EPR
EQU
N.-E. de Châlons (Marne). Eglise gothique ; pèlerinage à l'Assomption.
Epineuii, village du canton et de l'arr. de Tonnerre (Yonne). Vins renommés.
Epiniac, commune du canton de Dol, arr. de saint-Malo (Ille-et-Vi laine) ; 2,266 hab.
Epiphane (Saint), né à Bezanduca, bourg de Judée, 310-403, fonda un couvent dans son pays, combattit l'hérésie d'Arius, et devint évèque de Constantia ou Salamine (Chypre). Il était très savant. Les ouvrages qui restent de lui sont : Anchora, exposition du dogme de la Trinité; Panarium, réfutation de 80 hérésies; Traité des poids et mesures.
Epiphane (Saint), 438-497, évêque de Pavie, 466, joua souvent avec succès le rôle de médiateur entre les chefs romains et barbares, le patrice Ricimer, le roi des Wisigoths , Euric, Odoacre , Théodoric le Grand ; il obtint de Gondebaud, roi des Bourguignons, le retour en Ligurie de milliers de laboureurs qui avaient été enlevés. L'Eglise l'honore le 21 janvier.
Epiphane, le Scolastique, a traduit du grec en latin, au commencement du vie s., les Histoires ecclésiastiques de Sozomène, Socrate. Théodoret, et a concouru à la rédaction de YHistoria tripartita de Cassiodore.
Epiphanie (Manifestation), fête de l'Eglise en mémoire de la manifestation de l'Enfant Jésus aux rois mages.
Epiphanie, anc. v. de Syrie, auj. Hamath.
Epire (c.-à-d. continent), pays de l'anc. Grèce, au N.-O., sur la mer Ionienne, montagneux, arrosé par le Cocyte et l'Achéron, nourrissant des chevaux renommés et des dogues appelés molosses. Les villes princ. étaient : Dodone, Buthrote. Ambracie, etc. Peuplée par des Pélasges, TEpire eut pour rois les Eacides, descendant de Néoptolème ou Pyrrhus, fils d'Achille; puis eut un gouvernement populaire, fut saccagée par Paul-Emile, 168 av. J.-C, et devint province romaine. Elle forme la partie méridionale de l'Albanie.
Episcopius (Simon), né à Amsterdam, 1583- 4643, théologien calviniste, partisan d'Arminius, joua un rôle important dans la lutte contre les gotnaristes, souffrit pour la cause de la liberté religieuse, fut condamné par le synode de Dordrecht, 1618, et chassé. C'est lui qui a été le vrai fondateur de la secte arminienne. Ses écrits forment 2 vol. in-fol.
Epaisses, bourg du canton et de l'arr. de Semur (Côte-d'Or) ; marquisat depuis 1613.
Eponine, femme de Sabinus. V. ce nom.
Eponyme, titre de l'archonte d'Athènes qui donnait son nom a l'année.
Eporedia, anc. v. des Salasses, dans la Gauie Transpadane. Auj. Ivrée.
Eprémesnil (JEAN-JACQUES Duval d"), né
à Pondichéry, 1746-1794, conseiller au Parlement de Pans, se signala de bonne heure par son opposition à la cour, fut arrêté le 5 mai 17t8 et conduit à l'île Sainte-Marguerite. Il perdit toute sa popularité en s'opposant a la double représentation du tiers dans les Etats généraux. Député de la noblesse de Paris, il fut le défenseur exalté des privilèges; il fut arrêté après le 10 août et condamné a mort.
Epreuves judiciaires, jugement de Dieu ou ordalie (de l'allemand urtheil, jugement), moyens employés au moyen âge pour découvrir l'innocence ou la culpabilité de l'accusé. Il y avait les épreuves de la croix, du 1er chaud, du feu, de l'eau froide, de l'eau chaude, etc.; le duel judiciaire étaii. une sorte d'épreuve. Saint Louis substitua aux preuves par bataille les preuves par témoins et par chartes. Mais les épreuves n'en durèrent pas moins jusqu'au xvie siècle ; le dernier duel judiciaire est celui de Jarnac et de la Chàtaigneraye, 1547.
