‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 187 sur 657 · FEL · texte numérisé non relu

FEL

nlstre des finances sous le Directoire, ministre plénipotentiaire à Gênes, 4796-97, préfet de l'Escaut, ministre de Joseph, roi d'Espagne.

Kiivs-Biiiot , ch.-I. decanL de l'arr. et au S.-E. de Langres (Haute-Marne), 2,269 hab.

Fazoqi, région boisée au S.-E. du Sennaar (Afrique), conquise par les Egyptiens en 1822, a pour ch.-l. Mohammed-Ali-Polis.

Fé (Santa-), v. près de Grenade (Espagne), sur le Jénil, fondée par Isabelle en 4491; 5,000 hab.

Fé (Santa-) , capit. du Nouveau-Mexique (Etats-Unis), sur un bras du Rio-Grande.

Fé (Santa-), prov. de la Confédération Arjiontine, à l'O. du Parana, riche en troupeaux, peuplée de 90,000 hab. Les villes princ. sont Santa-Fé et Kosario.

Fé (Santa-), le ch.-l., à 396 kil. N.-O. de ttuenos-Ayres, sur la rive droite du Parana, pies du Salado ; 10,000 hab.

Fea (Charles), né près d'Oneille, 4753-4834, antiquaire italien, a traduit Y Histoire de VArt de Winckelniann, y a ajouté un 3e volume, a dirigé les fouilles de Rome, a écrit une Description de Rome, et donné une bonne édition d'Horace.

Februaies, fête célébrée à Rome, en l'honneur des morts, durant 8 jours, depuis les ides de février (43) ; de la le nom du mois.

Fécamp, ch.-l. de canton, arr. et à 44 kil. N.-E. du Havre (Seine-Inférieure), port sur la Manche. Pêche de la morue, construction de navires, ouvrages en bois. Belle église Notre- Dame, reste de la célèbre abbaye ; 42,296 hab»

Fecht, affl. de 1*111 (Haute-Alsace), passe à Turkheim. Cours de 50 kil.

Féciais ou Féciaux, hérauts qui, chez les Romains, déclaraient la guerre et veillaient à l'exécution des traités. Ils formaient un collège de 20 membres et Ancus Martiusleur avait confié les formules du droit fécial.

Fédération (Fête de la), célébrée en 4790, 4791, 4792, le 44 juillet, jour anniversaire de la prise de la Bastille. — On appela aussi de ce nom le Champ de Mai de 4815, lorsque les députes des départements prêtèrent serment à l'Acte additionnel; Napoléon 1er y distribua les drapeaux.

Fédéraux, nom des Etats qui restèrent fidèles à l'Union américaine dans la guerre de 1860-4 S65.

Fédérés. A Rome, on appela villes fédérées les cités auxquelles on laissait une ombre d'indépendance. Au ive s., on donna ce nom aux Barbares à la solde de l'Empire.

Federici (Francesco), né a Naples, 4748-4799, général, gouverneur de Naples sous la république Parthénopéenne, fut pendu par les ordres du ministre Acton, malgré une capitulation formelle.

Federici (J.-B. -FRÉDÉRIC Yiassolo, dit Ca-

millo), né a Garessio (Piémont), 4749-4802, a écrit de nombreuses comédies à Venise et à Padoue.

Fédor i"^ ou Féodor, tzar de Russie, fils d'Ivan IV, 4584-4598, laissa tout le pouvoir à Boris Godounof, son beau-frère, qui l'empoisonna.

Fédor il, tzar de Russie, fils d'Alexis, 4676- 1682, commença des réformes que devait continuer son frère, Pierre le Grand, et reçut sous sa protection les Cosaques de l'Ukraine.

Fées, génies auxquels les croyances populaires ont longtemps reconnu un pouvoir surnaturel, bon ou malfaisant. Leur nom viendrait du latin fata (destinées), ou du kimrique faith (mystère), ou du bas-breton fad (bon).

