‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 167 sur 657 · ERN · texte numérisé non relu

ERN

Eric x, roi de Suède, 1210-1216, se fit le premier sacrer par les évêques, dont il étendit les privilèges.

Eric xi, le Boiteux, roi de Suède, 1 222-1232, réforma les mœurs du clergé au concile de Skenninge, 1248, et mourut sans laisser d'héritier direct.

Eric xn, roi de Suède et de Norvège, 1344- ■1359, lutta contre son père, Ma?nus II, partagea le royaume avec lui et fut probablement empoisonné.

Eric XIII, le Poméranien, roi de Suède, 1382- 1449, succéda en 1412 à sa tante, Marguerite Waldemar, comme roi des trois royaumes Scandinaves, excita le mécontentement'par son mauvais gouvernement et fut déposé par ses sujets. Il a écrit l'histoire des rois de Danemark jusqu'en 1288.

Eric xiv, roi de Suède, fils de Gustave Vasa 1533-1577, gouverna d'abord avec sagesse, mais bientôt eut des accès de folie, fut battu par les Danois, menaça la vie de ses frères, Jean et Charles, qui le déposèrent, 1568; il fut empoisonné après 9 ans de captivité.

Ericcson (John), ingénieur suédois, né dans le Vermeland, 1803-1869, servit dans l'armée, puis se fit. connaître par ses inventions ingénieuses, machines à vapeur, à air chaud, etc. C'est lui qui construisit pour les Américains la fameuse batterie du Monitor, qui lutta contre le Merrimac.

Ericeira (FERDINAND DE MÉNÉZÈS, COmte D'),

né à Lisbonne, 1614-1699, a écrit une Hist. de Tanger et une Hist. du Portugal, de 1640 à 1657; — son frère, Louis, 1632-1690, a écrit une Histoire de la Restauration du Portugal, 2 vol. in-fol.

Erichthoaius, roi d'Athènes, au xvie s. av. J.-C, inventa les chars et dédia à Minerve la première statue de bois. [anciens.]

Eridan, nom poétique donné au Pô par lesj

Erié, lac de l'Amérique du Nord, entre le Canada et les Etats-Unis, long de 450 kil., large de 90, reçoit les eaux du lac Huron par la rivière Détroit, et verse les siennes dans le lac Ontario par le Niagara. La navigation, très active, est dangereuse au N. à cause" des rochers.

Erié (Canal), entre Buîfalo sur le lac Erié et Albanv sur l'Hudson, long de 500 kil.. construit de 1823 à 1825. [côte S. du lac Erié ; 28,000 hab.]

Erié, v. de Pennsylvanie (Etats-Unis), sur laj

Erigène (Jean Scot), philosophe, ne dans l'île d'Erin (Irlande), mort vers 875. Il vécut dans l'intimité de Charles le Chauve ; il écrivit un livre remarquable, De Divisione naturœ, où il développait des doctrines de panthéisme, qui furent condamnées par un concile de Paris, au xme s. Il défendit, dans le De divina Prœdestinfltione, contre le moine Gotschalk, la thèse de l'absolue liberté de l'homme. Il a encore composé beaucoup d'opuscules.

Erî^on, auj. Vistritza, affl. de l'Axius, dans l'anc. Macédoine.

Eii^one, fille d'Egisthe et de Clytemnestre.

Erigone, sœur de Pénélope, aimée de Bacchus, se pendit en apprenant la mort de son père, lcarius.

Erio, anc. nom de l'Irlande.

Erinnee, femme poète, née à Téos, amie de Sapho, mourut à 19 ans, avec une grande réputation.

Erinnys, l'une des Furies.

Eriphyie, cause de la mort d'Amphiaraûs, son mari, tué au siège de Thèbes, fut mise a mort par son fils. Alcméon.

Eris, nom grec de la Discorde.

Erîvan, capitale de l'Arménie russe, sur le Zanga, a 160 kil. S. de Tiflis, avec une forteresse, bâtie sur un rocher. Tissus de coton et maroquins. Elle a été dédée par la Perse a la Russie, en 1828; 14,000 hab.

