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Gagiiardi (Le chev. Bernardino), peintre de l'école romaine, né à Città-di Castello , 1609-
Gagnier (Jean), né à Pans, 1670-1740, chanoine régulier de l'abbaye de Sainte-Geneviève, passa en Angleterre, se fit protestant, professa à Cambridge et à Oxford, et a écrit ; une Vie de Mahomet, traduite et compilée de VAlcoran, des traductions authentiques de la Sonna et des meilleurs auteurs, 1732, 2 vol. in-12.
Gaguin (Robert), né à Galonné, près Béthune, 1425-1502, de l'ordre des Trinitaires, professeur, fut employé par Louis XI et par Charles VIII dans plusieurs missions diplomatiques, eut la garde de la Bibliothèque royale et la charge d'acheter des manuscrits précieux. On lui doit : Compendium supra Francorum Gesta a Pharamundo usque ad annum, 1491, livre qui a eu plusieurs éditions et continuations, sous le titre de : Annales rerum Gallicarum, 1521, 1577, 1586; — Les chroniques et histoires faites par R. P. en Dieu Turpin, archevêque de France, traduites du latin en français par ordre de Charles VIII, 1527-1583, roman plutôt qu'histoire, fabriqué d'après plusieurs des chansons de gestes ; etc.
Gaia (Villa Nova de), ville de la province de Douro (Portugal), sur le Douro, en face d'Oporto. Entrepôt de commerce considérable ; 5,500 hab.
Gaignat (Louis-Jean), né dans le Nivernais, 1697-1768, employa sa grande fortune à former deux collections précieuses de livres et de tableaux. Le catalogue a été publié par G. -F. Debure, sous le titre de Supplément à la Bibliothèque instructive, 1769, 2 vol in-8<>.
Gaignières (FRANÇOIS Royer de), d'origine
lyonnaise, né peut-être en 1633, mort en 1715, fut un des plus ilustres curieux ou collectionneurs de livres et d'estampes, qu'il céda à Louis XIV, en 1711.
Gaii (Jean-Baptiste), helléniste, né à Paris, 4755-1829, publia une grammaire grecque, beaucoup de livres élémentaires, des traductions estimées, devint professeur de littérature grecque au Collège de France, 1791, membre de Académie des Inscriptions en 1809, puis conservateur des manuscrits de la bibliothèque du Roi, en 4815. Parmi ses nombreuses publications, on cite des traductions et éditions de Lucien, 1780; de Théocrite, 1792, 1796, 3 vol. in-8<>; d'Anacréon, de Xénophon, 1797-1814, 10 vol. in-4», avec Atlas; de Thucydide, 1807,5 vol. in-4<>,etc.,etc.
Gaii (Edme-Sophie Carre, Mme), musicienne, née à Melun, 1776-1819, épousa l'helléniste Gail en 1794, se sépara bientôt, et se livra à son penchant pour la musique, publiant de charmantes romances, qui eurent une vogue prodigieuse et composant pour le théâtre plusieurs opéras- comiques gracieux: les Deux Jaloux, 1813, et la Sérénade, 1818.
Gail (Jean-François), fils des précédents, né à Paris, 1795-1845, sortit de l'Ecole normale en 4818, et professa l'histoire au collège Saint- Louis. Son mémoire intitulé : Recherches sur la nature du culte de Bacchus en Grèce, 1821, in-8°, fut couronné. Il commença la publication des Petits Géographes grecs, 1820-1831, 3 vol. ; traduisit la Grammaire grecque par Aug. Mathiœ, avec Longueville,3 vol. in-8°; et écrivit des Réflexions sur le goût musical en France.
Gaillae, ch.-l. d'urr. du Tarn, à la droite du Tarn, à 25 kil. O. d'Alby. Grand commerce de grains, fruits, cidre; vins estimés. Patrie de D. Vaissette et de Portai ; 8,308 hab.
Gaiiiac-Touiza, comiiiuae du canton de Cintegabelle, arrond. et à 30 kil. S.-E. de Muret (Haute Garonne).
Gaiiian, bourg du canton, de l'arr. et à 8 kil. N.-O. de Lesparre (Gironde). Vins.
Gaillard (HONORÉ Reyuaud de), ne a AlX,
1641-1727, jésuite, prêcha souvent avec succès devant Louis XIV, fut confesseur de la reine, femme de Jacques II, et vécut parmi les personnes les plus distinguées. On n'a de lui que quatre Oraisons funèbres.
Gaillard (Gabbiel-Henri), né à Ostel en Picardie, 1726-1806, fut l'ami intime de Malesherbes et a passé sa vie dans l'étude. De l'Académie des Inscriptions, en 1760, il publia, en 1766, Y Histoire de François I™; son Histoire de la rivalité de la France et de l'Angleterre détermina sa réception à l'Académie française en 1771. L'Histoire de Charlemagne, 4 vol. in-12, 1772, eut du succès; enfin il a encore écrit Y Histoire de la rivalité de la France et de l'Espagne, 1801, 8 vol. in-12 ; Mélanges, 4 vol. in-8»; Mémoire sur Frédégonde etBrunehaut; Eloges de Descartes, de Charles V, de Pierre Corneille, de Henri IV, de La Fontaine, etc. ; Dictionnaire historique, 6 vol. in-4°; etc.
Gaiiion, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. S.-E. de Louviers (Eure). Fabriques de peluche en soie, de lacets. Vaste maison de détention sur les ruines d'un magnifique château, bâti par Georges d'Amboise, 1502-1509 ; un beau portique, œuvre de Pierre Fain, a été placé dans la cour de l'Ecole des Beaux-Arts à Paris; 3,485 hab.
Gainas, chef goth au service de l'empire d'Orient, accompagna Stilicon dans son expédition en Grèce contre Alaric, fit égorger le ministre Rufin à Constantinople, 395 ; partagea le pouvoir avec Eutrope, puis contribua à sa ruine, 399. Il se réunit alors au rebelle Tribigilde, son compatriote, et força l'empereur Arcadius à accepter ses conditions. Gainas, qui était arien, suscita contre lui une émeute a Constantinople; battu, chassé, il alla ravager la Thrace, mais fut tué par un chef des Huns, Uldès, 400.
Gainsborough, bourg du comté et à 25 kil. N.-O. de Lincoln (Angleterre), sur le Tient; commerce important ; 8,000 hab.
Gainsborough (Thomas), né à Sudbury (Suffolk), 1727-1788, bon peintre de portraits et de paysages.
Gais, village du canton et à 5 kil. N.-E. d'Appenzell (Suisse). Eaux minérales, 2,500 hab.
Gaisford (Thomas), helléniste anglais, 1780- 1855, connu par ses éditions estimées, fut correspondant de l'Institut de France.
Gaïus ou Caius, jurisconsulte romain, vivait probablement au 2e siècle; on a peu de détails sur sa vie. Ses Institutes en 4 livres ont été le manuel des jurisconsultes de Rome ; d'un style clair, précis, elles ont surtout servi à la composition des Institutes de Justinien. On ne les connut d'abord que par l'abrégé du Breviarium d' Alaric; Niebuhra a découvert le manuscrit en 1816. Les Institutes ont été traduites en français. Gaïus avait encore écrit beaucoup d'autres ouvrages, et l'on a retrouvé un grand nombre de fragments dans les compilations de Justinien.
Gaïaad, pays de l'anc. Judée, à TE. du Jourdain, traversé par les monts de Galaad. On y voyait les villes de Jabès et de Ramoth.
Gaïadjak, v. forte de l'Analolie (Turquie d'Asie), à 70 kil. N.-E. d'Angora. Relies ruines ; 10,000 hab.
Galam, pays de la Sénégambie, arrosé par la Falémé ; son véritable nom est Kayaga ou Kadjaaga II se compose d'une longue suite de villages, sur les rives du fleuve, habités par les Serracollets. Il y a deux princes; celui du Haut- Galam,où est l'ancien fort français Saint-Joseph, réside à Makadougou ; celui du Ras-Galam ou Gouey, où est le poste de Bakel, réside a Touâbo. — La ville de Galam, sur le Sénégal, est à 700 kil. E. de Saint-Louis.