Epsom, v. à 22 kil. S. de Londres (Surrey), célèbre par ses courses de chevaux et ses eaux minérales purgatives ; 4,000 hab.
Epte, am. de droite de la Seine, arrose Gournay, Gisors, Saint-Clair; elle servait, autrefois de'limite entre la Normandie et l'Ile-de-France. Cours delOOlvil.
Epulons (Les septemvirs), l'un des 4 Collèges sacerdotaux de Borne, créés vers 198 av. J.-C, pour prendre soin des banquets sacrés offerts aux dieux.
Equateur terrestre, parallèle qui, perpendiculaire à l'axe, passe par le centre de la Terre et la divise en deux hémisphères égaux. On l'appelle aussi ligne équinoxiale.
Equateur (Bépublique de r), Etat de l'Amérique du Sud, borné par la Nouvelle-Grenade au N., le Brésil à l'E., le Pérou au S., le Grand Océan à l'O. La superficie est de 643,000 kil. carrés suivant les uns, de 493,000 seulement suivant d'autres. On y voit le golfe de Guayaquil. Le pays est traversé du N. au S par la chaîne des* Andes de Quito, formée de deux chaînes parallèles, qui soutiennent un plateau élevé de 2,700 à 2.900 mètres ; elle renferme plusieurs sommets de volcans célèbres, Chimborazo, Pichincha, Cotopaxi, Cayambé-Urcu, Antisana, Sangay. L'Equateur offre trois régions distinctes : la côte, étroite, marécageuse, malsaine ; les montagnes et les plateaux élevés, d'un climat tempéré, fertiles, mais exposés aux tremblements de terre ; la grande plaine de l'Est, arrosée par les affluents de gauche du Maranon : Paute, Marona, Pastaza, Chambira, Tigre, Napo, Putumayo, lapura ou Caqueta, etc. — On trouve de grandes richesses minérales peu exploitées ; ou récolle quinquina, café, cacao, tabac, indigo, coton, caoutchouc, céréales, plantes médicinales, etc. On fabrique de gros draps, des chapeaux de paille ; les forêts de l'E. sont magnifiques. — La capitale est Quito ; il y a 11 départements : Imbabura, ch.-l lb\rra ; • Esmeraldas, ch.-l. Esmeraldas ; Pichincha, ch.-l. Quito ; Manabi. ch.-l. Portoviejo ; Léon, ch.-l. Tacunga; Chimborazo, ch.-l. Biobamba ; Guayaquil, cn.-l. Guayaquil ; Assuay , ch.-l. Cuença ; Loja, ch.-l. Lo|à. ei, de plus,* les provinces de Los Bios et de Tunguragua. La population est estimée à 946,n00 habitants, sans compter les Indiens à l'E. des Andes. Parmi les Indiens, on remarque les Quichas, qui cultivent les terres des plateaux, les Maynas et les Omaguas du bassin du Maranon. Les îles Galapagos dépendent de la Bépublique. — L'Eqnateu'\ jadis partie de la capitainerie espagnole de Quito, puis de la république de Colombie, se rendit indépendant en 1830. Il y a un président pour 4 ans, un sénat de 24 membres et une chambre de députés, tous nommés par le suffrage Universel. , j A*r\ ,
Equeurdrevïiie, bourg du canton d Octeville, arr. de Cherbourg (Manche); 4,869 hab.
Eques, anc. peuple du Latium, au N. des Herniques, dans un pays montueux ; leur ville princ. était Préneste. Après de nombreuses luttes, ils furent soumis a Borne, au iv<> s. av.
Equicoia (Mario), littérateur italien, ne a Alveto, 1460-1539, a écrit un curieux traité de prosodie, 6 livres Délia natura d'amore, Cronica di Mantova, une Apologie de la France, etc.