Fegréac, commune du canton de Saint-Nicolas, arr. de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure) ; 3,071 hab,

Fehrbeilin, bourg du Brandebourg (Prusse),

au N.-O. de Berlin. Victoire des Prussiens en

Fehrmann (Daniel), né à StockllOlm, 4710- 4780, graveur en médailles.

Feîgnies, commune du canton de Bavai, arr. d'Avesnes (Nord) ; 2,617 hab.

Feiliens, commune du canton de Bagé-Jc- Châtel, arr. de Bourg (Ain); 2.606 hab.

Feiliet (Alphonse). né à la Ferté-Macé (Orne), 4824-4872, professeur, a publié beaucoup de livres, de résumés d'histoire, de littérature; beaucoup d'articles, et surtout la Misère autetnps de la Frondé et saint Vincent de Paul.

Feith (Rhynoïs), né à Zwoll, 4753-4824, poète hollandais, a écrit des poèmes, des odes, qui ont ranimé la littérature hollandaise.

Feianix, v. sur la côte E. de Majorque (Espagne). Commerce d'eau-de-vie.

Feidkirch, v. forte du Tyrol (Autriche), sur 1111 ; 3,000 hab.

FéiégyaJiza, ch.-l. de la Petite-^Cumanie (Hongrie), au S.-E. de Pesth; 43,000 hab.

Feietz (Charles-Marie-Dorimond, abbé de), né à Grimont près de Brive, 4767-1850, fut condamné à la déportation pour refus de serment à la constitution civile du clergé, fut arrêté après le 18 fruetidor ; puis, en 1801, attaché au Journal des Débats, comme critique, défendit les doctrines classiques. Il fut de l'Académie française en 1827. On lui doit : Mélanges de philosophie et de littérature, 6 vol. in-8°.

Félibien (André), né à Chartres, 1619-4695, protégé par Colbert, fut l'un des fondateurs de l'Académie des Inscriptions, historiographe des bâtiments, garde du cabinet des antiques. On a de lui : Vie de Pie V; Entretiens sur les vies et les ouvrages des plus excellents peintres; Description du château de Versailles , etc.

Félibien (Michel), fils du précédent, né à Chartres, 4666-4719, bénédictin de Saint-Maur, a écrit une Histoire de l'abbaye de Saint-Denis, et a commencé une Histoire de Paris, que D. Lobineau a terminée, 5 vol. in-fol.

Félibien (Jean-François), frère du précédent, 4658-4733, est l'auteur de la Vie et des ouvrages des plus célèbres architectes.

Félice (Fortuné-Barthélémy de), né à Rome, 4723-4789, a publié un Journal littéraire; une Encyclopédie, 48 vol., plus 40 vol de planches; les Principes du droit de la nature et des gens, 8 vol. in-8», etc.

Félicien (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. O. de Tournon (Ardèche) ; 2,121 hab.

Félicité (Sainte), patricienne romaine, martvre avec ses 7 fils, sous Marc-Aurèle, 464. Fêle, le 40 juillet.

Félicité (Sainte), esclave à Carthage, martyre sous Septime-Sévère, en 202 on 203. Fête, le 7" mars.

Felino (GUILLAUME-LÉON Du Xillot, mar-

quis de), né à Bayonne, 4711-1774, conseiller et ministre de don Philippe, duc de Parme, 1749, montra de grands talents, et fut disgracié en 1770. [Caracas ; 6,000 hab.l

Felipe (San-), v. du Venezuela, au S.-O. dej

Felipe (San-). V. YaTIVA.

Félix, frère de l'affranchi Pallas, procurateur de Judée, épousa Drusilla, fille du roi Agrippa 1er, fit périr le grand-prêtre Jonathan, et fut disgracié sous Néron, en 62. [30 mai.]

Félix Ier (Saint), pape de 269 à 274. Fête, lej

Félix il, créé pape par Constance ,355-358.

Félix m, pape, 485-492, a laissé des Lettres.

Félix, IV, pape de 526 à 530.

Félix v, antipape. V. Amédée viii de Savoie.

Félix d'Urgei, évêque, soutint l'hérésie des adoptiens, fut condamné par trois conciles, 792, 794 799, et fut dépose.

