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FYE

sylvanie), 1765-1815, d'une famille d'émigrés irlandais, apprenti bijoutier, étudia la peinture, puis vint en Angleterre où il se livra à son goût pour la mécanique, 4789. Ingénieur civil, 4795, il s'occupa de canalisation, proposa au gouvernement français plusieurs inventions nautiques (torpille, bateau sous-marin, etc.) et lit sur la Seine l'essai d'un bateau mû par la vapeur, 4803. Il ne fut pas écouté, retourna dans sa patrie, et, en 4807, lança sur l'Hudson un premier navire à vapeur, le Clermont. Il mourut quand il allait jouir de sa découverte.

Fuivie, dame romaine, révéla à Gicéron le secret de la conjuration de Catilina.

Fuivie, mariée d'abord à P. Clodius, puis à Scribonius Curion, épousa M. Antoine, vers 44 av. J.-C. Elle se signala dans les proscriptions, surtout par sa baine contre Gicéron ; plus tard excita son beau-frère, Lucius Antoine, à faire la guerre dite de Pérouse contre Octave, se retira en Grèce, et mourut de dépit à Sicyone, 40.

Fuivius Aobiiior (Marcus), d'une famille plébéienne, originaire de Tusculum, consul en 489 av. J.-C., vainquit les Etoliens.

Fuivius Flaccus. V FLACCUS.

Fumay, ch.-l. de canton, arr. et à 47 kil. N.- E. de Rocroi (Ardennes), sur la Meuse. Ardoises ; 5,231 hab.

Fumée (Adam), né en Touraine, 4430-4494, médecin de Gbarles VII et de Louis XI, fut garde des sceaux de 4479 à 4493.

Fumei, cb.-l. de canton, arr. et à 24 kil. N.- E. de Villeneuve-d'Agen (Lot-et-Garonne), sur le Lot; 3,882 bab.

Funchai, capit. de Madère, sur la côte du S., a un port vaste et sûr. Evêché; commerce de vins; 18,000 bab.

Funck (Jean-Nicolas), né à Marbourg, 4693- 4777, professeur, a laissé des ouvrages estimés sur la langue latine. [Fondi.l

Fundi, v. des Aurunces dans le Latium, auj.J

Fundy, baie profonde de l'océan Atlantique, entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle- Ecosse. Les marées y sont très fortes.

Funf.Kirchen ou Cinq-Eglises, en hongrois Pecs, v. de Hongrie, à 466 kil. S.-O. de Bude. Evêché. Commerce de vins, bestiaux, tabacs ; 24,000 hab.

Furca (La), montagne de Suisse, au nœud des Alpes centrales et des Alpes bernoises, entre les cantons d'Uri et du Valais. La Reuss et le Rhône descendent de ses glaciers.

Furens ou Furand, torrent qui vient d'un contrefort du mont Pilât, arrose Saint-Etienne et finit dans la Loire, près d'Andrezieux, après un cours de 42 kil.

Furetière (Antoine), né à Paris, 4649-1688, avocat, prêtre de l'Oratoire, membre de l'Académie, 4662, en fut expulsé en 4685, parce qu'il fut accusé de plagiat dans son Dictionnaire. On a de lui : des Satires, le Roman bourgeois, la parodie de Chapelain décoiffé; il a contribué à la comédie des Plaideurs ; son Dictionnaire a été imprimé en Hollande, 4690. 2 vol. in-fol.

Furgault (Nicolas) , né' à Saint-Urbain (Marne), 4/06-4/94, professeur au collège Mazarin, a laissé plusieurs ouvrages classiques : Grammaire grecque, Dictionnaire d' Antiquités, etc.

Fnrgoie (Jean-Baptiste), né à Gastel-Ferrus <Tarn-et-Garonne), 4690-4761, avocat, capitoul de Toulouse, a rédigé un Commentaire sur l'ordonnance relative aux donations, un Traité sur les Testaynents, un Traité de la seigneurie féodale.