Equinoxes. On nomme ainsi les deux points d'intersection de l'equaleur et de l'écliptique ; lorsque le soleil s'y trouve, les jours et les nuits sont d'égale durée par toute la terre. L'équinoxe du printemps a heu le 21 mars, l'équinoxe d'automne, le 23 septembre.
Equinoxiale (Ligne). V. EQUATEUR.
Equotutium, anc. v. des Hirpins, dans le Samnium (Italie), auj. Ariano.
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Erard (Sébastien), né à Strasbourg, 1752- 1831, se rendit célèbre comme facteur d'instruments de musique, et construisit le premier piano fait en France. 11 inventa le piano organise, l'orgue expressif, le piano à queue, une harpe à double mouvement ; etc.
Eraric, roi des Oslrogoths, en 541, fut tué par les siens et remplacé par Totila.
Erasistrate. ne a Jolis dans l'île de Céos ou a Chios, peut-élre petil-fils d'Aristote, vivait au ine s. av. J.-C. 11 fut le médecin célèbre d'Antiochus, fils de Séleucus Nieator; puis se consacra, a Alexandrie, aux recherches anatomiques ; on prétend même qu'il disséqua des criminels vivants.
Erasme (Desiderius ou Désiré), né à Rotterdam, 1407-1536, eniant naturel, orphelin a 13 ans, acheva ses études a Paris, et de bonne heure eut la haine de la théologie pédantesque et de la vie monastique à laquelle on le destinait. Il se perfectionna à Oxford, voyagea en France, en Hollande, en Belgique, en' Italie, étudiant partout el se liant avec les hommes les plus savants. 11 enseigna le grec a Cambridge, vécut auprès de l'imprimeur* Froben a Bàle, où il mourut, et acquit une sorte de réputation universelle. — Ecrivain élégant, spirituel, satirique, il attaqua la discipline ecclésiastique, l'ignorance des moines, mais respecta les dogmes et mérita les injures de Luther, en défendant la cause du libre arbitre et de la tolérance. Parmi ses nombreux ouvrages, qui forment 9 ou 10 volumes in-fol., on cite surtout ses Adages, son Eloge de la Folie, ses Colloques, son beau livre De amabili Ecclesiœ concordia,i>on De libero arbitno, etc.
Erato, muse de la poésie lyrique et de la poésie erotique. On la représente couronnée de roses et de myrthe, tenant d'une main une lyre, de l'autre un pleclrum.
Eratosthène, né à Cyrène, 276-196 av. J.-C, vécut à Athènes, fut directeur de la bibliothèque d'Alexandrie, et se rendit célèbre comme astronome, géomètre, poète, géographe, philosophe. Il ne reste que des fragments de ses œuvres.
Erbach, v. du grand-duché de Hesse-Darmstadt. Beau château, manuf. d'armes; 3,000 hab.
Erbil, nom moderne d'Arbelles.
Erbray, commune du canton de Saint-Juliende-Vouvantes, arr. de Châteaubriant (Loire-Inférieure). Marbre gris; 3,003 hab.
Ercé, bourg du canton d'Oust, arr. de Saint- Girans (Ariège); 3,402 hab.
Ercé.en.Lamée, commune du canton de Bain, arr. de Redon (Ille-et- Vilaine) , 2,232 hab.
Ercilla y Znni^a (Don ALONZO de), poète,
né a Madrid, 1333-1596, alla combattre les Araucans du Chili, et chanta cette guerre dans un poème épique en 36 chants, Ly Araucaria, qui a de belles parties. Il fut chevalier de Santiago, chambellan de Maximilien II et mourut pauvre.
Erdeven, commune de canton de Belz, arr. de Lorienl (Morbihan) ; 2,260 hab.
Erdre, affl. de droite de la Loire, passe à Candé, Nort et finit à Nantes. Cours de 95 kil.
Ere, point de la durée à partir duquel on compte les années. Les principales ères sont :
Ere de la création , selon le
concile de Conutantinople.. . 5508 av. J.-C.