Félix de Tassy (CHARLES-FRANÇOIS), né à Pa-

ris.premier chirurgien de Louis XIV,morl en 1703.

FËN

FEO

Félix de Valois (Saint), peut-être fils de Raoul, comte de Vermandois, 1127-1212, a fondé avec Jean de Matha l'ordre de la Rédemption des Captifs. Fête, le 12 novembre.

Félix-de-Caraiiian (Saint-), Commune du

canton de Revel, arr. et à 18 kil. N.-E. de Villefranche (Haute-Garonne) ; 2,297 hab.

Feiia, affluent du Tagliamento (Italie), qui vient du col de Tarvis.

Fellahs ou laboureurs , nom de ceux qui cultivent la terre en Egypte.

Fellatahs, Foulahs OU Peuls, peuples du

Soudan occidental, musulmans, peut-être d'origine berbère, qui fonda au commencement du xixe s. un vaste empire s'élendant jusqu'au Bornou, à l'O. du lac Tchad. La capitale du sultan est Sackatou. Mais il paraît que les gouverneurs se rendent à peu près indépendants.

Fellenberg (PHILIPPE-EMMANUEL DE) , né à

Berne, 1771-1844, après avoir professé à Colmar et voyagé, se consacra, en 1799, à des projets d'amélioration agricole ; il fonda Y Institut agricole d'Hofwyl, près de Berne, et il y joignit des ateliers, une Ecole normale, etc. Cet institut a prospéré tant qu'il vécut. Il fut landamann de la République helvétique en 1833, et il a écrit un grand nombre d'ouvrages.

Feiier (Joachim-Frédéric), né à Leipzig, 1673- 1726, a aidé Leibniz pour YHistoire de la maison de Brunswick, et a laissé plusieurs autres ouvrages.

Feiier (François-Xavier de), né à Bruxelles, 4735-1802, jésuite, écrivain, vécut en Allemagne depuis 1789. On lui doit : Dictionnaire historique, souvent réimprimé; Catéchisme philosophique; Journal historique et littéraire, 60 vol. in-8°, etc.

Feiietin, ch.-l. de canton, arr. et à 11 kil. S. d'Aubusson (Creuse), sur la Creuse. Manuf. de tapis ; patrie de Quinault ; 3,370 hab.

Féioups, peuples de la Sénégambie, entre la Gambie et le San-Domingo.

Feisina, anc. v. d'Italie ; les Boïens élevèrent Bononia sur ses ruines.

Feitre, v. de la prov. et à 26 kil. S.-O. de Bellune (Italie). Evêché ; tanneries, commerce de soie. Clarke fut nommé duc de Feitre.

Femera, Fehmam, île du Slesvig, au N.-E. du Holstein, dans la Baltique. Le ch.-l. est Burg.

Fenain, commune du canton de Marchiennes, arr. de Douai (Nord) ; 2,488 hab.

Fenaroli (Fidèle), né â Lanciano (Abruzzes), 4732-1818, élève de Durante, fut lui-même un bon professeur de musique.

Fénelon (BERTRAND de Salignac OU plutôt Salagnac, marquis de La IVIothe-), mort en

4589, d'une anc. famille de Périgord, ambassadeur en Angleterre, a écrit : Le siège de Metz, le Voyage du roi aux Pays-Bas; Mémoires, Négociations, etc. ; Correspondance, etc.

Fénelon (FRANÇOIS de Salignac de la

Diothe), né au château de Fénelon (Dordogne), 4652-1715, entra au séminaire de Saint-Sulpice, fut prêtre en 1675, puis directeur de la communauté des Nouvelles-Catholiques , 1678-1689. Il écrivit alors : Traité de l'éducation des filles; Réfutation du système de Malebranche sur la nature et la grâce; Traité du ministère des pasteurs. Il devint précepteur du duc de Bourgogne, 4691, et composa pour lui des Fables, les Dialogues des Morts, le Télémaque. Membre de l'Académie française, 1693, archevêque de Cambrai, 1695, il adopta en partie les opinions de M°»e Guyon sur le quiétisme, et publia l'Explication des Maximes des Saints, 1697, livre qui fut combattu par Bossuet et condamné par Innocent XII ; Fénelon se soumit , 1699 ; mais Louis XIV le tint éloigné de la cour. Il se voua tout entier à l'administration de son diocèse, et gui gagner l'admiration des ennemis de la France au milieu même des horreurs de la