Gaian, ch.-l. de canton, arr. et à 36 kil. S.-E. de Tarbes (Hautes-Pyrénées); 4,2* p habitants.
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Galapagos (Iles) ou îles des Tortues, archipel du grand Océan, à 700 kil. 0. de l'Amérique méridionale. Elles sont au nombre de 22, Albemarle, Chatham, Norfolk, Bindloë, Cowiey , Abingdon, etc., pour la plupart volcaniques, stériles et inhabitées. On y trouve d'énormes tortues. L'île Charles a quelques habitants au village de la Floriana ; Albemarle, la plus grande, a 100 kil. de long sur 25 de large.
Gaïashieis , bourg du comté de Selkirk (Ecosse) sur la Gala, affl. de la Tweed ; la moitié appartient au comté de Roxburg. Lainages, plaids, étoffes appelées tweed; 7,000 hab.
dilata V. CONSTANTINOPLE.
Galatée, fille de Nérée et de Doris, nymphe de la mer, préféra le berger Acis au cyclope Polyphème; — Fille d'un roi des Celtes, aurait eu dHercule un fils et aurait donné son nom aux Gaulois, Galates.
Galatie OU Gallo-Grsecia, pays au Centre
de l'ancienne Asie Mineure, faisait jadis partie de la Phrygie. Traversée par plusieurs chaînes de montagnes au N.. et arrosée à l'O. par le Sangarius, à l'E. par l'Halys, elle était presque déserte au S. — En 278 av. J.-C, Nicomède 1er, roi de Bithynie, appela à son secours les Gaulois ou Galates qui venaient de ravager la Grèce, et leur donna les terres situées au S. de son rovaume. Ils furent bientôt eux-mêmes appelés Gallo-Grecs, parce qu'ils se mêlèrent aux Grecs de ces contrées. Ils étaient divisés en trois tribus principales : les Tolistoboii, à l'O., capit. Pessinonte ; les Tectosages, au centre, cap. Ancyre ; et les Trocmes, à l'E., cap. Tavium; chacune d'elles avait quatre chefs ou tétrarques, qui étaient électifs. Les Galates vendirent leurs services à tous les rois d'Asie et s'enrichirent de leurs dépouilles jusqu'à ce qu'ils eussent été vaincus par le consul Manlms Vulso, 189-188. Les tétrarchies devinrent héréditaires ; puis Déjotarus fut seul roi de tout le pays, par la protection des Romains. Auguste réduisit la Galatie en province romaine, 25 av. J.-C. Plus tard, Théodose la divisa en deux provinces du diocèse du Pont : la Galatie première ou proconsulaire, cap. Ancyre, et la Galatie deuxième ou salutaire, cap. Pessinonte.
Galatone, v. de la Terre d'Otrante (Italie), à 12 kil. N.-E. de Gallipoli ; 6,000 hab.
Gaiatz, Axiopolis, v. de Moldavie (Principautés-Unies), sur la rive gauche du Danube, à 150 kil. N.-E. de Bukarest, à 110 kil. de la mer Noire. Port franc, qui peut recevoir des bâtiments de 400 tonneaux, et fait un grand commerce de maroquins turcs et de cuirs russes, de blé, de seigle, de maïs, de bois de construction. La commission européenne du Danube y réside ; 80,000 hab.
Gaiaxjdi, v. du départ, de Phthiotide et Phocide (Grèce), sur le golfe de Lépante ; chantiers de construction.
Galba (PCBLIDS SULPICIUS MAXIMUS), 250-190
av. J.-C., de la gens Sulpicia, patricienne. Consul en 211, il prit l'île d'Egine, qu'il donna aux Etohens ; puis il combattit Philippe de Macédoine, de concert avec Attale de Pergame, jusquen 204. Après une courte dictature, 203, il fut pour la deuxième fois consul, en 200.
Galba (Servius Sclpicius) 198-135 av. J.-C, tribun militaire sous Paul-Emile, préteur en Espagne en 151, combattit les Celtibériens et les Lusitaniens, les trompa et en fit égorger plusieurs milliers par ses soldats. Cité en justice, il acheta ses juges, et fut acquitté malsré un vigoureux discours du vieux Caton. Il fut encore consul en 144.
Galba (Servius Sulpicius), empereur romain, ne Tan 3 av. J.-C. adopté par sa belle-mère, parente de Livie, fut de bonne heure investi nés otfices curules, et l'un des plus riches
patriciens de Rome. Consul en 33, commandant des armées de Germanie en 39, il rétablit la discipline. Il refusa l'empire à la mort de Caligula et fut l'un des amis de Claude. Il eut, pendant deux ans, le procohsulat d'Afrique, puis en 61, le gouvernement de l'Espagne Tarraconnaise. A la nouvelle de la révolte de Vindex, mars 68, il se laissa proclamer empereur. Tout lui réussit ; mais Galba trompa l'attente générale. Il laissa ses affranchis, Icelus, Vinius et Lacon, se disputer le pouvoir et faire argent de tout ; il fit mettre à mort, sans jugement, Nvmphidius, le préfet du prétoire ; il ne voulut pas payer le dévouement intéressé des prétoriens ; il adopta Pison, jeune homme de mœurs sévères, 69. Othon, déçu dans ses espérances, laissa faire les prétoriens irrités ; quelques centurions le proclamèrent empereur, et Galba, abandonné de ses gardes, renversé de sa litière, fut mis en pièces.
Gaiceran (Vicentte), graveur espagnol, né à Valence. 1726-1788, eut pour maîtres J'.-Bautista Ravanals et Hipôlito Robira. Il a laissé des œuvres remarquables à Madrid et à Valence.
Gaïdar, v. des îles Canaries, dans la Grande- Canarie, au N. de l'île. Blé, lin, oranges; fabriques d'étoffes ; 4,000 hab.
Gaie (Thomas), né dans le comté d'York, 1636-1702, professa le grec à Cambridge et à Londres. Il fut l'un des érudits les plus estimés de son temps. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Hist. Anglicanœ Scriptores quinque, 1687, in- f o\.\ H is t. Britannicoz, Saxvnicœ, Anglo-Danicœ Scriptores quindecim, 1691, in-fol. — Son fils, Roger, antiquaire, 1672-1744, a publié : Antonini lier Britanniarum, 1709, in-4°; The Knowledge of Medals, etc. — Samuel frère du précédent, a écrit Y Histoire de la cathédrale de Winchester,
Galeas (El P. Don Francisco), peintre espagnol, né à Séville, 1567-1614. On cite de lui surtout des miniatures qu'il fit pour son monastère de Santa Maria de las Cuevas à Séville, et pour le livre del Mandato.
Galen (CHRISTOPHE- BERNARD-MATTHIEU DE),
né en Westphalie, 1604-1678, d'abord colonel au service de l'électeur de Cologne ; fut élu princeévêque de Munster, en 16o0. Il eut à lutter contre ses sujets; assista, comme général, à la bataille de Saint-Gothard, contre les Turcs; se déclara contre les Hollandais, en 1665 ; puis s'allia contre eux à Louis XIV, en 1672 ; mais il fut forcé à la paix par l'empereur Léopold, en 1674. Alors il se déclara contre nos alliés, les Suédois, et s'empara du duché de Brème. Ce condottiere farouche mourut avant la fin de la guerre.
Gaiena, v. de lTllinois (Etats-Unis), sur la Fever, à 11 kil. du Mississipi. Mines de cuivre mêlé au plomb; commerce important ; 10,000 h.
Galeotti (Sebastiano), né a Florence. 1676- 1746, passa la plus grande partie de sa vie à Gênes ; il a décoré de ses fresques l'église de la Madeleine à Gênes ; il y a de ses tableaux à Florence, à Parme, etc.
