‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 180 sur 657 · EVA · texte numérisé non relu

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Epire, la Grèce, la Mcesie, l'Italie, l'Hispanie ,

u centre, la Gaule, la Germanie, la Dacie, la Pannonie, le Norique et la Rhétie.

Europe, fille d'Agénor, roi de Phénicie, fut enlevée par Jupiter, transformé en taureau, et eut pour fils Minos, Eaque et Rhadamanthe.

Eurotas, fleuve de Laconie, passait à Sparte et finissait dans le golfe de Laconie ; ses bords étaient couverts de lauriers-roses. Auj. Iri ou Yasili-Potamo

Eurus, vent d'E.-S.-E. chez les anciens.

Eurybiade, général Spartiate, commandait la flotte des Grecs à Salamine, 480 av. J.-G.

Euryciée, nourrice d'Ulysse.

Eurydice, femme d'Orphée.

Eurydice, femme d'Amyntas IV, roi de Macédoine et mère de Philippe, fit périr son fils aîné Alexandre, 370 av. J.-C., et mit sur le trône son second fils, Perdiccas.

Eurydice, femme de Philippe Arrhidée , lutta contre Olympias et le régent Polysperchon. Olympias la força de s'étrangler, 316 av. J.-C.

Eurjmédon , auj. Capsi-sou , fl. de l'anc. Pamphylie, sur les bords duquel Gimon remporta le même jour trois victoires sur les Perses, 470 av. J.-G. [trois Grâces ]

Eurynome, nymphe Océamde, mère desj

Eurystuée, roi d'Argos, imposa à Hercule ses douze travaux et fut tué par Hyllus.

Eurystbène et Proclès, fils Jumeaux d'A-

ristodème, l'un des chefs Héraclides qui envahirent le Péloponnèse, vers 1190 av. J.-C. , fondateurs des deux familles royales de Sparte, les Agides et les Eupypontides.

Eusèbe (Pamphile), évêque de Césarée en Palestine, 268-338, assista au concile de Nicée, mais resta toujours suspect à saint Jérôme, à cause de ses opinions, et parce qu'il contribua à la déposition de saint Athanase et au rappel d'Arius. Il a écrit : la Chronique, abrégé en deux parties de l'histoire ancienne depuis Abraham jusqu'à 338 ; — Histoire ecclésiastique, en 10 livres, depuis la naissance de J.-C. jusqu'en 324.

Eusèbe de Nicomédie, hérésiarque grec, mort en 342, fut évêque de Réryte et de Nicomédie, défendit Arius au concile de Nicée, persécuta saint Athanase, donna le baptême à Constantin mourant et fut nommé archevêque de Conslantinople.

Eusèbe (Saint), évêque de Verceil, 315-370, fut exilé par l'empereur Constance en Orient, mais fut rappelé par Julien. On a de lui trois lettres à Constance, aux prêtres et au peuple de l'Italie, à Grégoire, évêque d'Hispalis.

Eusèbe (Saint), évêque de Samosate en Syrie, persécuté à cause de son zèle religieux, fut martyrisé en 380. Fête, le 21 juin.

Eusebia, femme de l'emp. Constance II, protégea Julien et encouragea les arts.

Eustacbe OU Eustathe (SAINT), martvrisé

sous Adrien, avec sa femme et ses deux" fils. Fête, le 20 septembre.

Eustacbe, comte de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon, beau-père d'Etienne deBlois, roi d'Angleterre.

Eustacbe de Saint. Pierre, bourgeois de

Calais, se dévoua pour le salut de la ville, avec cinq autres bourgeois.fut épargné parEdouardIII, 1347; mais, attaché à sa ville natale, se fit anglais pour y rester, et mourut en 1371.

Eustacbe (Saint.), l'une des Petites Antilles, aux Hollandais, produit tabac, sucre; exporte beaucoup de volailles, a un petit port, Saint- Eustache, et 1,700 hab.

Eustacbi (Barthélémy), anatomiste italien, mort en 1574. adversaire de Vesale, a fait connaître le canal, appelé encore auj. la trompe d'Eustache, et a écrit : De auditus organo, De renum structura, Ossium examen, De motu capitis, De dentibus, etc.