guerre. Il composa pour son ancien élève l'Examen de conscience sur les devoirs de la royauté et un Plan de gouvernement; il aurait voulu limiter le pouvoir royal par les Etats Généraux et par la restauration de l'aristocratie. Il écrivit encore la Lettre sur les occupations de l'Académie française et le Traité de l'existence de Dieu. L'édition complète de ses œuvres, Versailles, comprend 34 vol. in-8°. Sa Vie a été écrite par l'Ecossais Rainsay, 1723, et par le cardinal de Bausset.

Fénelon (GABRIEL-JACQUES de Salignac ,

marquis de la Mothe.), neveu du précédent, né en 1688, lieutenant général, fut tué à la bataille de Raucoux, 1746.

Fénelon (J.-B. de Salignac, abbé DE), pe-

tit-neveu de l'archevêque de Cambrai, né en 1714, aumônier de Marie Leczinska, périt sur l'échafaud, en 1794.

Fénestreiie, place forte à 29 kil. N.-O. de Pignerol (Italie), sur le CUisone, au débouché du col du mont Genèvre.

Fénétrange, Fénestrange OU Finstrin-

gen, anc. chef-lieu de canton de l'arr. de Sarrebourg (Lorraine), sur la Sarre ; 1,400 hab.

Fénians (Société des), association fondée par des Irlandais émigrés en Amérique, pour établir une république indépendante d'Irlande. Son nom vient, dit-on, des Phéniciens ou du Phénix, symbole de la régénération du pays.

Fénin (Pierre de), né dans l'Artois, mort en 1506, est l'auteur d'une Chronique qui complète celle de Monstrelet.

Fenoiiar (Bernardo), poète espagnol du xme s., né à Valence, chanoine, cultiva la poésie avec succès. On a de lui : Lo Procès de los olives e disputa del Jevens y dell Vells; Valence, 1497, in-fol. ; — Historia de la Pasiô de nostre Senyor Deu Jesu Christ ; — on lui doit la plus grande partie du Certamen poetich en lohor de la Conceio; Valence, 1474, in-4°, le premier livre avec date, publié en Espagne.

Fenoitillot de Falbaire de Quingey (C.-

George), né à Salins, 1727-1801, a composé plusieurs pièces, l'Honnête criminel, drame en vers, les Deux Avares (musique de Grétry), etc.

Fenton (Elijah), poète anglais, né à Shelton (Stafford), 1683-1730, a traduit 4 chants de l'Odyssée pour Pope, écrit la tragédie de Marianne, etc.

Féodalité. On nomme ainsi la société formée par les seigneurs possesseurs de fiefs. Dans le démembrement de l'Empire carlovingien, l'autorité du gouvernement central, de la royauté, disparut presque complètement. Les seigneurs se rendirent à peu près indépendants et exercèrent dans les limites de leurs fiefs les droits de la souveraineté. Charles le Chauve, par le capitulaire de Kiersi-sur-Oise, 877, accorda l'hérédité des bénéfices et des offices ; la féodalité fut dès lors en quelque sorte légalement constituée. En fait, les seigneurs s'efforçaient de vivre dans la plus grande indépendance et luttaient continuellement pour se défendre contre leurs voisins ou pour les opprimer; en droit, il y eut une certaine hiérarchie qui liait tous les seigneurs, depuis les simples possesseurs d'un fief sans vassaux jusqu'au roi, considéré comme le suzerain suprême, par un ensemble de droits et de devoirs réciproques. Un peu d'ordre s'établit dans cette hiérarchie, lorsque les rois en France commencèrent à dominer les seigneurs au xne siècle. La féodalité fut alors attaquée par l'Eglise, ennemie de la violence et de la brutalité; par le peuple des villes, des communes, surtout par les rois, qui depuis Louis VI lui portèrent des coups de plus en plus forts, comme Philippe Auguste, saint Louis, Philippe le BeL Plus tard Louis XI et Richelieu détruisirent la féodalité princière et nobiliaire, dont les débris

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disparurent dès le commencement de la Révolution française.

