis alexandrins.

Alexandre de Halès, théologien anglais, franciscain , nommé le docteur irréfragable, enseigna a Paris, mourut en 1245; il est surtout célèbre par une Somme de théologie qu'Alexandre IV imposa à toutes les écoles de la chrétienté.

Alexandre (Noël), savant dominicain, né à Rouen, 1639-1724, janséniste modéré, a écrit une Histoire ecclésiastique en 24 vol. ; une Théologie morale, etc.

Alexandre (Mont), dans la Nouvelle-Galles du Sud (Australie), a 650 kil. N. d'Adélaïde. Exploitation de mines d'or.

Alexandreschata, la dernière ville fondée par Alexandre chez les Scythes; auj. Khodjend?

Alexandrette OU Iskenderoun, Alexan-

dria ad Issum, port sur la baie de ce nom, au N.-O. de la Syrie, débouché d'Alep, malheureusement dans un climat malsain.

Alexandrie, port d'Egypte sur la Méditerranée, près du lac Maryoût, à 480 kil N.-O. du Kaire Bâtie par Alexandre, célèbre sous les Ptolémées, au temps des Romains, au Moyen Age, elle a retrouvé sa prospérité au xixe siècle. Jadis l'un des centres les plus remarquables de la civilisation, c'est toujours un vaste entrepôt de commerce; 165,000 hab., dont 30,000 étrangers. Elle a été bombardée par les Anglais, 1881

Alexandrie, ch.-l. de la prov. de ce nom (Piémont), dont la popul. est de 683,000 hab. et la superf. de 5,055 kil. carrés, sur le Tanaro, près du confl. de la Bormida. Grande place de guerre; évêché. Toiles, soieries, mouchoirs de coton, bougies; armistice de 1800; 62,000 hab.

Alexandrie, v. du district de Columbia (Etats-Unis), sur le Potomac; 12,000 hab.

Alexandrovsk, v. du gouvern. et à 70 kil. S. d'Iékaterinoslav (Russie), sur le Dnieper, 4,000 hab.; — v. de la prov. du Littoral (Russie d'Asie), sur la baie de Castries.

Alexis 1er Comnène, empereur d'Orient, né en 1048, succéda a Nicéphore Botoniate, en 1081 ; lutta contre les Normands de Robert Guiscard, et appela contre les Turks Seldjoucides les secours de l'Occident. Il se montra perfide a l'égard des Croisés, mais profita de leurs succès pour relever un peu l'Empire. Il mourut, en 1118. — Sa fille Anne l'a loué avec emphase dans son Alexiade.

Alexis il Comnène, empereur d'Orient, succéda a son père Manuel, 1180-1183, fut étranglé par son cousin Andronic.

Alexis m l'Ange, empereur d'Orient; détrôna son frère Isaac, 1195, fut renversé par les guerriers de la 4e croisade, 1203, et mourut dans un monastère de Nicée, 1210.

Alexis iv, fils d'Isaac l'Ange, conduisit les Croisés de Zara à Constantinople et fut étranglé avec son père par ses sujets révoltés, 1204.

Alexis V Ducas, surnommé Murzuphle, détrôna Alexis IV et son père et fut tué par les croisés , 1204.

Alexis niiithaïiovitch, tzar de Russie, fils de Michel, régna de 1645 à 1676; combattit les Polonais, les Suédois, les Turks, et prépara le règne de son fils Pierre le Grand.

Alexis Petrovitch, fils de Pierre le Grand et d'Eudoxie Lapoukin, né à Moscou, en 1690, se montra l'ennemi de toutes les réformes de son père, qui le fit condamner à mort, comme coupable de haute trahison, et probablement empoisonner dans sa prison, 1718

Alexis, poète grec comique de Thurium, mort vers 290 av. J.-C.

Alexis dei Arco, peintre, né à Madrid, 1625-1700, sourd-muet, élève de Pereda, a fait beaucoup de tableaux d'église

Alfani (Domenjco di Paris), peintre italien, élève du Pérugin, mort vers 1550,— son fils, Orazio di Paris, mort en 1583, rappelle la suavité de Raphaël.

Aifaques, port d'Espagne, dans la prov. de Tarragone, à l'embouchure de l'Ebre. Salines considérables

Aifarabi, philosophe arabe, né à Tarabe (Transoxiane), mort à Damas, en 950, Turk d'origine, a composé une Encyclopédie des sciences et des arts, un traité de musique et des écrits philosophiques, qui eurent beaucoup de réputation.

Aifaro y Gomez (Juan de), peintre, né à Cordoue, 1640-1680, a laissé des portraits estimés.

Aifaro, v. de la prov. et au S.-E. de Logrono (Espagne), sur l'Ebre; 6,000 hab.

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