Furies, divinités des Enfers, appelées par les Grecs Erinnyes, ou, par antiphrase, Euménides (bienveillantes). On en comptait un grand nombre : Némésis, Tisiphone, Mégère, Alecto. On les représentait armées de torches ardentes et d'un fouet de couleuvres, la tête hérissée de

serpents. Elles avaient des temples à Athènes, à Golone, en Arcadie, en Achaïe, etc.,- on leur immolait une brebis noire.

Furietti (Joseph-Alexandre), né à Bergame, 4685-4764, cardinal, archéologue, a écrit : De Musivis, vel pictoriœ mosaicœ artis origine.

Furius Bibaculus. V. BlBACULUS.

Furius (Frédéric), surnommé Seriolanus, moraliste espagnol, né dans le roy. de Valence, vers 4540, mort en 1592, étudia à Paris, à Louvain. Il fut poursuivi pour avoir soutenu l'utilité de traduire la Bible en langue vulgaire, mais Charles-Quint le protégea et l'attacha mêmea son fils Philippe. 11 s'efforça vainement de réconcilier les insurgés des Pays-Bas avec l'Espagne. On a de lui : une Rhétorique ; — Bononia, sive de Libris sacris in vernaculam linguam convertendis ; — Del Consejo y Consejero.

Furianeùo (Bonaventure) , né à Venise , 1738-4847, compositeur fécond de messes, d'oratorios, de cantates.

Furneaux, archipel de la Mélanésie, sur le détroit de Bass, au N.-E. de la Tasmanie, découvert en 4773 par l'anglais Furneaux.

Fumes, en flamand Veurne. v. de la Flandre occidentale (Belgique), à 44 kil. S.-O. de Bruges. Commerce de bestiaux, chevaux, grains, houblon, etc. Bataille en 4297; 5,000 hab.

Furst (Walter), né à Altdorf, l'un des fondateurs de la Confédération Suisse, mort en

Furstenberg, famille puissante d'Allemagne, qui remonte au xme s. Au xvip s., elle a donné à l'Eglise trois personnages célèbres : François- Egon, 4625-4682, évêque de Metz, 4658, de Strasbourg, 1663; — Ferdinand, 4626-4683, son frère, évêque de Paderborn, 4661, de Munster, 1678, a laissé Monumenta Paderbornensia et Poemata ; — Guillaume-Egon, 4629-4704, frère des précédents, conseiller de l'électeur de Cologne, dévoué à la France, devint évêque de Strasbourg, 4682, cardinal, 4688, abbé de Saint-Germaindes-Prés, et ne put devenir archevêque de Cologne.

Furstenberg (FRANÇOIS-FRÉDÉRIC-GuiLLAU -

me), 4729-4840, administrateur de l'évêché de Munster, a fondé l'université de cette ville.

Fursteuwaide, v. du Brandebourg (Prusse), sur la Sprée, à 31 kil. O. de Francfort-surl'Oder. Draps, distilleries ; 4,500 hab.

Furt, bourg de la Basse-Autriche, à 18 kil. N. de Saint-Pœlten, près du Danube. Dans le voisinage est l'abbaye de Gottwing.

Furth, v. de la Franconie-Moyenne (Bavière), au confluent de la Regnitz et de la Pegnitz, à 8 kil. N.-O. de Nuremberg. Quincaillerie, bimbeloterie, glaces, etc. ; 31,000 hab.

Fury.et.Hécia, détroit au N. de l'Amérique septentrionale, entre la presqu'île Melville et l'île Gockburn, découvert en 4821 par Parry.

Fusaro, lac à 19 kil. S.-O. de Naples, jadis Acherusia palus.

Fussen, v. du cercle de Souabe (Bavière), sur le Lech, forteresse défendant la Bavière contre le Tyrol. Traité en 1745.

Fust (JeÀn), orfèvre de Mayence. associé de Gutenberg, 445C, publia avec lui une Bible vers 4456. 11 se brouilla avec Gutenberg, s'associa à son gendre, Schœffer, et édita le Psalmorum codex. 11 mourut, dit-on, à Paris, en 4466.

Fuveau, commune du canton de Trets, arr. d'Aix (Bouches-du-Rhône) ; 2,684 hab.