Féodaux (Droits). On appelait ainsi les droits exercés par le seigneur suzerain à l'égard de son vassal. Les plus généraux étaient le droit d'exiger le service militaire, ban ou host; le droit de justice, les aides; les droits de relief \ d'aliénation, de déshérence, de tutelle ou gardenoble, de mariage, etc. On a souvent confondu les droits féodaux et les droits seigneuriaux, imposés par le seigneur justicier à ses sujets. Les droits féodaux ont été abolis en France dans la nuit du 4 août 1789.

Fer (Ile de), en espagnol Hierro, la plus occidentale des Canaries, par 20» 30f long. 0., a servi longtemps à fixer le premier méridien. Elle est volcanique, peu fertile et nourrit beaucoup de bestiaux cependant. Le ch.-l. est Valverde.

Fer (Cap de), au N. de l'Algérie, sur la Méditerranée.

Fer (Nicolas de), graveur et géographe français, 1646-1720, a composé un grand nombre de, cartes, peu exactes, mais bien ornées.

Ferales, Feralia, fête célébrée à Rome en l'honneur des dieux Mânes à la clôture de Februales.

Féraud. V. FeRHAUD.

Férand (L'abbé), grammairien du xvme s., né à Marseille, 1723-1807, auteur d'un Dictionnaire de la langue française.

Ferdinand Ier, empereur d'Allemagne, frère et successeur de Charles-Quint, né en 1503, roi de Bohême et de Hongrie, 1526, roi des Romains, 1531 , devint empereur à l'abdication de son frère, 1556, et se montra tolérant. Il mourut en 1564.

Ferdinand il, petit-fils du précédent, né à Graetz, 1578, d'abord archiduc de Styrie, succéda à son cousin Mathias comme empereur, 1619. Il voulut dominer l'Allemagne et détruire le protestantisme pendant la guerre de Trente Ans. Il triompha des Bohémiens soulevés et de leur roi Frédéric V, le Palatin ; puis des Danois et de Christian IV; mais ses généraux, Tilly et Waldstein furent défaits par Gustave-Adolphe; il parut se relever après la victoire de Nordlingen, 1634; mais il mourut découragé, en 1637, au commencement de la période française de la guerre.

Ferdinand m, empereur d'Allemagne, fils du précédent, né à Grsetz, 1608, succéda à son père, 1637, fut vaincu à la fin de la guerre de Trente-Ans et forcé de signer la paix de Westphalie, 1648. Il mourut en 1657.

Ferdinand i« le Grand, fils de Sanche III, roi de Navarre, fut le premier roi de Castille, 1033-1065, y ajouta le Léon, 1037, la Galice, 1054, et vainquit les émirs de Tolède et de Séville.

Ferdinand il, roi de Léon, 1157-118S, fut égent de Castille, au nom de son neveu, Alonse IX, 1158, et combattit Alfonse I« de Portugal.

Ferdinand in, le Saint, roi de Castille, 1217-1252, réunit définitivement le roy. de Léon, et enleva aux Maures Cordoue, 1236; Séville, 1245; Jaën, 1245. Fêle, le 30 mai.

Ferdinand iv, l'Ajourné, roi de Castille, 4295-1312, fils de Sanche IV, enleva Gibraltar aux Maures, 1309, et mourut jeune, ajourné à comparaître devant le tribunal de Dieu par les frères Carvajal.