Erizzo, philosophe et antiquaire, né à Venise, 1522 ou 1525-1585, du Conseil des Dix, a traduit plusieurs ouvrages de Platon, formé un beau cabinet d'antiquités et écrit un Traité sur les médailles et les monnaies des anciens.

Erkinoaid, maire du palais de Neustrie, de 640 a 656.

Eriach, en français Cerlier, v. du canton et à 27 kil. N.-O. de Berne (Suisse).

Eriach, nom d'une des plus anciennes familles suisses, originaire de Bourgogne. La plupart de ses membres se distinguèrent au service de la Siisse ou de-; étrangers ; — Charles- Louis dEriach, 1746-1798, quitta le service de la France au commencement de la Bévolution, commanda les troupes helvétiques contre les Français et fut tué par ses soldats qui le soupçonnaient de trahison.

Eriangen, v. de Bavière (Franconie movenne;, sur la Begnilz, a 15 kil. N. de Nuremberg. Université protestante, nombreux établissements de science et d'instruction. Draps, toiles peintes, glaces, tabac, etc ; 14,000 hab.

Eriau ou Eger, v. de Hongrie, dans le cercle en deçà de la Theiss, sur YErlau, à 136 kil. E. de Pesth. Archevêché, belle cathédrale. Fabr. de draps ; eaux thermales ; 20,000 hab.

Erman (Georges-Adolphe), né à Berlin, 1806- 1851, écrivit une relation savante de son Voyage autour de la terre, à travers l'Asie septentrionale et les deux Océans, 5 vol., et publia plusieurs Mémoires de physique.

Ermeiaad , Warmia , pays de la Prusse orientale, enlevé à la Pologne, en 1772; villes princ. : Frauenbourg, Heilsberg, Braunsberg.

Ermenonville, village à 12 kil. S.-O. de Senlis (Oise). Vieux château, embelli au xvme s. par le comte de Girardin, dernier asile de J.-J. Bousseau, qui y mourut en 1778.

Ermites, solitaires qui fuyaient le monde pour prier. Saint Paul 1 anachorète, saint Antoine, saint Macaire, furent les premiers ermites. Ils se multiplièrent surtouc dans le Midi et en Orient; plus d'une fois, au lieu de vivre complètement isolés, ils habitaient dans des ermitages voisins et se soumettaient à une règle commune, tels que les ermites du mont Athos, les Camaldules, les ermites de Saint-Jean-Baptiste, de Saint-Paul, etc.

Ermoid le rwoir, Ermoldus Nigellus, écrivain du ixe s., moine d'Aniane, exilé à Strasbourg, obtint sa grâce en composant un poème latin en l'honneur de Louis le Débonnaire. Il est divisé en 4 livres et renferme des détails intéressants jusqu'en 826.

Eme ou Earne, riv. d'Irlande, forme le lac d'Erne, long de 69 kil., large de 14, passe à Enniskillen, et a 110 kil. de cours.

Ernée, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. O. de Mayenne (Mayenne), sur YErnée, et sur le plateau assez remarquable d' Ernée. Clouterie ; lin, chanvre: 5,262 hab.

Emest dé Bavière disputa l'archevêché de Cologne, 1583, à Gebhard Truchsess de Walbourg, qui s'était fait calviniste. 11 passa sa vie a combattre, à intriguer, à réformer son clergé, et mourut en 1612.

Ernest il, duc de Saxe-Gotha et d'Altenbourii, 1745-1803, succéda à son père, Frédéric III, en 1771, et fut un prince charitable, intelligent, protecteur des sciences.

Ernest m, né en 1784. combattit les Français en 1806 et 1813, hérita du duché de Saxe- Cobourg-Gotha, en 1826, et vit monter des membres de sa famille sur les trônes d'Angleterre, de Belgique, de Portugal; le prince Albert, son second" fils, épousa la reine Victoria, sa nièce. 11 mourut en 1844.

Ernesti (Jean-Auguste) , né à Tennstadt

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