Fux (Jean-Joseph), né en Styrie, 4660, fut pendant 40 ans, 4695-4735, maître de chapelle à Vienne. On a de lui des messes, 50 opéras, etc.

Fuzelier (Louis), né à Paris, 4672-4752, collaborateur de Le Sage pour le théâtre de la Foire, a écrit aussi pour le Théâtre-Français et a rédigé le Mercure, 4744-4752.

Fyen, nom danois de Fionie.

GAB

GAB

Gaai (Bernoert), peintre de batailles, né à Harlem, vivait à la fin du xvi« s.

Gabaa ou Geba, v. de la tribu de Benjamin (Palestine), à 8 kil. N. de Jérusalem. Patrie de Saùl.

Gabaii, peuple de l'Aquitaine 4" (Gaule), auj. le Gévaudan. Ville princ. Anderitum.

Gabaon, v. lévitigue de la tribu de Benjamin (Palestine), anc. eapit. des Gabaonites.

Gabara, v. de la Galilée (Palestine).

Gabardan OU Gavardan, pays de l'anc.

Gascogne, auj. partie des Landes et de Lot-et- Garonne; v. princ. Gabarret.

Gabaret (Les), famille de braves marins, originaires de l'île de Bé : Mathurin, chef d'escadre en 4663, mort en 4674 ; — Jean, son fils aîné, chef d'escadre, lieutenant général en 4689, mort en 4697; — Louis, son fils cadet, capitaine de vaisseau en 4666, se distingua sous d'Estrées et fut tué en 4677. Leurs fils rendirent également de grands services dans la marine.

Gabarret, ch.-l. de canton, arrond. de Montde Marsan (Landes); 4,220 hab.

Gabbiani (Antonio-Domenico) , peintre de l'école florentine, 4652-4726, l'un des meilleurs dessinateurs de son temps.

Gabelle (de l'allemand gabe ou du saxon gapel, tribut), nom donné à toute espèce d'impôt indirect; on le trouve dans une ordonnance de saint Louis, en 4246. Bientôt on l'appliqua spécialement à l'impôt sur le sel, et les percepteurs furent appelés gabeliers, gabeleux, gabeloux. Philippe VI, en 4340, établit le monopole du sel dans tout le royaume; on plaça des greniers à sel dans toutes les provincee du domaine, on assigna à chaque famille la quantité de sel qu'elle y devait acheter, et l'on en détermina le

firix. Cet impôt devint permanent sous Chares V, mais il n'y eut jamais de règlement uniforme. Au xvie s., le gouvernement essaya de donner une administration régulière aux gabelles, ce qui fut la cause de révoltes à La Bochelle et en Guyenne, 4542-1543, à Bordeaux, 4548. Une élévation du tarif, sous Bichelieu, amena les soulèvements des Croquants en Guyenne, des Ya-nu-pieds en Normandie. En 4789, il y avait : 4° les pays redîmes, qui avaient racheté l'impôt sur le sel; la valeur du quintal y variait de 6 à 40 livres ; 2° les provinces franches, où le prix du quintal variait de 40 sous a 8 ou 9 livres; 3° les pays de grande gabelle, où l'impôt était le plus considérable (62 fr. le quintal), et où l'on trouvait les greniers à sel; 4° les pays de petite gabelle, où le prix du quintal était de 33 liv. 40 sous; 5° les pays de quart bouillon, où le prix du quintal était de 46 livres ; 6» les pays de salines, qui s'approvisionnaient aux salines de l'Est ; le prix du quintal était de 21 liv. 40 sous, etc. Les fermiers percevaient 38 millions, quand la Constituante supprima la gabelle, 40 mai 4790. L'impôt sur le sel, rétabli par Napoléon Ier, en 4806, n'est plus qu'un impôt de consommation.

Gabès. V. CABÈS.

Gabiî ou Gabîes, v. anc. du Latium (Italie), entre Borne et Préneste, chez les Volsques. Le petit lac Gabinus ou Gabiensis est aujourd'hui desséché.