Galerius OU Galère (VALERICS MAXIMIANUS),
empereur romain de 305 à 311, fils d'un berger des environs de Sardique (Dacie), vaillant capitaine, fut adopté, en 292, par Dioclétien, qui le nomma César, lui donna sa fille Valeria en mariage et le gouvernement de l'Illyrie et de la Thrace. Il repoussa les barbares et remporta sur les Perses une grande victoire qui amena la paix. Il abusa de la vieillesse de Dioclétien, lui arracha un édit de persécution contre les chrétiens, 303, et le décida à abdiquer, 305. Devenu Auguste, il fit nommer césars deux de ses créatures, Maximin Daza et Sévère. Il y eut alors six empereurs. Après la défaite et la mort de Sévère, 307, Galerius se jeta sur l'Italie avec ses vieilles bandes illyriennes, mais il
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échoua devant Maximien. Alors il éleva à l'empire son ancien compagnon d'armes, Licinius, et s'occupa de grands travaux, creusant des canaux, défrichant des forêts; une affreuse maladie le décida à publier un édit de tolérance à l'égard des chrétiens. Il mourut un mois après a Sardique, le 30 avril 314. Licinius s'empressa de faire périr la femme et le fils de son bienfaiteur.
Gaiesus ou Gaisesus (auj. Galeso), affl. du golfe de Tarente, long de 20 kil., a été célébré par Virgile et par Horace.
Gaieswiuthe, née en 541, fille d'Athanagilde, roi des Wisigoths d'Espagne, sœur aînée de Brunehaut, épousa le roi de Neustrie, Ghilpéric, en 567. Outragée par Frédégonde, qui voulait sa place, délaissée par Ghilpéric, elle fut étranglée pendant la nuit par leurs ordres, 568. Brunehaut vengea sa mort.
Gaigacus, chef des Calédoniens au Ier s. ap. J.-C, lutta contre Agricola et périt dans une grande bataille, livrée probablement au lieu nommé Stone-Haven, 84.
Gaigala ou Giigai, v. de la tribu de Benjamin (Palestine), à l'E. de Jéricho. Près de là Elie fut enlevé au ciel.
Gaigocz, v. de Hongrie, sur le Waag ; beau château ; commerce de vins et de chevaux ; 5,000 hab.
Gaihegos (Manuel), né à Lisbonne, 1597-1665, a été rangé par l'Académie de Lisbonne au nombre des classiques. On lui doit : Templo da Memoria, où l'on trouve beaucoup de traces du gongorisme alors à la mode; — la Gigantomachia, in-4° ; — Poesias varias ( en espagnol), in-8°. Il a aussi composé plusieurs pièces de théâtre, en espagnol : El Hombre honrado y prudente, la Reyna Maria Estuarda, etc.
Galiani (Ferdinand), né à Ghieti dans les Abruzzes, 4728-1787, dès l'âge de 16 ans s'occupait d'économie politique. En 1750, il publia son grand ouvrage sur les monnaies, et prit les ordres mineurs. Accueilli par les princes, par les académies et par les universités de l'Italie, pour sa science et son esprit enjoué, il se lia avec les savants les plus distingués, et fut nommé secrétaire d'ambassade en France, 1760. Son esprit le fit rechercher dans les salons philosophiques et littéraires les plus célèbres, surtout dans ceux de Mme Geoffrin et du baron d'Holbach. Après un voyage en Angleterre, puis en Hollande, il publia en français ses Dialogues sur les blés, 4770 ; le livre eut le plus grand succès. De retour à Naples, Galiani écrivit un traité de morale assez singulier : Des instincts ou des goûts naturels et des habitudes de l'homme, ou principes du droit de la nature et des gens, tirés des poésies d'Horace ; il composa un opéracomique philosophique, le Socrate imaginaire. On lui doit encore un traité Sur les devoirs des princes neutres envers les princes belligérants et de ceux-ci envers les neutres. Mais il regrettait toujours la société de Paris; sa correspondance, si spirituelle et si variée, dont on n'a publié que les Lettres à M™ d'Epinay, 2 vol., 4818, renferme l'histoire des idées du siècle. Il mourut sans avoir eu le temps de publier plusieurs ouvrages, poésies, facéties, historiettes, etc., mais surtout un Commentaire sur Horace, avec une Vie d'Horace tirée de ses poésies.
Galice, ancienne province de l'Espagne, au N.-O. de la Péninsule. Le pays est couvert par les ramifications des monts de Galice, qui renferment beaucoup de bois ; les pâturages sont excellents et nourrissent de beaux troupeaux, de mérinos surtont; l'agriculture est peu développée. Il y a des mines de cuivre, de plomb, d'étain, beaucoup d'eaux minérales, etc. L'industrie est peu active; cependant les habitants émigrent dans les provinces voisines pour
exercer les petits métiers. La côte présente les caps Ortegal, Prioro, Finistère, et les baies de Bayona, de Vigo, de Pontevedra, de Gorcubion, de la Corogne, du Ferrol et de Vivera. La Galice est maintenant divisé* en A prov. : la Corogne, Lugo, Orense, Pontevedra. Jadis habité par les Gallaïques ou Gallaïques, peut-être originaires des Gaules, le pays se défendit énergiquement contre les Carthaginois et les Bomains, fit partie du royaume des Suèves de 409 à 585 ; puis fut occupé par les Wisigoths, se défendit contre les Arabes au vme s. et contre les petits rois chrétiens des Asturies. La Galice fut réunie à la Castiîle en 4073, et resta, de fait, presque indépendante jusqu'à Ferdinand le Catholique, qui détruisit les châteaux des seigneurs.
Galice (Monts de la), partie occidentale des Pyrénées maritimes, au N.-O. de l'Espagne. Ils contournent les sources de la Navia, de l'Eo et du Minho.
Galicia (i\Tueva), ancienne partie du Mexique, sous la domination espagnole. Elle correspondait à l'Etat de Guadalajara et à une portion des Etats de Zacatecas et de San Luis de Potosi.
Gaiicie ou Gaiitzien s elle forme avec le pays de Gracovie une prov. de l'empire d'Autriche. Elle a pour bornes au S.-O. les Karpathes, qui la séparent de la Hongrie, et comprend les bassins supérieurs de la Vistule et du Dniester. Elle a 78,507 kil. carrés. Elle est exposée aux froids du N.-E. Quoiqu'elle renferme des parties stériles dans les montagnes, des marécages et des plaines de sables mouvants, elle est très fertile, surtout en céréales, légumes, tabac, lin, chanvre, etc. Elle nourrit de nombreux troupeaux et de bons chevaux; elle abonde en forêts. Les mines de fer, mal exploitées, donnent un métal excellent ; on trouve de l'argent, des sources de pétrole, des sources salées et surtout des carrières de sel gemme, comme celles de Bochnia et de Wieliczka. La pop. est d'environ 5,959,000 habitants pour la plupart slaves ; il y a 2,715,000 catholiques romains, 2,536.000 catholiques grecs; etc. Les habitants du centre et de l'est descendent de la race appelée Rousniague par les Polonais ; dans la partie montagneuse on trouve le peuple des Gorales, d'un corps plus svelte et plus agile, très simples et très pauvres. L'industrie a fait des progrès considérables ; le commerce assez actif est principalement entre les mains des juifs. — Le pays forma au moyen âge les deux principautés de Halicz ou de Gaiicie et de Wladimir ou de Lodomérie, disputées pendant plusieurs siècles par les rois de Pologne, de Hongrie, et les grands- ducs de Russie. Les Hongrois les cédèrent définitivement a la Pologne au xve siècle. A l'époque du partage de la Pologne, 1773, elle fut prise par l'Autriche. En 1846, on joignit à la Gaiicie Gracovie et son territoire. Elle forme un gouvernement divisé en deux territoires administratifs : 1° prov. de Gaiicie, partagée en 12 cercles ; 2<> prov. de Gracovie, divisée en 7 cercles. La capitale est Lemberg ; les v. princ. sont : Sambor, Drohobycz, Stry, Halicz, Stanislaw, Kolomea, Sniatyn, Czortkow, Tarnopol, Brzezang, Brody, Zloczow, Zolkiew, etc. ; Gracovie, Wadowice, Bochnia, Wieliczka, Tarnow, Rzeczow, etc.