Eustatbe (Saint), né à Side en Pamphylie, évêque d'Antioche au ive s., a combattu les Ariens. On a de lui un traité contre Origène et divers opuscules. Fêle, le 16 juillet.

Eustatbe ou Eumatbe, romancier grec du xne s., auteur d'un roman licencieux, Histoire d'Hysmine et d'Hysminius.

Eustatbe, archevêque de Thessalonique, grammairien et rhéteur grec, mort en H98, fui protégé par les Comnène. Il a écrit beaucoup de savants commentaires sur d'anciens poètes grecs, sur l'Iliade et l'Odyssée surtout, sur Pindare, sur Denys le Périegète; puis des traités théologiques, des homélies, des lettres.

Eustocbie (Sainte), née à Rome, 365-419, établie avec sa mère, sainte Paule, dans le monastère de Bethléem, sous la direction de saint Jérôme.

Eutbydème, sophiste grec, contemporain de Socrate, a donné son nom à un dialogue de Platon.

Eutbydème, roi de Bactriane, quoique battu par Antiochus le Grand, étendit son royaume du côté de l'Inde et le rendit florissant.

Eutin, ch.-l. d'une principauté de ce nom, enclavée dans le Holstein, et appartenant au duché d'Oldenbourg; 3,000 hab.

Eutrope (Flavius), historien latin du ive s.? a laissé un Èreviarium ou abrégé de l'histoire romaine en dix livres, jusqu'au règne de Jovien, d'un style net et généralement pur.

Eutrope, ennuque, ministre d'Arcadius, persécuta saint Jean Chrysostome et fut décapité en 399.

Eutycbês, hérésiarque, 378-453, combattit d'abord Nestorius, puis fut accusé de nier là* coexistence en Jésus-Christ de deux natures, et fonda la secte des Eutychiens. Condamné par le concile de Constantinople, il fut soutenu par l'assemblée qu'on appela le brigandage d'Ephèse, 449. Le concile œcuménique de Chalcédoine, 451, le condamna de nouveau. L'édit d'union ou Henoticon de l'empereur Zenon ne put empêcher les querelles théologiques qui ensanglantèrent les grandes villes de l'Empire.

Eutycbien, pape de 275 à 283.

Eutycbius, grammairien latin, disciple de Priscien, a écrit : De discernendis conjugationibus.

Eutycbius, patriarche d'Alexandrie, 876-940, a écrit en arabe une Histoire universelle jusqu'en 937, plusieurs fois traduite.

Euxin (Pont-), nom ancien de la mer Noire.

Evagoras, roi de Salamine en Chypre, restaura la civilisation grecque, soutint Conon et les Athéniens, 405-394 av. J.-C. ; mais fut dépouillé par Artaxerxès Mnémon, qui ne lui laissa que Salamine. U fut assassiné.

Evagre, théologien grec, né à Ibora (Pont)?, 345-399, a composé de nombreux ouvrages, dont il reste des fragments ou des traductions latines.

Evagre, le Scholastique ou le Préfet, historien ecclésiastique grec, né à Epiphanie en Syrie, vers 536, questeur, préfet, a composé une Histoire ecclésiastique, du concile d'Ephese, 431, jusqu'en 574.

Evandre, chef de Pélasges Arcadiens, conduisit une colonie dans le Latium au xrv« s. av. J.-C, et bâtit Pallantée, au pied de l'Aveniin.

Evangéiistes (Les quatre), saint Mathieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean.

Evangile (la bonne nouvelle, en grec), livre sacré des chrétiens, réunion des 4 évangiles canoniques dont l'Eglise a reconnu l'authenticité. Il y a beaucoup d'autres Evangiles, dits apocryphes : Y Evangile selon les Hébreux; — selon les Egyptiens; V Evangile de la naissance de la sainte Vierge ; les Evangiles de saint Thomas, de saint Jude, de saint Philippe, etc., etc.

Evans (Olivier), mécanicien américain, 4755-

EVH — l

-1811 , célèbre par de nombreuses inventions.