Gabinius (Aulus), 400-48 av. J.-C., d'une famille plébéienne de Borne, dépensa rapidement sa fortune dans les plaisirs, puis rechercha les charges publiques pour la rétablir. Tribun

en 67, if fit donner, malgré les sénateurs, des pouvoirs extraordinaires à Pompée contre les pirates. Après une campagne en Orient, il fut nommé préteur, 61, et consul en 59. Allié de Glodius, il contribua à l'exil de Cicéron, puis entra en lutte avec le fougueux tribun. Gouverneur de Syrie, il se déclara en faveur d'Hyrcan contre son neveu Alexandre, et divisa la Judée en cinq districts. Il marcha ensuite contre l'Egypte, afin de rétablir sur le trône Ptolémée Aulètes , qui lui avait promis 40,000 talents. Malgré les décrets du sénat et les oracles contraires, il s'empara de l'Egypte et s'enrichit scandaleusement, 56-55; accusé de lèse-majesté, il fut acquitté après avoir corrompu une partie de ses juges ; accusé d'avoir accepté illégalement les 40,000 talents de Ptolémée, il fut condamné à l'exil, et forcé de vendre tous ses biens. En 49, il fut rappelé par César, commanda en Illyrie, après Pharsale, et mourut à Salone, où les Pompéiens l'assiégeaient.

Gabionz, v. de Bohême (Autriche), sur la Neisse. Draps; mais surtout commerce de corail en verre et de perles de jais ; 4,000 hab.

Gabon, estuaire considérable dans lequel se déversent plusieurs cours d'eau peu connus, l'Orombo et le Bhamboé, dans le golfe de Guinée, sur la côte d'Afrique. Il forme une rade magnifique, et la vallée des rivières est couverte de riches forêts. Déjà le Gabon exporte du bois de santal, de l'ébène, du caoutchouc, de l'huile de palme, de l'ivoire, etc. Mais le climat est chaud, humide et malsain. La côte de Gabon s'étend du Camarones au cap Lopez; les Français ont fondé, en 4842, quelques comptoirs de commerce dans la baie formée par le Gabon; on y trouve les villages de Libreville et de Louis, où est la mission française; de Denis, de Glass, où les Américains ont une mission.

Gabotto. V. Cabot.

Gabourd (Amédée), 4805-1867, a écrit dans le sens monarchique et ultramontain : Histoire de France; — de Louis XIV ; — de Napoléon; — de la Révolution et de l'Empire; — de Paris; et surtout une Histoire de France, en 20 volumes, et une Histoire contemporaine depuis 1830 jusqu'à nos jours, en 7 vol.

Gabriel, archange, dont le nom signifie force de Dieu, l'un des principaux messagers célestes.

Gabriel sionite, né à Edden, dans le Liban, 4577-4648, élève du collège des Maronites à Borne, suivit en France, 1614, l'ambassadeur Savary de Brèves, qui le fit nommer professeur d'arabe au Collège de France. Il a donné les textes syriaque et arabe de la Bible polyglotte de Le Jay. On a encore de lui : Liber psalmorum Davidïs, trad. de l'arabe en latin; Grammatica Arabica Maronitarum; Geographia Aubiensis, trad. de l'abrégé d'Edrisi; Teslamentum et pactiones inter Mohammedem et chnstianœ fidei cultores, arabe et latin.

Gabriel (Jacques-Ange), fils et petit-fils d'architectes distingués, né à Paris, 4710-4782, continua le Louvre, restaura la colonnade, construisit l'Ecole militaire et les deux bâtiments à colonnade de la place Louis XV, la salle de spectacle du château de Versailles, etc.

Gabrielle d'Estrées. V. ESTRÉES.

Gabrieiii (Catarina), née à Borne, 1730-4796, fille d'un cuisinier du prince Gabrielli, élève de Garcia et de Porpora, parcourut toute l'Italie avec succès; fut nommée, à Vienne, première cantatrice de la cour; revint en Italie, puis se

GAE

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rendit en Russie, où elle fut bien traitée par Catherine II.