Ferdinand "V, le Catholique, né en 1452, époux d'Isabelle de Castille, 1469, nérita de l'Aragon à la mort de son père Jean II, 1479. L'union de Ferdinand et d'Isabelle fonda la grandeur de l'Espagne ; ils achevèrent la guerre sainte contre les Maures, en prenant Grenade, 1492, et Ferdinand reçut le titre de Catholique. Il reprit le Roussillon et la Cerdagne, 1493, s'empara de la Navarre, 1512; intervint dans les affaires

d'Italie, au temps de Charles VIII et de Louis XII, resta maître de la Sicile et de Naples. A l'intérieur, les rois affaiblirent la noblesse, les cortès, protégèrent la Sainte- H ermandad ou union des villes, réorganisèrent l'Inquisition, devinrent grands-maîtres des ordres militaires et nommèrent aux bénéfices ecclésiastiques. Après la mort d'Isabelle, 1504, et de Philippe le Beau, son gendre, 1506, Ferdinand administra la Castille, avec l'aide de Ximenès. Il mourut en 1516.

Ferdinand vi, roi d'Espagne, né en 1713, fils de Philippe V et de Gabrielle de Savoie, roi de 1746 à 1759, accéda au traité d'Aix-la-Chapelle, 1748, et gouverna avec intelligence, secondé par son ministre La Ensenada. Il était sujet à des accès de mélancolie que dissipait le chanteur Farinelli.

Ferdinand vu, roi d'Espagne, fils de Charles IV et de Louise-Marie de Parme, né en 1784, chef du parti opposé au favori Godoï, fut proclamé roi après l'insurrection d'Aranjuez, 1808, mais fut forcé d'abdiquer par son père et Napoléon, à Rayonne. Il fut retenu au château de Valençay (Indre) jusqu'en 1814. Restauré sur le trône, il régna en tyran cruel et incapable, suscita contre lui l'insurrection de 1820, qui rétablit la Constitution libérale de 1812. Délivré par l'expédition française de 1823, il reprit son pouvoir absolu. Sous son règne, les colonies espagnoles d'Amérique se rendirent indépendantes. Marié en 1829 à Marie-Christine de Napies, il céda le trône, en mourant, à sa fille Isabelle II, 1S33.

Ferdinand, roi de Portugal, né en 1345, successeur de Pierre le Justicier, 1367-1383, disputa vainement le trône de Castille à Henri de Transtamare et transporta l'université de Coïmbre à Lisbonne agrandie et fortifiée.

Ferdinand de Portugal, le Saint-Infant, né en 1402, fils de Jean I«, livré en otage au roi de Fez, mourut captif en 1443.

Ferdinand i«, le Juste, roi d 'Aragon et de Sicile, né en 1373, régent de Castille, au nom de son neveu Jean II, roi en 1412, mort en 1416.

Ferdinand ier, roi de Naples, fils naturel d'Alfonse le Magnanime, roi de 1458 à 1494, triompha des prétentions de la maison d'Anjou, et mécontenta le peuple et les grands par son avarice et ses perfidies.

Ferdinand il, petit-fils du précédent, roi, après l'abdication de son père Alfonse II, 1495, chassé de ses Etats par Charles VIII, fut rétabli par les Espagnols et mourut en 1496.

Ferdinand Ier, né en 1751, succéda à don Carlos, son père, dans les Deux-Siciles, 1759, sous la régence du sage Tanucci ; puis, subissant l'influence de la reine Marie-Caroline, il se déclara contre la France, fut chassé de Naples, 1798, se réfugia en Sicile; recouvra ses Etats,

guis les perdit de nouveau en 1806. L'Anglais entinck lui imposa, en 1812, un parlement pour la Sicile. Rétabli à Naples en 1815, il fut forcé de subir la constitution libérale de 1820, reprit son pouvoir absolu en 1821 et mourut en 182o.

Ferdinand il, roi des Deux-Siciles, né à Palerme, 1810, succéda à son père, François I", 1830, eut à réprimer les révoltes de la Sicile, 1837, 1841, 1844, 1847, fut forcé d'octroyer une constitution libérale en 1848; mais bientôt reprit le pouvoir absolu et gouverna avec une dureté qui excita plusieurs fois les plaintes et les récriminations de l'Europe. Son fils, Fran-s çois II, lui succéda, en 1859.

Ferdinand Ier, grand-duc de Toscane, de la maison des Médicis, 1587-1609. [1621 à 1690.]