Gaiien (Claude), célèbre médecin, né à Pergame en Mysie, 131-200 ou 210, étudia dans un grand nombre de villes, fut médecin de l'école de gladiateurs de Pergame, puis vint s'établir à Rome, en 164. Il eut pour clients les plus illustres personnages et les empereurs depuis Marc-Aurèle jusqu'à Septime Sévère ; et revint mourir à Pergame, ou suivant d'autres termina sa vie en Sicile — Il est le seul parmi les anciens qui ait donné un corps complet de
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médecine ; attaché aux théories, il fut néanmoins bon observateur ; l'anatomie lui doit beaucoup, il a fait faire des progrès à la séméiotique et à l'hygiène. Ses écrits, étudiés avec enthousiasme par les Arabes, ont joui de la plus grande autorité jusqu'au xvie siècle. 11 avait, dit-on, composé plus de 500 traités sur les sciences médicales, et plus de 250 sur d autres sujets. Quoique beaucoup de ses ouvrages soient perdus, il en reste encore un grand nombre qui ont été souvent édités, commentés, traduits. L'édition la plus complète des œuvres, de Galien et d'Hippocrate est celle de René Chartier, Paris, 1639-1670, 30 vol. in-fol. : la dernière est celle de Kuhn, 4821-1833, 20 vol. in-8<> M. Daremberg a traduit en français les meilleurs traités de médecine et de philosophie de Galien, Paris, 1854 et suiv.
Galifet OU Gallifet (JOSEPH), né à Aix, 1663-
1745, provincial de l'ordre des jésuites à Lyon, a publié en latin et en français un traité de 'V Excellence de la dévotion au cœur adorable de J.-C,
Gaiigaï (Léonora Dori, dite), sœur de lait de Marie de Médicis, la suivit en France et épousa Goncini Toute-puissante sur l'esprit de la reine, habile, intrigante, avide, elle l'excita contre Henri IV et la domina, quand elle fut régente, 1610 , Concini devint maréchal d'Ancre. A la mort de son mari, jetée à la Bastille, elle fut accusée de malversations et de sortilèges, condamnée, décapitée, puis brûlée, 1617.
Galilée, nom de l'une des quatre parties de la Palestine, après la captivité de Babylone. Elle comprit les territoires des anciennes tribus d'Aser, de Nephthali, de Zabulon et d'Issachar ; elle renfermait les monts Thabor et Gelboë. La partie méridionale s'appela Galilée inférieure, le nord fut la Galilée supérieure ou des Gentils, parce qu'elle renfermait beaucoup de païens. Les v. pr. étaient : Sepphoris, Nazareth, Gana, Capharnaùm, Gabara, Jotapata, Gischala, Tiberias, Nain, Endor, Béthulie, Bethsan, etc. — La Galilée, pays fertile en vignes et en oliviers, fut le principal théâtre des prédications de Jésus- Christ, ce qui le fit appeler par les Juifs, le Galiléen; les apôtres étaient de Galilée. Réduite en province romaine avec le reste de la Judée, 44, elle fit plus tard partie de la Palestine première, [ou de Tibériade.]
Galilée (Mer de), nom du lac deGénézarethJ
Galilée (Empire de). On donnait ce nom a l'association formée parles clercs des procureurs de la chambre des comptes de Paris. Le chef élu prenait le titre d'empereur de Galilée, du nom de la rue où il siégeait.
Galilée, fils d'un musicographe distingué, né à Pise, le 15 fév. 1564, mort le 8 janv. 1642, reçut une excellente éducation, et, dès 1583, en 3xaminant dans la cathédrale une lampe mise par hasard en mouvement, découvrit les lois de ïisochronisme du pendule. Il fut nommé professeur de mathématiques à Pise dès 1589, et commença une série d'expériences sur le mouvement des corps ; il découvrit alors que la gravité ou tendance à descendre est la même dans tous les corps. Mais ses études nombreuses sur le système du monde de Copernic lui suscitèrent de nombreux ennemis. Aussi accepta-t-il avec joie la chaire de mathématiques à l'université de Padoue que lui offrit le sénat de Venise, 1592; la foule se pressait à ses cours, ses travaux se multiplièrent. En 1609, il construisit le premier télescope ; il étudia la surface de la lune, en reconnut les montagnes et les vallées, trouva qu'elle tourne constamment la même face vers la terre; découvrit les myriades d'étoiles dont se composent les nébuleuses et la voie lactée ; puis observa les satellites de Jupiter, Saturne et son enveloppe, les phases de Vénus, les taches
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du soleil, etc. Quand il eut été nommé premier mathématicien de l'université de Pise, 1610, ses ennemis redoublèrent d'attaques contre les coperniciens, et contre Galilée en particulier, IL fit deux voyages à Rome, 1611 et 1615, pour se défendre ; mais la congrégation de l'index condamna le système de Copernic, en 1616, et prohiba ses livres ; Galilée reçut en secret une admonestation sévère.
Il revint sans grande nécessité sur le système de Copernic, et publia, en 1632, ses quatre dialogues de Duobus maximis Mundi Systematibus, entre trois personnages, Salviati, et Sagredo, coperniciens, Simplicio, défenseur de Ptolémée , les passions religieuses et scolastiques se ranimèrent, et Urbain VIII l'abandonna au tribunal de l'inquisition. Galilée dut venir à Rome en février 1633; il comparut devant la congrégation, et on lui signifia, devant le saint-office, que les deux propositions sur la stabilité du soleil, centre du monde, et sur le mouvement de la terre, étaient des opinions absurdes et fausses en philosophie, formellement hérétiques ; il dut ensuite prononcer son abjuration solennelle dans le couvent de la Minerve, Il ne fut pas d'ailleurs maltraité ; il put revenir à plusieurs reprises à Florence, où le grand-duc même lui rendit visite en 1638. Il devint aveugle en 1636; entouré de ses disciples, de Viviani et de Torricelli surtout, il continua ses travaux jusqu'au dernier jour. La plupart de ses ouvrages, écrits en italien, sont d'un style correct et agréable; l'édition la meilleure et ïa plus complète est celle de Florence, 1842-46, 20 volumes in-8°.
Gaiiléens, nom souvent donné par les Juifs aux premiers disciples de Jésus-Christ, parce qu'il avait été élevé à Nazareth en Galilée.
Gaiiiei (Alessandro), architecte, né à Florence, 1691-1737, a élevé ses meilleurs monuments à Rome.
Galin (Pierre), né à Samatan (Gers), 1786- 1822, professa les mathématiques à l'Institut des sourds-muets de Bordeaux, et inventa le Méloplaste ou Exposition d'une nouvelle méthode pour l'enseignement dî la musique.
Gaiitsch, v. du gouvernement et à 120 kil. N.-E. de Kostroma (Russie), eut longtemps des princes particuliers ; fait commerce de fourrures et de toiles ; 6,000 hab.
Gali (Saint), né en Irlande vers 551, élevé au monastère de Bangor, suivit en Gaule son maître saint Colomban, 585. Il s'établit à Bregenz, sur le lac de Constance, fonda près d'Arbon un monastère, qui devint bientôt célèbre, et par lui-même, par ses nombreux disciples, contribua beaucoup à la conversion de l'Helvétie. Il mourut vers 646. On l'honore le 16 octobre. On a conservé de lui un discours remarquable sur l'histoire de la religion. — Un autre saint Gall, évêque de Clermont, oncle de Grégoire de Tours, mort en 554, est honoré le 1er juillet.
Gall (Saint.), l'un des cantons de la Confédération Helvétique, à l'E.. renferme plusieurs ramifications élevées des Alpes, surtout à l'E. et à l'O.,' il est arrosé par le Rhin et ses affluents, la Tainina, la Thur, la Sitter, la Linth ; on y voit les lacs de Constance, de Zurich, de Wallenstadt , le Wilde-See, les FeTzer-See, etc. L'agriculture, l'élève du bétail sont florissants ; l'industrie des toiles, cotonnades et lainages, le commerce avec l'Allemagne ont une grande activité. Il a été formé, en 1798, sous le nom de Sœntis, du pays de Saint-Gall, du Toggenbourg, du Rheinthal et du pavs montagneux de Sargans. Il a 2,0-19 kil. carrés et 210,000 hab., dont 126,000 catholiques et 84,000 protestants , qui parlent l'allemand. Le ch.-l. est Saint-Gall ; les v. pr. sont : Rorschach, Rheineck, Altstetten, Uzriach, Sargans, Rapperschwyl.