Gabrieiio (Onofrio), peintre de l'école napolitaine, né a Messine, 1616-1706, étudia à Rome sous le Poussin. Il avait un talent gracieux.

Gacé, ch.-l. de canton, arrond. et à 27 kil. N.-E. d'Argentan (Orne), sur la Touques. Toiles; commerce de lin. Patrie du maréchal de Matignon ; 1,683 hab.

Gacîiiy (La), ch.-l. de canton, arr. et à 60 kil. de Vannes (Morbihan) ; 1,690 hab.

r.acon (François), né à Lyon, 1667-1725, d'abord oratorien puis poète satirique, attaqua les plus illustres de ses contemporains, et eut cependant le prix de poésie à l'Académie française en 1717. On lui doit une traduction en vers <\'Anacréon, 1712, 2 vol. in-12 ; Y Anti-Rousseau, 1712 ,- YHomère vengé, les Fables de la Motte traduites en vers français au café du Parnasse; le Poète sans fard, qui le fit emprisonner; etc.

Gacon (Marie-Armande-Jeanne, veuve d'Humières, dame Dufour de Saint-Pathus, née), née à Paris, 1753-1835, fonda la Bibliothèque agronomique, fut l'amie de Sylvain Maréchal, et composa de nombreux ouvrages : des romans, des correspondances prétendues, des mémoires apocryphes, des livres d'économie domestique {Manuel de la Ménagère à la ville et à la campagne, 1805, 2 vol. in-12; Dictionnaire rural raisonné, 1808, 2 vol. in-8°; Manuels du Pâtissier, du Parfumeur, du Savonnier, etc., dans la collection Roret ; Dictionnaire des Ménages), etc.

Gad, une des 12 tribus de la Palestine, à l'E. du Jourdan, tirait son nom de Gad, 1° fils de Jacob. Les villes principales étaient • Ramoth, Ephron, Jabès, Rarasa, etc.

Gadagne OU Gadaigne (THOMAS de), Seigneur de Readregard en Lyonnais, d'une famille exilée de Florence, financier français de Lyon, qui fut très riche au commencement du xvie siècle. On disait proverbialement : Riche comme Gadagne. — Son fils Guillaume, sénéchal de Lyon, puis lieutenant général du Lyonnais, rendit d'importants services à Henri IV.

Gadara (auj. Kédar), v. de la demi-tribu orientale de Manassé (Palestine), puis capitale de la Pérée.

Gaddi (Gaddo), peintre mosaïste de l'école florentine, né à Florence, 1239-1312.

Gaddi (Taddeo), fils du précédent, 1300-1352, filleul et élève favori du Giotto, se distingua surtout par son coloris. Plusieurs de ses fresques sont conservées à Florence et à Pise,

Gaddi (Agnolo), fils du précédent, né à Florence, 1324-1387, élève de son père, lui fut inférieur.

Gadebusch, v du Mecklembourg-Schwerin, à 20 kil. N.-O. de Schwerin. Victoire du suédois Steenbock, 1712; 2,000 hab.

Gadès, en phénicien Gadir, v. de l'Espagne anc, à l'embouchure d'un des bras du Rœtis ; grand entrepôt de commerce sous les Phéniciens, les Carthaginois, les Romains. — Le détroit de Gadès, Gaditanum fretum, est aujourd'hui le détroit de Gibraltar.

Gadifer de la Salle, l'un des conquérants des Canaries, accompagna Jean de Réthencourt, 1402-1404.

Gador (Sierra de), chaîne de montagnes, qui traverse la prov. d'Almeria (Espagne). Mines de plomb.

Gael, commune du canton de Saint-Méen, arr. et à 35 kil. O. de Montfort (Ille-et-Vilaine); 2,643 hab.

Gaeien (Alexandre van), peintre, né à Amsterdam, 1670-1728, a surtout composé des batailles et des chasses.

Gaélique (langue), l'un des dialectes de l'ancienne langue celtique, est encore parlée dans les montagnes de l'Ecosse, dans certaines par-

ties de l'Irlande. On a publié un dictionnaire de cette langue , Dictionarium Scoto-Celticum , à Edimbourg, 1828, 2 vol. in-4°.