— selon la chronologie vulgaire. 4004
— d'après l'Art de vérifier. . .
ks dates 4963
Ere des Olympiades 776
— de la fondation de Rome. . . 753 ou 732
— de Nabonassar, roi de Babylone 747
— des Lagidcs.. 323
— des Séleucides 312
*>ft chrétienne, établie au vie
siècle par le moine Denys
le Petit
Ere de Dioclétien ou des Martyrs 284 ap. J.-C.
— de l'Hégire ou fuite de Mahomet 622
— de la République française,
22 septembre 1792
Erèbe, fils du Chaos et de la Nuit, précipité dans les Enfers par Jupiter, et changé en fleuve, près duquel les âmes des justes se purifiaient avant d'entrer aux Champs-Elysées.
Erebus, volcan de la terre Victoria, dans les régions qui entourent le pôle antarctique.
Erechthée, roi d'Athènes, au xvie s. av. J.-C, aurait, dit-on, amélioré la culture du blé, établi les. mystères d'Eleusis, et aurait péri dans une bataille livrée aux Thraces, envahisseurs de l'Attique.
Erekii, anc. Héraclée ou Périuthe, v. de la Roumelie (Turquie), sur la mer de Marmara.
Erekii, anc. Héraclée du Pont, v. de l'Asie Mineure, sur la mer Noire ; 5,000 hab.
Eresichthon, condamné par Cerès à souffrir sans cesse de la faim, se dévora lui-même.
Eresma, affl. de gauche du Duero, descend de la sierra Guadarrama, passe près de Saintildefonse, à Ségovie, et reçoit l'Ajada.
Eretrie, anc. ville de l'Euhée. port à l'O., ruinée par les Perses en 490 av. J.-C, devint le siège d'une école de philosophie, fondée par Ménédeme. Auj. Palœo-Castro.
Eretum, anc. v. de la Sabine (Italie); auj. Monte-Rotondo.
Erfurt, v. de la prov. de Saxe (Prusse), sur la Géra, a 136 kil. S.-O. de Magdebourg, ch.-l. de régence, place forte, a une belle cathédrale; son Université a été réunie a celle de Halle, en 1816. Tissus de laine, rubans, fil, etc. Elle est célèbre par l'entrevue de Napoléon I" et d'Alexandre, en 1808; 53,600 hab.
Ergent, fi. tributaire de l'Adriatique, vient du mont Grammos (Turquie), et passe à Bérat.
Ergué.Armei, bourg du canton et de l'arr. de Quimper (Finistère); 2,764 hab.
Ergué-Grabérie, bourg du canton et de l'arr. de Quimper (Finistère;; 2,320 hab.
Erhmann ^Fkédéuic-Louisi, physicien, 1741- 1799, a inventé les lampes à air inflammable.
Erîbert, archevêque de Milan, mort en 1045, fut le lieutenant de l'empereur Conrad II en Italie, souleva contre lui la noblesse de Lombardie, fut battu et jeté en prison par Conrad. Il s'échappa, lutta alors contre l'empereur et inventa le carroccio, pour donner plus de force aux milices milanaises.
Eric, VEnfant, roi de Danemark, mort en 860, fut converti par saint Anschaire.
Eric ier, le Bon, roi de Danemark, mort en 1003, fonda les ghildes ou corporations.
Eric IV, Plogpenning, roi de Danemark, mort en 1250, lutta contre ses frères et fut tué dans une embuscade par Abel, l'un d'entre eux.
Eric V, Glipping (ciignant de l'œil), roi de Danemark, mort en 1286, eut à lutter contre de nombreux ennemis, et fut assommé a coups de massue, près de Viborg.
Eric vi, mort en 1319. [Suéde.]
Eric vu, le même que Eric XIII, roi dej
Eric. Quatorze rois de Suède portèrent ce nom.
Eric vin vivait au xe siècle, battit les Danois, s'empara du Danemark et créa, dit-on, le titre d'iarl ou de comte.
Eric ix, le Saint, roi de Suède et de Danemark, mort en 1160, favorisa le christianisme et mourut en héros dans une bataille liyrée au prince danois Magnus.