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Ciaii (Saint-), ch.-l. du canton de ce nom, sur la Sleinach, dans une haute et froide vallée. Evêché catholique depuis 4846. Orfèvrerie, toiles, cotonnades, filatures, blanchisseries. L'abbaye de Saint-Gall, longtemps très puissante, fut supprimée en 1805 ; 21,000 hab.
Gaii (Le moine de Saint-), chroniqueur anonyme, qui a dédié à Charles le Gros, en 885, un livre curieux par ses traditions populaires, intitulé des Gestes de Charlemagne.
G»n (François-Joseph), né à Tiefenbrunn, près de Pforzheim (grand-duché de Bade), 4758- 4828, fils d'un marchand de village ; il fut reçu docteur en médecine, à Vienne, 4785. Il travailla dès lors toute sa vie à son système qu'on a appelé cranioscopie, craniologie et phrénologie. En 4796, il ouvrit des cours particuliers pour développer sa doctrine, qui se propagea rapidement ; on l'accusa de matérialisme; et le gouvernement lui ordonna de cesser ses leçons en 4802. Il vint s'établir à Paris, 4805-4807, et ouvrit un cours à l'Athénée. Il publia, en 4808, ses Recherches sur le système nerveux en général et sur celui du cerveau en particulier - Bientôt parut son grand ouvrage, Anatomie et physiologie du système nerveux, 4840-4818, 4 vol. in-4o avec atlas de 400 planches ; puis en 4822 une sorte d'abrégé de son grand ouvrage, 6 vol. in-8° Il ouvrit un nouveau cours à l'Athénée sur la physiologie du cerveau, 4827 ; mais ses forces s'affaiblissaient et il mourut à Montrouge, en 4828. — Son système est tout empirique ; il affirme que le cerveau est compose d'un certain nombre d'organes, affectés à la manifestation des facultés fondamentales de l'àme, au nombre de vingt-sept; chaque organe fait saillie à la surface du cerveau et forme bosse ; l'inspection de ces bosses permet d'apprécier les penchants , les sentiments , les facultés ; ses théories ingénieuses, ses hypothèses spécieuses ne sont pas devenues des 'vérités scientifiques
Gaiiœcia, l'une des provinces de l'Espagne, à la fin de l'empire romain, au N.-O La capitale était Bracara-Augusla. Elle comprenait Galice, Léon, Asturies, Biscaye, Vieille-Castille, et le nord du Portugal.
Galiais (JEAN-PiERRe), publiciste, né à Doué (Anjou), 4756-4820, d'abord bénédictin, fut pendant la Révolution l'un des plus ardents défenseurs de la royauté. Il écrivait dans le Journal général, puis dans la Quotidienne, le Censeur des Journaux, etc. Il fut l'un des premiers à attaquer Napoléon en 4844. Parmi ses nombreux écrits politiques on cite : Catastrophe du Club infernal, 4793; le Dix-Huit Fructidor, ses causes et ses effets, 4799, 2 vol. in-8o ; Histoire du 48 brumaire et de Buonaparte, 1844-4815 ; Histoire de la Révolution du 20 mars. 1815; Mœurs et caractères du dixneuvième siècle, 4817,2 vol. in-8« ; Histoire de France depuis la mort de Louis XVI jusqu'au traité de paix dw20 novembrei&ld, 2 vol.in-8°, etc.
Gaiiand (Antoine), né à Rollot, près Montdidier, 1646-1715, de parents pauvres, accompagna Nointel, ambassadeur à Constantinople, en Ï670, et visita encore le Levant en 1675; puis, en 4679, fut nommé antiquaire du roi ; en 4701, il entra à l'Académie des Inscriptions; en 1709, il fut professeur d'arabe au Collège de France. Il a laissé des Mémoires, des Relations de ses voyages, mais surtout : Paroles remarquables, bons mots et maximes des Orientaux, tirés de leurs ouvrages arabes, persans et turcs; de l'Origine et du progrès du café, trad. de l'arabe, ie99; les Mille et une Auits, contes arabes traduits en français, 1704-1717. 12 vol. in-12. les Contes et fables indiennes de Bidpaï et de Lokman. etc., etc.
Gaiiand (André), né à Venise, 1709-1779, oratorien, a publié : Bibliotheca grœco-latina veterum Patrum antiquorumque Scriptorum ecclesiasticorum, 44 vol. im-fol.
Gaiiarate, v. de la prov. et à 35 kil. N.-O de Milan (Italie) ; 5,000 hab.
GaiiardAn, bourg de I'arrond. et à 48 kil. N.-E. de Chartres (Eure-et-Loir), près de la Voise.
Gallar^nes (Le Grand.), commune du canton de Vauvert, arr. et à 20 kil. S.-O. de Nîmes (Gard). Fabriques d'eaux-de-vie.
Gaiias ou Ormas, peuple d'Afrique, répandu dans la plus grande partie de l'Abyssinie et dans les pays plus au S. jusque vers la région des grands lacs, le pays des Somaulis et le Zanguebar vers l'E. Ils sont divisés en plusieurs tribus, les unes encore barbares, ies autres demi-civilisées, mais toutes belliqueuses et conquérantes. Différents des nègres par leur teint cuivré, par les cheveux, et même par les tendances intellectuelles, ils paraissent se rattacher à l'un des rameaux de la grande race éthiopienne. On connaît encore fort mal les pays occupés par les Gallas; on cite le Kaffa au S., le Dj'imma et VEnarea au centre, le Gouderou au N.-E., le Bimbichi au N.-O. Leur religion est un christianisme très corrompu, les peuples de l'Enarea sont musulmans.
Gallas (Mathias), général autrichien, né à Trente, 4589-4647, se fit connaître surtout pendant la guerre de trente ans, prit et saccagea Mantoue, puis fut nommé feld-maréchal, 4634. Il servit ensuite sous Waldstein, fut l'un des principaux auteurs de sa ruine ; lui succéda comme duc de Friedland et commandant de l'armée; fut vainqueur à Nordlingen, et combattit les généraux suédois avec assez d'habileté et d'opiniâtreté.
Galiatin, la branche la plus orientale des trois bras qui forment le Missouri, est navigable et a un cours de 220 kil.
Galle (Philippe), né à Harlem, 4537-4642, d'une famille d'artistes estimés, fonda une maison, longtemps célèbre, pour la vente des gravures. — Théodore, son fils, né à Anvers, 1560, a surtout reproduit les cbefs-d'œuvre flamands. — Corneille, dit le Vieux, frère du précédent, né a Anvers, en 4570, fut l'un de» meilleurs graveurs de son temps. — Corneille, dit le Jeune, fils du précédent, né à Anvers, en 4600, ne les égala pas, quoique plusieurs de ses œuvres soient estimées.
Galle aîné (André), né à Saint-Etienne, 1761- 1844, fils et élève d'un graveur en ornements, fut d'abord fabricant de boutons à Lyon. Il put alors se livrer à ses goûts artistiques, vint à Paris et acquit bientôt une réputation méritée par les belles médailles dont il est l'auteur. Il fut de l'Institut en 1829.
Gaiiego, riv. d'Espagne, affluent de gauche de l'Ebre, vient des Pyrénées occidentales, et finit près de Saragosse : "cours de 432 kil.
Gaiiegos (Fernando), né à Salamanque, 4464- 1550, fut peut-être élève d'Albert Durer, mais plus probablement de Pedro Berruguete. Il a imité avec talent le style d'Albert Durer.
Gaiienstock, le plus haut sommet du massif du Saint-Gothard, au N.-O.; 3,598 met.