Gaels OU Galls. V. GAULE.

Gaertner (Joseph), botaniste, né à Calw (Wurtemberg), 1739-1791, a rendu de véritables services à la science par son enseignement et ses ouvrages, comme De Fructibus et Seminibus Plantarum, 1789-91, 2 vol. in-4°.

Gaetano , nom d'une famille illustre de Rome, qui fournit à l'Eglise plusieurs prélats et le pape Roniface VIII; elle prétendait descendre des princes lombards de Gaëte.

Gaetano (Saint), né à Vicence, 1480-1547, jurisconsulte, prêtre, fondateur des Clercs réguliers, qui prirent bientôt le nom de Théatins, fut canonisé en 1674. Fête le 7 août.

Gaetano. V. CAJÉTAN.

Gaëte, anc. Cajeta, v. de la Terre de Labour (Italie), à 70 kil. N.-O. de Naples, beau port, bien défendu, à l'extrémité d'un pointe rocheuse qui se projette au nord du golfe de Gaëte. Archevêché depuis 1848, belle cathédrale; tombeau de Luc. Munatius ou Tour de Roland; 16,000 hab. — Anc. ville des Aurunces, appelée peut-être du nom de la nourrice d'Enée, Caieta; municipe romain, 340 av. J.-C, elle devint puissance et presque indépendante sous ses comtes ou gouverneurs grecs, du vme au xie siècle. Sièges célèbres de 1798, 1806, 1861. Patrie de Gélase II et de Cajetano de Vio.

Gaëte (Duc DE) V. GAUDIN.

Gaffarel (Jacques), né à Mannes en Provence, 1601-1681, docteur en droit canon, publia, dès 1625, Abdita divinœ Cabalœ Mysteria, in-4. Ribliothécaire de Richelieu, il écrivit, en 1629, les Curiositez inouyes sur la sculpture talismanique des Persans, livre qui lui suscita des désagréments.

Gaforio (Franchino), né à Lodi, 1451-1522, publia son Theoricum Opus Musicœ disciplinai, Naples, in-4°, abrégé du traité de Roèce; la Practica Musicœ, Milan" 1436, eut plusieurs éditions en quelques années, etc., etc.

Gafsa. V. CAPSA.

Gage (Thomas), né en Irlande, vers 1597. mort en 1655, dominicain, missionnaire au Mexique, 1625, revint en Angleterre en 1637, abjura le catholicisme, ^e déclara pour le Parlement, et publia la relation de ses voyages: Description des Indes occidentales, 1648. in-fol , livre qui eut un succès immense, et fut traduit en français par les ordres de Colbert, 1676, 2 vol. in-12.

Gage (Thomas), général et gouverneur anglais du Massachusetts en 1774, eut recours aux voies d'intimidation, et mit Roston comme en état de siège. Le combat de Lexington, 1775, donna le signal de la lutte. Assiégé dans Roston, il chassa les Américains des hauteurs de fiunker's Hill, 17 juin ; il fut remplacé par Howe, et mourut en Angleterre, 1787.

Gagera (Jean-Christophe-Ernest, baron de), né près de Worms, 1766-1853, a écrit : Les conséquences de l'histoire des mœurs, 6 volumes ; les Princes, l'Aristocratie, la Démocratie ; Histoire nationale des Allemands, 2 volumes ; etc.

Gages ( Jean - Ronaventure - Thierry Du Mont, comte de), général espagnol, d'origine belge, né à Mons, 1682-1753, servit Philippe V, surtout à Villa-Viciosa, 1710. Commandant l'armée espagnole en Italie, 1742, il battit plusieurs fois les Autrichiens, et contribua à la victoire de Rassignano, 1745, il demanda son rappel après la mort de Philippe V. Comme vice-roi de Navarre, il fut administrateur bienveillant et intelligent.

Gagliardi (Rartolomeo), dit le Spagnola, peintre et graveur de l'école génoise, né a Gênes, 1555-1620, composa surtout des fresques et mourut en tombant d'un échafaud.

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