Evans (Sir George de Lacy), général anglais, né à Moig (Irlande). 1787-1870, combattit dans l'Inde, en Espagne, aux Etats-Unis, à Waterloo. 11 fit partie de la Chambre des communes, commanda en 1835 la légion étrangère de 10,000 hommes pour soutenir la reine d'Espagne, Isabelle II. Dans la guerre d'Orient, mis a la tête de la 2e division de l'armée anglaise, il se distingua à l'Aima, à Inkermann en Crimée, et fut nommé baronnet. On a de lui : Facts relative to the capture of Washington, et Projets de la Russie, 1829.

Evansviiie, v. de l'Etat d'Indiana (Etats- Unis), sur la rive dr. de l'Ohio ; 29,000 hab.

Evariste (Saint), d'origine syrienne, pape de 100 à 109, et persécuté.

Evaux, ch.-l. de canton, arr. et à 36 kil. N.- E. d'Aubusson '( Creuse ) . Eaux thermales ; 3,006 hab.

Eve, dont le nom en hébreu signifie vivifiante, formée d'une côte d'Adam, chassée avec lui du Paradis terrestre, donna le jour à plusieurs fils et filles, et mourut, dit-on, à 940 ans.

Evêchés (Les Trois), nom de Metz, Toul

et Verdun, villes enclavées dans le duché de Lorraine, conquises par Henri II, 1552, et cédées par l'Empire d'Allemagne à la France, en 1648, aux traités de Wesphalie. [de la mer Ionienne.] Evenus, auj. Fidari, fl. de l'Etolie, tributaire] Evêque (du grec episcopos, inspecteur), chef d'un diocèse ecclésiastique. Les évêques furent souvent choisis par leurs fidèles dans la primitive Eglise ; les rois barbares se réservèrent le droit de sanction. Vers la fin du xne s., les chanoines s'emparèrent du droit d'élection; les papes voulurent se l'approprier, surtout Jean XXII ; mais le concile de Bâle n'admit pas cette prétention , et la Pragmatique-Sanction de Bourges conserva les élections. A partir du Concordat de 1516, les rois de France nommèrent les évêques, avec droit de consécration pour le

Î>ape. La Constitution civile du clergé rétablit es élections ; mais le Concordat de 1801 donna de nouveau au chef de l'Etat la nomination des évêques. — Parmi les sectes protestantes, les luthériens et les anglicans ont seuls conservé l'épiscopat.

Everbecq, v. du Hainaut (Belgique), à 35 kil. N. de Tournay ; 5,000 hab.

Everdingen (Albert Van), peintre hollandais, né à Alkmaar, 1621-1675, paysagiste et peintre de marines distingué. Plusieurs de ses tableaux ont été attribués à Ruysdaël.

Everest OU Gaurisankar , le plus haut

sommet de l'Himalaya (8,840 met.).

. Everett (Alexandre-Henri), né à Boston, 4790-1847, chargé d'affaires à La Haye, à Madrid, représenta les Etats-Unis en Chine. On a de lui : Europe, or a gênerai survey of the présent situation. ...^ 1822 ; New ideas on population ; America, or a gênerai surveQ of the political situation...., 1827, etc.

Everett (Edouard), frère du précédent, né à Dorchester (Massachusetts), 1794-1865, pasteur d'une église unitairienne, professeur à l'université de Cambridge, rédacteur en chef de la North- American Review, a introduit aux Etats- Unis l'usage des Lectures. Député, ambassadeur à Londres, 1841-1846, président du Harward- College jusqu'en 1849, ministre des affaires étrangères, 1850-53, il a été très-estimé. On a de lui : Orations and speeches; Importance de l'éducation pratique, etc. Il fut membre correspondant de l'Institut de France, 1858.

Evesham, v. du comté de Worcester (Angleterre), sur l'Avon. Le comte de Leicester y fut vaincu et tué, en 1265; 5,000 hab.

Evhémère, philosophe du IVe S. av. J.-C,

visita l'océan Indien, prétendit avoir découvert

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