Galles (Principauté de), en anglais Wales (anc. Cambria), partie de l'Angleterre, à l'O , formant une sorte de rectangle compris entre la mer d'Irlande au N., le canal de Saint-George à l'O., le canal de Bristol au S., l'Angleterre à l'E. Elle occupe les deux revers des montagnes du pays de Galles ou monts Cambriens, tous les petits bassins qui tombent dans la mer depuis la Dee jusqu'à la Taff, et une partie du bassin de la Severn. On l'a surnommée Petite-Suisse, parce qu'elle est hérissée de montagnes, avec des vallées étroites et profondes, des lacs, des cascades et même des neiges, quoique le sommet le plus élevé, le Snowdon, ne dépasse pas 1,084 mètres de hauteur. La température est
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âpre et froide au centre; sur les côtes, le climat est doux et humide. L'agriculture n'est pas très llorissante ; mais l'industrie est très développée , on exploite les mines de cuivre, de plomb, de fer, de houille; il y a des carrières de marbre et d'ardoises; on tisse des toiles, des flanelles, des draps; on élève des bestiaux et des chevaux. Le pays de Galles se divise en 12 petits comtés. (V. Angleterre) — Peuplé par les Cambriens, d'origine gallo-kymrique, il lutta contre les Romains et ne fut jamais bien soumis. Plus tard les Gambriens repoussèrent victorieusement sur les bords de la Severn les attaques des Anglo-Saxons ; ils ne furent domptés que par Edouard I", 1283, qui donna à son fils Edouard II le titre de prince de Galles. Le pays ne fut définitivement uni à l'Angleterre que par Henri VIII, 1536. Les Gallois ont gardé longtemps l'originalité de leur caractère et de leurs mœurs, et leur langue, le gaélique, dérivée de l'ancienne langue celtique.
Galles (Nouvelle-), NetV-Wales, OU Maine
occidental, West- Main, vaste contrée de l'Amérique anglaise (Nouvelle-Bretagne), entre la mer d'Hudson à l'E., les montagnes Rocheuses à l'O , et le Canada au S. Le climat est rude, mais sain, la végétation est assez belle dans le sud.
Galles du Sud (Nouvelle-), New-SOUth-
Wales, l'une des grandes divisions de l'Australie, occupe une partie considérable de l'est, depuis le cap Howe au S. jusqu'au 29° lat. S. et à la rivière Barwand au N. ; et de la côte jusqu'au 141o long. 0. (mérid. de Greenwich). Les principales montagnes sont, en allant du N. au S. : la chaîne de la Nouvelle- Angleterre; la chaîne de Liverpool; la chaîne des montagnes Bleues, plateau coupé par de gigantesques fissures ; les chaînes de Cullarm, de Manero, de Muniong ; du mont Rosciusko (7,300 pieds) sort le fleuve JVIurray, qui coule vers le S.-O. La région des plaines est d'une horizontalité extraordinaire; la Macquarie forme de vastes marais ; le Murray, le Darling se répandent en nombreux canaux latéraux; la rivière Peel a une pente de 1 mètre pour 10 kilomètres. Il y a d'innombrables ruisseaux qui se tarissent à la moindre chaleur; beaucoup de cantons n'ont que des citernes ou de grandes flaques d'eau ; On trouve des mines de plomb, de fer, de houille et de l'or , l'élève des moutons fait la richesse du pays. On y compte plus de 8,000,000 de moutons à laine fine , 2,300,000 bêtes à cornes, 240,000 chevaux de race anglaise; on a acclimaté dans les montagnes le lama et l'alpaga des Andes. Les céréales, la vigne, réussissent bien. — La capitale est Sidney; les v. princ. sont : Paramata, Newcastle. Maitland, Port-Macquarie, Port-Stephens, Bathurst, Goulburn , etc. — Cette colonie fut fondée en 1788 par le commodore Philips, qui établit à Botany-Bay les déportés ou convicts. Depuis 1841, il n'y a plus de convicts dans la Nouvelle-Galles du Sud. On évalue la superficie à 799,000 kil. carrés ; la population à 751,000 hab.
Galles (Ile du Prince-de-) OU Poulo-Pe-
nang ^île des Aréquiers), située à l'entrée sept, du détroit de Malacca; elle a 274 kil. carrés de superficie et 62,000 hab. Le climat est sain ; la terre fertile, surtout en épices, poivre, muscade, etc. La capit. est Georgetown. Elle est dans le gouvernement des Détroits.
Galles, prêtres de Cybèle, qui tiraient leur nom du Gallus, affl. du Sangarius. ou de Gallus, leur fondateur, peut-être Atys. On les voit d'abord en Phrygie et en Galatie; ils furent introduits à Rome, 206 av. J.-C. lorsqu'on y apporta la statue de la grande déesse, et y formèrent un collège, composé de Phrygiens, sous les ordres d'un archigalle. Ils se mutilaient volontairement, et, en célébrant leurs mystères, faisaient un grand bruit de cymbales et de trompettes. I
Gallet, né à Paris 1700-1757, épicier en gros, lié avec les membres du Caveau, composa des chansons d'un ton leste et graveleux, quelques petites pièces pour le théâtre de la Foire : Voltaire une, jadis poète, en Sibérie, 1750, in-12. Il fit banqueroute en 1751, et se réfugia dans l'asile de l'enclos du Temple.
Gaiietti (Pierre-Louis), né à Rome, 172i- 1790, bénédictin, est surtout connu par son grand recueil d'inscriptions du moyen âge, Inscriptiones medii œvi, 7 vol. in-4°.
Gaiietti (Jean-Georges-Auguste), né à Altenbourg, 1750-1828, professeur, a laissé de sérieux ouvrages, particulièrement sur l'histoire d'Allemagne : Hist. et description du duché de Gotha; Hist. de Thuringe; Manuel de l'hist. des anciens Etats; Hist. d'Allemagne, en 10 vol.; etc.
Gaiietti (Filippo-Maria), religieux théatin et peintre, né à Florence, 1636-1714, a peint de vastes fresques, quelques tableaux et de nombreux portraits.
Gallia. V. GAULE.
Gallicane (Eglise). Y. EGLISE.
Gailicum Fretum, auj . détroit du Pas-de- Calais.
Gallicus Sinus, auj. golfe du Lion.
Gallien (P. LlCIMUS VALERIDS EGNATIUS GAL-
lienus), empereur romain, 235-268. fils de Valérien, césar à l'avènement de son père, 253, devint bientôt auguste. Artiste, poète, courageux dans l'occasion, mais corrompu, n'aimant que le plaisir, épicurien égoïste, il ne fit rien pour délivrer son père, prisonnier des Perses. Ni les attaques des barbares, ni les fléaux qui désolaient l'Empire, ne troublèrent la quiétude voluptueuse de Gallien. Les provinces abandonnées mirent à leur tête les chefs des armées; c'est l'époque des trente tyrans Gallien battit les Germains aux environs de Ravenne, mais défendit le service militaire aux sénateurs qui avaient organisé des levées, 262. Il battit les Hérules en Grèce, 267 ; puis il marcha contre Auréolus, qui venait de faire défection. 11 le vainquit près de l'Adda, et l'assiégea près de Milan; mais il fut assassiné, pendant la nuit, au milieu d'une fausse alarme. Il eut pour successeur Claude, 268.
Gailio (JuNius), rhéteur romain du i« s., ami d'Annaeus Sénèque, dont il adopta le fils, fut probablement mis à mort par l'ordre de Néron.
Gailio (L. Junius), frère aîné du philosophe Sénèque, fut adopté par le précédent; il était sénateur; à la mort de son frère, il implora humblement la pitié de Néron. Sénèque lui a dédié le traité de Vita beata.
Gallipoli (Cullipolis), v. du vilayet d'Andrinople, sur la baie de ce nom, dans le détroit de Gallipoli, à 210 kil. S.-O. de Constantinople. Le port est bon ; commerce actif de laine, coton, grains ; belles fabriques de maroquin. Evêché grec; 20,000 hab. Elle fut, en 1356, la première conquête faite par les Turks en Europe — La presqu'île de Gallipoli (Chersonèse de Thrace), entre la mer de Marmara, le détroit des Dardanelles, l'Archipel et le golfe de Saros, est unie au continent par un isthme de 8 kil. de large, fermé dans l'antiquité par un mur flanqué de trois forteresses. Cardie, Lysimachie et Pattiée,
Gallipoli (Callipolis), v. de la Terre d'Otrante (Italie), bon port fortifié du golfe de Tarente, à 44 kil O. d'Otrante. Evêché, belle cathédrale. Pêche du thon; commerce d'huiles; cotonnades et lainages; 10,000 hab.