Ferdinand il, grand-duc de Toscane, dej

Ferdinand m, grand-duc de Toscane, de, la maison de Lorraine, succéda, en 1771, à son

f>ère, Léopold II, fut dépouillé de ses Etats par e Directoire, 1799, reçut l'électorat de Salzbourg,

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4803, Wurzbourg, 4805, et fut rétabli en Toscane, 4844. Il gouverna avec modération et mourut en

Ferdinand de Cordoue, savant espagnol

de la fin du xve siècle, eut une telle réputation de science, de courage, d'adresse en tout genre qu'il passait pour sorcier. On a de lui plusieurs ouvrages : Commentarius in Almagestum Ptolemœi; De artificio omnis et investigandi et inveniendi natura scibilis; — De Jure Beneficiorum vacantium, etc.

Ferdinand de «Jésus (Le Père), prédicateur et théologien espagnol, né à Jaen, 4561-4644, fut surnommé par ses compatriotes le Chrysostome espagnol. Il était de l'ordre des Carmes réformés ; il a écrit en latin ou en espagnol des commentaires sur plusieurs ouvrages d'Aristote, sur la Somme de saint Thomas; des traités sur la Trinité, les Sacrements, la Justice et le Droit; des grammaires grecque et hébraïque, des sermons ; etc.

Ferdinand de Talavera, théologien espagnol,né a Talavera-la-Reyna, 4445-4507, fut évêque d'Avila, confesseur de Ferdinand V et d'Isabelle. Il devint archevêque de Tolède et travailla à la conversion des musulmans. Parmi ses ouvrages on cite : Provechosa doctrina de lo que debe saber todo fiel Christiano; Confesional; De las Ceremonias de la Misa, etc., etc.

Fère (La), ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N.-O. de Laon (Aisne), au confluent de l'Oise et de la Serre. Place forte, école d'artillerie; commerce de grains et de laines; 5,058 hab.

Fère-Champenoise (La), ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. S. d'Epernay (Marne). Combats des 22 et 23 mars 4844; 2,082 hab.

Fère-en-Tardenois fLa), ch.-l. de Canton,

arr. et à 20 kil. N.-E. de Château-Thierry (Aisne), sur l'Ourcq. Lainages, bonneterie; 2,318 hab.

Ferekhabad OU Farrackanad, V. de l'Hindoustan, place forle, sur le Gange, à 456 kil. E. d'Agrah ; 60,000 hab.

Ferentino, v. à 44 kil. N.-O. de Frosinone (Italie). Evêché. Ferentinum était une ville des Herniques.

Féréole (Sainte-), commune du canton de Donzenac, arr. de Brive (Corrèze) ; 2, 565 hab.

Férétrien, surnom de Jupiter, à qui on offrait, à Rome, les dépouilles opimes.

Ferguson (Jacques), astronome et mécanicien écossais, né à Keith (Banff), 4740-4776, a professé à Londres et a écrit : Leçons sur divers sujets de mécanique.

Ferguson OU Fergnsson (ADAM), né dans le

comté de Perth. 4724-4816, chapelain, professeur . à l'université d'Edimbourg, a laissé : Essai sur l'histoire de la société civile; Principes de philosophie morale; Hist. des progrès et de la chute de la république romaine, 3 vol. in-4<>., etc.

Ferguson (Robert), poëte, né à Edimbourg, 4754-4774, a écrit des élégies en dialecte écossais.

Ferhabad, anc. résidence de Chah-Abbas, dans le Mazendéran (Perse), au N.-E. de Balfrouch.

Feria, v. de l'Estrémadure (Espagne), a 65 kil. S.-E. de Badajoz; 6,000 hab.

Feria (DUC de). V. FlGUEROA.

Feriehtah (MOHAMMED-CASSEM), né à Aste-

rabad, vers 4550, vécut dans l'Inde et a écrit une. Histoire du pays, exacte et impartiale, traduite par Briggs.

Ferid-Fddïn-A.ttahr, poète persan, né dans le Khorassan, 4119, a écrit le Mémorial des Saints, le Livre des conseils et des poésies.

Fériés latines, fêtes célébrées sur le mont Albain, près de Rome, instituées peut-être par Tarquin II pour consacrer l'union de Rome et des 47 peuples du Latium.

Fermanagh, comté d'Irlande, au N.-O., dans

l'Ulster, arrosé par la rivière et les lacs d'Erne, fertile. Le ch.-l. est Enniskillen.

Fermât (Pierre de), né à Beaumont de Lomagne près de Montauban, 4604-4665, conseiller au parlement de Toulouse, fut un illustre géomètre , lié avec Descartes, Mersenne , Torricelli, etc. On lui doit l'invention du calcul différentiel; avec Pascal, la découverte du calcul des probabilités. Ses principaux écrits ont été publiés sous le titre de Varia opéra mathematica.

Fermes (Provinces des cinq grosses). C'est le nom donné à 42 provinces, qui acceptèrent le tarif dressé par Colbert, en 4664 (Ile-de-France, Normandie, Picardie, Champagne, Bourgogne, Bresse et Bugey, Bourbonnais, Poitou, Aunis, Maine, Anjou, Touraine).

Fermiers généraux, financiers qui, avant 4789, prenaient à ferme la perception des impôts ; ils furent supprimés en 4790.

Fermo, Firmum, v. de la prov. et au N.-E. d'Ascoli (Italie), près de l'Adriatique. Archevêché, université ; 7,000 hab.

Fermoseiie, v. de la prov. et à 72 kil. de Zamora (Espagne), près de la frontière portugaise, sur le Duero. Etoffes grossières; moulins a huile et à farine. Commerce d'eau-de-vie, d'huile, de fruits ; 3,000 hab.

Fermoy, v. du comté de Cork (Irlande), sur le Blackwater. Station militaire; 7,000 hab.

Fernandès (Mattheus), architecte portugais, mort en 4545, fut un artiste renommé, qui, après avoir travaillé à Santarem, prit la direction des travaux qui s'exécutaient au couvent de Batalha. On lui doit surtout l'ornementation de cet édifice célèbre et la chapelle inachevée. Il travailla aussi au monastère d'Alcobaça.

Fernandès (Vasco), peintre portugais, né à Viseu, en 4552, mort au xvne siècle, fut assurément un artiste distingué; sa vie est peu connue. On a pensé que c'était le peintre désigné en Portugal par le nom de Grand Vasco, auquel on attribue les tableaux gothiques peints sur bois qu'on trouve en grand nombre dans le Portugal. Ce Grand Vasco n'est peut-être qu'un mythe.

Fernandès.YilIareal (MANOEL), écrivain

portugais, né à Lisbonne, mort en 1652, probablement de race juive, fut consul de Portugal à Paris. Il a écrit : El politico Christianismo , o discursos politicos sobre algunas acciones de la vida del emminentissimo senor cardinal duque de Richelieu; Pampelune, 4644 ,• — Anti- Caramuel ; Paris. 4643; — il a édité le continuateur de Barros, et publié des vers français et castillans. On lui doit surtout un curieux ouvrage, El principe vendido, o venta del innocente y libre principe D, Duarte, infante de Portugal ; Paris,

4643, in-8<>. Il fut arrêté à Lisbonne, comme chrétien judaïsant, condamné par l'Inquisition et étranglé.

Fernandez (Diego), historien espagnol, du xvp s., né à Palencia, après avoir pris part aux luttes intes-tines du Pérou, de 4545 à 4555, écrivit, de retour en Espagne, Primera et secunda parte de la Historia del Peru; Séville, 4574, in-fol.

Fernandez (Lucas), écrivain dramatique espagnol, né à Salamanque, a publié, en 4514, un volume petit in-folio, intitulé : Farsas y Eglogas al modo y estilo pastoral y castellano, qui renferme six compositions dramatiques.

Fernandez (Juan), sculpteur et architecte espagnol, vivait au commencement du xvip siècle. On lui doit plusieurs des sculptures de la cathédrale de Tolède, et surtout les deux statues de saint Pierre et de saint Paul.

Fernandez (Manuel Santos), peintre espagnol de Madrid, au commencement du xvm« s., élève d'Ez^uerra.

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