Gallitzine (MlKHAÏL-IVANOVITCH-BULGAKOW -
Goliza), général de Vassili IV, fut battu par les Polonais en 1514, et resta trente-huit ans prisonnier.
Gallitzine (Vassili), 1633-1713, se distingua sous Fédor II, et commença la réorganisation de l'armée. Ministre tout-puissant pendant la
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minorité d'Ivan V et de Pierre, il eut la confiance de leur sœur, la régente Sophie. Il triom- Sha de la révolte des strélitz, en 4683, embellit oscou, encouragea les sciences, les arts, le commerce. Il signa avec la Pologne le traité avantageux de Moscou, 4686; s'allia contre les Turks avec Venise et la Pologne, et les attaqua en Grimée, 1687, 1689. Gallitzine fut enveloppé dans la disgrâce de la princesse Sophie, et relégué sur les frontières de la Sibérie; après un nouveau procès, 4693, fut exilé au fort de Poustozersk, près d'Arkhangel. On l'avait surnommé le Grand.
Gallitzine (Mikhaïl), 1675-1730, l'un des compagnons du jeune tzar Pierre Ier, gagna tous ses grades à la pointe de l'épée dans les guerres contre les Suédois, eut le commandement général en Finlande, de 1714 à 1721, battit les Suédois, et fut nommé feld-maréchal par Catherine en 1725. — Son frère, également nommé Mikhaïl, 1685-1764, eut aussi des emplois importants sous Pierre le Grand et ses successeurs.
Gallitzine (Alexandre), fils de Mikhaïl l'aîné, 1718-1783, se distingua comme diplomate, puis, comme général, dans la guerre de Sept Ans, et surtout dans la guerre contre les Turks; en 1769, il fut vainqueur à Choczym, Catherine II le nomma feld-maréchal et gouverneur général de Saint-Pétersbourg.
Gallitzine (Dmitri), 1721-1793, ambassadeur à Vienne, a fondé, par son testament, un magnifique hôpital à Moscou
Gallitzine (Dmitri), 1738-1803, ambassadeur en France, 1763, s'y lia avec les principaux écrivains; fut ambassadeur à La Haye. On a de lui : Description physique de la Tauride, 1788; Traité de Minéralogie, 1792 ; YEsprit des Economistes,
Gallitzine (Le prince Emmanuel), né à Paris, 1804-1853, fils du lieutenant général Mikhaïl Gallitzine, cultiva les lettres et voyagea beaucoup. On lui doit : la Finlande en 1848, 2 vol in-8°. Il a traduit en français plusieurs ouvrages russes, et a fourni beaucoup d'articles intéressants aux Nouvelles Annales des voyages, au Bulletin de la Société de Géographie, etc.
Gaiio, rivière d'Espagne, affluent de droite du Tage, arrose l'E. de la province de Guadalajara et passe près de Molina de Aragon.
Gaiioche (Louis), né à Paris, 1670-1761, élève de Louis Boullongne, eut de la vigueur dans le coloris.
Gallo-Grèce. V Galatie.
Gallois (Jean), né à Paris, 1632-1707, entra dans les ordres, rédigea avec talent le Journal des Savants, 1666-1674, et fut protégé par Colbert, auquel il donna des leçons de latin. Membre de l'Académie française. 1673, de l'Académie des Sciences, secrétaire de l'Académie des Inscriptions, il fut encore garde de la Bibliothèque du roi et professeur de langue grecque au Collège de France. .
Gallois (Jean-Antoine cauvain), né a Paris, 1755-1828, connu par quelques poésies et par la traduction de la Science de la Législation de Filangieri, 1786, fit avec Gensonné, en 1791, un rapport célèbre à l'Assemblée législative sur l'état des provinces de l'Ouest, devint membre du Tribunat en 1799, puis du Corps législatif; il était, en 1813, membre de la commission dont le rapport et le projet d'adresse déterminèrent Napoléon à proroger l'assemblée.
Gallois (Charles-André-Gustave-Léonard), né à Monaco, de parents français, 1789-1851, fut l'un des écrivains les plus actifs de l'opinion libérale. Il a aussi composé des ouvrages historiques qui ne sont pas sans valeur. Citons : Biographie des contemporains, par Napoléon, 1824 ; Histoire de Napoléon d'après lui-même ; Biographie de tous les ministres depuis la Révo-
lution, 1827 ; Hist. abrégée de l'Inquisition d'Espagne, trad. de l'espagnol de Llorente, 1828, Hist. de Joachim Murât, 1828; Hist. de France d'Anquetil, continuée jusqu'au sacre de Charles X; La dernière semaine de juillet 1830; Hist. pittoresque de la Révolution française, 1830, 4 vol. in-8°; Hist. de la Convention nationale d'après elle-même, 1835, 8 vol. in-8°; Hist. des journaux et des journalistes de la révolution (1789-1796), 2 vol. in-8°; Hist. des Jacobins; Hist. de la Révolution de 1848, 5 vol. in-8°. Il a dirigé la réimpression de l'ancien Moniteur.
Gailoway, contrée d'Ecosse, au S.-O., comprend deux comtés, celui de Wigtown, ou Gailoway de l'ouest, et celui de Kirkcudbright ou Gailoway de l'est, avec une partie des comtés d'Ayr et de Lanark. Ce pays tire son nom du bourg de Gailoway, maintenant New-Galloway, sur la Ken, à 25 kil. N.-O. de Kirkcudbright ; 4,000 hab.
Gailoway (Comte DE). V. ROVIGNY.
Galls OU Gaels. V GAULE et CELTES.
Gailuppi (Pasquale), né dans la Calabre ultérieure, 1770-1846, professeur à l'université de Naples, a combattu les doctrines philosophiques du xvme s On lui doit : Essai sur la connaissance; Eléments de philosophie, 1832, Douze Lettres philosophiques, 1827, traduites en français par Peisse, 1847, Philosophie de la volonté, etc.
Gaiius (C. Sulpicius), patron des Espagnols en 170 avant J -C, préteur en 169, consul en 166, battit les Liguriens et triompha. Cicéron fait le plus grand éloge de ses connaissances astronomiques, et on dit qu'il collabora a YAndrienne de Térence.
Gaiius (Caius Cornélius), né à Forum Julii (Fréjus), 66-26 av. J.-C, peut-être descendant d'un affranchi, s'attacha l'un des premiers a la fortune d'Octave, et rendit des services signalés à Mantoue et a Virgile. Poète distingué, il contribua beaucoup à la ruine d'Antoine et de Cléopâtre, et à la soumission de l'Egypte. Octave lui confia le gouvernement de cette province, et Gallus se montra administrateur ferme et vigoureux ; cependant il fut brusquement disgracié, en 26; on ne connaît pas les causes de sa chute; le Sénat le condamna à l'exil ; Gallus désespéré se donna la mort; et Auguste pleura le triste sort de son ancien ami. — Quintilien le met au nombre des meilleurs poètes élégiaques; malheureusement ses œuvres sont perdues.
Gallus (^Elius), préfet de l'Egypte sous Auguste, fut chargé de conduire une expédition pour explorer l'Arabie, 24 av. J.-C.
Gallus Cestius, générai romain, gouvernait la Syrie en 64, lorsque les Juifs se soulevèrent contre la tyrannie de Gessius Florus. Il arriva jusqu'à Gabaon, près de Jérusalem, mais se fit battre, à cause de ses lenteurs, fut remplacé par Vespasien, et mourut peu après.
Gallus (C. Vibius Trebonianus), empereur romain, commandait l'armée de Mœsie, lorsqu'à la mort de Decius il fut proclamé par les soldats, 251. Il signa un traité honteux avec les Goths et revint à Rome, où il nomma auguste son fils Volusianus. Les Goths reparurent en Illyrie; ils furent repoussés par Emilianus, que ses soldais proclamèrent empereur, 253. Gallus et son fils furent tués par leurs soldats.
Gallus (Flavius Constantius), neveu de Constantin le Grand, et frère de Julien, fut épargné dans le massacre général de ses parents par les fils de Constantin. En 351, nommé césar par Constance II, il gouverna l'Orient mais excita les défiances de l'empereur, qui le rappela et le fit décapiter en 354.
Gaimier (Saint-), ch.-l. de canton, arrond. et à 20 kil. E. de Montbrison (Loire), près de la Coize; célèbre par sa source ferrugineuse acidulée (Aquœ Segestœ); 3,022 hab.
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Gaivam ou Cahào (Duarte), né à Evora, 44oo-1517. secrétaire de Joao II ; il a écrit une partie des chroniques de la collection intitulée : Sumario dos Reys de Portugal.
Gaivam ou Gaivào (Antonio), fils du précédent, mort en 4557, gouverneur des Moluques, 4538, y rétablit la domination des Portugais, et mérita le nom de père des peuples. On lui doit un précieux ouvrage de géographie historique, Tratados, sur les voyageurs et les découvertes dans l'Inde orientale.
Gahani (Aloisio), né à Bologne, 4737-1798, fut professeur d'anatomie à Bologne, 1762, et chirurgien. Ses découvertes sur l'électricité animale l'avaient rendu célèbre, lorsqu'il perdit sa place pour n'avoir pas voulu prêter serment à la République Cisalpine, et fut réduit presque a l'indigence II avait écrit plusieurs mémoires, sur les os, sur les reins et les uretères des oiseaux, sur Vorgane de l'ouïe chez les volatiles, lorsque ayant par hasard touché avec deux métaux difféVents les nerfs lombaires d'une grenouille qu'il avait écorchée, il remarqua avec étonnement que les membres inférieurs s'agitaient avec force. Il crut reconnaître une nouvelle sorte d'électricité, un fluide nerveux et développa ses idées dans un livre, de Viribus electricitatis in motu musculari comment arius, 1791, in-4°. Mais Volta démontra que le prétendu fluide nerveux n'est que de l'électricité ordinaire ; néanmoins la belle découverte de Galvani conserve le nom de galvanisme On a publié ses Œuvres complètes à Bologne, 1844.
Gaiveston, v. du Texas (Etats-Unis), sur l'île de Galveston, à l'entrée de la baie de Galveston, profonde de 50 kil., large de 30, dans le golfe du Mexique. Le port est bon et fait un commerce actif; 22,000 hab.
Galway OU Galloway, l'un des Comtés du
Gonnaught (Irlande), à l'O. Il est creusé par la baie profonde de Galway qui reçoit les eaux de plusieurs lacs, comme le lac Corrib; il est aussi arrosé à l'E. par le Shannon. Vastes tourbières, gros bétail et poneys estimés qu'on tire généralement du Connemara, district de l'O., sauvage, et plein de bogs. Le ch.-l. est Galway,- v. princ. Loughrea, Ballynasloe, Aghrim, Tuam. Les trois Iles d'Arran en dépendent.
Galway, ch.-l. du comté, à l'embouchure d'une petite rivière venant du lac Corrib, près de la baie de Galway, à 480 kil. O. de Dublin. Evêché catholique, belle cathédrale. Moulins à farine, distilleries, salines; commerce considérable de saumons, de hacengs; fabriques de toiles et flanelles-, 45,000 hab.
Gama (Vasco de), né probablement avant 4469 à Sinès (Portugal), d'une ancienne famille noble, avait déjà fait plusieurs voyages sur la côte d'Afrique, lorsque le roi Emmanuel le chargea de se rendre aux Indes. On lui confia, en 4497, quatre petits bâtiments montés par 160 hommes; la flottille partit le 8 juillet: on doubla le Cap, novembre 1497; on découviit la terre de Natal, le 25 décembre, et l'on arriva au pays des Cafres. L'expédition remonta vers le nord , trouva l'île de Mozambique, arriva à Monbaça, le 4 avril 4498, puis à Mélinde. Le roi leur donna un pilote habile, qui les dirigea à travers le golfe d'Oman vers la côte des Indes, mai 4498. Gama débarqua près de Calicut; mais les Portugais furent mal accueillis par le zamorin ; ils coururent de grands dangers, et Gama revint péniblement vers l'Europe. Il rentra à Lisbonne à la fin d'août 4499, et fut nommé amiral des Indes.
Le 40 février 4502, il partit avec quinze navires, fonda des établissements à Mozambique et à Sofala, puis débarqua à Cananor. Il imposa un traité au prince de cette ville, bombarda Çalicut pendant trois jours, renouvela un traité
avec le radjah de Cochin, et revint à Lisbonne, après avoir assuré la prépondérance des Portugais dans la mer des Indes. Il obtint le titre de comte de Vidigueyra; mais on le laissa vingt et un ans dans l'inaction. Jean III lui donna alors dix vaisseaux et trois caravelles et le nomma vice-roi des Indes; il aborda à Goa et vint mourir à Cochin. Le Camoëns a chanté sa gloire dans les Lusiades; on a récemment retrouvé et publié le routier (roteiro) d'un compagnon de Gama.
Gama (Jozé-Basilio da), 4740-4795, élevé chez les jésuites de Rio-de-Janeiro, fut arrêté comme suspect, envoyé en Portugal, mais sauvé par la protection de Pombal. Il fit alors imprimer son poëme de l'Uruguay, 4769, qui lui donne un rang dans la littérature brésilienne.
Gamaches, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil S.-O. d'Abbeville (Somme), sur la Bresle. Filât, de coton et de lin. Patrie de Vatable; 4,897 hab
Gamaches (JOACHIM Rouault de), maréchal
de France, d'une vieille famille du Poitou, dé fendit Beauvais en 4472. Mais accusé de trahison, condamné au bannissement et à 20,000 livres d'amende, 1476, il alla mourir dans ses terres, 1478.
Gamain ou Gamin (François), né à Versailles, 4760-4799, donna des leçons de serrurerie à Louis XVI et l'aida à construire la fameuse armoire de fer ; il révéla tout au ministre Roland et contribua par là à la perte de Louis XVI. Plus tard, il prétendit, contre toute vraisemblance, que le roi et la reine avaient voulu l'empoisonner.
Gamala, v. de la demi-tribu orientale de Manassé (Palestine), près du lac de Génézareth.
Gamaiiel, docteur de la loi, membre du sanhédrin, homme savant dans la théologie grecque, empêcha les Juifs de faire mourir saint Pierre, fit donner aux chrétiens le corps de saint Etienne et fut le maître de saint Paul. Une tradition le représente comme un disciple secret du christianisme.
Gambey (Henri-Prudence) , né à Troyes , 4787-4847k se livra à Paris à la fabrication des instruments de précision et obtint des médailles d'or aux expositions de 4849, de 4823, de 4827. Il a perfectionné et inventé beaucoup d'instruments d'astronomie, a été membre du Bureau des Longitudes et de l'Académie des Sciences en
Gambie, fl. de la Sénégambie, vient, sous le nom de Diman, des montagnes de Fouta-Dialon, coule en général de l'E. vers l'O., dans un pays montueux et boisé, puis dans des plaines vastes et fertiles ; il se jette dans l'Atlantique à 440 kil. S.-E. du cap Vert, par une embouchure large de 28 kil. Son cours est de 4,600 kil., sur ses bords sont les comptoirs anglais de Pisania, Albreda, Ste Marie de Bathurst.
Gambier (Archipel), ou Manga-Reva, groupe de 5 îles volcaniques, boisées, entourées de brisants, à l'extrémité S.-E. de l'archipel Pomotou ou Dangereux (Polynésie). Les indigènes, convertis par les missionnaires, sont sous le protectorat de la France depuis 4844. — Il y a un autre groupe de ce nom, au S. de l'Australie, à l'entrée du golfe Spencer, reconnu par Flinders, en 4798.
Gambier (Lord James), né aux îles Lucayes, 4756-4833, d'une famille de protestants français, se distingua dans les guerres contre la France, fut contre-amiral, 4795, vice-amiral, 4799, amiral, 4805. En 4807, il bombarda Copenhague; en 1809, il dirigea l'expédition qui incendia une partie de la flotte française de l'amiral Allemand dans la rade d'Aix. Il négocia la paix avec les Etats- Unis, 4814-4845.
Gamia-Carieby , petit port de Finlande (Russie), prov. de Wasa, sur le golfe de Bothnie: